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Procédé et dispositif de préparation et de filature de fibres de li- ber décortiquées et peignées, notamment du lin en tige.
Jusqu'à présent, le processus de préparation s'effectuait par étirage sur les bancs d'étirage de la machine préparatoire du ruban de fibre de liber ou de filasse formé dans la machine automatique à peigner ou dans la machine dite étaleuse ou table à étaler ou dans la cardeuse. L'étirage augmentait la longueur dans une proportion variant de 3 à 20.
Sur la figure 1, ce processus est représenté en détail.
On étire le ruban dans le champ des aiguilles des barrettes de peignage entre les cylindres ou rouleaux d'alimentation E et lecylindre d'étirage V, et ensuite on le délivredans un pot de ruban au moyen du cylindre délivreur A. Les cylindres d'alimentation E sont uniset en fer.' Le cylindre d'étirage V est également uni et en fer. Contre ce cylindre s'applique un cylindre uni en boisH appliqué par la pression exercée par un levier. Le cylindre délivreur A est également uni et en fer. Contre ce dernier s'applique le cylindre de pression D, uni et en fer, soit sous l'effet de son propre poids, soit sous leffet de la pression exercée par un ressort. Le sens du mouvement du ruban est indiqué par des flèches.
Sur ces bancs d'étirage connus, on procède à la préparation de lin peigné roui et d'étoupe, ce qui constitue une fibre qui présente déjà, comme on sait, une division poussée des faisceaux de fibres, c'est-à-dire une grande finesse de fibre.
On s'est efforcé d'appliquer également au lin en tige ce mode de préparation, mais avec un résultat plus ou moins bon. A cet égard, il y a lieu de faire les remarques suivantes.
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Par différence avec le lin roui et peigné., les tiges de lin en tige décortiqué et peigné forment un ruban de filasse dans lenuel les faisceaux de fibres sont encore maintenus assembla malgré l'élimination des parties ligneuses, par les substances inter-
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médiaires agglomérantes et par l'enveloppe superficielle qui sub si ste en partie ainsi que par les parties ligneuses.
Tandis qu'avec le lin roui, le peignage doit provorl1Jer non seulement l'élimination des parties ligneuses, mais ausri une
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décomposition des faisceaux ne fibres, c'est principalement la tâ- ;-ne de l'opération de peignage d'éliminer par peignage, dans lecas du lin en tige, les parties ligneuses des parties de la plante por-
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tant les fleurs, ces parties ligneuses ayant une structure diffé- rente.
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On a observe qudbar le peignage on ne peut en aucune fa.- çon décomposer les faisceaux de filasse du lin en tige dont les' faisceaux sont agglomérés par des incrustations.
Si on veut obtenir cetLe division par un peignage plus énergique, on constate que le ruban de filasse se raccourcit sans cesse davantage parce que les
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pointes des aiguilles ne ui visent pas la fibre agglomérée suivant sa structure naturelle, mais d'une manière arbitraire suivant la ma-
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n1ère dont les aiguilles entrent en prise.
C'est oour cette raison au'on a fait d'autres essais s j> ur préparer et filer las tiges de lin en tige d':;corti0uf et peigné. on a observé à ce propos au'avec le lin en tige on peut obtenir une décomposition des faisceaux ae filasse, sans endommager ni raccour-
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cl In fi-bre, or une ondulation, exécutée de préférence plusieurs fois, sous une pression élastique, en rnême tcn-ps au'on fait subir aux faisceaux un étirage sur la banc d'étirage a barres à aiguilles et en alhl a t:L s ;';[111 t ensuite les ondulations en faisant ''2¯9?'nt usage d'une pression élastique.
L'invention va être décrite en détail ci-a,,ra.s à l'aide ae la figure 2.
Li.,. figure ; 3. r e.p r é s ai t une forme d'exécution particulière.
11 lé] sortie du pot 1, le ruban 4 parvient entre les deux cylinCirr""0 U' 21.ill1 (:;l1tation cannelés 2 et 2,. Le cylindre 2 est exécut en une matière F:lastique (bois) et le cylindre 7, en acier. La di sposition j(-,ut 8gal9uent être inverse.. Après la sortie des cylindres cannelés 2 et a, il parvient, comme d'ordinaire, sur le banc d'étirage L barres à iguil¯es, qui n'est indiqué sur la figure 2 aue a'une manière sehFmc-.ti.c;uA et dans leouel il est étiré.
Les 'barres à aiguilles ont moins ,.car but d'obtenir une division des fibres, maisplutôtueservir d'organes de guidage, pendant l'étiragedu voile de liber, ce qui est la. raison pour laquelle la. distance oui sépare les aiguilles les unes des cutres dans les barres à aiguilles
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peut être plus grande oue dans 1 banc d'étirage qui sert au lin roui peigné.
I, la sortie e au banc d'étirage, le voile 4 de liber ti r ,-,st saisi p81' le cylinure d'étirage b et par le cylindre 6 de oression disposf-. au-dessus, et il est retiré au banc d'étirage. Les deux cylindres 5 et 6 sent cannelés. Lecylindre d'étirage 5 est en
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a.cier et le cylindre de pression 6 en une matière élastique (bois). Commeleruban 4a perdu par l'étiragedeson épaisseur, la canne-
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lure du cylinare d'étirage 5 et du cylindre correspondant 6 de pres- sion a une division plus fine que celle des cylindres d'alimenta-
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tion 2 et 3. Toutefois, la disposition peut, ici 0galcnent, 'être telle que le cylindre élastique se trouve dans le bas et le cylindre 'en fer danslehaut.
Aprèsque le ruban étiré4 aabandonné la paire des cylin-
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dres 5 et 6, il est délivré dans le pot 9 à l'aide du-cylindre délivreur 7 et du cylindre de pression 8 disposé au-dessus de ce cylindre délivreur..Ainsi qu'on levoit sur lafigure 2, le cyJindre délivreur 7 est uni 'et peut être: consti tué par un cylindre en acier.
Le cylindre de pression 8 est également uni et peut être exécuté en une matière élastique (bois). Toutefois, la disposition peut également être inverse, de telle sorte que le cylindre 7 soit en une matière élastique et lecylindre 8 en acier.
Comme la fibre finement divisée a tendance à s'enrouler, on entoure le cylindre de pression 8 conformément à la figure 3, pour Empêcher cette tendance, de deux ou plusieurs couches d'une matière éventuellement imprégnée, rigide, mais néanmoins élastique (analogue à de la batiste Billroth. Dans la plupart des cas, les couches d'un papier un peu épaiset résistant peuvent être suffisantes. Dans la figure 3, ces enveloppes sont désignées par 10.
Dans les bancs d'étirage disposés à la suite, l'opération décrite se renouvelle jusqu'à ce qu'on obtienne le ruban fin.
La seule différence consite en ce que la cannelure des cylindres d'alimentation et des cylindresd'étirage devient plus fine, de mê- me que le pas de division des barres à aiguilles du banc d'étirage, en rai son de la diminution d'épaisseur de la masse du ruban, de sorte que lorsqu'il existe, par exemple, quatre bancs d'étirage jusqu'à l'obtention de la bande fine voulue, il. faut que la bande tra,verse huit paires de cylindres cannelés comportant des cannelures qui deviennent de plus en plus fines, et quatre paires de cylinares uni s d.e pression.
Par l'ondulation renouvelée . du ruban de filasse entre les cannelures qui deviennent de plus en plus fines, et sous une pression élastique accompagnée d'un étirage simultané dans le banc d'étirage, avec aplatissement répété du ruban de filasse sous une pression également élastique, on élimine les incrustations agglomérantes, les parties ligneuses, les pellicules superficielles et intermédiaires du faisceau de liber, et surtout des parties de la racine transformée en liège, ces corps étrangers sortant sous la forme de petits grumeaux sans que la fibre soit endommagé et sans qu'il se produise de pertes de fibre. Les faisceaux de liber se décomposent suivant leur disposition naturelleen des groupes plus fins de faisceaux qui font déjà apparaître une décomposition plus prononcée.
Le ruban de filasse a un -aspect plus brillant, il est moins cassant, plus souple et plus divisé. Les substances qui en sont sorti es sous la forme de gruneaux tombent en abondance vers le bas sous la forme d'une poussière farineuse.
Il est avantageux de procéder à l'étirage avec climatisation, c'est-à-dire avec utilisation de dispositifs d'arrosage par pulvérisation qu'on monte de préférence après la sortie du ruban de filasse à l'endroit de délivrance.
Le fait de .conserver la'disposition actuell e des trois s cylindres d'alimentation qui peuvent tourner à la même vitesse que les cylindres d'alimentation 2 et 3, et qui peuvent être placés avant ou après les cylindres d'alimentation 2 et 3 est sans infl.uen- ce sur le travail de la fibre, on peut égalenent les supprimer complètement lorsque c'est avantageux. L'entraînement des cylindres d'alimentation et d'étirage s'effectue, comme jusqu'à présent, d' une manière impérative et par des renvois à roues d'engrenage.
La fibre filée suivant le procédé décrit peut être peignée au préalable dans des conditions qui la ména.gent; de sorte au' on peut éliminer d'une façon presque complète les pertes de fibres utilisables. Un fil au sec péparé avec une fibre de ce genre est plus souple, plus apte à la filature et plus flexible.
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Lorsqu'on file cette fibre pour obtenir un fil au mouil- lé, ou lorsqu'on ondule le ruban, on réintroduit pas aa.ns la flotte les substances intermédiaires éliminées sous la forme de poussière, de sorte aue le processus de préparation s'abrège, qu'on fait des économies de flotte, que l'appareillage 'se simplifie et oue la consommation âe chal eur devient moindre.
Ledispositif est d'une extrêmesimplicité et représente
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à peine une a1lJl@Tl'ent;tjc'll ce prix des bancs d'étirage, et il faut au contraire s'attfmdre plutôt à une baisse de prix du fait de la division à 1<.t".a>vàl,1¯ es plus grands des aiguilles sur les barres à aiguilles, surtout lorsqu'on supprime de plus les trois cylindres d'alimentation des dispositifs a.ctuels.