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PROCEDE ET APPAREIL POUR L'EXTRACTION DES CONSTITUANTS DE LIQUIDES PAR
DISTILLATION,
La présente invention concerne l'extraction des constituants de liquides par distillation, notamment la distillation d'huiles minérales, d'au- tres hydrocarbures supérieurs, d'acides gras, de la glycérine, d'autres al- cools supérieurs, ainsi que la désodorisation d'huiles, de graisses, de cires, de résines d'origine végétale, animale ou synthétique, en vue d'éliminer des substances odorantes et saporifiques, éventuellement des acides gras.
Cette distillation ou désodorisation est mise en oeuvre dans le vide, de préférence en vide profond, par exemple sous une pression absolue d'environ 3 - 30 mm Hg, avec évolution du liquide à traiter dans la chambre de distillation, et bar- botage de vapeur d'eau dans ce liquide, pour l'empêcher de se décomposer ou de brûler au contact des surfaces de chauffage.
A cet effet, on peut procé- der d'une manière connue en élevant le liquide à traiter à l'aide d'un gaz, c'est-à-dire par le principe de la pompe "Mammouth", avec injection de vapeur d'eau ou d'autres vapeurs ou gaz appropriés, l'élévation ayant lieu jusqu'au- dessus du niveau du liquide, et le liquide étant ensuite finement dispersé dans la chambre à vapeur de la cuve de traitement, les substances à éliminer par distillation étant ainsi extraites par évaporation dans un liquide fine- ment dispersé. On sait que la pompe Mammouth utilisée pour l'évolution est constituée par *un tube vertical, ou tube-élévateur, plongé dans le liquide à traiter et faisant saillie au-dessus du niveau du liquide. Le tube est ou- vert à son extrémité inférieure, ou présente en ce point des orifices pour l'entrée du liquide.
A cette extrémité sont également prévus les organes né- cessaires à l'injection d'un fluide élévateur gazeux ou vaporisé. Ce fluide élévateur entrai ne le liquide dans le tube élévateur, de sorte que ce liqui- de est dispersé dans la chambre à vapeur de la cuve en sortant par l'extrémi- té supérieure ouverture du tube. Dans cette chambre à vapeur, le liquide re- tombe sur la surface du bain liquide, et il est réintroduit dans la masse en évolution. Le liquide élevé dans le tube peut également retourner sur des surfaces de ruissellement dans la masse principale, le dégagement de la vapeur ayant alors lieu pendant que le liquide à distiller s'écoule en couche mince
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sur les surfaces de ruissellement.
Ces procédés permettent d'obtenir que tou- te l'évaporation ait lieu effectivement sous la faible pression créée dans la cuve de distillation par les dispositifs prévus pour la production du vi- deo On a également déjà proposé de dériver en permanence une partie du liqui- de élevé au-dessus du niveau, et de la soumettre à une évaporation intense dans une deuxième phase de distillation. Ceci a lieu, par exemple, dans une chambre annulaire prévue au-dessus du niveau du liquide, et à travers laquel- le on fait passer le liquide à traiter. On a également déjà donné à cette chambre annulaire une section égale ou de préférence supérieure à celle de la chambre de la première phase.
Pour augmenter autant que possible la lon- gueur du parcours du liquide à travers la chambre annulaire, on donne à cette chambre une forme hélicoïdale avec deux ou plusieurs spires, ou on dispose deux ou plusieurs chambres annulaires côte à 'côte, ou à la fois côte à côte et en superposition, ces chambres étant alors parcourues successivement par le liquide. La hauteur de la couche liquide dans la chambre annulaire peut être faible, par exemple beaucoup plus faible que dans la chambre de la pre- mière phase. La chaleur nécessaire à la distillation est introduite par des serpentins parcourus par de la vapeur d'eau, ou des éléments similaires pré- vus dans le compartiment central de la cuve de distillation, duquel le liqui- de est élevé dans la chambre de la deuxième phase, ou dans la ou les chambres annulaires.
Pour la distillation fractionnée de liquides à point d'ébullition élevé, par exemple d'acide gras, dont la gamme des points d'ébullition est relativement étendue, on peut brancher en série deux ou plusieurs cuves de distillation de ce genre ou similaires, chacune de ces cuves étant alors équi- pée d'un condenseur, les condenseurs étant destinés à recueillir séparément les distillats. On fait passer le liquide à distiller successivement dans les cuves branchées en série. A cet effet, on peut dériver une partie du li- quide immédiatement après son élévation et sa chute sur'le niveau du bain pour la faire passer dans la cuve de distillation suivante.
On connaît également un procédé pour la distillation d'huiles mi- nérales dans le vide et à l'aide de la vapeur d'eau, dans lequel l'huile à distiller est élevée en permanence à l'aide de dispositifs de circulation fon- dés sur le principe de l'élévateur à gaz et branchés en parallèle, disposés côte à côte dans une cuve de distillation, ce liquide étant ensuite déversé sur des surfaces de ruissellement prévues dans la chambre à vapeur de la cuve de distillation, tandis que l'huile reçoit un apport de chaleur nécessaire à la distillation à l'aide de matières en fusion, par le fait que l'huile et la matière en fusion sont élevées ensemble par la vapeur dans les tubes élé- vateurs du dispositif de circulation, et dans la chambre à vapeur de la cuve de distillation.
A cet effet,on remplit le ballon de distillation, dans lequel sont prévus les dispositifs de circulation, avec des matières en fu- sion, par exemple avec un métal en fusion. Dans la partie inférieure des dispositifs de circulation, on introduit alors par des tuyauteries séparées l'huile à distiller et la vapeur d'eau nécessaire à l'élévation de l'huile et de la matière en fusion. Après la chute sur le niveau du bain de matière en fusion, la partie de cette matière entraînée et élevée passe dans une chambre de chauffage à l'extérieur de la cuve de distillation, pour être en- suite réintroduite dans le circuit. Mais,sans extraire la matière en fusion de la cuve de distillation, on peut également la réchauffer directement à l'aide de gaz chauds qu'on fait passer dans des canaux de réchauffage.
Dans un autre appareil connu pour la distillation d'acides gras,' constitué par une cuve contenant les acides gras, chauffée entièrement ou par- tiellement par une surface de chauffage verticale ou presque verticale, et par un conduit adducteur de vapeur monté dans la:cuve, on prévoit à proximi- té de la surface de chauffage verticale ou presque verticale une cloison cy- lindrique ménageant entre elle et la surface de chauffage un intervalle d'é- volution contenant un tube distributeur de vapeur. Dans cet intervalle d'é- volution, la vapeur introduite et la chaleur apportée par la paroi de chauf- fage produisent un courant intense du liquide à d?stiller, mais cet appareil n'est pas conçu ni indiqué pour une distillation continue, ni surtout pour une distillation dans le vide.
De plus, cet appareil ne permet pas d'éviter
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les suréchauffements localisés, c'est-à-dire les décompositions des acides gras à distiller, étant donne que l'évolution du liquide est trop irréguliè- re dans l'intervalle annulaire entre la paroi de la cuve et la cloison cylin- drique.
Suivant la présente invention, l'extraction de constituants par distillation de liquides, par exemple la distillation d'huiles minérales, d'au- tres hydrocarbures, d'acides gras, de glycérineg d'autres alcools à point d'é- bullition élevé, etc... ou la désodorisation d'huiles, de graisses, de cires, de résines d'origine végétale, animale ou synthétique, est effectuée en pro- cédé continu par évolution du liquide à distiller, en l'espèce par élévation à l'aide d'un gaz, de gaz ou vapeurs réduisant la pression partielle des sub- stances à éliminer par distillation, par le fait que le liquide est maintenu en mouvement dans une cuve, par deux ou plusieurs dispositifs de circulation disposas les uns.derrière les autres par rapport au passage du ,liquide,
et - logés dansdes chambres séparées Au cours du traitement intensif du liquide grâceà dévolution rapide±) on réalise une bonne transmission de la chaleur et on élimine en même temps le risque de suréchauffements localisés. On peut ainsi obtenir une faible différence de température entre le fluide de chauf- fage et le liquide à distiller, et opérer avec des températures réduites cor- respondantes, tout en réalisant une vaporisation à haut rendement spécifique De plus, la partie de l'évaporisation et de la désodorisation exigeant des températures plus élevées est considérablement accélérée, de sorte que le li- quide n'est exposé à ces températures élevées que pendant une courte période.
De cette manière, et grâce à l'invention, il est possible de réaliser une dis- tillation particulièrement poussée par exemple dans le traitement d'acides gras, dhuiles minérales, etc... et on réussit à éliminer très largement les substances de haute qualité des résidus de distillationo Le fait de faire évoluer le liquide à traiter suivant l'invention deux ou de préférence plu- sieurs fois en circuit fermé se traduit du reste par des économies en appa- reillage et en vapeur nécessaire à la distillation ou à la désodorisation.
De plus, le rendement de l'installation augmente considérablemento
Pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, on peut., par exemple, disposer deux ou plusieurs compartiments latéraux autour d'un compartiment central cylindrique,, l'évolution du liquide étant réalisée dans chaque compartiment. par exemple sur le principe de l'élévation par un gaz.
Les compartiments latéraux sont obtenus de préférence par le fait qu'on ména- ge autour du compartiment central cylindrique une chambre annulaire qu'on divise ensuite par des cloisons de séparation en deux ou plusieurs comparti- ments. Pour-le passage du liquide entre le compartiment central cylindrique et la chambre extérieure, on prévoit une ouverture appropriée.
On prévoit également dès-ouvertures de-ce genre dans les cloisons de séparation, de sor- te que le liquide du compartiment central cylindrique peut passer dans un com- partiment de la chambre extérieure et ensuite successivement à travers les autres compartiments contournant le compartiment central. Eventuellement, on peut supprimer le compartiment, central et introduire le liquide à distil- ler directement dans un compartiment de la chambre de distillation extérieu- re. La cloison séparant le dernier compartiement du premier ne présente au- cune ouverture de passage.
Le résidu de distillation ou l'huile désodorisée est évacué sans interruption de ce dernier compartiment.,
Pour le réglage de la température dans l'appareil de distillation ou de désodorisation suivant l'invention, on peut procéder de manière connue.
Mais on peut également simplifier l'ensemble ou le modifier avantageusement en disposant à l'intérieur des dispositifs de circulation des parois échangeu- ses de chaleur. Il en résulte que, pendant le passage à travers le disposi- tif de circulation, le liquide est porté rapidement et avec ménagements à la température nécessaires ou refroidi à la température désirée.
Suivant l'in- vention, le dispositif de circulation est traversé par un mélange intime de liquide et de vapeur ou d'un autre fluide d'entraînement, et ce mélange se trouve en permanence en contact intime avec les parois échangeuseso Grâce à l'évolution rapide,' le chauffage est réalisé très uniformément, et les suré- chauffements localisés du liquide sont rendus impossibles, tandis que la dis- tillation ou la désodorisation est favorisée par le fait qu'elle a lieu en
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majeure partie dans un liquide dispersé en forme de brouillard tel qu'il sort du dispositif de circulationo Le mode de chauffage du liquide à traiter à l'intérieur du dispositif de circulation est si favorable qu'on peut même l'ap- pliquer avantageusement à d'autres cas,
dans lesquels on désire réaliser une évolution en circuit fermé d'un liquide avec un ou plusieurs dispositifs de circulation.
La vapeur d'eau nécessaire à la mise en oeuvre du procédé peut être introduite dans les dispositifs de circulation par les moyens les plus simples, par exemple à l'aide d'un conduit ouverte avec ou sans tuyère de sor- tie, et elle se disperse très uniformément dans le liquide pendant l'évolution.
Il en résulte que la distillation est bien davantage favorisée, tandis que la consommation en vapeur est réduite. Dans.les cas particuliers, par exem- ple dans le cas d'un liquide à distiller contenant des substances à bas point d'ébullition, il peut être plus ou moins inutile d'introduire de la vapeur d'eau, 1?évolution étant suffisamment àssurée par l'échauffement du liquide dans le dispositif de circulation, et par la vaporisation partielle, à l'in- térieur du dispositif de circulation, des substances à bas point d'ébullition.
Le procédé suivant l'invention est de préférence mis en oeuvre dans le vide. Dans de nombreux cas, il convient d'utiliser une pression in- férieure à 20 mm Hg, de préférence même inférieure à 5 mm Hg. Par ailleurs, le vide à maintenir peut être modifié suivant le genre du liquide à traiter, et on peut éventuellement même faire varier le vide d'un compartiment. à l'au- tre.
Les vapeurs dégagées dans les différents compartiments;; par le procédé suivant l'invention peuvent être introduites dans un condenseur com- mun. Mais on peut également séparer les unes des autres les chambres à vapeur de certains ou de tous les compartiments de la cuve de traitement, par exem- ple lorsque le procédé doit servir au fractionnement des distillats.
Dans le procédé suivant l'invention, on peut introduire le liqui- de à traiter dans le compartiment- central pour le faire ensuite passer suc- cessivement dans les-autres compartiments. Mais, dans de nombreux cas, il est également avantageux de faire circuler le liquide dans le sens opposé, surtout lorsque la température du liquide des derniers compartiments.'! doit être inférieur à celle des compartiments précédents. En effet, il est rela- tivement facile d'isoler le compartiment central des autres compartiments, par exemple en le munissant d'une double paroi. L'isolement présente l'avan- tage qu'on évite la transmission de la chaleur d'un compartiment à l'autre, ce qui permet à son tour de régler plus facilement la température de traite- ment dans les différents compartiments.
Si le procédé suivant l'invention est utilisé pour la distillation d'acides gras, d'huiles minérales, etc..., dans laquelle les substances à trai- ter sont exposées à des températures relativement élevées, il-est fréquemment avantageux d'abréger autant que possible la durée de séjour du liquide dans la cuve de traitement. Il est possible d'atteindre ce but en réduisant au- tant que possible la quantité de liquide dans la cuve, et la hauteur du liqui- de dans cette cuve.
Pour permettre même dans ce cas l'utilisation d'un dis- positif de circulation à fluide entraîneur, l'agencement est choisi tel que la partie inférieure de chaque dispositif de circulation soit placée au-des- sous du fond de la cuve de distillationo Pour ce cas, le dispositif de cir- culation est par exemple constitué par une enveloppe tubulaire descendant du fond de la cuve de distillation et fermée à son extrémité inférieure. Dans cette enveloppe tubulaire s'élève un tube destiné à produire l'élévation du liquide. Le liquidé que contient la cuve descend dans l'enveloppe tubulaire et est élevé par le tube intérieur dans la chambre à vapeur de l'alambic.
Dans d'autres cas, par exemple pour la désodorisation, il peut être indiqué de maintenir une quantité de liquide assez importante à l'in- térieur de la cuve de traitement, ce qui peut être obtenu par un réglage ap- proprié du niveau du liquide dans cette cuve. Dans ce cas, il est possible de loger le dispositif de circulation entièrement ou en majeure partie dans la cuve,et on.prévoit alors dans le fond de la cuve de préférence des ori- fices ou des tubulures à obturateur pour les dispositifs de circulation.
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Ceci facilite la fixation des dispositifs de circulation dans la cuve de trai- tement, et il devient en même temps possible de remplacer facilement les dis- positifs de circulation et nota-minent les échangeurs de chaleur disposés dans ces dispositifs de circulation.
Le dessin annexe représente schématiquement et à titre d'exemple deux appareils suivant l'invention.
La figure 1 est une vue en coupe verticale d'une cuve de traite- ment suivant l'investi on convenant plus particulièrement à la distillation de liquides.
La figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne a-b de la fig.
1.
Les figures 3 et 4 sont des vues similaires d'un appareil plus particulièrement destiné à la désodorisation.
La figure 4 est une coupe suivant la ligne c-d de la figo 3.
Les figurer 5 et 6 sont des vues en coupe verticale de certains détails des dispositifs de circulation.
Dans la cuve de distillatian 1 la partie cylindrique 2 est pla- cée au centre. -La chambre annulaire entourant cette partie cylindrique est divisée en compartiments par des cloisons de séparation 3. Dans la partie cylindrique 2 et dans les compartiments 4 formés par les cloisons de sépara- tion sont disposés des dispositifs de circulation 5. Chacune de ces dispo- sitifs estconstitué par un tube extérieur de descente 6 partant du fond de la cuve de distillation et dans lequel est placé le tube élévateur 7. Celui- ci contient des éléments de chauffage 8. Le liquide descend du fond de la cuve de distillation à travers le tube 6 jusqu'à l'orifice 9 et passe ensuite dans le tube élévateur 7.
Un conduit injecteur 10 introduit dans ce tubelefluide entraîneur, par exemple de la vapeur d'eau un hydrocarbure vaporisée etc..., qui élevé le liquide entrant par l'orifice 9. Au cours de l'élévation.!' le fluide entraîneur se disperse avec une extrême finesse dans le liquide qui absorbe en même temps la chaleur apportée par les tubes de chauffage. Les éléments de chauffage sont par exemple constitués par deux tubes concentriques.
Les tubes extérieurs 24 sont fixés dans le fond 11, et les tubes intérieurs 25 dans le fond 12. La vapeur de chauffage arrivant par le conduit 13 s'élè- ve dans le tube intérieur 25 ouvert en haut et descend dans le tube extérieur 24 fermé en haut. Le liquide de condensation s'écoule par le conduit 14.
Les éléments de chauffage peuvent également être constitués d'une autre manière. Ainsi que l'indique la fig. 6, par exemple,*les tubes concen- triques peuvent être remplacés par un'tube 26 de préférence central. De ce tube central descendent plusieurs tubes latéraux 27, éventuellement de points situés à des hauteurs différentes, et ces tubes latéraux sont parallèles au tube central. La vapeur de chauffage arrive par le conduit 13 dans le tube central 26 et s'échappe ensuite par les tubes latéraux 27. Le liquide de con- densation s'écoule par le conduit 14. Mais la vapeur peut également circuler dans le sens opposé. Les tubes 26 et 27 sont fixés par leurs extrémités in- férieures dans le fond 29.
Le liquide entre dans la cuve de distillation par le conduit 15 qui débouche de préférence dans le dispositif de circulation central. Le li- quide est élevé dans ce dispositif de circulation et se répartit dans la cham- bre à vapeur du compartiment central,, dans laquelle a lieu la distillation.
Une partie du liquide s'accumulant dans la partie inférieure de la cuve de distillation retourne dans le circuit du dispositif de circulation. Une au- tre partie passe de la partie centrale cylindrique par l'orifice 16 dans le premier compartiment latéral 4. Dans lune des cloisons de ce compartiment latéral¯, et dans les cloisons des compartiments . suivants$ sont pratiqués des orifices 17, de sorte que le liquide, qui évolue en circuit fermé dans chacun de ces compartiments? passe par ces orifices successivement d'un compartiment dans le suivant et sort du dernier compartiment par la tubulure 18. La cloi- son de séparation entre le premier et le dernier compartiment ne présente au- cun orifice.
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Si on désire que la quantité de liquide contenue dans la cuve de distillation soit aussi réduite que possible, il convient de placer le fond 19 du compartiment central 2 un peu plus haut que le fond 20 de la cuve de distillation. Au-dessus des dispositifs de circulation sont prévues des cu- vettes de déviation 21. Dans la partie supérieure de la cuve de distillation sont prévues des chicanes 22 et 23 sui sont destinées à retenir les gouttelet- tes de liquide entraînées par les vapeurs sortant de l'appareil. Les dispo- sitifs de circulation des compartiments 4 sont., de préférence,, appliqués con- tre la face extérieure de la partie cylindrique 2. Cet agencement est recom- mandé pour des raisons d'ordre constructif, et assure en même temps une bon- ne répartition du liquide dans les différents compartiments 4.
Il n'est pas nécessaire de choisir des sections circulaires pour les dispositifs de circu- lation des compartiments latéraux 4. Pour favoriser la répartition du liqui- de,on peut également choisir la forme en fer à cheval que montre le dessin, ou une autre forme appropriée.
Le mélange de vapeurs d'acides gras et de vapeur d'eau est éva- cué par la tubulure 28 vers un appareil connu en soi, fonctionnant en dépres- sion, construit par exemple diaprés les indications du Brevet français 589508.
Celui-ci établit dans l'appareil de distillation une pression absolue de 3 mm Hg par exemple. La température de distillation peut être plus élevée dans le ou les derniers compartiments que dans le ou les premiers.
Pour l'obtention de plusieurs fractions, on peut par exemple sé- parer la chambre à vapeur du compartiment de distillation central de la cham- bre à vapeur annulaire. Cette chambre annulaire peut être, à son tour, divi- sée d'une manière similaire en deux ou plusieurs compartiments.
Pour chaque compartiment à vapeur,on prévoit un conduit d'évacua- tion spécial, et tous les conduits aboutissent à des condenseurs séparés.
On peut éventuellement procéder à une rectification distiller avec des vi- des différents. , et distiller avec des
L'appareil que montrent les figs.3 et 4, plus particulièrement des- tiné à la désodorisation d'huiles, de graisses,, de cires, de résines, etc..., est constitué par une cuve de désodorisation 31 divisée en un compartiment central 32, et en huit compartimentes latéraux 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, disposés en rangée circulaire autour du compartiment central. Celui-ci est séparé des compartiment latéraux par une double paroi 41. Dans les cloi- sons 42 séparant les compartiments latéraux les uns des autres sont pratiqués des orifices 43 pour le passage du liquide à traiter., mais aucun orifice n'est prévu entre les compartiments 33 et 40.
L'huile entre en 44 dans le compar- timent 33, traverse successivement tous les compartiments jusqu'en 40 et sort du dernier par l'orifice 45 pour pénétrer dans le compartiement central 32.
De celui-ci, elle est évacuée par le tuyau de trop-plein 46. Grâce à cet a- gencement et à l'évolution rapide en circuit fermé dans chaque compartiment,, on obtient une action intense de la vapeur sur l'huile ou la graisse et un excellent effet de désodorisation,de sorte que cette désodorisation de l'hui- le ou de la graisse prend un temps relativement courte tandis que le nouvel appareil peut fonctionner avec un rendement important.
Pour améliorer davantage la désodorisation, on peut introduire des gaz ou vapeurs, par exemple de la vapeur d'eau, des hydrocarbures gazeux ou vaporisés,? des dérivés d'hydrocarbures tels que les alcools, etc...,* dans le bas des compartiments à l'aide de conduits perforés 47, par exemple.
Ces mêmes dispositifs peuvent également être utilisés dans l'appareil de dis- tillation.
Les dispositifs de circulation et les échangeurs de chaleur sont les mêmes que ceux qui ont été prévus pour la cuve de traitement que montrent les figso 1 et 2.
Les échangeurs de chaleur permettent de modifier les températures du liquide au cours du traitement. Par exemple., l'huile, la graisse, etc..., peut être portée à la température nécessaire dans les premiers compartiments., pour être ensuite maintenue à cette température dans les compartiments suivants.
La température peut ensuite être réduite dans le ou les derniers compartiments.
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Par ailleurs l'appareil peut être constitué d'une manière connue.
Par exemple, on peut prévoir une cloche 48 à double paroi empêchant le retour du condensat de la partie supérieure de la chambre à vapeur dans la masse du liquide à traiter. On peut également prévoir des chicanes 49 destinées à re- tenir les gouttelettes, et des accessoires similaires. -Les substances gazeu- ses et vaporisées sortent de la cuve de désodorisation par l'orifice 50. El- les sont évacuées vers un appareil condenseur ou similaire, qui établit le vide nécessaire à la désodorisation par exemple une pression absolue de 4 à 30 mm Hg. On peut prévoir une chambre à vapeur commune pour tous les com- partiments de désodorisation.
Mais on peut également diviser cette chambre à vapeur de façon que les vapeurs provenant du compartiment central 32, et celles des autres compartiments, soient évacuées séparément.
La chambre à vapeur des compartiments latéraux peut également être divisée en deux ou plusieurs compartiments: en vue de l'évacuation sépa- rée des substances vaporisées provenant de compartiments ou de groupes de compartiments.
REVENDICATIONS.
1.- Procédé pour la distillation., notamment de liquides à point d'ébullition élevée par exemple d'huiles minérales:; d-'autres hydrocarbures supérieurs, de glycérine, d'autres alcools supérieurs., d'acides gras., etco., ou pour la désodorisation d'huiles, de graisses, de résines, de cires,, etc.., avec évolution en circuit fermé du liquide à traiter, par élévation à l'ai- de d'un gaz., en l'espèce la vapeur d'eau, des vapeurs d'hydrocarbures, etc..., caractérisé en ce qu'on fait passer le liquide dans une même cuve de traite- ment successivement à travers deux ou plusieurs dispositifs de circulation branchés en série et disposés dans des compartiments à liquide séparés.
2.- Le liquide est chauffé indirectement au cours de son passage à travers les dispositifs de circulation.
3.- La température du liquide est plus élevée dans une des parties des compartiments que dans l'autre.
4.- Le traitement du liquide a lieu dans les différents comparti- ments sous un vide éventuellement différent, de préférence avec un passage de vapeur d'eau ou d'autres gaz ou vapéurs appropriés à travers le bain de liquide.
5.- Pour la désodorisation notamment d'huiles$ etc...,on traite le liquide d'abord successivement dans les compartiments extérieurs et ensui- te dans le compartiment intérieur.
60- L'appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé est constitué par une cuve de traitement divisée en deux ou plusieurs compartiments, et ces compartiments, dans lesquels le liquide est traité successivement, contiennent chacun un dispositif de circulation, qui fait évoluer le liquide en circuit fermé à l'aide d'un gaz entraîneur.
7.- La cuve est divisée en un compartiment central cylindrique et deux ou plusieurs compartiments latéraux entourant le compartiment central, et chaque compartiment contient un dispositif de circulation, l'agencement étant tel que le liquide soit obligé de passer successivement dans tous les compartiments et qu'il évolue-en circuit fermé dans chacun de ces comparti- mentso
8.- Le compartiment central est supprimé et le liquide est intro- duit directement dans l'un des compartiments extérieurs qu'il traverse succes- sivemento
9.- Les dispositifs de circulation contiennent des éléments de, chauffage.
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