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Procédé pour l'évacuation des tubes électroniques.
Il appartient au domaine connu d'évacuer les tubes électro- niques en les plaçant un à un dans un récipient relié à une pompe et en scellant, après l'évacuation, une ouverture, encore existan- te du tube, par un lut fusible, par de l'émail ou par une substan- ce analogue. Dans les dispositifs connus, cette ouverture consis- tait soit en un endroit non étanche entre l'ampoule et le pied du tube qu'on soudait simultanément ensemble, soit en un petit trou ou en un grand nombre de petits trous où on laissait couler le lut qui, jusqu'alors, recouvrait ce trou ou ces trous sans assu- rer l'étanchéité.
Tous ces dispositifs présentent l'inconvénient que la résistance à vaincre par 1'air en s'échappant du tube est très élevée, de sorte que l'opération d'évacuation dure longtemps, A basse pression en effet, la résistance de l'air obéit à la loi de Poiseuille et ne croit pas seulement en fonction de la lon-
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gueur du trajet rétréci, mais aussi, pour une section déterminée, en fonction du périmètre de cette section, Par conséquent l'ou- verture la plus favorable est une ouverture ronde qui, évidemment ne peut pas être rétrécie,
L'objet de la présente invention est un procédé et des dis- positifs pour l'évacuation de tubes selon lequel le tube se trou- ve dans un grand récipient relié à la pompe et présente une ouver- ture qui, après l'évacuation,
est fermée à l'aide d'un lut fondu ou d'une matière analogue, l'ouverture présentant une faible ré- sistance à l'écoulement du fait que son périmètre est aussi petit que possible par rapport à sa section et que, pendant l'action de 'la pompe, elle reste essentiellement libre,
Les dessins annexés représentent à titre d'exemples quelques modes d'exécution de l'invention, Sur les Figs. 1 à 3 de ces des- sins, on a désigné pa,r 10 une partie de paroi, de l'ampoule ou du pied du tube, présentant une ouverture 11, représentée à grande échelle, qui sert au passage de l'air pendant l'évacuation. Comme on le voit en 13 sur la Fig. 1 le bord de l'ouverture peut, du côté qu'on refermera ensuite, présenter un revêtement de lut ou d'une autre matière qui y adhère bien.
Ce bord, dans cette figure est plat, tout comme le disque de fermeture 15, qui est pourvu du revêtement de lutage 14. Sur la Fig. 2, le bord de la paroi 10 est étiré vers l'avant et le disque 17 affecte la forme d'une cu- vette remplie de lut 16, Selon la Fig. 3, le bord présente une rainure 25 pleine de lut et le disque 17 a la forme d'une cuvette renversée.
Dans tous les cas, pendant l'évacuation, on chauffe le récipient tout entier et on presse enfin le disque à l'endroit convenable sur la paroi du tube ou inversément le tube sur le disque et on laisse ensuite se refroidir les deux pièces qui a- vaient été préalablement chauffées au-dessus du point de fusion du lut. @
Le dispositif selon les Fig. 4 et 5 est plus simple, mais
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il n'est pas applicable à des trous aussi grands, Il convient que le trou 11 soit conique ; le ferme par du lut 18 tout préparé, au-dessus du trou, sous la forme d'un anneau (Fig. 4) ou d'une bille (Fig.5) qui fait goutte. Afin que le lut adhère mieux, on peut pourvoir l'extrémité inférieure du trou, en 20, d'un revête- ment approprié, comme on l'a décrit plus haut.
On peut effectuer le rapprochement du tube et du disque de fermeture, à. l'intérieur du récipient, à la façon connue, par des moyens mécaniques ou des moyens électro-magnétiques. Le disposi- tif représenté par la Fig. 6 est très simple. On a désigné par 21 le tube placé, le pied en l'air, dans le récipient non représen- té. sur les broches 22 de ce tube est placé un calibre portant en son milieu un tube dans lequel peut glisser une tige 23 soudée au disque de fermeture 15.
Dans sa position supérieure, cette ti- ge est collée, par exemple à l'aide d'un lut fondant à une tempé- rature un peu plus élevée que celle qu'on applique pour la ferme- ture, Lorsque cette température plus élevée est atteinte, le dis- que 15 glisse vers le bas et ferme le trou'il, dont le bord est préparé d'avance à la façon décrite plus haut, On enlève ensuite la tige 23 par cisaillement. Lorsque le tube est constitué par un matériau non conducteur, on peut, pendant l'évacuation, chauf- fer au rouge,, la façon connue, ses éléments intérieurs à l'aide d'une bobine haute fréquence 24 disposée autour du tube.
Il ne serait pas économique d'évacuer un seul tube dans cha- que récipient. q'est pourquoi, conformément à l'invention, on emploie un grand récipient dans lequel on peut procéder simulta- nément à l'évacuation d'un certain nombre de tubes,de 10 à 50 tubes par exemple.
Sur la Fig. 7, on a désigné par 30 un tel récipient, en fer ou en un autre matériau approprié, qui est relié en 31 à la pompe à air et sur le fond 32 duquel (qu'on adapte par exemple au moyen d'une fermeture , baïonnette) on peut placer, à la façon indiquée
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sur la Fig. 6, les tubes (non représentés) en un ou plusieurs étages. On ferme le récipient 30 au moyen d'une plaque 33 qui en forme le fond et qui présente à sa face supérieure une rainure 34 remplie de lut. Avant de commencer l'évacuation, on fond le lut à l'aide d'un enroulement de chauffage 35 et on soulève la plaque 33 jusqu'à ce que le bord inférieur du récipient 30 plonge dans la rainure contenant le lut. On coupe alors le chauffage et on con- duit de l'eau par le tube réfrigérant 36.
Pour ce motif, on peut employer un lut à point de fusion relativement bas. On peut pour- suivre le refroidissement dans le cas où. le récipient 30 est chau fé pendant l'évacuation. L'application du getter peut alors avoir lieu dans chaque tube individuel ou, ce qui est plus simple, en un ou plusieurs endroits du récipient 30 et, dans ce dernier cas, de préférence plus lentement qu'il n'est d'usage.
La Fig. 8 représente un autre dispositif,. Ici, les tubes 21 sont suspendus dans des trous d'un plateau 40, monté sur l'axe 41, qui tourne cran par cran de manière qu'il y ait toujours un tube au poste de travail, qui se trouve par devant. Dans ce dispositif, . lorsque le récipient est en métal, on peut prévoir un regard à glace en verre. On chauffe ici les tubes l'un après l'autre, par une bobine à haute fréquence 24 et on les ferme ainsi également, par exemple . la façon indiquée sur la Fig. 5. Il est évident que le chauffage, la fermeture, etc.., peuvent aussi avoir lieu d'une autre façon, par exemple à l'aide d'organes de chauffage placés à l'intérieur du récipient 30.
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