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RABOTEUSE DE GRANDE RIGIDITE.
Les exigences auxquelles doivent faire face les raboteuses ac- tuelles imposent une construction parfaitement rigide.Ceci afin de permet- tre un travail complètement exempt de secousses, par exemple lorsqu'il est fait usage d'outils au carbure et en appliquant une avance rapide, une gran- de vitesse de coupe et une épaisseur de copeaux importante.
En outre, dans de telles constructions, notamment dans le cas de grosses machines et lorsqu'il s'agit de travailler des pièces pesantes, on doit veiller à ce que les charges dynamiques dues à l'accélération et au freinage de la pièce et de la table n'amènent pas un relâchement de la li- aison intime entre le bâti et la fondation. La liaison entre les montants et la fondation est également soumise à des contraintes du fait de la pression de l'outil. Ces dernières constatations, lesquelles ont conduit à la présen- te invention, n'ont point été prises en considération d'une façon conscien- te à ce jour; or, par suite de ces contraintes la fondation en béton est sollicitée non seulement à la pression mais de plusieurs manières différentes, à savoir,aussi bien au cisaillement qu'à la flexion.
On a en outre constaté que l'huile provenant des organes du mécanisme pénètre souvent dans la fonda- tion en raison de fuites et risque de détruire complètement celle-ci jusqu'à 1 mètre de profondeur. Il va de soi que ces considérations présentent la plus hauts importance notamment dans les machines à un montant. Les inconvénients précités provoquent un décalage des organes, des irrégularités dans le travail et ont surtout pour effet de rendre impossible un fonctionnement exempt de secous- ses, et donc une utilisation au plus haut degré des vitesses de coupe disponi- bles.
Jusqu'à présent, pour assurer la liaison des différents éléments, on plaçait le bâti sur la fondation et l'on vissait simplement les deux mon- tants latéralement à ce bâti, après quoi on coulait du béton au pied du--bâti et des deux montants. Ces derniers reposaient donc ensemble avec le bâti sur une fondation commune en béton. Il est évident que les contraintes latérales
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provoquées par la pression de l'outil et qui peuvent être extrêmement élevées font dévier latéralement les deux montants, suivant que le rabotage s'effectue dans l'un ou dans l'autre sens ou suivant que le chariot porte-outil se trou- ve à proximité de l'un des deux montants.
Le bâti auquel ces montants sont vissés latéralement n'est pas en mesure de résister à cette pression,, laquel- le agit avec un bras de levier importante Un relâchement des montants dans la fondation de quelques centièmes de millimètre donne déjà lieu à des vibra- tions intenses et nuisibles de l'outil, ce qui réduit la durée utile de cet outil ou conduit à la destruction de celui-ci. Lorsque les pièces à raboter présentent une grande hauteur, ces dégâts deviennent encore plus importants, vu que les montants oscillent latéralement par rapport au bâti, autour de leur point d'attache inférieur à celui-ci, la construction n'étant pas en mesure de résister aux efforts agissant avec de tels bras de levier.
Partant de là, l'invention vise à mettre en oeuvre des moyens permettant d'empêcher un relâchement et une déviation latérale des montants, un déplacement du bâti et une détérioration de la fondation-, Ce but est réa- lisé notamment par le fait que l'on dispose sous la raboteuse, au milieu de l'intervalle entre les montants, une plaque de fer ou d'une autre matière con- venable, le bâti et les montants étant vissés rigidement à cette plaque.
La plaque de fondation suivant l'invention, destinée à recevoir le bâti et les montants et préparée dans l'atelier de construction, est d' abord montée dans l'atelier d'utilisation et scellée dans le sol par une coulée de béton, ce travail ne présentant aucune difficulté et pouvant être entrepris avec l'aide du personnel de l'atelier d'utilisation, sans nécessiter des monteurs spécialisés. Ceci est d'une grande importance pour les expédi- tions vers les pays d'outre-mer par exemple, vu que l'envoi de monteurs de- vient désormais inutileo La suite de l'assemblage de la machine a également été simplifiée à l'extrême comparativement au machines connues. Jusqu'à pré- sent, le dressage des montants par rapport au bâti ne pouvait être exécuté que par des monteurs très habiles de l'atelier de construction.
Par contre, lorsqu'il est fait usage d'une plaque de fondation suivant l'invention, on visse un montant, par ex. celui de gauche, sur une surface préparée de la pla- que de fondation suivant l'invention, on place le bâti également sur cette plaque, tout en le vissant généralement en outre latéralement à ce montant, comme il est connu en soi, après quoi on approche le second montant de 1' autre côté du bâti, auquel on le fixe également par des vis. Les quatre élé- ments (les deux montants, le bâti et la plaque de fondation) forment alors un tout rigide. Jusqu'à présent, la rigidité des montants était principalement assurée par l'entretoise et la traverse mobile.
Toutefois, et vu la grande distance qui sépare l'entretoise du bâti, le rectangle formé par l'entretoise les montants et la fondation sensible à la flexion risquait fortement de su-- bir un décalage. Par conséquent, l'entretoise, comme on le constate aisément., ne suffit aucunement pour assurer la rigidité. Ceci s'applique également à la traverse mobile, notamment lorsque celle-ci est au haut de sa course.
De plus, la plaque de fondation suivant l'invention peut être prolongée latéralement de 300 ou de 600 mmo à droite et à gauche au-delà des montants, de sorte qu'un des montants, ou tous les deux, peuvent être déplacés latéralement de 150 ou de 300 mm. par exemple. Les trous filetés pratiqués dans la plaque de fondation et destinés à recevoir les boulons pour la fixation des montants sont déjà prévus pour toutes les positions possibles des montants dès l'exécution de cette plaque. Cela simplifie le stockage dans l'atelier de construction et permet de réaliser une normalisation.
Par consé- quant, une raboteuse peut être élargie selon les besoins, sans nécessiter le démontage de l'ensemble de la machine, lorsqu'il s'agit de raboter des pièces de grande largeur et que l'on ne désire pas acquérir une nouvelle machine ni faire venir des monteurs en vue d'effectuer la modification.
Lorsqu'une telle modification doit être exécutée après coup dans l'atelier d'utilisation:; il suffit de déplacer les montants latéralement et d' interposer éventuellement des pièces intercalaires entre le bâti et les mon- tants, afin de remplir, ici également, l'intervalle entre les montants désor-
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mais décalés et le bâti rigide. Il n'est cependant pas absolument nécessaire d'établir une liaison directe entre'le bâti et les montants 3 'vu que la liai- son suivant 1-'invention, établie par l'intermédiaire de la plaque de fonda- tion, est suffisante dans la pratique. Néanmoins, il est recommandé d'appli- quer cette disposition connue.
Il va de soi que l'entretoise située à l'extrémité supérieure des montants doit être établie à nouve au lors d'un élargissement de la ma- chine. Cependant, les frais de cette exécution ne sont pas élevés. Par con- tre, la traverse mobile reste esssentiellement inchangée, vu qu'elle se pro- longe de toutes façons au-delà des montants et que, lors de l'élargissement du portique, seul le porte-à-faux se trouve réduit d'une quantité corresponde - te. Par conséquent, la traverse mobile peut continuer à être utilisée, ainsi que tous ses organes de commande.
Il est vrai que le caisson de renforcement de la traverse mobile, dont il est parfois fait usage, qui est situé entre les montants et qui est vissé à cette traverse, doit être remplacé lors de cette transformation; cependant, ici également, tous les mécanismes de ser- rage peuvent être réemployés. De cette façon, la tr ansformation d'une rabo- teuse d'une largeur utile de trois mètres en une machine ayant une largeur utile de trois mètres et demi n'occasionne sur peu de frais.
Finalement, la rigidité de la construction d'ensemble de raboteu- ses peut être augmentée en adjoignant aux montants des tirants qui traversent ceux-ci, ainsi que la plaque de fondation, et qui sont ancrés dans la fonda-- tion en béton, au-dessous de la plaque de fondation. Les montants peuvent alors être mis sous une forte tension préalable. Ceci est d'autant plus faisa- ble que le béton continue à être sollicité uniquement à la pression et n'est pas intercalé dans le circuit de la tension préalable.
Cette solution peut aussi être appliquée lorsqu'il est fait usa- ge de montants déplaçables, cela en faisant passer les tirants à travers des trous prévus dans la fondation en béton, l'ancrage étant assuré par des pla- ques de verrouillage sur la face inférieure de la fondation et dans lesquel- les la tête en forme de marteau du tirant est fixée par un joint à baionnet- te .
Les dessins annexés représentent un exemple de l'objet de l'in- vention, à savoir la Fig. 1 est une coupe transversale, suivant la ligne I-I, de la fondation et du bâti; la Fig. 2 est une coupe longitudinale suivant la ligne II-II de la Fig. 1.
La plaque de fondation 5 suivant l'invention est encastrée dans la fondation 6 et est réunie à celle-ci par un nombre relativement élevé de boulons de fondation 7. Après avoir dressé la plaque, on place le bâti 8 au- dessus de celle-ci et on le visse à cette plaque à l'aide de boulons non re- présentés. On rapproche ensuite les montants 9 de part et d'autre et on les fixe rigidement au bâti à l'aide de boulons 10 et à la plaque de fondation à l'aide de boulons 11.
Les forages 12, indiqués en pointillé, reçoivent des tirants 13, également indiqués en pointillé, qui traversent les montants et la plaque de fondation et qui sont assujettis dans la plaque de verrouillage 14 à l'aide de têtes 15 en forme de marteau. Les écrous 16 prévus à l'extrémité supérieu- re des tirants permettent de tendre ceux-ci.
REVENDICATIONS.
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