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" Procédé d'impression de matières textiles ".
Il est connu d'utiliser dans l'Impression au moyen de colorants de cuve les sels solubles dans l'eau d'éthers-sels acides d'acides minéraux polybasiques. En procédant de cette manière, on obtient des impressions dont l'égalité est supérieure à celle des impressions qui peuvent être obtenues sans l'application des agents d'humeotation et de pénétration mentionnés ci-dessus.
Or, la Demanderesse a trouvé qu'en utilisant des colo- rants appropriés, tels que les colorants de cuve, les colorants acides pour laine, les colorants substantifs, les colorants au chrome etc..., on obtient des résultats d'impression excellents sur des matières textiles naturelles ou artificielles d'origine
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animale ou végétale, si l'on additionne les colorants ou les pâtes d'impression finies, d'éthers-sels neutres de l'acide phosphorique qui sont difficilement solubles ou insolubles dans l'eau.
C'est avant tout quand il s'agit d'imprimer des tissus de rayonne, tels que le orêpe viscose, le taffetas fabriqué à partir de rayonne cupro-ammoniacale, les tissus obtenus à partir de sohappe artificielle, que les avantages du procédé selon la présente invention se remarquent particulièrement. En imprimant ces matières on rencontre des difficultés qui s'expliquent par le fait qu'il faut imprimer dans une imprimeuse sous une forte tension, les tissus de rayonne, assez durs et d'un faible pouvoir d'humeotation en eux-mêmes, en particulier les tissus crêpe, de manière que pendant le passage de la matière, les dessins des rouleaux d'encrage particuliers s'impriment toujours sur elle en se raccordant exactement les uns avec les autres.
En introduisant la matière dans 1'imprimeuse, il faut la tendre d'une manière si forte qu'elle est incapable de s'étirer encore pendant l'impression proprement dite par suite de la pression des rouleaux d'encrage ou par suite d'autres tensions qui l'in- fluenoent. Tandis qu'on obtient, sans additions ou en utilisant les additions connues, des impressions irrégulières et inégales, l'addition d'éthers-sels neutres de l'acide phosphorique fournit des impressions extrêmement régulières.
A titre d'éthers-sels neutres de l'acide phosphorique insolubles ou difficilement solubles dans l'eau, on cite par exemple les suivants : le tributyle-phosphate, le triisobutylephosphate, le triphényle-phosphate, le triorésyle-phosphate.
On peut se servir aussi d'éthers-sels neutres qui contiennent différents radicaux alcooliques.
Dans le procédé de la présente invention on peut faire appel aux colorants de cuve pour autant qu'on imprime des matières textiles stables à l'égard de pâtes d'impression alcalines.
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Peuvent trouver application les colorants de cuve anthrauqinoides et indigoides tels qu'on les a cités à la page 7 du brevet anglais N 439.114 en date du 26 mai 1933 au nom de National Aniline8Chemical Company Ino. New York. on peut aussi utiliser les colorants sur mordants; pour l'impression sur fibres animales, telles que la laine et la soie, mais aussi sur la échappe artificielle animalisée, les colorants acides pour laine et les colorants au ohrome ainsi que les colorants substantifs oonviennent tout particulièrement.
En imprimant de la mousseline de laine on parvient par addition des éthers-ses insolubles précités à un pouvoir d' humectation essentiellement amélioré et à une impression parfaite des dessins délicats. Sur des tissus de soie qu'on ne peut humecter qu'avec difficulté et sur lesquels l'impression tend à être inégale, on obtient des impressions plus régulières aveo les colorants aoides pour laine usuels et aveo les colorants substantifs.
On peut ajouter les éthers-sels neutres de l'acide phosphorique aux colorants ou aux pâtes colorantes et les préparations colorantes ainsi obtenues sont susceptibles d'être appliquées pour la préparation de pâtes d'impression. Il est oependant aussi possible d'ajouter les agents d'addition quand on prépare les pâtes d'impression. Abstraction faite des étherssels neutres de l'acide phosphorique qu'on vient de citer, on peut encore additionner les préparations colorantes ou les pâtes d'impression de composés hydrotropiques à titre d'humectants et d'agents de dispersion. En outre, on se sert dans la fabrication des pâtes d'impression des épaississants usuels, le cas échéant aussi de colloïdes protecteurs et d'agents de réduction.
Le présent procédé se prête à l'impression des textiles en général, il est particulièrement approprié à l'impression
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à la maohine .
EXEMPLE 1 :
On imprime un tissu en orêpe de visoose très tendu à l' aide d'une pâte d'impression préparée à partir de 100 grammes de 4.5.7.4'.5'.7' -hexabromo-indigo, de 500 grammes d'un épaississant à base d'amidon de blé et de British-gum, de 40 grammes de triisobutyle-phosphate, de 100 grammes de carbonate de potasse et de 70 grammes de sodium sulfoxylate de formaldéhyde.
On sèche l'impression, on la vaporise pendant 5 minutes au moyen de vapeur humide exempte d'air, on l'oxyde, on la rinoe et on la savonne à l'ébullition. On obtient une impression égale bleuclair qui pénètre le tissu très bien. Sans l'addition de triisobutyle-phosphate, on obtient une impression tout à fait inégale, d'apparence mouchetée et qui ne pénètre pas la matière.
EXEMPLE 2 :
Pour l'impression telle qu'elle est indiquée dans l'exem-
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ple 1, on utilise 60 grammes de 4.41-diméthyle-6.61-diohloro- 2.&'-bis-%hionaph%éne-indigo. On obtient une impression rose, tout à fait égale et qui pénètre bien le tissu. Sans addition de triisobutyle-phosphate on obtient une impression d'apparence irrégulière et qui n'est presque pas visible à l'envers du tissu.
EXEMPLE 3 :
Pour l'impression telle qu'elle est indiquée dans l'exemple 1, on se sert de 100 grammes de 4.5.7.4'.5'.7' -hexabromoindigo, avec la différence qu'on utilise du tributyle-phosphate au lieu du tri-isobutyle-phosphate. Le résultat qu'on obtient correspond à celui de l'exemple 1. Si l'on ajoute du triphénylephosphate ou du triorésyle-phosphate, on obtient un effet similaire.
Des résultats similaires s'obtiennent, si l'on utilise 100 grammes de 5.7.5'.7' -tétrabromo-indigo, 60 grammes de bleu
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Indanthren oxydé ( Schultz, FarbstoffTabellen, 7ème édition, N 1232 ), 60 grammes de diméthoxydéhydro-dibenzanthrone (Schultz Farbstoff Tabellen, 7ème édition, N 1269 Impression verte ), 60 grammes de bromodiméthoxydéhydro-dibenzanthrone ( Schultz, Farbstoff-Tabellen, 7ème édition, N 1269, impression verte ) et 100 grammes du colorant répondant à la formule suivante :
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obtenu selon le brevet français N 434.831 en date du 25 septembre 1911 au nom de Badische Anilin und SQdatabrik ( impression vert-bleu ).
EXEMPLE 4 :
On empâte 100 grammes du colorant répondant à la formule suivante :
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avec 500 grammes d'un épaississant à base de British-gum, 40 grammes de triisobutyle-phosphate et les quantités usuelles d' alcool, de carbonate de potasse et de sulfoxylate de formaldéhyde ; à l'aide de cette pâte on imprime le crêpe mat à la visoose, on le vaporise et on l'achève. A rencontre d'une impression qu'on a effectuée sans addition de trisiobutyle-phosphate, on obtient des impressions égales, présentant un pouvoir d'humeotation excellent.
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EXEMPLE 5 : De la manière usuelle, on prépare une pâte à partir de
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60 grammes de 3.31-dichloro-N-dihydro-1.2.11.2l.-anthraquinon- azine ( Sohultz, Farbstoff-Tabellen, 7ème édition, ? 1234 ) avec du carbonate de potasse, du sulfoxylate de formaldéhyde, de la glycérine, 40 grammes de tri-isobutyle-phosphate et un épaississant; au moyen de cette pâte on imprime un tissu maté, fabriqué à partir de rayonne cupro-ammoniaoale, on le vaporise et on l'achève. On obtient une impression bleu-olair, beauooup plus égale que l'impression qui s'obtient sans l'addition de triisobutyle-phosphate.
EXEMPLE 6 :
On empâte, de la manière usuelle, 60 grammes de pyranthrone ( Sohultz, Farbstoff -Tabellen, 7ème édition, N 1245 ) avec addition de carbonate de potasse, de sulfoxylate de formaldéhyde et de 40 grammes de triisobutyle-phosphate; à l'aide de cette pâte on imprime le taffetas de visoose, on le vaporise et on l'achève. On obtient des impressions plus égales que celles fabriquées sans l'addition de triisobutyle-phosphate.
EXEMPLE 7 :
On empâte 100 grammes d'un oolorant répondant à la formule suivante :
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en y ajoutant du carbonate de potasse, du sulfoxylate de formaldéhyde et 40 grammes de tri-isobutyle-phosphate; on imprime un tissu à l'aide de cette pâte on le vaporise et on l'achève de la manière usuelle. On obtient une impression égale, tandis que sans l'addition de triisobutyle-phosphate on obtient des impres-
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sions inégales et Irrégulières.
EXEMPLE 8 : On empâte 30 grammes du colorant azoïque obtenu par les
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réactions suivantes : 4-n.tro-2-sulfo-4'-.amiriod,,hâlya.ne-. acide de Clev4-hydro-4 t .méthyldiphényl,e-st"fone avec de la glycérine, de British-gum, de l'oxalate d'ammonium et de 40 grammes de trüsobuty7,aphosphate; à l'aide detoettte pte on imprime de la laine chlorée, on la vaporise et on la rince.
De cette manière, on obtient une impression brune plus pleine et qui, au cas de dessins délicats les rend mieux que l'impres-
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sion qu'on réalise sans faire appel au triisobutyle-phosphate.
EXEMPLE 9 :
On imprime un crêpe de rayonne très tendu, à l'aide d'une pâte d'impression qui contient 30 grammes du colorant sur mor-
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dant N 994 ( Sohuitz, 9arbs%off-Tabellen, 7ème édition ) 500 grammes d'épaississant à base d'amidon de blé et de gomme adragante, 30 grammes d'éthylène-thiodiglycol, de l'acide acétique, de l'acétate de chrome à 20 Bé et 30 grammes de triisobutylephosphate. On sèche la matière imprimée, on la vaporise pendant une heure sans application de pression, on la rince et on la savonne.
On obtient une impression plus égale que oelle qu'on a effectuée sans l'addition de triisobutyle-phosphate. On obtient une impression également améliorée, si l'on se sert du
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colorant ? 841 ( Schultz, Farbstoff-Tabellen, 7'ma édition ) ou du colorant N 1183 l.c., ou bien si l'on utilise le colorant obtenu par condensation de la 3-oarboxy-4-hydroxy-benzal- déhyde avec l'acide o-orésotique et par oxydation du corps leuoo obtenu.
EXEMPLE 10 :
On empâte 100 grammes du colorant répondant à la formule suivante :
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avec 500 grammes d'un épaississant à base de Britis-gum, 40 grammes de tricrésyle-phosphate, de l'alcool, du carbonate de potasse et du sultoxylate de formaldéhyde, utilisés en quantités usuelles ; au moyen de cette pâte, on imprime du crêpe à la visoose, on le vaporise et on l'achève. A rencontre de l'impression effectuée sans l'addition de triorésyle-phosphate, on obtient des impressions égales et lisses.
EXEMPLE 11 :
On empâte 100 grammes de 4.4'-diméthyle-6.6'-diohloro-
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2,21-bis-thionaphtène-indigo avec 500 grammes d'épaississant à base de Britis-gum, de 40 grammes de triphényle-phosphate et des quantités usuelles d'alcool, de carbonate de potasse et de sulfoxylate de formaldéhyde et on imprime le crêpe mat à l'aide de cette pâte. Ayant achevé la matière, on obtient des impressions lisses d'une nuanoe rose.