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6 dtune demande de brevet d'invention déposée en le 23 Août 1935 (brevet non encore délivré).
Cette invention'concerne un récepteur de télégraphe imprimeur du type dans lequel les divers signes d'écriture sont composés de plusieurs éléments d'écriture par des séries d'impulsion fixées, On appelle aussi ces appareils des imprimeurs de monogrammes.
La machine téléimprimeuse normale suivant le système start-stop travaille avec l'alphabet d'écriture à cinq émissions et imprime un caractère correspondant à une combinaison d'impulsions. La fabrication d'appareils de ce
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genre est extrêmement coûteuse, mais on atteint alors également une vitesse télégraphique de sept à huit signes à la seconde.
On connait aussi les télégraphes dits à facsimi.- lé, dans lesquels la communication est reproduite du fait que les impulsions électriques sont rassemblées par points sur une bande de papier..Des appareils de ce genre sont destinés en particulier aux communications par télégraphie sans fil, particulièrement sujettes aux perturbations. Ils utilisent pour chaque signe un grand nombre d'impulsions et supposent en conséquence un trajet de transmission qui soit en mesure d'assurer une grande vitesse de transmission té- légraphique.
Or, tel n'est pas le cas dans les lignes de télécommunication normales qui sont calculées suivant les conventions internationales pour une vitesse de transmission télégraphique de cinquante bauds.
Vis-à-vis de ce système, les appareils imprimeurs dits à monogrammes, dans lesquels les lettres sont composées d'éléments d'écriture caractéristiques séparés, présentent 1' avantage qu'il y a moins d'impulsions à transmettre pour chaque signe d'écriture. Ils sont de fabrication bien moins coûteuse que les machines télé-écrivantes normales et c'est pourquoi on prend le parti de supporter l'inconvénient de la plus lente vitesse de transmis- sion télégraphique pour certaines conditions de service déterminées.
On connait déjà des imprimeurs de monogrammes de ce genre. Mais ils présentaient jusqu'à présent le gros inconvénient que pour la composition des signes d'écriture un aimant récepteur particulier, dont 1'armature servait d'organe imprimeur, était nécessaire pour chaque élément de signe d'écriture.
Conformément à la présente invention, ces inconvénients sont évités et une importante simplification d'ap-
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pareils de ce genre doit être obtenue en disposant les élé- ments de signes d'écriture nécessaires à la composition des signes d'écriture sur la périphérie d'une roue à types ou caractères commandée synchroniquement avec le transmetteur, les éléments d'écriture nécessaires dans chaque cas pour former le signe désiré étant ainsi imprimés successivement dans le même champ de signes lors de la rotation de la roue à caractères.
L'impression des divers éléments d'écriture est effectuée par un marteau imprimeur, qui est commandé par une roue à cames tournant synchroniquement avec la roue à caractères, par l'intermédiaire d'organes interposés, en dépendance des impulsions.du signe reçu, Les organes intermédiaires commandant le marteau imprimeur sont actionnés par une roue à cames pendant le temps voulu pour la réception d'un signe d'écriture d'une façon correspondant au nombre des divers éléments de signes d'écriture placés sur la roue à caractères. Il est par exemple possible de composer toutes les lettres et tous les chiffres seulement avec quatorze éléments d'écriture.
L'organe intermédiaire actionnant le marteau imprimeur est commandé par l'armature de l'aimant récepteur, dans chaque cas suivant que cet aimant est ou non excité,en vue de la sélection des divers éléments d'écriture. Il est particulièrement avantageux de monter l'aimant récepteur en service à circuit fermé ou à courant de repos, de façon que lemarteau imprimeur ne soit actionné que lors de la chute de l'armature. Les surfaces venant en prise entre elles de la pièce intermédiaire et du marteau imprimeur reçoivent une 'forme en coin telle qu'une très courte durée de balayage ou de touche suffit pour la sélection d'un élément d'écriture.
Conformément à une autre caractéristique de l'invention, le récepteur travaille avec le transmetteur en service start-stop, l'impression d'un signe d'écriture se fai- sant dans l'intervalle d'un tour de la roue à caractères. La roue à caractères est mise en rotation par une impulsion de
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démarrage, après quoi un marteau imprimeur est projeté à chaque élément d'écriture nécessaire à la constitution du signe à imprimer contre la bande de papier guidée entre le marteau imprimeur et la roue à caractères. La roue à cames assurant la commande du marteau imprimeur est également dé- clenchée par l'impulsion de démarrage et est arrêtée après qu'un tour est terminé avec la roue à caractères par une impulsion d'arrêt.
La commande indirecte du marteau imprimeur rend possible d'assurer le fonctionnement avec de faibles forces magnétiques du système d'aimant récepteur; il est également possible de travailler avec une sûreté suffisante malgré les déformations d'impulsions sur la ligne.
Les figures 1 à 3 du dessin annexé représentent schématiquement deux exemples de réalisation de l'invention.
La roue à caractères 1, qui est représentée en développement dans la fig. 1, porte les éléments d'écriture nécessaires pour la composition de tous les signes d'écritu- re. Dans le cas présent, on a représenté une forme de réalisation dans laquelle quatorze éléments d'écriture e1 à e14 seulement sont nécessaires pour la composition de tous les signes d'écriture (lettres et chiffres).
Le dispositif de transmission pour des récepteurs télégraphiques de ce genre est constitué essentiellement par des disques à cames séparés 2, qui émettent les séries d'impulsions nécessaires pour la sélection des divers éléments d'écriture. Le disque à cames transmetteur 2 transmet . tout d'abord, lorsqu'on utilise un système de synchronisation start-stop, après le commencement de la rotation, par ouverture du contact 3, une impulsion de démarrage, ce qui déclanche la roue à caractères 1 et la roue à cames 4 pour un tour sur le côté récepteur. Les dispositifs servant au déclanchement de la roue à caractères 1 et de la roue à cames 4 ne sont pas représentés en détail sur le dessin.
L'organe intermédiaire 7 est animé d'un mouvement de montée et de descente par la roue à cames 4 au moyen du
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levier 9 et parvient en prise avec le marteau imprimeur 8 dans chaque cas suivant que l'armature 6 est attirée ou non, de sorte que ce marteau imprimeur frappe la bande de papier 9 contre la roue à caractères 1 et imprime l'élément d'écriture se trouvant à chaque fois devant le marteau imprimeur.
Dans le montage à courant de repos ou en circuit fermé représenté dans le dessin pour l'aimant récepteur 5, le marteau imprimeur n'est actionné par l'organe intermédiaire 7 et frappé contre la bande de papier 9 que lors de la réception d'impulsions sans courant, Lors d'impulsions de coupure (éléments de signaux), 1' armature 6 de ltaimant récepteur 5 reste attirée et la pièce intermédiaire 7 passe devant l'extrémité inférieure du marteau imprimeur lors du soulèvement du levier 9, de sorte qu'aucune impression d'un élément d'écriture n'est effectuée.
La roue à cames 4 comporte le même nombre de cames qu'il y a d'éléments d'écriture; dans le cas présent par consé- quent quatorze cames, Les divers disques à cames du transmetteur sont également subdivisés de façon correspondante.
Dans le présent exemple, pour l'émission et la réception de la lettre E, le disque à cames 2, comme on l'a déjà mentionné ci-dessus, après émission de l'impulsion de démarrage, ferme tout d'abord par les cames s1 à S3 le contact 3 et excite ainsi l'aimant récepteur 5, de sorte que le marteau Imprimeur 8, étant donné que l'armature 7 est attirée, ne peut pas être actionné. C'est seulement lorsque la partie s4 du disque à cames 2 ouvre le contact 3 et que l'armature 6 tombe que le marteau imprimeur est poussé par les pièces 7 et 9 contre la roue à caractères et effectue ainsi l'impression de l'élément d'écriture e4, de sorte que le trait horizontal supérieur de la lettre E est imprimé.
Par les parties s6, s11 et s14 du disque à cames 2, les éléments d'écriture e6,e11 et e14 sont ensuite imprimés sur le même champ de signe sur la.bande de papier 9, de sorte qu'au cours'dtun tour de la roue à caractères et du disque à cames 2 au transmetteur la lettre E est imprimé e. La bande do
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ensuite avancée dtun espacement de lettre.
La fig. 3 représente un autre exemple de réalisation fonctionnant essentiellement par voie électrique.
L'aimant récepteur 10 actionne à la cadence des signes reçus le contact 11, par lequel la tension de la batterie 12 est connectée au contact 13. Au moyen du disque à cames 14, le contact 13 est fermé conformément au nombre des divers éléments d'écriture et, dans chaque cas, suivant qu'à ce moment la tension de la batterie 12 est raccordée par le contact 11, il se produit une excitation de l'aimant imprimeur 15 et ainsi, par la frappe du marteau im- primeur 16 l'impression d'un élément d'écriture.
Le disque à cames 14 est constitué de telle manière que le contact 13 n'est fermé que pendant un court instant, qui correspond au milieu des impulsions reçues. 'Un condensateur 17 est monté en parallèle sur l'aimant imprimeur 15, afin que le marteau imprimeur 16 soit actionné avec une sûreté suffisante également lors des courtes impulsions.