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MÉMOIRE DESCRIPTIF
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE
DE BREVET D'INVENTION Procédé de fabrication d'écrous borgnes. Demande de brevet italien en sa faveur du 31 Août 1943.
La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'écrous borgnes, qui sont très employés dans la construction, notamment pour la fabrication des bicyclettes, des véhicules automobiles, des véhicules ferroviaires, et en général des machines, voiturettes, etc.
L'invention a pour but depermettre de réaliser une économie notable par rapport au procédé employé jusqu'ici et suivant lequel on fabrique les écrous borgnes en partant d'une barre hexagonale que l'on usine au tour.
Suivant la présente invention, on fabrique l'écrou en partant d'une tôle de type quelconque et dont l'épaisseur est égale à celle de la partie prismatique-de l'écrou. On découpe d'abord la pièce hexagonale dans cette tôle, puis on l'emboutit au moyen d'un poinçon pour former la calotte en saillie. Cet emboutissage a pour effet de rendre l'écrou légèrement tronconique dans la partie prismatique. On soumet ensuite l'écrou à une opération de tréfilage en faisant usage d'un mandrin percé d'un trou hexagonal dont l'ouverture correspond exactement à celle de la clef. On élimine ainsi la conicité extérieure, tandis que le -trou borgne se rétrécit sensiblement, produisant ainsi une conilaité intérieure qui favorise l'opération de taraudage subséquente.
L'emploi de machines automatiques assure une grande production plus économique que la fabrication au tour, d'autant plus que les 'morceaux de tôle formant les chutes peuvent être récupérés. De cette façon on peut aussi fabriquer des écrous borgnes en partant de tôles récupérées; la fabrication est alors un peu plus coûteuse, mais cette différence est compensée par l'économie réalisée sur le prix de la matière première.
Un exemple de réalisation de l'objet de l'invention est représenté dans le dessin ci-joint.
La figure 1 représente deux phases successives de la première opération; A est un écrou qui vient d'être découpé dans une pièce de tôle avant son emboutissage; B est l'écrou borgne après l'emboutissage et avant le tréfilage, représenté partie en élévation et partie en coupe,axiale.
La figure 2 est une Vue du même écrou après le tréfilage, mais avant le taraudage.
La figure 3 est une vue de l'écrou après le taraudage.
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On obtient l'écrou par découpage dans une pièce de tôle en forme de ruban 1 (opération A dans la figure 1), dont l'épaisseur doit être égale à la hauteur de la partie prismatique de l'écrou. Après le découpage de la pièce hexagonale 2, on emboutit cette pièce de façon à produire sur la même machine la calotte 3 (opération B, figure 1). Par suite du découpage les côtés de l'hexagone sont légèrement coniques, la plus grande base étant opposée à la calotte (A, figure 1), de sorte qu'on obtient après l'emboutissage et par rapport à la forme finale de l'écrou borgne, une partie inférieure 4 saillant extérieurement (B, figure 1). Au cours de l'opération subséquente de tréfilage, qui est effectuée au moyen d'un mandrin, sur la même machine ou sur une autre machine, le métal est comprimé et la partie saillante 4 est ainsi éliminée.
Le métal ainsi refoulé vers l'intérieur produit un saillant inférieur interne 4' (figure, 3).
Ceci favorise l'opération de taraudage subséquente.
L'écrou borgne terminé et taraudé a la forme indiquée dans la figure 3, par laquelle on voit que le taraudage est effectué sur la longueur h ou hauteur du trou légèrement conique de l'écrou borgne. La petite diminution de la hauteur des filets à partir de l'embouchure vers le fond du trou n'a pas grande importance, si l'on considère qu'en général les écrous borgnes ne sont pas soumis à des efforts relativement grands.