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LE MINISTRE DES AFFAIRES ECONOMIQUES ET DES CLASSES .-.. MOYENMES,
Vu la loi du 24 tuai 1854 sur les brevets d'invention, modifiée par les lois des 27 mars 1857, 5 juillet 1884, 11 octobre 1919, 3 août.-1924, 30 décembre 1925 et 23 juillet 1932, ainsi que les arrêtés royaux du 30 juin 1933 et, n 85, du 17 novembre 1939 et, spécialement, son article 22.
Vu l'arrté-loi du 8 juillet.1946 prorogeant, en rai- son des événements de guerre, les délais en matière de pro- priété industrielle et la durée des brevets d'invention.
Vu l'avis du Ministre des ,Finances tendant à permettre la restauration des brevets dont les annuités n'ont pas été payées dans les délais fixés par l'Arrêté Ministériel du 24 novembre 1947 fixant la date ultime de prorogation des dé- lais en matière de propriété industrielle.
Vu la décision du Ministre des Finances fixant à un mois le délai pour le paiement de la taxe complémentaire.
Vu la requête introduite le 19 août 1948 par l'Office des Séquestres, agissant au nom de Mr. L. LILIENFELD, titu- laire du brevet d'importation n 406.905 pour "Procédé de fabrication de dérivés alcoyles de la cellulose", délivré le 31 janvier 1935 pour prendre cours le 19 décembre 1934.
Considérant qu'il résulte de cette requête que Mr. L.
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LILIENFELD se trouve dans les .conditions exigées pour obte- nir la restauration du brevet précité dont la quatorzième annuité aurait dû 4tre payée au plus tard le 30 juin 1948, date ultime du moratoire en matière de propriété'indus- trielle établi par l'arrêté-loi du 8 juillet 1946.
ARRETE :
Article 1er.- Est restauré le brevet d'importation n 406.905 pour "Procédé de fabrication de dérivés alcoyles =de la cellulose", délivré le 31 janvier 1935 pour prendre cours le.19 décembre 1934.
Article 2-.- La restauration ne sortira ses effets qu'après le paiement des taxes restées en souffrance ainsi que d'une.taxe complémentaire égale au montant de celles- ci.
Ce.paiement doit être effectué dans un délai d'un rois à compter de la date du présent arrêté.
Article 3.- La restauration est accordée sous la ré- serve des droits éventuels de tiers.
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" Procède de fabrication de dérivas alcoyles de la oellulose "
En se basant sur les publications relatives aux éthers de la cellulose, publications d'après lesquelles les éthers alooy- les de la cellulose, que l'on obtient au ruoyen de l'aloaliael- lulose par l'action d'alcoylants, sans admission de ohaleur ex- térieure, s'ils sont insolubles dans l'eau, sont aussi insolubles ou difficilement soluùles dans les lessives alcalines aqueuses, l'inventeur a exécute, en recourant à l'action de la chaleur, ses premières expériences qui avaient pour but la fabrication de dérivés alcoyles de la oellulose qui sont solubles dans les lessives aloalines mais sont insolubles dans l'eau.
En conséquence, ses premiers procèdes qui concernent cet objet (voir les patentes anglais 117.810 du 1er avril 1922, 203.346 du 2 avril 1921 et 203. 347 du 2 avril 1921) portaient sur le chauffage da la cellulose ou de ses produits de transfor- rnation ou dérives proches avec des agents alooylants, en pré- sence d'alcali.
La présente invention est basée sur l'observation que l'on
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réussit à fabriquer des dérivas alcoyles de la cellulose,solu-
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blss dans les aloa'2..isq;, mais insolubles ou difficilement solubles dans l'eau, et susceptibles d'applications techniques si l'on fait agir sur la cellulose ou sur ses produits de transfOrEJation pro- ohes des dialooylesulfates, sans admission de chaleur ext4rieu- re, et si l'on empêche ou diminue dans bien des cas le dégage- ment spontané de chaleur ( la réaction est exotherme dans un grand nombre de cas).
L'exécution du procédé doit être considérée comme simple.
Elle consiste essentiellement à traiter de la oellulose blanchie ou non blanchie ou une matière contenant de la cellulose ou un produit de transformation proche de la cellulose ou un produit d'oxydation sans admission de chaleur extérieure avec un ou plusieurs alooylants, en présence de quantités d'alcali qui sont inférieures au poids de l'eau en présence.
L'admission de l'alcali à la cellulose peut être effectuée en imprégnant la oellulose avec de la lessive alcaline en.excès et en éliminant l'excès'-.-de la lessive par pressage, centrifu- etc., ou bien en mélangeant ou malaxant la cellulose avec la quantité nécessaire de lessive aloaline .
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L'alooylant peut être ehlployé/à 11 éta t non dilué ou dilué avec un dissolvant approprié par exemple du benzol, eto.
La quantité de l'alooylant employé, par exeirple le dialcoyie sulfate, peut être ercuide (par exemple 1 à. 2 - dans certains cas iûteme plus - molécules d' alooylant pour une molécule de cellulose calculée cornue C5H1005) ou faible (par exemple 0,2 à 0,8 molécu- le d'alooyl1t, par exemple de dialooylesulfate pour lmoléoule de oullahose calculée comme C6H100)..
Autant que les expériences acquises jusqu'à présent ont per- mis de le constater, on obtient de très bons résultats, si l'on emploie les quantités faibles ou modérées d'environ 0,3 à 1 mo-
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lécule d'alooylant par exemple de dialooyiesulfate,pour 1 molé- cule de cellulose, calculée comme C6H10O5.
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Le traitement de la cellulose avec l'alcali et avec l'al- coylant peut être simultané ou être effectué dans un ordre quel- oonque.
La réaction peut s'accomplir aussi en présence d'un catalyseur par exemple en présenoe d'une petite quantité d'un sel de cuivre ou d'un seul de nickel ou d'un sel de fer.
En vue du traitement du mélange de réaction, après que la réaction est achevée, le mélange de réaction est dissous par l'addition l'eau (lorsque de l'alcali non utilisé est présent en quantité suffisante); ou bien la dissolution est effectuée par l'addition de lessive alcaline. 'Avant de recevoir l'appli- cation envisagée, la solution peut être filtrée, ooulée ou cen- trifugée s'il est nécessaire, ou 'bien le produit de la réaction peut être isolé, par exemple en lavant le mélange brut de la réaction avec de l'eau ou avec un autre dissolvant pour les al- calis ou les sels (par exemple avec de l'alcool aqueux).
Le la- vage peut aussi être précédé d'une neutralisation de l'alcali en présence dans le mélange de réaction ou d'une acidification du mélange, particulièrement lorsqu'un grand excès d'alcali est en présence dans le\Mélange, excès qui pourrait mettre en disso- lution le produit final, par l'addition d'eau. Le dérivé alcoyle de la cellulose lavé peut ensuite être dissous dans un aloali ou être séché. L'isolement du produit peut être opéré aussi de la manière suivante : le mélange de la réaction est dissous par l'addition de lessive alcaline ou lorsqu'une quantité suf- fisante d'alcali est en présence) dans de l'eau.
S'il est néoes- saire, la solution est débarrassée des composants non dissous par filtration, coulage, centrifugation, eto., et elle est ensui- te additionnée d'un acide, d'un sel acide ou d'une autre substan- ce appropri ée pour la neutralisation de l'alcali, par exemple d'un sel ammoniacal, et le précipité est lavé soigneusement et est séché le cas échéant. Le séchage peut aussi être précédé d'une élimination de l'eau par de l'alcool. Le produit isolé d'une
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manière quelconque peut être purifié, par exemple en le dis- solvant dans de la lessive alcaline diluée et en le précipitant à nouveau par un acide, etc..
Si l'on fait agir sur les dérivés alcoyles de la oellu- lose ainsi fabriqués un hydracide halogène (par exemple de l'acide iodhydrique), les haloïdes alcoyles correspondants sont obtenus par décomposition .
Le présent procédé est supérieur sous bien des rapports aux procédés de fabrication de dérivés alcoyles de la cellulo- se, qui sont solubles dans les alcalis,procédés décrits dans les patentes anglais 177.810, 203.346 et 203.347 déjà citées.
En outre, les alooyles-oelluloses fabriquées d'après le présent procédé sont supérieures sous bien des rapports aux produits fabriqués d'après les procédés antérieurs.En raison de la pos- sibilité d'exécuter le procédé sans admission de chaleur ex- térieure,le procédé n'est pas seulement plus simple, plus pratique et plus économique, mais il assure aussi à la molécu- le de oullulese une meilleure protection contre l'attaque des alcalis auxquels la cellulose est très sensible, plus spéciale- ment à une température élevée.
L'avantage le plus important consiste, cependant, dans la supériorité des composés de la cellulose qui, sous la forme de produits industriels,tels que par exemple des films, des fils, des revêtements, eta. posèdent une plus grande résistance à la traction et une plus grande souplesse que les dérivés alcoyles qui sont fabriqués d'après les brevets indiqués plus haut.
La transformation des dérivés alcoyles de la Cellulose fabriqués d'après le présent procédé en produits artificiels par exemple en fils artificiels, films; revêtements de tous genres, etc., peut être effectuée par exemple en amenant la solution d'un ou de plusieurs de cas dérivés alcoyles dans la forme d'un produit artificiel et en faisant agir sur la solu- tion ainsi amenée dans la forme voulue un coagulant, par exemple
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un bain de précipitation connu dans l'industrie de la viscose.
Les dérivés alcoyles de la cellulose peuvent aussi être transformés en produits artificiels, en soumettant la solution ayant reçu la forme voulue à l'action d'un ou de plusieurs agents qui exeroent sur la solution ayant reçu la forme voulue une action coagulante et sur la matière fraîchement coagulée une action plastifiante. Comme agents coagulants et plastifiants, on peut employer avantageusement par exemple des 'bains qui oon- tiennent au moins 35 % d'acide sulfurique monohydraté (par exemple 50 à 80 % d'acide sulfurique monohydraté) ou une quanti- té équivalente d'un autru. acide minéral.
La solution amenée dans la forme voulue peut être coagulée et rendue plastique en deux stades, en faisant agir sur la solution ayant reçu la forme voulue d'abord un ou plusieurs agents qui exercent une action coagulante sur la solution ayant reçu la forme voulue et ensuite un ou plusieurs agents (par exemple de l'acide minéral concentré, plus spécialement de l'acide sulfurique concentré) qui exercent sur la matière fraîchement coagulée une action plastifiante.
Il est impossible d'indiquer en détail tout condition qui, dans chaque cas spécial, aboutit à la réussite, et on doit faire remarquer que des essais préalables sont inévitables si l'on dé- sire trouver les conditions optima pour une sorte de cellulose déterminée, un mode déterminé d'incorporation de l'aloali et un alcoylant déterminé.
Des exemples indiqués ci-après sont destinés à expliquer la réalisation pratique de l'invention, sans oependant limiter celle-ci aux modes opératoires indiqués. Les quantités sont des parties en poids.
Exemple 1.- On introduit 1000 parties de cellulose de bois (teneur en eau 9 à 10%) ou 1000 parties de linters de coton (teneur en eau 7 à 8 % ) dans 20.000 parties d'une lessive de soude à 18 %, à 15 C., et on laisse reposer le mélange de réac-
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tien, pendant 3 heures à la température d'appartement. Après ce temps, on presse l'alcalicellulose à 3.400 parties et on la divise dans un défibreur refroidi, pendant 3 heures, à 12 jusqu'à 13 C, puis on ajoute par fractions, 600 parties de diméthylsul- fate et on malaxe le produit de la réaction, pendant 3 heures, dansun défibreur.
La température de la masse de réaction s'élève à 23 C bientôt après l'addition du diméthylsulfate et, plus tard, elle s'élève à 26 jusqu'à 30 C, et elle est maintenue à cette tempé- rature jusqu'à la fin du malaxage. Un échantillon prélevé immé- diatement après le malaxage de 3-Heures montra que la masse est soluble dans la lessive de soude (par exemple une lessive à 10 %) et que la solution donne un précipité volumineux par l'acidification avec de l'acide sulfurique dilué.
Le produit de la réaction arriva ensuite dans un récipient muni d'un couvercle et il est maintenu dans le récipient clos, pendant 20 heures, à 18 C. Il arrive ensuite sur uno toile à couler ou dans un filtre-presse et il est débarrassé de l' al- cali par lavage avec de l'eau, puis il est pressé de façon nlve u son poids soit environ le quadruple de celui de la cellulose de départ.
Un échantillon prélevé montre que le produit lavé est soluble dans une lessiva de soude diluée, par exemple à 10 % et aussi dans une lessive de soude concentrée, par exemple jusqu'à 18 %. On le sèche ensuite (le cas échéant après l'avoir débarras- sé de l'eau par de l'alcool et après l'avoir épuisé par de l'é- ther, ou on le dissout directement dans une quantité telle de soude caustique et d'eau que l'on obtienne une solution contenant environ 5 Le de résidu sec du produit lavé (dans lequel la teneur en eau a été déterminée ) et 8 % de NaOH . La solution ainsi obtenue est un liquide modérément visqueux et pratiquement exempt, de tous composants non dissous.
On peut 1'employer directement pour la fabrication de produits artificiels (par exemple d'après les exemples 13 à 20), ou bien, après dilution avec une lessive
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de soude à 8 %, on peut la débarrasser de tous les composants non dissous et la précipiter par acidification aveo un acide (par exemple de l'acide sulfurique).
Le préoipité obtenu est séparé de l'eau-mère, débarrassé de l'acide par lavage et/sé- ohé à la pression atmosphérique ou à une pression réduite,le oas échéant, après avoir été débarrasse de l'eau par de l'alcool et épuisé par de l'éther. Après le broyage, on ob- tient une poudre planche qui est insoluble dans l'eau, mais est soluble dans de l'alcali dilué, par exemple dans une les- sive de soude de 5 à 8 %.
Une solution de la substance dans de la lessive de soude (par exemple dans une lessive de soude de 5 à 10 %.),est claire et visqueuse et donne, après étendace sur une plaque de verre ed traitement avec un acide dilué ou avec un précipitant connu dans l'industrie de la viscose, un film clair qui est transparent et souple après le lavage et le séchage.
Exemple 2. - Mode opératoire comme dans l'exemple 1, avec la différence que, pendant toute la durée de la réaction,on refroidit le défibreur, de façon que la température de la masse de réaction soit de 15 C pendant toute la durée, et qu'aussi pendant les 20 heures de repos qui suivent le malaxage, la tem- pérature soit maintenue à 15 C.
Les propriétés et les conditions de solubilité du produit final sont analogues à celles du produit obtenu d'après l'exem- ple1.
Exemple 3. Mode opératoire comme dans l'exemple 1 ou 2, avec la différence que le lavage est effectué immédiatement après le malaxage, o'est-à-dire 3 heures après l'addition du diméthylsulfate.
Exemple 4. Mode opératoire comme dans l'un Quelconque des exemples précédents , avec la différence qu'après l'achève- ment de la réaction, la masse de réaction n'est pas lavée mais est dissoute directement dans la lessive de soude,après déter- mination de la teneur en eau et en NaOH et que l'on emploie
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pour des applications techniques la solution ainsi obtenue,fil- trée le cas échéant ou qu'on l'utilise,après une autre dilution avec de la lessive alcaline diluée et filtration,pour l'isolement
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de l'éthrléther de cellulose (par exemple d'après la méthode in- diquée dans l'exemple 1) .
Exemple 5.-Mode opératoire comme dans l'un quelconque des exemples 1 à 4, avec la différence qu'au lieu de 600 parties, on ne fait agir que 300 parties de diméthylsulfate sur ltaloali- cellulose.
Le produit de la réaction lave est soluble sans résidu ou seulement avec un minime résidu dans de la lessive de soude dilué à 10 %, de sorte que, dans ce dernier cas, il est préféraûle de filtrer ou de oentrifuger la solution avant la précipitation pour l'isolement du produit final à l'état pur.
Exemple 6. - Le procédé est exécuté comme dans l'exemple 5, avec la différence qu'au lieu de 300 parties, on n'emploie que
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100 à 200 parties de diméthy13ul:2ate, Latsclution du produit brut de la réaction dans la lessive de soude à la $ contient une
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faible quantité de parties non dissoutes, de sorte que l'isole:n#1: du produit par, si cet isolement est désiré, est opéré de préfé- renoe en dissolvant la masse de réaction dans une lessive de soude diluée et en filtrant la solution et en précipitant comme dans l'exemple 5.
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FxeI:1ple . Mode opératoire comme dans l'exemple 1,avea la différence qu'au lieu de 600 parties on emploie 1000 parties de di..!l4tbylsulfate.
Exemple 8. Mode opâratmire comme dans l'exemple 1, avec la différence, qu'au lieu de 600 parties on emploie 1500 parties de diméthylsulfate.
Si l'on ne refroidit pas le. masse de réaction la tr:mpératu::..:e s'élève à 50 jusqu' à 60 C, après l'addition du diméthylsulfat8, pour tomber à 18 jusqu'au 25 C pendant la période de temps de 1 à 2 heures.
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différera qu'au lieu de diiii.thylsulfctte, on emploie 1100 par- ties de diéthylsulfatn.
Exemple 10. Mode opératoire oomne dans l'exemple 6, avec la différence qu'au lieu de diméthylsulfate, on emploie 600 parties da di6thjlsulfate.
Exemple 11.- Mode opératoire comme dans l'exemple 10, avec la différence qu'au lieu de 600 parties, on emploie 300 parties de diéthylsulfate.
Exemple 12.- Mode opératoire comme dans l'exemple 10, avec
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la différence que, pour produire un éther mixte, on e.1pl aie, au lieu de diéthylsulfate, un mélange de 100 à 200 parties de v
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diméthylsulfate eo 100 parties de diJtl1ylsulfate.
On arrive aussi à ce résultat en faisant agir sur de l'aloalicellulose
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2 ou 3 alcoyiants avec groupes alcoyles différents, dans 2 ou 3 stades successifs, par exemple en ajoutant 100 à 300 parties
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de diéthylaulfate à l'un des produits de réaction que l'on ob- tient, d'après l'un des exemples 1 à 8, au moyen de dimé- thylsulfate et d'aloalieellulose après les 6 premières heures du défibrage (3 heures en l'absence et 3 heures en présence de di-
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m9thylsulfate) et en malaxant la masse de réaction avec le dié- thylsulfate pendant 3 autres heures.
Le produit brut de la réaction d'après les exemples 9, 10,@@ 11 et 12 n'est que partiellement soluble dans de la lessive de soude à 10 %, de sorte que, dans le cas où l'isolement de l'éthyloellulose à l'état pur est désiré, les solutions doivent être filtrées avant la préoipitation.
Exemple 13.- Mode opératoire comme dans l'un des exemples
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précédents, avec la différence qu'on laisse mur l'aloalieellulom pendant un temps court, par exemple pendant 12 à 24 heures, ou pendant un temps prolongé, par exemple pendant 24 à 60 heures, à 15 ou 20 C, avant de la mettre en contact avec le diméthylsul- fate ou le diéthylsulfate.
Exemple 14. - Mode opératoire oomne dans l'un des exemples précédents,avec la différence qu'avant l'addition du diméthyl-
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sulfate ou de diéthylsulfate, on incorpore à l'aloalioellulose 20 parties d'acétate de oivre dissoutes dans 30 parties d'eau.
L'alcalicellulose employée dans les exemples 1 à 14, peut aussi être fabriquée en mélangeant la oellulose, dans un appareil mélangeur approprié, par exemple dans un malaxeur, un défibreur, un broyeur à meules, un moulin, eto. avec la quanti- té de lessive de soude qui reste dans l'aloalioellulose après le pressage danx les exemples 1 à 14 ; letraitement avec le dialcoylesulfate peut être effeotué soit directement après le mélange, soit après une maturation préalable pendant un temps court ou prolongé.
Dans les exemples ci-dessus, le degré du pressage de l'aloali-oellulose peut être varié (par exemple à 2,4 ou parties pour une partie de cellulose). Au lieu de cellulose blanchie ou non blanchie, on peut aussi employer comme matière de départ un produit da transformation de la oellulose insoluble dans les aloalis (par exemple une cellulose qui est transformée . par voie ohimique en hydrate de cellulose ou est hydrolysée,par exemple par mercerisage,, lavage subséquent et, le cas échéant, séchage; ou par l'aotion d'un acideminéral concentré; ou par le chauffage avec un acide minéral faible; ou par le traitement avec un haloïde de zino;
ou par un traitement mécanique, par exemple le broyage en présence d'eau, etc.; ou bien on peut employer un oxycellulose qui est insoluble dans les aloalis), en un mot une matière quelconque du groupe de la cellulose,qui a été proposée pour la fabrication de viscose ou de cellulose à l'oxyde de cuivre ammoniacal.
Dans la description et le résumé, l'expression " cellulose " englobe, partout où le sens le permet, les corps mentionnés ci- dessus du groupe de la cellulose.
Dans les exemples qui précèdent, on peut employer au lieu des @ialcoyle-sulfates, des quantités équivalentes d'autres es- te rs inorganiquesd'alcools monovalents, par exemple du méthylio-
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dure ou du méthylebromure ou de l'éthyliodure ou du propyliodu- re.
Exemple 15. - On fait dissoudre 100 parties de méthyléther ou d'éthyléther de oellulose fabriqués d'après l'un des exem- ples précédents, dans 900 à 1200 parties d'une lessive de sou- de à 5 jusqu'à 8 %, en agitant, malaxant, etc. On fait entrer cette solution, le cas échoit après filtration,par une fente appropries, dans un bain de précipitation connu'dans l'indus- trie de la viscose (par exemple un bain de précipitation com- posé d'acide sulfurique, d'un sel ou d'une substance organi- que, par exemple du sucre). Le filin devenu solide est lavé avec de l'eau et séohé. Le film oohésif peut être traité, avant ou après le avec une solution aqueuse de glycérine,à 10 % par exemple, pour augmenter sa souplesse.
Exemple 16.- Une solution fabriquée comme dans l'exemple 15 est refoulée, de manière connue, à travers une filière dans un bain de précipitation conformément à l'exemple 1; des qu'un fil solide s'est formé, on le lave avec de l'eau et on le seche.
Le fil artificiel peut être traité avec un durcissement tel que l'aldéhyde formique, etc. , au cours de la fabrication, ou après le finissage.
Exemple 17.- Un mélange de 50 parties de viscose (fabriquée la manière usuelle, avec une teneur de 8 à 10 % de oellulose) et de 50 parties d'une solution d'un méthyléther ou d'un éthyl- éther de la cellulose, préparée conformément à l'exemple 15,est filé en un fil artificiel comme décrit dans 1'exemple 16.
Exemple 18. - Mode opératoire comme dans l'exemple 16 ou 17 avec la différence que l'on emploie comme bain de précipita- tion da l'acide sulf@rique à 30 jusqu'à 70 %, et le filage est effectué d'après l'une des méthodes déorites dans le brevet français 66.178 du 19 juin 1926 et dans le certificat d'addi- tion n 35.751 du 2 juin 1927.
Exemple 19. - Un tissu, par exemple un tissu de coton est pourvu sur\.une machine appropriée, par exemple une backfilling-
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machine, une padding-machine ou une speading-machine, avec un ou plusieurs revêtements d'une solution préparée conformément à l'exemple 15 ou 17, et le tissu est ensuite séché. (Si l'on applique plus d'une couche, il est avantageux de sécher la ma- tière après chaque application).
Après que la Matière a été séchée et, le cas échéant, traitée à la vapeur pendant un peu de temps, on l'introduit dans un bain de précipitation conformé- ment à l'exemple 15 ou 18, puis on le lave et on le sèche,, Avant ou après le séchage, on peut traiter le tissu avec un émollient par exemple une solution de savon, une solution d'huile pour rouge @urc, ou une solution aqueuse de glycérine.
Exemple 20.- Mode opératoire comme dans l'exemple 19, avec la différence que l'on ajoute à la solution une matière de remplissage par exemple du blanc de zinc, du china clay ou du talc.
Exemple 21. - Mode opératoire comme dans l'exemple 19 ou 20, avec la différence que l'on ajoute à la solution un émol- lient, par exemple une huile siccative ou non siccative ou -un savon.
Exemple 22. - Mode opératoire comme dans l'exemple 19,20 ou 21 avec la différence que l'on mélange à la'''solution une solution d'amidon.
Dans la description et dans le résumé l'expression "pro- duits artificiels " signifie : des fils artificiels, plus spé- cialement de la soie artificielle,des films,revêtements at cou- ches de tous genres,apprêts pour les textiles,papier,cuir,etc., encollages pour les fils, toile pour la reliure , cuir factice agglutinants et agglomérants ou liants, plaques et matières plastiques en général, épaississants et fixatifs pour pigments dans l'impression textile, etc..
L'expression " fils artificels" désigne: des fils arti- ficiels et textiles de tous genres, par exemple de la soie ar- tificielle, des fibres en vrac, du coton artificiel, de la laine artificielle, du crin artificiel, de la paille artificielle de
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tout genre.
L'expression "acides minéraux concentrés" désigne de l'acide sulfurique d'au moins 35 % de H2S04 de préférence d'au moins 45 % de H2SO4 et, pour les autres acides minéraux,de solutions de concentration équivalente.
L'expression " acide sulfurique concentré" ou "acide sulfurique d'au moins 35 % d'acide sulfurique monohydraté " désigne de l'acide sulfurique de 35 à 98 % de H2SO4.