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Procédé de fabrication de produits améliorés (fibres, fils, crins, petits rubans, films etc. ) en partant de cellulose ou de dérivés de cellulose.
La fabrication de fibres ondulées ou frisées, de films présentant des dessins etc.., a fait l'objet da nombreuses inventions. Il a, en particulier, été reconnu indispensable de transformer en fibres ondulées ou frisees les fibres en Trac de plus en plus recherchées par l'industrie qui utilisa ces fibres, car c'est seulement dans cet état que cas fibres peuvent être bien mélangées à d'autres et qu'elles pouvant aussi se filer séparément. Mais même pour la soie artificielle, la question de l'ondulation ou du frisage présente une certaine importance, car les fils de soie artificielle frisés ou ondulés permettent de produire dans le tissu certains effets particuliers qui ne seraient pas imaginables sans cette ondulation ou ce frisage.
Il n'a cependant pas été possible jusqu'ici d'arriver à une ondulation ou à un frisage persistant dans le tissu fini, en particulier après le traite.. ment de ce dernier, car toutes les méthodes déjà connues n'ont abouti qu'à une ondulation passagère qui ne résistait pas au traitement humide en particulier.
Suivant la présente invention, il est incorporé à la fi-
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bre (film), au cours de sa fabrication ou après elle, des produits qui, par un traitement chimique ou physique ultérieur (condensation, polymérisation etc.), acquièrent un état d'insolubilité et fixent ainsi les ondulations ou le frisage (dessin).
Une solution de filage est, par exemple, additionnée d'un mélange convenable phénol-formaldéhyde, seulement partiellement condensé de préférence pour conserver l'état soluble ; puis la solution de filage ainsi préparée est filée sous forme de soie artificielle et se boucle lorsqu'on la fait passer dans des machines appropriées à une température de 80 à 160 .par exemple. On condense le produit formaldéhydephénol simultanément ou quelque temps après (par exemple, par chauffage). Il devient ainsi insoluble et la fibre ainsi bouclée conserve cette form même après traitement humide, teinture etc. Il est préférable de ne pas additionner la solution de filage d'une quantité des substances ci-dessus supérieure à celle qui est nécessaire pour conserver l'état bouclé désiré.
On peut aussi imprégner après coup des produits solubles ci-dessus (par exemple, même des mélanges de formaldéhydeurée) des fibres (naturelles et artificielles) déjà travaillées (films) puis les boucler (faire venir des dessins) et enfin les condenser. Il va de soi qu'on peut faire plus ou moins coincider dans le temps la première opération avec la seconde ou la seconde avec la troisième.
A la vérité, on sait déjà charger de la soie artificielle avec des produits de condensation, mais on n'a pas encore proposé jusqu'ici la condensation de ces produits avec bouclage.
Conviennent pour la réalisation de l'invention tous les produits qui n'attaquent pas la matière fibreuse et qui peu-
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transformés en produits solides insolubles, en particulier tous les produits qu'on peut comprendre sous la désignation de résines artificielles ou synthétiques. Lorsqu'on utilise ces produits pour la solution de filage, il faut choisir des proportions appropriées de concentration et de précipitation, pour que le produit incorporé se répartisse convenablement dans la fibre et que l'ondulation ou le frisage reste bien fixé par chauffage.
Pour la fabrication de fibres en vrac qu'on coupe souvent à la longueur désirée aussitôt après le filage, il suffit d'un passage dans un dispositif quelconque connu, le cas échéant dans des ventilateurs, pour obtenir la forme bouclée; la matière peut alors être soumise à la condensation ultérieure, sans qu'il soit nécessaire d'utiliser un dispositif mécanique spécial pour l'obliger à prendre la forme bouclée.
EXEMPLES 1) La fabrication d'articles (par exemple, soie artificielle) en solutions de cellulose (viscose, solution oxyde de cuivre - ammoniaque - cellulose)(par exemple, dans la fabrication de la soie artificielle) par le procédé objet de la présente invention, se distingue des autres procédés de fabrication habituels principalement par le fait que la solution de filage, par exemple la viscose, est, avant que soit donnée la forme (par conséquent, dans la fabrication de la soie artificielle, avant le jaillissement de la solution de tissage par l'ajutage), à un stade quelconque de la préparation, additionnée des substances mentionnées dans la demande de brevet.
On mélange la solution de filage avec un mélange déjà préparé phénol - formaldéhyde, composé, par exemple de 50 parties de phénol et de 50 parties de formaldéhyde du commerce,
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plus 3 parties de solution aqueuse d'ammoniaque, et qui être préalablement polymérisé de la manière connue. Au lieu des proportions ci-dessus, on peut également en adopter d'autres.
Le degré à choisir pour la polymérisation partielle est limité par le point auquel le produit de polymérisation n'est plus soluble dans la solution de filage. On a intérêt à ne pas pousser cette polymérisation jusqu'à cette limite, et d'utiliser une solution moins préalablement polymérisé. On ajoute à la solution de filage environ de 1 à 6 % de ce produit (par rapport à la teneur de cellulose).
Une fois la forme donnée (et après le traitement ultérieur éventuellement nécessaire), les produits bouclés sont soumis au même procédé que celui employé d'habitude pour la polymérisation définitive (c'est-à-dire l'insolubilité complète) de produits préliminairement (partiellement) polymérisés (naturellement en tenant compte des limites que l'on doit considérer comme appropriées, étant donné la texture constituant la matière). Dans le cas d'un produit de condensation phénol - formaldéhyde ou d'un produit de condensation urée - formaldéhyde, on effectue la condensation par un chauffage convenable à 130 C, par exemple. La durée du chauffage dépend essentiellement des circonstances dans lesquelles le traitement est entrepris, et elle sera d'autant plus courte que chaque fibre prend plus rapidement la température indiquée.
Par exemple, on peut faire passer les fibres entre des cylindres striés chauffés, à peu près du même système que les broyeurs de lin. Le même procédé est naturellement utilisable pour la fabrication des films qu'on trouve déjà fréquemment dans le commerce, et qui, par gaufrage, par exemple à l'aide de rouleaux, ont été munis d'un dessin spécial. L'insolubili-
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frisage, ou après lui.
2) La fibre en vrac, déjà coupée, est plongée dans un liquide partiellement polymérisé, suivant l'exemple 1), la concentration étant choisie de telle sorte que, pendant l'imprégnation, il soit absorbé par la fibre une quantité de produit déjà partiellement polymérisé égale à environ de V2 à 2 % du poids des fibres. La mqsse de fibres est alors pressée ou essorée, puis soumise à un traitement, par exemple à l'aide d'un ventilateur ou encore au moyen d'un procédé de bouclage connu, opérations par lesquelles les diverses fibres adhérant les unes aux autres sont séparées, ce qui donne un mélange de faible cohésion, formé de fibres en vrac, séparées les unes des autres et bouclées. On peut faire passer ce mélange par un four continu dans lequel la forme bouclée se trouve fixée par condensation du produit incorporé.
Si l'on soumet au même traitement des fils de soie artificielle, des crins ou de petits rubans, on obtient aussi un bon bouclage en faisant, par exemple, passer les produits dans un appareil tel que celui indiqué dans l'exemple 1).
Pour le traitement des produits finis, le mode de travail n'est naturellement pas limité aux fibres artificielles.
Pour expliquer comment le procédé peut être intercalé (de la manière prévue dans la description) dans la suite ininterrompue des opérations, il est bon de donner l'exemple ci-après: Dans une solution de viscose, qui peut contenir 7,5 % de cellulose et 6,5 % d'alcali, et pendant le processus de dissolution, c'est-à-dire pendant la phase de fabrication au cours de laquelle le xanthogénate est dissout dans la lessive, on additionne cette lessive d'environ 4 % d'une solution alcaline d'un mélange soluble connu d'urée et de formaldéhyde, déjà partiellement condensé, mélange qui n'a
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pas besoin d'être débarrassé de sa solution aqueuse primitive, et qui durcit lentement dans une solution acide.
La viscose est filtrée, purgée d'air, puis, mûre ou non, filée dans un bain de filage connu, par exemple un bain de filage contenant 160 gr d'acide sulfurique monohydraté et 240 gr de sel de Glauber par litre. A sa sortie du bain de filage, le fil ainsi obtenu passe dans une paire de cylindres profilés. Du fa.it que la polymérisation du mélange urée-formaldéhyde n'a lieu que lentement sous l'acti&n de la teneur d'électrolyte du bain de filage, et même le plus souvent plus lentement que la précipitation de l'hydrate de cellulose, on peut choisir un mélange et une concentration tels et diriger l'opération de telle manière que le mélange, au moment où il franchit la paire de cylindres, soit encore plastique et ne devienne insoluble ou ne durcisse qu'après ce passage.
Il n'est alors pas nécessaire de procéder par chauffage à une condensation et à une polymérisation additionnelles.
REVENDICATIONS 1. ) Procédé de fabrication de produits améliorés (fibres, fils, crins, petits rubans, films etc. ) en partant de cellulose ou de dérivés de cellulose, par l'emploi de substances (résines synthétiques etc.), condensables (en cas donné déjà partiellement condensées) et solubles dans la solution de filage; caractérisé par le fait que les produits de condensation ou les substances condensables sont amenés à la solution de filage à un degré de concentration approprié, et que le produit fini est soumis à une condensation finale au moyen de produits chimiques ou d'actions physiques, avec bouclage ou formation de dessins, effectué soit en même temps que la condensation, soit après elle.
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