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La trempe à la flamme de la surface de pièces en rotation peut être opérée par deux procédés différents. Premièrement, la trempe dite "en nappe", où, la pièce étant animée d'une rotation rapide, la surface à trem- per est d'abord chauffée et ensuite refroidie brusquement, sur la totalité de son pourtour, de sorte que la chauffe et le refroidissement brusque cons- tituent deux opérations distinctes qui se suivent dans le temps ; deuxiè- mement, la trempe dite "ligne par ligne où la douche de refroidissement est disposée directement derrière le brûleur, de sorte qu'une ligne à la fois de la surface à tremper de la pièce animée d'une rotation lente est portée à la température de trempe, ligne qui se déplace à une vitesse uni- forme sur la surface à tremper.
Chaque ligne chauffée est aussitôt étonnée par la douche qui suit immédiatement le brûleur. La chauffe et le refroi- dissement brusque ont donc lieu simultanément et constituent une seule opé- ration continue.
Il existe déjà des machines universelles, à l'aide desquelles on peut opérer la trempe par le procédé "en nappe" ou par celui "ligne par ligne", à volonté. Toutefois, la conversion de la machine pour passer d'un mode opératoire à l'autre est assez fastidieuse, de sorte que le caractère économique de la trempe à la flamme est influencé défavorablement lorsqu'on doit changer de méthode à plusieurs reprises successives, par exemple lors de la fabrication pièce par pièce.
L'invention a trait aux difficultés qui se présentent lors de la conversion d'une telle machine universelle et vise à simplifier la commande de telle façon que la machine puisse être convertie d'une méthode à l'autre par une simple manoeuvre. Par suite, l'invention concerne une machine pour la trempe à la flamme de surfaces de pièces en rotation, ma- chine où la trempe peut être effectuée à volonté par le procédé "en nappe" ou par celui "ligne par ligne";
elle consiste essentiellement à prévoir, pour la commande de l'amenée de gaz à brûler, d'oxygène et d'eau, un organe de manoeuvre pouvant être ajusté dans trois positions actives, en partant d'une position inactive, organe qui, dans une première position active autorise l'admission de gaz et d'oxygène seulement, dans une deuxième position active, l'admission d'eau seulement, et, dans une troisième position active, l'admission de gaz, d'oxygène et d'eau à la fois.
L'organe de manoeuvre central de la machine peut être d'une exécution particulièrement simple si l'on fait en sorte que les différents conduits d'amenée soient commandés par des soupapes électromagnétiques dont les circuits peuvent être contrôlés à l'aide d'un commutateur spécial à chicanes, à cylindre ou à cames. Une construction particulièrement économique comporte un disque de commande muni de deux cames de longueur différente et agissant sur deux inverseurs électriques de fin de course, dont l'un commande l'amenée de gaz et d'oxygène et l'autre, l'amenée d'eau.
Dans l'organe de manoeuvre selon l'invention on peut exclure tout risque de fausse manoeuvre, grâce à une disposition relative appropriée des différentes positions actives. Lorsque la machine est ajustée pour la trempe ligne par ligne, il est nécessaire, par exemple, de mettre d'abord en marche l'amenée d'eau et d'ouvrir seulement après l'amenée de gaz et d'oxygène pour le brûleur, tandis que, pour arrêter la trempe ligne par ligne, on doit arrêter d'abord l'arrivée de gaz et d'oxygène et ensuite l'amenée d'eau. Cette condition peut être satisfaite d'une manière simple en plaçant les positions actives du commutateur de commande ou manipulateur les unes par rapport aux autres de telle manière que, pour être ajusté en vue de la trempe ligne par ligne, le commutateur puisse être amené dans la position "admission de gaz,
d'oxygène et d'eau", en passant par la position "admission d'eau".
Une autre simplification de la machine selon l'invention -simplification qui exclut des fausses manoeuvres, permettant ainsi d'éviter des ratés de trempe - peut être réalisée si l'on fait en sorte que le commuta-
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teur se renverse automatiquement de sa position "admission de gaz et d'oxygène" dans sa position "admission d'eau", cela par exemple à l'aide d'un appareil thermométrique fonctionnant sans inertie ou au moyen d'un commu- tateur temporisé. Dans -ce cas, le renversement automatique sera tributaire d'un contact supplémentaire affecté à la position l'amenée de gaz et d'oxygène" et qui ne permet .une intervention du dispositif inverseur que si le commutateur est resté un temps suffisamment long dans cette position active.
L'invention sera expliquée d'une manière plus détaillée en regard des dessins annexés.
Les figs. 1 à 4 montrent un commutateur de commande pour une machine selon l'invention, représenté schématiquement dans ses quatre positions différentes.
La fig. 5 est'une coupe d'un mode d'exécution pratique d'un commutateur de commande.
La fig. 6 est une postérieure du commutateur de commande selon la fig. 5.
Le commutateur de commande selon les figs. 1 à 4 comporte deux inverseurs électriques de fin de course 4 et 5, commandés par deux cames 7 et 8 déplacées au moyen d'un levier de manoeuvre 6. Le commutateur de commande comporte quatre positions de commutation : 0, 1, 2, 3, indiquées dans les figs 1 à 4 en tant que positions d'ajustement possibles du levier 6. L'inverseur 4 présente deux contacts d'inversion, tandis que l'inverseur 5 ne comporte qu'un contact d'inversion.
Pour la conduite de la machine., on utilise uniquement les contacts qui sont fermés lorsque les in- verseurs 4, 5 sont dans la position de travail, à savoir; les contacts de travail de l'inverseur 4 servent à fermer les circuits des soupapes électromagnétiques qui contrôlent l'arrivée de gaz à brûler et d'oxygène, tandis que le contact de travail de l'inverseur 5 contrôle l'amenée d'eau par l'entremise d'une soupape électromagnétique.
Dans la fig. 1, le commutateur ou manipulateur occupe sa position inactive non. Tous les contacts de travail des inverseurs de fin de course 4,5 sont alors ouverts, de sorte que les soupapes électromagnétiques qu'ils commandent sont fermées. Lorsqu'il s'agit d'ajuster la machine pour la trempe en nappe, on place le commutateur de commande dans la position désignée dans la fig. 2 par "1". L'inverseur 4 est ainsi actionné par la came 7, de sorte que ses contacts de travail se ferment et que les soupapes électromagnétiques pour l'arrivée de gaz et d'oxygène s'ouvrent. Au bout du temps nécessaire pour porter la pièce à la température de trempe, on place le commutateur dans la position "2" de la fig. 3.
Cette inversion peut être opérée automatiquement au moyen d'un combinateur temporisé ou en fonction de la température, à l'aide d'un appareil thermométrique exempt' d'inertie. Pendant l'inversion, l'inverseur 4 est libéré par la came 7, laquelle actionne à sa place l'inverseur 5. La fermeture du contact de travail de ce dernier inverseur produit l'ouverture de la soupape électromagnétique d'admission d'eau, de sorte que la pièce, chauffée à la température de trempe, est alors soumise à un refroidissement brusque. Le commu.tateur est ensuite ramené à la position initiale lion, représentée dans la fig. 1.
Lorsqu'il s'agit de tremper une pièce ligne par ligne, on déplace le commutateur de sa position de repos "0", représentée dans la.fig. 1, vers la position "3", fig. 4, en passant par la position intermédiaire "2", puis "3". Lors du passage par la position de la fig. 3, l'inverseur 5 est actionné par la came 7, mettant ainsi en marche l'arrivée d'eau. Lorsque le commutateur arrive dans la position de la fig. 4, la came 8 actionne l'inverseur 4, mettant ainsi en route l'admission de gaz et d'oxygène au brûleur. A la fin de l'opération de trempe, le commutateur est ramené de sa position "3", fig. 4, à sa position inactive "0", fig. 1, en passant par
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la position intermédiaire "2", fig. 3.
Cette manoeuvre a d'abord pour effet de rouvrir les contacts de travail de l'inverseur 4, interrompant ainsi l'amenée de gaz et d'oxygène au brûleur. C'est ensuite seulement que le contact de travail de l'inverseur 5 s'ouvre également, arrêtant ainsi l'ad- mission d'eau. Dans ce cas également, le renversement du commutateur de la position "2", fig. 3, dans la position "0", fig. 1, peut être commandé par une minuterie, afin d'assurer encore d'une manière impeccable le refroi- dissement brusque de la ligne chauffée en dernier lieu de la surface de la pièce.
Le commutateur de commande ou manipulateur selon les figs. 5 et 6 diffère de celui du sehéma selon les figs. 1 à 4 principalement par le fait que les deux inverseurs de fin de course 4, 5 sont décalés l'un par rapport à l'autre non pas de 1800 mais seulement de 45 environ. Il s'ensuit que le disque profilé 9 présente une autre forme que dans le com- mutateur selon les figs. 1 à 4. Cependant, le commutateur selon les figs.
5 et 6 comporte les mêmes positions d'ajustement 0, 1, 2, 3 que celui dé- crit en premier lieu. Le disque profilé 9 est fixé sur un arbre 10 muni d'un collier Il et est empêché de tourner sur celui-ci à l'aide d'une ou de plusieurs chevilles 12. Le disque 9 est maintenu sur l'arbre 10 au moyen d'une vis 13. L'arbre 10 est monté dans un manchon 14, encastré dans la paroi 15 de la machine. A l'extrémité avant de l'arbre 10 est fixé le levier de manoeuvre 6 qui permet de placer le disque 9 dans ses différentes positions actives.
Le disque 9 présente des renfoncements 16 qui correspondent aux différentes positions et dans lesquels peut s'engager une cheville 17, sollicitée par un ressort 18. La cheville de verrouillage 17 est guidée dans un. organe 19 fixé dans une plaque 20 portant les inverseurs de fin de course 4 et 5.
Dans la fig. 6, le disque profilé 9 occupe la position dans laquelle le levier de manoeuvre 6 pointe exactement vers le haut. En pla- çant le levier 6 dans une des positions "1", "2" ou "3", on provoque la rotation du disque 9, de telle façon que les deux inverseurs 4 et 5 sont commandés de la même manière que celle qui a été exposée plus haut à propos des figs. 1 à 4. Il est donc superflu de décrire d'une manière plus détaillée le fonctionnement du manipulateur selon les figs. 1 et 6.
REVENDICATIONS.
1. Machine pour la trempe à la flamme de surfaces de pièces en rotation, à l'aide de laquelle la trempe peut être exécutée par la méthode l'en nappe" ou par celle "ligne par ligne" à volonté, caractérisé par la prévision, pour la commande de l'amenée de gaz à brûler, d'oxygène et d'eau, d'un organe manipulateur pouvant être ajusté dans trois positions actives (1, 2, 3), en partant d'une position inactive et qui, dans une première position active (1), autorise l'admission de gaz et d'oxygène seulement, dans une deuxième position active (2), l'admission d'eau seulement, et, dans une troisième position active (3), l'admission de gaz, d'oxygène et d'eau à la fois.