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"DISPOSITION AMCANO-ELECTRIQUE DE REGLAGE DE VITESSE"
Dans certains appareils mécaniques, on peut avoir in- térêt à maintenir une certaine relativité de vitesse entre deux organes commandés par des moteurs électriques distincts; ces moteurs, d'après leurs caractéristiques électriques et d'après leurs charges ou pour toute autre cause, peuvent modifier différemment leurs vitesses et, par conséquente celle des organes commandés, détruisant ainsi la relation de vitesse désirable entre eux.
La présente invention a notamment pour but de remédier automatiquement à cet inconvénient par l'emploi d'une liaison
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mécanique, de faible puissance, entre les organes commandés, combinés avec un mouvement différentiel qui agit sur un combina- teur électrique en relation avec les moteurs-,
Le mouvement différentiel est constitué, suivant le principe bien connu, par des pignons et engrenages (planétaires et satellites) et attaque le combinateur dès que l'écart de vitesse varie.
Cette invention permet également, si nécessaire, de changer au moment opportun le rapport des vitesses des organes commandés.
Sur les dessins ci-annexés auxquels on se réfère dans la description qui va suivre, les mêmes chiffres de référence désignent les mêmes éléments.
La figure i montre en coupe transversale partielle le mouvement différentiel. les fig. 2 et 3 sont des schémas montrant l'application de l'invention respectivement aux treuils de manutention de bennes dragueuses et aux ponts roulants ou portiques..
La fig. 4 représente une variante du mouvement différentiel montré fig. in.
La fig. 5 est le schéma d'une grue à flèche relevable comportant le nouveau dispositif.
La fig. 6 est un schéma montrant l'application de l'invention aux machines d'extraction à poulie du système Koepe.
Le mouvement différentiel, fig. 1, est enfermé dans un carter 34 présentant des ouvertures formant paliers pour des axes 1, 2 et 3.
L'axe 1 et l'axe 2 sont reliés chacun par un moyen quelconque à l'un des organes dont il s'agit de contrôler la vitesse.
L'axe 3 est relié à un combinateur électrique qui, suivant sa position, établit différents circuits électriques lesquels agissant directement ou indirectement sur un ou les moteurs, modifient leurs conditions de fonctionnement de façon à
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établir la relativité désirée.
L'axe 1 porte un pignon 4 qui engrène avec un pignon 5 sur l'axe 8 duquel est calé un pignon 6 qui commande un pignon 7 calé sur l'axe 3.
L'axe 8 est maintenu par deux flasques 9 et 10 solidaires, de forme appropriée et qui peuvent tourner respectivement autour des axes 1 et 3, situés dans le prolongement l'un de l'autre. Sur le flasque 10 est calé un pignon 11 engrenant avec un engrenage 12 calé sur l'axe 2.
Les divers rapports entre pignons et engrenages sont tels que l'axe 3 est immobile lorsque la relativité de vitesse désirée existe entre les organes commandés. Le mouvement des axes 1 et 2 est transmis par les pignons 4 et 12 aux pignons 6 et 11 qui déterminent respectivement la rotation de l'axe 8 et du pignon 6 et des flasques 10 et 9, ces derniers entraînent à leur tour l'axe 8 et le pignon 6 tourne autour du pignon 7 sans l'attaquer.
Si, pour une cause quelconque, l'axe 1 et l'axe 2 changent de vitesse relative, le train planétaire entraîne le pignon 7 et l'axe 3 dans un mouvement de rotation. Ce mouvement de rotation de l'axe 3 provoque le fonctionnement du combinateur électrique.
Le dispositif ci-dessus décrit a, selon 1'invention, son application dans les treuils de manutention de bennes dragueuses, à deux tambours attaqués séparément chacun par un moteur, dans les ponts pite, strippeurs, etc...
Dans la manoeuvre de la benne dragueuse, il est nécessaire que les deux tambours tournent à la même vitesse pour la descente ou la montée de benne ouverte ou fermée; pour cela on assure une liaison mécanique entre les deux tambours avec emploi du mouvement différentiel sus-visé, comme montré fig. 2.
Sur cette figure, 13 est un tambour commandé en 35 par un moteur, 14 est un tambour commandé en 36 par un autre moteur. Le mouvement différentiel est schématisé en 15, l'axe 1
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est entraîne par le tambour 13, l'axe 2 est entraîné par le tambour 14, par l'intermédiaire de renvois cônes 37 - 38 et d'un axe 39, l'axe 3 est dirigé vers le combinateur électrique. Les moteurs et le combinateur n' ont pas été représentés.
Le combinateur agit, par exemple, par interposition ou retrait de résistances, ou par décalage des balais dans les moteurs à collecteur, soit directement soit indirectement au moyen d'un servo-moteur.
Par la liaison mécanique existant entre les deux tambours 13 et 14 et par le mouvement différentiel, on peut aussi, par l'intermédiaire du combinateur, provoquer la fin de course de la fermeture ou de l'ouverture de la benne.*
Il convient de remarquer que la liaison mécanique est indépendante de la force du treuil, puisqu'elle n'a à entraîner que le différentiel et le combinateur électrique.
L'invention s'applique également lorsque les tambours du treuil sont commandés par un seul- moteur. Dans ce cas, le combinateur commande électriquement les organes mécaniques modifiant la relativité du mouvement des tambours tels que débrayage ou embrayage d'un tambour, blocage ou déblocage de frein.
Une autre application de la liaison et du mouvement différentiel décrits ci-dessus, a également son intérêt pour régler la vitesse de deux moteurs utilisés pour la translation de ponts roulants ou de portiques, suivant la disposition de la fig. 3.
Les moteurs (non représentés) entraînent en 16 et 17 les galets 18 et 19 du pont roulant par des moyens mécaniques ordinaires.
Une liaison mécanique de faible importance, constituée par exemple par des arbres 20 - 21, des renvois c8nes 22, 22' - 23, 23' et des arbres 24 - 25, attaque le mouvement différentiel 26 placé sur le pont, avec le combinateur électrique. La disposition donnée l'est à titre indicatif seulement.
Le mouvement différentiel décrit en regard de la fig.i
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peut être complété comme montré fig. 4. Le pignon 11 est/rendu. fou sur le flasque 10 et un autre train d'engrenages est prévu, il est constitué par un pignon 27 et un engrenage 28 de dimensions différentes de celles des organes 11 et 12, le pison 27 étant également monté fou sur le flasque 10 et le pignon 28 étant calé sur un prolongement de l'arbre 2 ; les pignons 11 et 27 est placé un manchon coulissant 30 entraîné par le flasque 10 et pouvant être embrayé, de toute façon appropriée, soit avec le pignon 11, soit avec le pignon 27, par un levier 29 commandé par un moyen extérieur quelconque.
Il s'ensuit qu'à un moment donné, en modifiant la position du manchon coulissant 30, on passe du contrôle d'une relativité de vitesse à une autre relativit é.
Cette variante offre notamnent un intérêt dans l'application représentée fig. 3, au cas par exemple où le pont roulant doit passer en courbe et où, par conséquent, un moteur doit tourner plus vite que l'autre'.
A cet effet, à la naissance de la courbe, un taquet fait fonctionner le levier 29 et on obtient automatiquement le changement de relativité de vitesse désiré au moyen du combinateur.
L'invention peut s'appliquer aussi aux grues à flèche relevable et aux machines d'extraction à poulie du système Koepe ainsi qu'il est montré respectivement fige 5 et 6-.
Dans une grue à flèche relevable, fig. 6, le crochet 40 reste dans le même plan horizontal pendant le relevage de la flèche 42, quoique la poulie tète de flèche 41 s'élève. Il peut être utile, dans certains cas, de pouvoir utiliser la hauteur supplémentaire possible h. de levée du crochet 40. A cet effet, on place un mouvement différentiel 46 dans la cabine du treuil de manutention ou de levage 43, l'axe 1 étant attaqué par ledit treuil et l'axe 2 étant attaqué par le treuil 44 de relevage de flèche ou inversement au moyen d'une liaison mécanique de faible importance constituée par des arbres 32, 33 et des renvois
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cônes 45 - 45' convenablement disposés.
L'axe 3 attaque un combinateur électrique (non représenté) qui fait fonctionner l'interrupteur de fin de course de levage à une hauteur donnée ; si le treuil 44 est en service, l'axe 2 modifie la position de l'axe 3 et retarde ou avance l'ouverture de cet interrupteur suivant que la tête de flèche s'élève ou s'abaisse.
Cette disposition dispense de placer un interrupteur de fin de course sur la flèche et d'avoir des câbles électriques de liaison entre flèche et cabine.
Dans les machines d'extraction à poulie du système Koepe, il arrive parfois que, par suite d'un freinage trop brusque de la poulie, ou pour toute autre cause, le câble glisse sur la poulie. Il s'ensuit un déréglage de la position des cages par rapport aux indications de l'indicateur de profondeur. Le mécanicien ne s'aperçoit pas toujours que le câble a glissé ou bien il ne se rend pas compte de la grandeur du glissement et cela peut avoir de graves conséquences;*
Il y a donc grand intérêt à prévenir le mécanicien de ce glissement.
A cet effet, on place entre la poulie Koepe et la poulie de renvoi du câble, une liaison mécanique de faible puissance, telle que décrite ci-dessus et attaquant par mouvement différentiel un combinateur électrique, lequel peut agir par des moyens divers pour signaler le glissement du câble sur la poulie Kospe.
La poulie Koepe a, fig. 6, est placée directement au-dessus du. puits d'extraction 1 et le câble f passe sur une poulie de renvoi c ce qui pennet de contrôler le glissement,
Si le câble f glisse sur la poulie Koepe a qui est freinée, ou retenue par le reste de la machine, il entraîne néanmoins, par son adhérence, la poulie c qui est moins lourde et libre de tourner dans ses paliers:.
Il s'ensuit donc, au moment du glissement du câble f, que la relativité de vitesse des poulies a et c est modifiée..
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Il suffit de contrôler cette modification de relativité de vitesse.
A cet effet, l'arbre iL de la ,poulie Koepe .il attaque par exemple l'axe 1 du différentiel g décrit précédemment et l'arbre .!il de la poulie de renvoi c attaque l'axe 2 de ce différentiel, par l'intermédiaire de renvois cônes i - k, l, m. et d'axes 1- n, o convenablement disposés.
Lorsque la relativité de vitesse entre les arbres d et e est normale, l'axe 3 du différentiel est immobile.
Si un glissement se produit, la vitesse du câble f est plus grande que la vitesse tangentielle de la poulie Koepe .IL et cette plus grande vitesse modifie :la vitesse de la poulie de renvoi g. De ce fait, l'axe 3 du différentiel g est entraîné dans un sens ou dans l'autre, et ce mouvement peut être utilisé pour entraîner un combinateur électrique H qui permet soit une signalisation par sirène, ou par écrans lumineux, soit une modification de la marche de la machine d'extraction, soit le tout à la fois.
Il est naturellement loisible sans sortir du cadre de l'invention, de réaliser des variantes d'application à d'autres appareils présentant les mêmes caractéristiques et se comportant pratiquement de la même façon que les exemples décrits ci-dessus.