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MÉMOIRE DESCRIPTIF
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE
DE BREVET D'INVENTION Potence de guidon de bicyclette
Les potences de guidons de bicyclettes sont ordinairement faites en fer nickelé ou chromé, par assemblage de tronçons de tube soudés. Cette fabrication exige un travail très soigné pour la soudure et le parachèvement des potences, celles-ci sont lourdes en raison de l'épaisseur de paroi du tube requise pour la solidité et, d'autre part, le nickelage ou chromage appliqué sur le fer résiste mal à l'oxydation.
En vue de remédier à ces inconvénients et aussi pour assortir les potences aux guidons inoxydables en alliage léger qui remplacent avantageusement les guidons en fer usuels, on a fait l'essai de potences coulées en alliage léger inoxydable.
Mais la résistance à la rupture des pièces fabriquées en ce genre d'alliage, suffisante pour un guidon qui n'est pas exposé à degrands efforts de rupture, est beaucoup trop faible
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en soi lorsqu'il s'agit d'une potence de guidon qui subit en porte-à-faux tous les chocs de la route.
Suivant la présente invention, on utilise également pour fabriquer la potence un alliage léger, de préférence inoxydable, mais on lui confère la résistance requise en l'armant d'une âme en fer sur laquelle on coule l'alliage d'aluminium ou autre qui, par suite du retrait au refroidissement de la pièce, adhère intimement à l'âme et fait corps avec elle.
Le dessin annexé montre à titre d'exemple comment l'invention peut être réalisée :
Fig. 1 est une vue en élévation de l'âme destinée à armer la potence, et
Fig. 2 est une coupe longitudinale de la potence achevée.
L'âme 1 est constituée de deux tronçons de tube de fer ou acier léger, ayant une épaisseur de paroi de quelques dixièmes de millimètres par exemple, et un diamètre plus faible que celui de la pièce finie. Les tronçons de tube sont assemblés en sifflet par une soudure 2 qui peut être tout-à-fait rudimentaire, de même que la soudure 3 fixant la bague 4 et les soudures 5 attachant à celle-ci les pattes 6. Ces pattes 6 peuvent aussi être d'une pièce avec la bague 4 si celle-ci est fendue et ses bords repliés pour former les pattes, mais il est plus avantageux que les pattes soient rapportées sur la bague fermée et qu'elle soit fendue ensuite de manière à présenter des bords saillants constitués par les moitiés de la partie 7 comprise entre les pattes.
L'âme ainsi établie est centrée dans un moule à la forme de la potence et on coule autour d'elle l'alliage léger, à une épaisseur appropriée. L'enveloppe d'alliage léger, désignée par 8 sur la fig. 2, gaine l'âme 1 si étroitement qu'elle fait corps avec elle.
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Les points de la pièce qui ont à supporter les plus grands efforts, comme l'endroit de la soudure 2 et les pattes 6, peuvent être renforcés par des surépaisseurs locales 9 et 10 de l'alliage èoulé. Les pattes 6 sont en,outre noyées dans l'alliage, dont la partie comprise entre elles est fendue comme la partie 7 de la bague 4, pour ouvrir celle-ci et séparer les pattes.
Il est clair que le moulage permet de donner aisément à la potence tout aspect décoratif voulu et de faire d'une pièce avec elle, par exemple, la buselure 11 qui est ordinairement rapportée, ou tout autre élément décoratif ou utilitaire.
Des essais ont montré que la potence en alliage léger armée conformément à l'invention, possède une résistance à la rupture supérieure à celle des potences usuelles en fer, tout en étant plus légère que ces dernières, moins coûteuse à fabriquer et, avantage considérable, parfaitement inoxydable. !
Bien entendu,l'invention n'est pas limitée à la forme de potence usuelle ni aux détails d'exécution donnés à titre d'exemple et on ne sortirait pas de son cadre en y apportant des modifications.
REVENDICATIONS
1.- Potence de guidon de bicyclette, caractérisée en ce qu'elle est faite d'une âme en fer ou autre métal d'arma.ture, recouverte par coulée d'alliage léger.