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Dispositif d'étalonnage automatique pour tireuse ciné- matographique et tireuse continue.
L'étalonnage des films cinématographiques est une opération longue et délicate.
Longue, parce que, dans un film de 2500 mètres, il y a en moyenne 500 clichés différents qu'il faut d'a- bord examiner un par un pour déterminer la lumière à em- ployer pour chacun, encocher et établir ensuite la liste de succession des différentes lumières choisies.
Délicate, car ce travail méticuleux, dont dépend l'obtention d'un tirage positif correct, ne peut être con- fié qu'à des spécialistes longs à former et recevant des salaires assez élevés.
De plus, les différents organes mécaniques et électri ques constituant le variateur de lumière d'une tireuse sont complexes et sujets à se dérégler ;enfin complexi-
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té entraîne un prix d'achat fort élevé.
Au cours du tirage d'un film étalonné, pour passer d'un cliché au cliché suivant et, par conséquent, pour actionner le variateur qui établira, pour ce cliché suivant, la lumière choisie par l'étalonneur, il est nécessaire de faire des encoches sur le côté du film négatif. Ces enco- ches ne sont pas obligatoirement au même endroit pour cha- cun des variateurs employés ; sont souvent, soit de dimensions différentes, soit à des emplacements qui ne sont pas forcément les mêmes pour tous les variateurs.
Lorsqu'un négatif est passé ainsi dans plu- sieurs laboratoires, il devient impossible de le tirer d'une façon convenable et l'on est obligé de reboucher toutes les encoches existantes, ce qui constitue un travail/Long et dispendieux.
L'étalonnage proprement dit se fait de deux façons: la première consiste à exposer, dans une machine spéciale appelée étalonneùse, quelques images de chaque cliché tirées à des poses différentes correspondant aux lumières de la tireuse; ces images, développées sur film positif, permettent de fixer d'une façon sûre la lumière à employer.
La seconde consiste à comparer visuellement le négatif à tirer avec d'autres négatifs de référence placés sur une boîte à lumière, négatifs de référence ayant été choisis une fois pour toutes comme donnant un positif cor- rect à la lumière à laquelle ils correspondent.
Dans le premier cas, le. procédé est assez sûr et donne de bons résultats, mais il est assez long et coû- teux par suite du film positif employé, il a dû être abandon- né dans les laboratoires industriels, surtout depuis que le montage cinématographique emploie des clichés très courts et, par conséquent, très nombreux.
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Le deuxième procédé est à peu près partout le seul employé, Mais il exige des spécialistes rompus à leur métier, qui sont rares et très largement rétribués.
La présente invention a pour objet un disposi- tif d'étalonnage automatique pour tireuse cinématographique qui permet d'éviter ces inconvénients.
Ce dispositif comporte un ensemble optique formant sur le film un spot lumineux fin dirigé dans le sens de la largeur du film et des organes photo-électriques sen- sibles à la lumière issue de ce spot et traversant le film.
Ces organes peuvent comporter une cellule photo-électrique recevant à travers le film la lumière issue du spot, un tube thermo-ionique dont la grille de commande est influencée par le courant engendré par la cellule, enfin un dispositif enregistreur monté dans le circuit-plaque de ce tube et en- registrant les variations du courant-plaque du tube qui corres- pondent ainsi aux variations de transparence du film.
Ce dispositif peut être modifié en supprimant l'enregistrement et en faisant réagir le courant-plaque du tube thermo-ionique sur l'excitation de la lampe de l'ensemble optique ou sur un dispositif d'occultation ou de variation de la lumière de la lampe de manière à faire varier automa- tiquement, en fonction de la densité du film, l'intensité lu- mineuse du spot formé. On réalise ainsi une tireuse continue dans laquelle l'intensité de la lumière employée pour le ti- rage , est automatiquement modifiée en fonction de la densité du film.
Un tel appareil permet le tirage à grande vi- tesse.
La complexité mécanique et électrique des variateurs connus ne permet qu'une vitesse limite de tirage pour chaque modèle., Quand le signal de changement de lumière ,est donné par l'encoche du négatif passant sous un palpeur,
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il s'écoule un certain temps avant que la nouvelle lumière soit établie et ce temps est variable selon le type de ma- chine employé. Or pendant ce temps, le film défile et il est nécessaire que le nombre d'images impressionnées alors que la lumière n'est pas établie soit aussi faible que pos- sible. Plus la vitesse de tirage est grande, plus ce nombre d'images mauvaises est élevé et, dès qu'il dépasse trois ou quatre, le résultat s'en fait sentir à la projection.
Pratiquement, pour établir le temps de pose moyen nécessité pour le tirage d'une image photographique quelconque il faudrait explorer la totalité de cette image de façon à déterminer la densité maximum et la densité minimum, c'est-à-dire l'intervalle des densités à reproduire correctement.
Connaissant ensuite la courbe caractéristique de l'émission positive employée, on pourrait en déduire le temps de pose moyen nécessaire, pour obtenir une reproduction correcte.
Pour obtenir une reproduction correcte d'un négatif, il est surtout utile de connaître le temps de pose à employer, qui permettra de traduire sur le positif des détails qui dans les grandes lumières, varient d'au moins
10% sur le négatif, l'intervalle des détails visibles dans les ombres pouvant atteindre jusqu'à 50% sans que pour cela l'examen ne donne plus une impression de réalité.
Il s'agit donc surtout, dans une question d'étalonnage de connaître la valeur d'exposition à employer pour que, dans les grandes densités du négatif, un détail va- riant de 10% soit impressionné sur le positif obtenu.
L'exploration du positif conformément à l'in- vention par un spot assez fin est à cet égard s uffisante.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera
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bien comprendre de quelle manière l'invention peut être ré- alisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de celle-ci.
La fige 1 représente schématiquement l'ensemble d'un dispositif d'étalonnage enregistreur, conforme à l'in- -vention.
La fig. 2 est une vue schématique d'une tireuse continue.
L'appareil représenté sur la fig. 1 comporte un en- semble optique formé par une lampe électrique 1 à fila- ment rectiligne ou encore un tube lumineux ou luminescent, et par une lentille cylindrique 2 de position et de carac- téristiques optiques convenables pour donner à la surface du film négatif 3 qui se déplace de façon continue dans le sens de la flèche f , une image nette et homogène de la lam- pe. Cette image sera constituée par un trait lumineux mince a b occupant toute la largeur du film et perpendiculaire à l'axe longitudinal de celui-ci. De l'autre côté du film est placée une cellule photo-électrique 4 à couche d'arrêt et de forme allongée(cellule fer-sélénium par exemple) qui re- çoit la lumière du spot transmise à travers la région du négatif examiné.
Le courant continu émis par cette cellule est proportionnel à la lumière reçue si l'on se place dans certaines conditions d'illumination requises par le type/de cellule employé (partie rectiligne de la caractéristique).
Ce courant est envoyé dans une résistance c d dont la ve- leur, pour que la cellule fonctionne dans les meilleures conditions, doit être égale à la résistance interne de cel- le-ci. Ce courant crée le long de cette résistance des dif- férences de potentiel qui varient par conséquent proportion- ellement à son intensité.
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L'extrémité négative d de cette résistance est connectée à la grille de commande 5 d'un tube de puissance 6 dans le circuit plaque de laquelle se trouve intercalée la bobine mobile 7 d'un haut-parleur électro-dynamique 8. La membrane de ce haut-parleur électro-dynamique est supprimée et la bobine mobile communique son mouvement à un levier
9 oscillant en 10 et portant un style inscripteur 11 dont la pointe traçante vient indiquer sur une bande de papier
12 la valeur du courant amplifié par la lampe 6, courant proportionnel au courant primaire envoyé par la cellule.
Un dispositif mécanique, qui n'a pas été représenté, assure le déplacement de la bande de papier 12 dans le sens f1 en synchronisme avec le déplacement du film 3; cette bande de papier peut être graduée en densités du film et la simple consultation du graphique permet d'apprécier la densité maximum des grandes lumières du négatif qui régle - ra par conséquent le temps de pose à employer lors du ti- rage.
Dans la fig. 2, le dispositif enregistreur est sup- primé et le courant engendré dans le circuit-plaque de la lampe 6 est utilisé pour l'excitation de la lampe élec- trique 1 qui sert à l'illumination de la cellule. Cette lampe est une lampe à décharge, à vapeur de mercure par exemple et en quartz pour permettre l'utilisation de l'ul- tra-violet, lampe qui pratiquement n'a pas d'inertie et sui vra par conséquent les variations qui lui seront imposées par le courant débité par la cellule.
Cette disposition permet de réaliser une tireuse automatique. On fera défiler devant la lentille 2, non le négatif seul, comme dans le premier mode de réalisation, mais le négatif et. le positif de tirage superposés, la lu- mière du spot a b étant alors transmise à la cellule 4 à travers l'ensemble des deux films.
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On conçoit que l'intensité lumineuse d'exposition sera automatiquement corrigée à tout instant, selon la den- sité du film négatif.
La lampe à décharge pourra être remplacée par une lampe à filament rectiligne, mais dans ce cas cette lampe sera alimentée à tension constante par une source convena- ble, indépendante du tube 6 et le courant plaque de ce tube agira sur un dispositif de commande de la largeur d'une fente, intercalée entre la lampe 1 et la lentille 2. Le dispositif de commande pourra être constitué par exemple par la bobine mobile d'un haut-parleur électro-dynamique , montée dans le circuit-plaque de la lampe 6, comme il a été dit en re- gard de la fig. 1. La variation de la largeur de cette fente ainsi commandée par la cellule réglera l'intensité du spot en fonction de la densité du film négatif.
Le haut-parleur électro-dynamique ordinaire sans membrane pouvant facilement supporter 9 à 10.000 périodes seco, de, les variations de densité du négatif traduites par la cellule photo-électrique seront suivies d'une façon satis- faisante.
Dans une tireuse réalisée selon le principe ci- dessus, il est évident qu'il y aura lieu de fixer une base d'intensité lumineuse , c'est-à-dire l'intensité minimum à employer pour un négatif de densité zéro. Cette base doit être variable selon l'émulsion positive employée.On peut obtenir ce résulta en intercalant en série avec la résistance sur laquelle débite la cellule une résistance variable des polarisation 13 qui limite la valeur négative maximum à donner à la grille de la lampe , de façon que le courant minimum circulant dans la plaque ait le niveau vou- lu pour que cette base d'illumination soit obtenue.
Dans une bande cinématographique, il existe d'une .façon assez courant des fondus, soit simples, soit enchaînés
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Il est évident que l'emploi de cette tireuse automatique amènerait ,une rectification du tirage des fondus; elle en détruirait tout l'effet. Pour éviter cela, le film pour- rait porter deux encoches au début et à la fin des fondus qui, à l'aide d'un système, électrique très simple, permet- traient de suspendre l'action de la cellule pendant le dé- filement du fondu, en conservant une pose moyenne ou la po- se qui était établie au moment où la première encoche pas- sait sous le pàlpeur.
REVENDICATIONS.
1 ) Un dispositif d'étalonnage automatique pour tireuse cinématographique caractérisé par un ensemble opti- que formant sur le film un spot lumineux fin dirigé dans le sens de la largeur du film et des organes photo-électriques sensibles à la lumière issue de ce spot et traversant le film.
2 ) Dispositif comme spécifié en 1 caractérisé en ce que l'ensemble optique est constitué par un tube lumineux orienté dans le sens de la largeur du film et par une len- tille cylindrique associée à ce tube et dont la position et le foyer sont convenablement choisis pour produire à la surface du film une fine image de la lampe.
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