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" Procédé de fabrication d'asphalte artificiel."
Il est connu d'obtenir de nouveaux hydrocarbures à pro- priétés caractéristiques à partir des résidus acides du raffinage des huiles minérales au moyen d'acide sulfurique (goudrons acides) en traitant ces goudrons acides dans la mesure de la totalité de l'acide sulfurique qu'ils contiennent à l'état libre et à l'état combiné, à chaud, éventuellement sous pression, par des agents de neutralisation, et le produit organique de réaction ainsi obtenu peut être employé, soit comme tel, soit après avoir été distillé avec ménagement dans le vide, à différents usages techniques.
Lors du raffinage d'huiles minérales au moyen de solvants sélec- tifs, il reste, comme résidu, après la séparation du solvant, un extrait qui peut également être employé, comme tel ou après avoir été distillé avec ménagement dans le vide, de la même ma-
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nière et avec le même résultat. Des procédés d'obtention de ce genre sont décrits par exemple dans le brevet allemand 657.171 et dans le brevet autrichien 151.8C4.
Or, le procédé selon l'invention consiste en ce du'à partir de ces hydrocarbures obtenus par les procédés susdits ou à partir des extraits susmentionnés ou de leurs distillats on fabrique des produits principalement résineux de grande valeur en soumettant ces hydrocarbures à une chloration à chaud. La chloration doit être opérée de façon telle que le courant de chlore coule d'une façon intense, de sorte que la température de la réaction, exothermique,peut s'exercer et doit être réglée de façon telle qu'aussitôt après que l'intro- duction du chlore a commencé il se forme une dense couverture de mousse ou écume. On soumet ensuite le produit de chloration obtenu de cette manière à un nouveau traitement thermique en présence ou en absence d'agents fixant ou éliminant les acides ou le chlore.
Ce traitement thermique peut toutefois aussi être remplacé par une distillation opérée avec ménagement. Dans ce mode de traitement, on tire du produit de réaction organique visqueux (épais) du goudron acide, ou de l'extrait, un produit résineux d'un noir intense et d'un bel éclat, qui est plasti- que à chaud et donne, après le refroidissement, une masse du- re, résistante aux acides et aux lessives, qui possède un degré de dureté qui varie selon les conditions de traitement (point de ramollissement selon Krämer-Sarnow: environ 50-160 et au delà). Ce produit se dissout bien, par exemrle, dans la benzine, le benzène, le trichloréthylène.
Les solutions don- nent, après volatisation du solvant, même sans emploi de sic- catifs, des pellicules séchant rapidement et présentant une bonne capacité de résistance aux influences atmosphériques ainsi qu'à celles des acides et des alcalis. Elles possèdent un très bon pouvoir dispersif, qui est particulièrement pré- ci eux pour la fabrication de dispersions de noir de fumée.
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Les distillats obtenus par les distillations "ménageantes à employer au lieu du traitement thermique donnent des huiles et résines, siccatives et non siccatives, ayant des propriétés diffé- rentes. Ces huiles conviennent en particulier à la dissolution du produit résineux obtenu, parce que cette solution peut ensuite être bouillie dans n'importe quel rapport avec des huiles végétales.
Tant en cas d'emploi de goudron acide qu'en cas d'emploi d'extraits pour la production des masses résineuses conformes à l'invention, la nature de l'huile brute, ou des produits raffinés, ou le système de raffinage ne joue qu'un rôle de second plan.
Lorsque les propriétés du produit fini doivent satisfaire à des exigences particulièrement rigoureuses (élevées), il est à con- seiller de soumettre les produits de réaction organiques provenant du procédé de neutralisation, ou les extraits obtenus par le raf- finage sélectif, à une distillation opérée avec ménagement avant la chloration, et l'on peut opérer la chloration d'une manière particulièrement avantageuse avec les fractions bouillant entre 160 et 380 C sous une pression de 12 mm de mercure.
Les quantités de chlore à employer pour le procédé con- forme à l'invention, ne sont pas invariables et se règlent d'après la nature de la matière première, ainsi que d'après le point de fusion que l'on désire pour le produit fini. La chloration a lieu à des températures comprises entre 80 et 200 C, de préférence entre 150 et 190 C. Le traitement thermique du produit chloré est opéré à des températures supérieures à 120 C, de préférence com- prises entre 220 et 380 C jusqu'à ce que le but visé soit atteint.
Dans la distillation opérée avec ménagement, qui peut remplacer ce traitement thermique, on ne peut pas dépasser les températures susmentionnées.
EXAMPLE 1.
Le produit organique de réaction qui a été obtenu par le procédé qui fait l'objet du brevet autrichien 159.130 par traite- ment d'un goudron acide d'huile de graissage par une suspension
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de MgO industriel dans l'eau jusqu'à ce que la réaction fût termi- née, est chloré, après élimination des sels formés, à une tempéra- ture d'environ 180 C jusqu'à ce que toute la masse devienne mous- seuse et visqueuse, de façon qu'elle colle aux parois du récipient.
Jusqu'à ce moment,40% de chlore, calculés sur le poids du produit de départ, furent consommés. Pendant toute la durée de la chlora- tion, il se produisit un dégagement de vapeurs de HCl. On inter- rompt alors le courant de chlore et l'on soumet le produit, qui, après le refroidissement, est mou et filant, à un traitement ther- mique opéré d'abord à 150 C. Il se forma de nouveau des vapeurs de HCl, mais leur dégagement diminua cependant après quelque temps.
Ensuite, on éleva la température et on la maintint entre 200 et 360 C jusqu'à ce qu'une prise d'essai du bouillon donnât une rési- ne ne collant plus, de couleur noire intense et d'un bel éclat, qui possédait un point de ramollissement de 93 d'après Krämer- Sarnow et qui se dissolvait bien dans la plupart des solvants or- ganiques. Les pellicules fabriquées avec des solutions de cette résine sèchent bien, même sans additions de siccatifs; elles étaient élastiques et résistaient bien à la chaleur et au gel, ainsi qu'aux influences acides et alcalines.
Après être laissés en contact pendant des semaines avec de l'acide pour accumulateur, des récipients revêtus de ces pellicules ne présentèrent aucun
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changement de la rAr>.4$Îl-êre de ,:., t, Les ":':'U.:.::'8 qui se forment pendant l3 traitement thermique furent renueillies et condensées et donnèrent trois fractions, qui conviennent bien à la dissolu- tion de la résine obtenue et peuvent être bouillies dans cette solution avec des huiles végétales dans n'importe quel rapport pondéral.
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Dans 100 parties en poids d'un produit organique de réac- tion qui a été obtenu par traitement d'un goudron acide obtenu lors du raffinage de produits pétroliers, moyennant addition de
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dolomie ferrugineuse finement moulue, on introduit, à environ 180 C,
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un courant uniforme de chlore jusqu'à ce que le contenu du réci- pient devienne mousseux et commence à monter. Ceci fût le cas ici pour une quantité de chlore d'environ 45 parties en poids. Pendant l'introduction, il se produisit un net dégagement de vapeurs de HCl, qui persista encore lorsque, ensuite, en interrompit le cou- Tant de chlore et que le produit de chloration, épais, fût soumis à un traitement thermique commençant à 150 C.
Après que le dégage- ment de HCl eut un peu diminué, on éleva la température et on la maintint entre 230 et 380 C jusqu'à ce qu'une prise d'essai don- nât, en se refroidissant, une résine non collante ayant un point de ramollissement de d'après Krämer-Sarrow. Au cours de ce traitement thermique,il se forme aussi des vapeurs de la substan- ce organique, qui, en étant recueillies et condensées, fournissent des huiles. Pour augmenter le rendement en résine ou en produits asphaltiques, on peut ajouter ces huiles à la matière première, c'est-à-dire aux hydrocarbures ou aux extraits mentionnés au pa- ragraphe 2/, et les chlore? à nouveau.
Ces huiles peuvent encore, après ou sans soufflage préalable d'air, d'oxygène ou d'ozone - moyennant addition de siccatifs - être employées comme huiles siccatives. Par chloration de ces huiles dans des solvants, en particulier dans de l'éthylène trichloré, du tétrachlorure de car= bone etc., on peut obtenir des liants très visqueux,séchant très rapidement.
EXAMPLE 3.
Dans 100 parties en poids d'un extrait restant après qu'une huile lubrifiante a été raffinée avec du furfurol et que le solvant a été chassé par distillation, on introduit à environ 160-190 C 40 parties de chlore gazeux. Cn interrompt ensuite le courant de chlore et l'on distille le produit, filant et épais, avec ménagement dans le vide.
Après que 42% du distillationtété chassée par distillation, le résidu contenu dans la cornue ou alambic donne, après le refroidissement, une résine dure et non collante, d'un point de ramollissement de 120 C d'après Krämer-
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Sarnow. On dissout ensuite 100 parties de cette résine dans 200 parties des distillats obtenus lors de la distillation et on les fait bouillir avec 100 parties d'une huile végétale, de préférence de l'huile de lin, et l'on obtient ainsi des laques ou vernis excellents,séchant aussi bien au, four qu'à l'air, et présentant une résistance aux chocs et une élasticité toutes particulières.
REVENDICATIONS.
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1. Procédé de fabrication de produits principalement ré- sineux ou asphaltiques, ainsi que d'huiles ou de produits huileux, siccatifs ou bien convenant comme solvants, à partir des produits de réaction organiques qu'on peut tirer des résidus acides du raf- finage des huiles minérales ou à partir des extraits obtenus par le raffinage au moyen de solvants sélectifs,après l'élimination du solvant, ou à partir de leurs distillais ou fractions, ledit pro- cédé étant caractérisé en ce qu'on chlore ces corps à chaud et en ce qu'on soumet le produit de chloration ainsi obtenu à un traite- ment thermique en présence ou en l'absence d'agents fixant ou éliminant les acides ou le chlore, à des températures supérieures à 120 , de préférence comprises entre 220 et.
380 ± jusqu'à l'ob- tention de produits ayant le point de fusion désiré dans chaque cas particulier, cependant que l'on condense les constituants vola tils du traitement thermique.
2. A titre particulier, mais non limitatif, les modes d'application du procédé selon l'invention tels qu'ils sont dé- crits plus haut comme exemples sous 1 à 3.
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