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La présente invention est relative aux inverseurs-réducteurs de mar-' che pour navires comportant des embrayages commandés par fluide moteur, du type à friction; elle se rapporte plus particulièrement à un système destiné à réduire notablement les chocs lorsque les disques de l'embrayage sont amenés dans la po- sition de serrage et pour déterminer une vitesse de chalutage à l'aide de l'inver- seur-réducteur de marche.
Le fonctionnement d'embrayages à friction du type commandé par fluide moteur, dans.lesquels un certain nombre de disques de friction sont serrés les uns contre les autres par l'application d'un fluide sous pression à un piston destiné à serrer les disques, est caractérisé par une difficulté qui se fait sen- tir de façon gênante dans certaines conditions d'utilisation. Les disques d'em- brayage sont généralement desserrés par des ressorts et, dans cette position, le cylindre d'embrayage est exempt de pression. Par exemple, dans un embrayage com- mandé par l'huile sous pression, le cylindre de celui-ci est vide ou presque vide lorsque l'embrayage est déclenché.
Lorsqu'on ouvre la soupape de commande en vue de mettre le cylindre en communication avec la source de pression, la pression initiale dans le cylin- dre est relativement peu élevée, cette pression étant sensiblement inférieure à la pression de serrage maximum finale. Ceci est dû au fait que le déplacement initial du piston d'embrayage s'effectue à l'encontre d'une résistance relative- ment minime, vu qu'il suffit de rattraper le jeu entre les disques et de vain- cre la pression antagoniste des ressorts de desserrage. Dans la suite, lorsque les disques sont en contact, la pression dans le cylindre s'élève très rapidement jusqu'à la pression de serrage de régime.
C'est cette élévation rapide de la pres- sion qui constitue la difficulté en question, étant donné que les disques d'em- brayage viennent se serrer les uns contre les autres avec une secousse ou un choc intenses.
Partant de ce qui précède, la présente invention a pour objet d'éta- blir un embrayage à friction actionné par un fluide, embrayage dans lequel on évite le choc de serrage des disques d'embrayage en retardant l'élévation de la pression agissant sur le piston qui assure l'engagement des disques.
Un autre objet de l'invention consiste à établir un embrayage du type indiqué ci-dessus, dans lequel l'élévation de la pression dans le cylindre d'embrayage est soumise à tout moment à un réglage défini, quelle que soit la vitesse à laquelle la soupape de commande ou de sélection est déplacée dans le but d'ouvrir la conduite sous pression allant au cylindre.
Un autre objet de la présente invention consiste à établir un embray- age tel que décrit plus haut, auquel est adjointe une soupape régulatrice de pression, sollicitée par un ressort, en vue de déterminer la pression de commande maximum de l'embrayage, ainsi qu'un dispositif actionné par un fluide, et desti- né à retarder l'élévation de la pression de serrage de l'embrayage jusqu'à sa valeur de régime finale, moyennant un conditionnement contrôlé du ressort de la soupape de réglage.
Un autre objet de la présente invention consiste à prévoir un groupe combiné pour un embrayage à commande par fluide, groupe comprenant une soupape de commande ou sélectrice, une soupape régulatrice de pression du type lesté par un.ressort, en relation de commande avec la soupape sélectrice, ainsi qu'un système à commande par fluide, destiné à retarder l'élévation de la pression, moyennant un raccourcissement contrôlé du ressort de la soupape de réglage.
Pour la facilité de l'exposé, l'invention sera décrite à propos d'un inverseur-réducteur de marche pour navires qui est conditionné de façon à entraî- ner sélectivement l'arbre d'hélice d'un navire soit en marche avant, soit en marche arrière, tout en étant capable d'entraîner cet arbre à la vitesse de cha- lutage pendant lamarche avant. Toutefois, considérée sous un angle plus large, l'invention est applicable à n'importe quel engrenage de transmission pourvu
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d'un ou de plusieurs embrayages à disques de friction..
Ces objectifs de l'invention ainsi que d'autres, seront exposés dans la description qui suit et qui se rapporte aux dessins annexés. Dans ces(dessins:
Les figs. 1 et 2 sont des vues en coupe le long des lignes 1-1 et
2-2 de la fig. 3, ces deux figures montrant respectivement le groupe de marche avant et le groupe de marche arrière de l'inverseur-réducteur de marche pour na- vires, les embrayages étant au point mort et les soupapes de sélection et de cha- lutage étant omises
La figo 3 est une vue en bout de l'inverseur-réducteur de marche, dessinée à une échelle moindre que les figures précédentes, en regardant dans le sens de la flèche 3 de la fig. 1, cette vue montrant en outre l'emplacement des soupapes sélectrices et de chalutage et celui de la pompe à huile.
La figo 4 est une vue de détail en coupe, à une échelle plus grande, de la commande de la pompe à huile, la coupe étant pratiquée le long de'la ligne
4-4 de la fig.3.
La figo 5 est une vue en coupe le long de la ligne 5-5 de la fig. 4.
Les figs. 6 et 7 sont des vues d'élévation, à une échelle plus grande, en coupe le long de la ligne 6-6 de la fig. 3, ces vues montrant un groupe de commande comprenant une soupape sélectrice, une soupape régulatrice de pression ' et un piston de mise sous tension préalable, ce groupe étant représenté respec- tivement dans la position de point mort et dans la position engagée, en ce qui concerne l'embrayage intéresséo
La figo 8 est une vue en coupe le long de la ligne 8-8 de la fig. 6.
Les figs. 9, 10 et 11 sont des vues en coupe le long de la ligne 9-9 de la fig. 6, ces vues montrant les positions de la soupape sélectrice qui dé- terminent la position de point mort et la position de serrage de l'embrayage de marche avant et de l'embrayage de marche arrière, respectivement.
La fig. 12 est une vue à plus grande échelle et en coupe verticale, de la soupape de chalutage, dans la position de pleine puissance, c'est-à-dire, de non-chalutage, dans laquelle cette soupape est représentée dans la fig. 3.
Les figs. 13, 14 et 15 sont des vues en coupe, respectivement le long des lignes 13-13, 14-14 et 15-15 de la fig. 11.
La fig. 16 est une disposition schématique, partie en coupe, du sys- tème hydraulique pour la commande du fonctionnement du groupe inverseur-réducteur de marche, la soupape sélectrice étant représentée au point mort, tandis que la soupape de chalutage est représentée dans la position de non-chalutage.
La fig. 17 est une vue schématique de la soupape de chalutage dans une position qui détermine une vitesse de chalutage minimum.
D'une manière générale, le groupe inverseur-réducteur de marche com- prend une paire de trains d'engrenages à l'aide desquels la puissance est trans- mise sélectivement, de façon à produire soit la marche avant, soit la marche ar- rière, sous le contrôle d'une soupape sélectrice faisant partie d'un système hy- draulique comprenant un embrayage à friction à commande hydraulique pour chaque sens de marche, embrayage dont le serrage complète la liaison entre la source de puissance et la charge.
Dans le circuit hydraulique de la marche avant est intercalée une soupape de chalutage qui est combinée avec la soupape sélectrice de. telle façon que, lorsque la soupape de chalutage est ouverte, la pression de serrage agissant sur l'embrayage'de marche avant est réduite au point de per- mettre un glissement contrôlé des disques d'embrayage et un entraînement du navire à une vitesse inférieure à la vitesse normale, c'est-à-dire, celle obte- nue lorsque l'embrayage de marche avant est complètement serré.
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Dans la fig. 1, le chiffre de référence 10 désigne une couronne à denture intérieure, fixée convenablement à un organe moteur (non représenté), par exemple le volant du groupe propulseur du navire, cette couronne engrenant avec un croisillon 11 à denture périphérique, dont le moyeu est claveté sur un arbre menant 12. Cet arbre traverse une paroi en bout 13 qui obture l'extrémité avant d'un carter d'engrenages 14, tandis que l'extrémité de droite de l'arbre est mon- tée à rotation dans un palier 15 supporté par un couvercle collecteur 16, lui-même fixé à l'extrémité arrière du carter d'engrenages.
A une distance appropriée du palier 15, et en un point situé à l'in- térieur du carter 14, l'arbre 12 est pourvu d'un anneau 18 dont la périphérie est convenablement cannelée ou dentée, en vue d'un coulissement axial relatif et une prise à mouvements solidaires avec une première série de disques d'embray- age, qui alternent avec une seconde série de disques d'embrayage dont le périphé- ries sont en prise à mouvements solidaires et à coulissement avec une série de bras 19 montés en porte-à-faux. Ces disques d'embrayage constituent une partie d'un embrayage de marche avant 20, tandis que les bras 19 s'étendent entre un plateau postérieur 21 et un plateau de butée 22, avec lequel ces bras font corps,
ce sous-groupe étant assemblé en lui-même par une série de boulons 23 répartis dans le sens périphériqueo Le plateau arrière 21 comprend un moyeu 24 qui entoure l'arbre menant 12, entre le palier 15 et l'anneau 18, ce plateau présentant d'au- tre part sur le côté tourné vers les disques une forme appropriée pour constituer une chambre annulaire 25 dont la surface périphérique intérieure est délimitée par le moyeu 24.
Un piston annulaire 26 est monté à coulissement dans la chambre 25, de façon à pouvoir actionner les disques de l'embrayage de marche avant 20, la périphérie de ce piston comprenant une série de pattes 27 qui coulissent sur les boulons 23, de telle façon que le piston 26 tourne solidairement avec l'embrayage 20, lorsque ce dernier est engagé. Un ressort à boudin 28 entoure chacun des boulons 23, en s'interposant entre le plateau de butée 22 et la patte correspon- dante 27, ces ressorts agissant de façon à déplacer le piston vers la position de desserrage représentée dans la fig. 1, lorsque la pression de commande est inter- rompue.
Le plateau de butée 22, contre lequel viennent se serrer les disques de l'embrayage, comprend un moyeu 29, dont le côté extérieur est monté à rotation dans un palier 30 porté par une première oloisin intérieure 31 dans le carter 14, ce moyeu étant cannelé intérieurement en vue de sa liaison avec l'extrémité adjacente d'un manchon 32 qui entoure coaxialement l'arbre menant 12, tout en étant écarté de ce dernier. L'extrémité opposée du manchon 32 est montée à ro- tation dans un palier 33 porté par une seconde cloison intérieure 34.
Entre les paliers 30 et 33, le manchon 32 comprend un pignon 35 qui engrène avec un pignon 36 claveté sur un arbre mené' 37, lui-même monté convenablement à rotation dans les parois d'extrémité-13 et 17, cet arbre s'avançant à l'extérieur au-delà de cette dernière, pour être réuni à un arbre d'hélice (non représenté). Il résulte de ce qui précède que, lorsque l'embrayage 20 est serré, la force motrice est transmise de l'arbre menant 12 à l'embrayage et de là, par l'entremise du pignon 35 et du pignon 36, à l'arbi, mené 37, de manière à produire la marche avant.
Sur l'arbre menant t2 est en outre claveté un pignon 39 monté à rota- tion dans un palier 38 porté par la paroi 13, pignon qui tourne constamment avec l'arbre menant et qui constitue un moyen pour transmettre la puissance à un arbre de renvoi faisant partie du sous-groupa de marche arrière, comme il sera décrit dans la suite.
En considérant les fige 2 et 3, on voit que le pignon 39 engrène avec un pignon 40 qui est monté convenablement dans la paroi d'extrémité 13 et est relié à cannelures à l'extrémité adjacente de l'arbre de renvoi 41, lequel s'étend dans le sens longitudinal du carter 14, parallèlement à l'arbre menant 12 et l'arbre mené 37, l'extrémité opposée de l'arbre de renvoi étant montée à
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rotation dans un palier 42 porté par le couvercle oolleoteur 16.
Un anneau 43, convenablement espaoé par rapport au palier 42, est formé sur l'arbre 41, la pé-' riphérie de cet anneau étant dentée en vue d'une prise à coulissement axial et à mouvements solidaires avec une première série de disques d'embrayage'qui alter- nent avec une seconde série de disques d'embrayage dont les périphéries sont en prise à mouvements solidaires et à coulissement avec une série de bras en porte- à-faux 44. Cette série de disques d'embrayage fait partie de l'embrayage de marche arrière 45'
Les bras 44 s'étendent entre un plateau postérieur 46 et un plateau de butée 47, avec lequel ces bras forment corps, ce sous-groupe étant assemblé au moyen d'une série de boulons 48 espacés dans le sens périphérique.
Le plateau postérieur comprend un moyeu 49 qui entoure l'arbre de renvoi 41 entre le palier 42 et l'anneau 43, le plateau 46 étant conformé, sur sa face tournée vers les disques d'embrayage, de façon à former une chambre annulaire 50 dont la surface périphérique intérieure est délimitée par le moyeu 49. Un piston annulaire 51 est monté à coulissement dans la chambre 50, de façon à pouvoir commander les disques de l'embrayage de marche arrière 45, la périphérie de ce piston étant pour- vue d'une série de pattes 52 montées à coulissement sur les boulons 48, de telle manière que le piston 51 tourne solidairement aveo l'embrayage 45, lorsque ce dernier est serré.
Un ressort à boudin 53 entours chaque boulon 48, en s'inter- posant entre le plateau de butée 47 et la patte correspondante 52, ces ressorts agissant de manière à amener le piston 51 à la position desserrée, représentée- ' dans la fig. 2, lorsque la pression de commande est interrompue.
Le plateau de butée 47, oontre lequel les disques de l'embrayage 45 viennent se serrer, comporte un moyeu 54 dont le pourtour extérieur est monté à rotation dans un palier 55 porté par une cloison intérieure 31, ce moyeu étant cannelé intérieurement, pour être relié à l'extrémité voisine d'un manchon 56 qui entoure, ooaxialement l'arbre de renvoi 41,tout en étant espacé de celui-ci. L' extrémité opposée du manchon 56 est montée à rotation dans un palier 57 porté par la oloison intérieure 34. Entre les paliers 55 et 57, le manchon 56 porte un pignon 58 qui engrène aveo le pignon 36. Par conséquent, et vu que l'arbre de renvoi 41 tourne oonstamment lorsque le moteur est en marche, l'arbre mené 37 est entraîné en marche arrière lorsque-l'embrayage 45 est serré.
L'aotionnement sélectif des embrayages 20 et 45 est déterminé par une soupape sélectrice 59, représentée plus particulièrement dans les fige. 6 à 11, inclus, cette soupape étant incorporée au système hydraulique qui sera décrit dans la suite.
Dans la fige 6 le chiffre de référence 60 désigne un bottier oblong comportant des alésages cylindriques ooaxiaux 61 et 62, ce dernier alésage ayant un diamètre plus grand que le précédent, pour une raison qui sera exposée dans la suite, la disposition étant telle que la jonction des alésages 61 et 62 déter- mine un épaulement annulaire 63.
L'extrémité de gauche de l'alésage 61 est obtu- rée par une plaque 64 à travers laquelle s'étend une tige pivotante 65 à laquel- le est attachée, à l'extérieur du boîtier 60, une poignée de manoeuvre ou manette 66, tandis que, à l'intérieur de ce boîtier, la tige 65 présente un diamètre plus grand, de manière à constituer une partie cylindrique 67 dont la périphérie est oreusée (voir fige 8) en des points répartis dans le sens périphérique, de ma- nière à constituer des crans 68, 69 et 70, dans lesquels s'engage sélectivement un cliquet 71, actionné par un ressort et monté à coulissement dans le boîtier 60, de façon à déterminer, suivant le cas, la marche avant, le point mort, et la marche arrière.
Au voisinage du tronçon à crans 67 est prévue une soupape sélectrice cylindrique 72 faisant corps avec ce tronçon et s'ajustant' étroitement dans l'alésage 61. Dé cette soupape part un bossage 73 de longueur appropriée et de diamètre réduit, coaxial par rapport à la soupape,, L'extrémité de droite - en considérant le dessin - de la soupape sélectrice 72 est située de telle façon
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qu'un orifice d'admission de fluide sous pression 74 est constamment ouvert.
Des passages espacés 75 et 76 (voir figso 6, 7, 9, 10 et 11) s'éten- dent longitudinalement par rapport à la soupape sélectrice 72, sur une distance appropriée à partir de l'extrémité de droite de cette soupape, ces passages com- muniquant respectivement avec les passages radiaux 77 et 78 qui s'étendent jus- qu'à la surface cylindrique de la soupape 72.
Cette soupape est en outre munie d'une entaille 79 située de façon générale dans le même plan que les passages radiaux 77 et 78; cette fente détermine, conjointement avec l'alésage 61, une chambre 80 ayant la forme d'un secteur de cylindre et qui, lorsque la soupape 72 occupe la position de point mort représentée dans la figo 9, se trouve située au-dess ous des passages longitudinaux 75 et 76 et est écartée de ceux-ci, cette chambre communiquant, à travers un passage 81 pratiqué dans la soupape sélectrice 72, sur une partie du diamètre de cette dernière, avec un passage transversal 82 prévu dans le boîtier 60. En outre, et quelle que soit la position de la sou- pape sélectrice 72, la chambre 80 est reliée, à travers un orifice 83 et un évi- dement 84 pratiqué dans le boîtier 60, à un puisard qui sera décrit dans la suite.
Le boîtier 60 contient également un passage longitudinal 85 dont l'ex- trémité de gauche est en communication avec un passage transversal 82, tandis que l'extrémité opposée du canal 85 est élargie en 86 en vue de recevoir un res- sort 87 qui sollicite une soupape à bille 88 dans le sens de l'obturation d'un orifice 89.prévu dans une plaque 90 qui est serrée contre l'extrémité de droite du boîtier au moyen d'un couvercle 910
La plaque 90 comporte également un orifice d'étranglement 92 qui as- sure une communication constante entre le passage 86 et une cavité 93 prévue dans le couvercle 91 et qui est à son tour en communication, au moyen d'un orifice 94 prévu dans la plaque 90, avec la tête ou fond d'un piston de mise sous tension préalable 95, en forme de godet, qui se déplace dans les deux sens dans l'alésa- ge 62.
L'orifice 94 est dimensionné de telle façon qu'une partie importante de la tête du piston 95 est exposée à 1 action de la pression, quelle qu'elle soit, qui s'exerce dans la chambre 93. Dans la position de point mort du dispositif (voir figso 6 et 9), le piston de mise sous tension préalable 95 est maintenu en contact avec la plaque 90 par une extrémité d'un système de res- sorts constitué par des ressorts à boudin 96 et 97 télescopant l'un dans l'autre et qui, du point de vue de leur fonction, peuvent être considérés comme un seul ressort et dont les extrémités opposées au piston 95 prennent appui sur la face intérieure de la tête ou fond d'une soupape régulatrice de pression 98, en forme de godet, montée à déplacement dans les deux sens dans l'alésage 61.
Lorsque la soupape sélectrice 72 occupe la position de point mort représentée dans les figso 6 et 9 et que le moteur n'est pas en marche, la détente des ressorts 96 et 97 aura pour effet de mettre la soupape régulatrice de pression 98 en butée contre le bossage 73 ; toutefois, lorsque le moteur marche au ralenti, la pression de l'huile déplace légèrement la soupape régulatrice de pression 98 vers la position représentée d'une manière générale dans la figo 6 et où. cette soupape démasque légèrement l'orifice 99 qui est en communication avec la cavité 84. De cette façon, l'huile arrivant par le raccord d'entrée 74 s'écoule vers le puisard par le raccord de sortie 84'.
En outre, les fuites éventuelles d'huile en direction des alésages 61 et 62, qui s'écoulent entre le piston de mise sous tension pré- alable 95 et la soupape régulatrice de pression 98, sont constamment évacuées vers 'le puisard à travers un orifice 100 qui communique avec la cavité 84, de sorte que les ressorts 96 et 97 peuvent agir librement à tout momento
Lorsque le moteur marche au ralenti et que la soupape sélectrice 72 est au point mort, comme montré dans les fige. 6 et 9, la cavité 93 est en commu- nication avec le puisard par l'entremise des passages 86, 85, 82 et 81, ainsi que de la chambre 80.
Cette dernière chambre est en outre en communication avec des passages 101 et 102 prévus dans le boîtier 60 et qui, à leur tour, communi- quent respectivement avec les embrayages de marche avant et de marche arrière,
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20 et 45, comme il sera décrit dans la suite, de sorte que ces embrayages sont desserrés. Simultanément, les extrémités extérieures des passages radiaux 77 et 78 sont masquées par la paroi de l'alésage 61.
Pour serrer l'embrayage de marche avant 20 on fait pivoter la soupape sélectrice 72 dans le sens des aiguilles d'une montre, pour l'amener dans la po- sition de la figo 10, où l'on voit que le passage 102 demeure relié au puisard par l'entremise de la cavité 84, de sorte que l'embrayage de marche arrière 45 demeure déclenché. Le passage radial 77 communique désormais avec le passage 101 allant au cylindre de l'embrayage de marche avant 20, tandis que le passage radi- al 78 communique, à travers les passages 82, 85, 86 et l'orifice 92, avec la ca- vité 93, de sorte que la pression peut être appliquée à la tête du piston de mise sous tension préalable 95.
Lorsqu'on accélère le moteur en vue de l'entraînement de la charge, la soupape régulatrice de pression 98 doit effectuer son déplacement vers la position de réglage plein, à l'encontre de la tension préalable à laquelle les ressorts 96 et 97 sont soumis de la part du piston 95, dont la fin de course. vers la gauche est déterminée par l'épaulement 63. Les variables qui affectent la lenteur avec laquelle le pression de commande de l'embrayage s'élève sont: les dimensions de l'orifice 92, le volume de la chambre située derrière le piston de mise sous tension préalable 95, la poussée des ressorts et l'allure de la va- riation de la charge.
Après que la soupape sélectrice 72 a été amenée à pivoter jusqu'à la position de point mort (figo 9), le cylindre de l'embrayage de marche avant 20 se vide à travers le passage 101 et la cavité 84 vers le puisard,le passage 82 étant également relié au puisard par la cavité 84, en passant par le passage 81. La détente des ressorts 96 et 97 rappelle en outre la soupape régulatrice de pression 98 et le piston de mise sous tension préalable 95 vers les positions respectives représentées dans la fig. 6, à la suite de quoi l'huile, qui se trou- vait jusqu'alors derrière ce dernier piston, est d'abord déchargée librement, à travers l'orifice 89, vers le puisard, la soupape à bille 86 étant écartée de son siège.
Pour la marche arrière, la soupape sélectrice 72 est amenée à pivoter à l'encontre des aiguilles d'une montre jusqu'à la position représentée dans la fige 11, dans laquelle de l'huile sous pression est envoyée à l'embrayage de marche arrière 45 à travers le passage 102 et au piston de mise sous tension préalable 95, cela dans les conditions indiquées plus haut, l'embrayage de marche avant 20 étant desserré.
Le système représenté dans la figo 6 est caractérisé par la grande rapidité avec laquelle il traverse le point mort lors du passage de la marche avant à la marche arrière et vice versa. Le fluide sous pression derrière le pis- ton de mise sous tension préalable 95 s'évacue aisément à travers l'orifice 89 pendant que la soupape sélectrice 72 passe par le point mort et les ressorts 96 et 97 ne doivent pas surmonter un vide partiel.
Pour la marche à la vitesse de chalutage, il est prévu une soupape de chalutage 103 qui coopère avec la soupape sélectrice 59, lorsque celle-ci est dans la position de marche avant, en vue de réaliser un patinage déterminé et contrôle' des disques de'l'embrayage de marche¯¯avant 20, ce qui permet d' obtenir n'importe quel nombre de vitesses de chalutage comprises entre valeurs maximum et minimum déterminées.
La soupape de chalutage 103 comprend un boitier 104 attaché au cou- vercle collecteur 16, comme montré dans la fig. 3, cette soupape étant représen- tée de façon plus détaillée dans les figs. 12 à 15. Comme montré dans la fig. 12 laquelle représente la soupape de chalutage dans la position de non-chalutage, soit la position où l'arbre mené 37 se voit appliquer la pleine puissance, l-'em- brayage de marche avant 20 étant engagé -, le boîtier 104 comprend un alésage' 105, dans lequel se déplace dans. les deux sens une tige 36.
Cette dernière émerge
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au dehors à travers un bourrage 107, prévu à l'extrémité de droite du boîtier 1049 et est munie d'une cheville transversale 108, sur laquelle s'engage de façon caractéristique l'extrémité fourchue d'une poignée de chalutage 109, laquelle est montée à pivotement, au point 110 intermédiaire à ses extrémités, sur le 'bottier
1040 La-tige 106 est maintenue dans la position de non-chalutage au moyen d'un verrou 111 sollicité par un ressort et dont la pointe arrondie vient s'engager dans une. gorge annulaire 112 délimitée par une bague d'arrêt 113 et par un chan- frein- annulaire 114 prévu sur l'extrémité d'un tronçon cylindrique 115.
Il s'en- suit que le déplacement de la tige 106 vers la gauche, si l'on considère la figo
12, est limité par la bague d'arrêt 113, mais que cette tige peut être aisément déplacée dans le sens opposée puisque le verrou 111 peut être repoussé vers l'ex- térieur lorsqu'il est actionné'par le chanfrein 114.
L'extrémité de gauche de la tige 106 est montée à coulissement dans l'alésage 1059 à l'aide d'un'tampon annulaire 1160 A une distance appropriée par rapport au bourrage 107, la tige 106 porte une bague fendue 117, sertie dans cette tige et servant de pièce d'arrêt pour une bague de butée 118 montée à coulissement sur la tige,à l'intérieur de l'alésage 1050A gauche de la bague 118 est prévu un piston flottant creux 119, également monté à coulissement dans l'alésage 105,.un ressort 120 étant interposé entre cette bague et le fond du piston.
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123 part de .l'extrémité de gauche de la tige 106, extrémité où il communique avec une chambre 124 comprise dans l'alésage 105, entre le tampon 116 et un disque d'obturation 1259 l'autre extrémité de ce passage aboutissant en un point situé immédiatement au-del, de la,bague de butée 117.
Des passages transversaux 126 et 127 relient.le passage 123 à l'espace intérieur du piston 119 et à la chambra 122, dans.un but qui sera exposé dans la suiteo Lorsque la soupape sélectrice 59 est-dans.la position de marche avant, l'huile-sous pression est admise dans 'la.chambre 121 à travers un orifice 128 et, tout en agissant sur le piston flot- tant 119, cette huile est incapable de déplacer la tige 106 vers la droite, si l'on considère-la fige 12.
Dans la face du boîtier 104 tournée vers le couvercle collecteur est creusée une poche oblongue 129 dont une extrémité est reliée à l'alésage 105 à travers un orifice 130 situé en un point tel qu'il est masqué par le-piston 119 lorsque la soupape de chalutage 103 est dans une position de
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non-cha.ütage9 comme montré dans la figo 12, l'autre extrémité de la poche 129 étant "en communication avec le même alésage, entre la bague 118 et le bourrage 107, à travers un orifice 1310
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..
Comme montré dans les figss 4 et 5, l'extrémité de droite ou.d'embray- agé de l'arbre intermédiaire 41 est pourvue d'une forure borgne 132, destinée à recevoir un manchon 133 réuni. à cet arbre par une liaison de commande établie par une cheville 134, la surface périphérie de ce manchon affectant, comme; indi- 'que dans la figo 5, une forme essentiellement carrée, de façon à présenter un certain nombre de surfacesplanes 135 dont chacune délimite, conjointement avec la face-intérieure adjacente de .la forure borgne 132,' une chambre 136 qui s'ê- tend sur toute la longueur du manchon 133, dans un but qui sera décrit dans' la
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suite.
A.l,!intérieur du manchon 133 est claveté un arbre de commande 1'37 qui émerge hors du couvercle collecteur 16 et est destiné à être relié à une pompe' à huile 138, représentative de son espèce, fixée à ce couvercle,
Comme montré dans la fige 3, le coté d'aspiration de la pompe 138 est relié à travers un tube 139 et un filtre 140, à un puisard 141 constitué par la partie inférieure du carter d'engrenages 14; d'autre part, en considérant la disposition schématique suivant la figo 16, on voit qu'un tube 142 relie le côté
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refoulement de la pompe à une extrémité d'un réfrigérateur 143.
Pour faciliter la représentation des conditions de circulation, on a représenté séparément la soupape régulatrice de pression 98 et l'élément 72 de la soupape sélectrice; toutefois, en réalité, ces deux soupapes sont montées dans le môme boîtier 60, comme montré dans la fig. 6. On voit en outre dans les fige.3 et 16 que le réfri- gérateur 143 débite de l'huile à travers le conduit 144 allant vers le fond ou la tète de piston de la soupape régulatrice 98; il- s'ensuit que si, dans la position de non-réglage, la pression est suffisamment peu élevée pour que les fuites d'huile puissent avoir lieu à travers l'orifice 145, vers la cavité 84, repré- sentée sous la forme d'un conduit dans la fig. 16, ainsi que vers les passages 75 et 76 qui font partie de la soupape sélectrice 72.
L'orifice 100 de la fig. 6, représenté sous la forme d'un conduit dans la fige 16, communique également avec la cavité 84, de façon à drainer vers celle-ci l'huile qui aurait pu s'accumuler derrière la soupape régulatrice de pression 98.
L'huile en provenance de n'importe quelle source, qui est envoyée vers la cavité 84, s'écoule vers un conduit 146 dont l'emplacement est indiqué, d'une manière générale dans la fig. 3, ce conduit s'étendant à l'intérieur, du car- ter d'engrenages.14, dans le sens longitudinal de celui-ci et étant pourvu conve- nablement de perforations, comme indiqué dans la fig. 16 pour assurer le graissa- ge des engrenages et de retour de l'huile vers le puisard 141. Dans la fig. 16 on a indiqué schématiquement par les flèches 146a le graissage des pignons de l'arbre intermédiaire; par les flèches 146b - le retour vers le puisard le long de la paroi latérale du carter; et par les flèches 146c- le graissage des en- grenages de marche arrière.
Le passage 101 de la soupape sélectrice 72 (voir figs. 1, 3, 9 et 16) communique, à travers un passage 147 prévu dans le couvercle collecteur 16, avec une chambre 148 (voir -tige 1) située dans le couvercle au-delà de l'extrémité de droite de l'arbre menant 12. La chambre 148 communique avec la chambre annu- laire 25 par un trajet comprenant, dans l'ordre, un passage axial 149, des pas- sages radiaux 150 et un canal annulaire 151, pratiqués respectivement dans le- môme arbre et autour de celui-ci, ainsi qu'un passage 152 pratiqué dans le moyeu 24, ce trajet permettant d'amener le fluide sous pression au piston de marche avant 26 lorsque la soupape sélectrice 72 est tournée dans le sens des aiguilles d'une montre, en considérant la fig. 16, et comme représenté dans la fig.
10, de manière à établir la-communication entre les passages 75 et 101 et entre les soupapes 76 et 82.
Le passage 102 de la soupape sélectrice 72 (voir fige. 2, 3, 9 et 16) est en communication, à travers un passage 153 prévu dans le couvercle collec- teur 16, avec une chambre annulaire 154 (voir figs. 4 et.3) prévue autour du manchon 133, à l'extrémité de droite de l'arbre intermédiaire 41.
La chambre 154 communique, à travers les chambres 136 (voir Fig. 5), disposées autour du manchon 133, avec un passage 155 qui est coaxial avec la forure borgne 132 et qui en constitue le prolongement, tandis que le passage 155 communique à son tour, par un trajet comprenant, dans l'ordre, un passage latéral 156 et un canal annulaire 157, pratiqués respectivement dans l'arbre de renvoi 41 et sur le pourtour de celui-ci, et un passage 158, avec la ohambre annulaire 50, ce qui représente un trajet pour amener.
le fluide sous pression vers l'embrayage de marche arrière 45 lorsque l'élément 72 de la soupape sélectrice est tourné à rencontre- des ai- guilles d'une montre, en considérant la fige 16, et comme représenté dans la fige 11, de manière à mettre en communication le passage 76 avec le passage 102 et le passage 75 avec le passage 82. '
Comme montré dans les figs. 13, 15 et 16, l'orifice d'entrée 128, qui conduit vers la soupape de ohalutage 103, communique par un passage 159, re- présenté dans les figs. 15 et 16, avec une chambre 148 allant à l'embrayage de' marche avant 20, tandis que les orifices 130 et 131 communiquent, à travers la cavité 129, aveo un passage 160 pratiqué dans le couvercle collecteur 16 (voir
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fig.
1). Ce dernier passage communique - par un trajet qui comprend, dans l'ordre, une chambre annulaire 161 située entre le plateau arrière 21 et le couvercle col- lecteur 169 une série de passages 162 qui s'étendent dans le sens longitudinale à travers le moyeu 24, des passages radiaux 163 pratiqués dans la face voisine appartenant à l'anneau 18, les passages 164 qui s'étendent transversalement dans cet anneau et une série de passages radiaux 165 qui partent des passages 164 - avec la périphérie d l'anneau 18 située au voisinage des bords intérieurs des disques de 1'embrayage de marche avant 20.
Par conséquent, lorsque la soupape de chalutage 103 s'ouvre, comme il sera décrit dans la suite, l'huile est soutirée des passages d'alimentation principaux 147, qui partent de la chambre 148, pour être déchargée dans l'intérieur de l'embrayage et pour s'écouler le long des fa- ces des disques de oelui-ci.
Pour décrire le fonctionnement de l'inverseur-réducteur de marche pour navires suivant l'invention, on supposera d'abord que la soupape de chalu- tage est dans la position de non-chalutage, c'est-à-dire, dans la position fer- mée, et que la soupape sélectrice 72 est dans la position de point mort, le tout comme représenté dans la fige .16. En admettant que le moteur tourne au ralenti, la soupape régulatrice de pression 98 occupe la position représentée dans la fig.
.60 Tout le débit de la pompe 138'traverse l'orifice 145 en direction du tube perforé'146 et se dirige de là vers le puisard 141, étant donné que les passages 75 et 76-sont isolés des passages 101 et 102, respectivement. Simultanément, la chambré annulaire.25 de l'embrayage de marche avant 20 communique, par les pas- sages 147 et 101, la chambre 80 et la cavité 84 (voir fige. 6, 9 et 16) avec le tube perforé 146. La chambre 25 de l'embrayage de marche avant est ainsi mise en,communication avec le puisard, l'embrayage de marche avant 20 étant desserré sous la poussée des ressorts 28.
De même, la chambre annulaire 50 de l'embrayage de marche arrière 45 communique, à travers les passages 153 et 102, la chambre 80 et la cavité 84, avec le conduit 146, de sorte que l'embrayage de marche ar- rière 45 est également desserré.
Pour faire marche avant, on fait pivoter la soupape sélectrice 72 dans le sens des aiguilles d'une montre, si l'on considère la fig. 16, jusqu'à la position représentée dans la fig. 10, et l'on accélère le moteur, de façon que celui-ci entraîne la charge. Le passage 75 communique alors avec le passage 101 et la pression s'établit à travers le passage 147, en vue de déplacer le pis- ton 26 de telle manière qu'il enclenche l'embrayage de marche avant 20. L'huile ,continue à s'écouler à travers le tube 146 en vue du graissage et de son retour au puisard. L'embrayage de marche arrière demeure déclenché, étant donné que sa chambre 50 communique avec le puisard à travers le passage 102, la chambre 80 et la cavité 84.
D'autre part, lorsqu'on désire mettre en marche arrière, en partant de la position de point mort représentée, on fait pivoter la soupape sélectrice 72 à l'encontre des aiguilles d'une montre, si l'on considère la fig. 16, jus- qu'à la position représentée dans la fig. 11. Le passage 76 communique alors avec le passage 102 et la pression s'établit à travers le passage 153, en vue de'déplacer le piston 51, de façon à engager l'embrayage de marche arrière 45, sous le contrôle de l'action régulatrice de la soupape 98. L'huile s'écoule éga- lement à travers le tube 146 aux fins de graissage et pour retourner au puisard.
L'embrayage de marche avant 20 demeure desserré, puisque sa chambre 25 communi- que avec le puisard à travers le passage 101, la chambre 80 et la cavité 840
La manoeuvre de-la soupape de chalutage permet de conditionner l'em- brayage, de marche avant 20 de façon que celui-ci transmette la puissance avec un patinage-contrôle, tout en maintenant les disques et cet embrayage à l'état re- lativement froid.,
Lorsque le navire atteint la zone de pêche et que l'on désire réduire la vittesse jusqu'a unè allure de chalutage, on maintient la soupape sélectrice 72 dans la position.de marche avant représentée dans la fige 10 et l'on renverse
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la poignée 109 de la soupape de chalutage à l'encontre des aiguilles d'une montre, à partir de la position représentée dans les figs.
12 et 16, jusqu'à une positio choisie quelconque entre les lignes 166 et 167 de la fig. 12. Ces lignes repré- sentent d'une façon générale et respectivement les positions de vitesse de chalu-' tageminimum et maximum, d'autres vitesses étant obtenues lorsque la, manette 109 occupe une position intermédiaire quelconque entre ces lignes.
On admettra, à titre d'exemple, que l'on désire marcher à la vitesse de chalutage minimum. Dans ce cas, on renverse la manette 109 jusqu'à la position représentée dans la fig. 17. Préalablement à cette manoeuvre, c'est-à-dire, lors- que la manette 109 est dans la position de non-chalutage, représentée dans les figs. 12 et 16, et que la soupape sélectrice 72 est dans la position de marche avant représentée dans la fig. 10, le fluide sous pression venant par l'orifice d'entrée 128 maintient le piston flottant 119 contre la bague de butée 118, cette position étant maintenue jusqu'à ce que la tige 106 ait été déplacée suffisamment pour permettre au piston 119 de démasquer l'orifice de sortie 130. - et ..
Le ressort 120 s'allonge alors légèrement et exerce une action régulatrice sur la pression d'huile contenue dans la chambre 121, cette action s'exerçant vers l'amont, à travers le passage 159 et la chambre 148 et ensuite à travers les passages 149 à 152, c'est-à-dire, sur la pression d'huile agissant sur l'em- brayage de marche avant 20, en vue d'un patinage contrôlé de ce dernier. Cette action régulatrice varie suivant la position occupée par la manette ou poignée 109 entre les positions respectives de chalutage à vitesse minimum et maximum.
Lorsque l'orifice de sortie 130 est ouvert, la soupape régulatrice de pression 98 n'exerce plus une influence régulatrice sur la pression agissant sur le piston 26 de l'embrayage de marche avant 20 et se déplace, sous l'effet des ressorts 96 et 97, vers l'élément 72 de la soupape sélectrice, comme montré dans la fig. 6 sauf que ce dernier élément occupe à ce moment la position à la- quelle il a été amené par pivotement, comme montré dans la fig. 10. Etant donné que, lorsque la soupape de chalutage 103 est ouverte, la pression de serrage de l'embrayage 20-est réduite par rapport à la pleine pression de serrage, les disques d'embrayage se desserrent légèrement et oommencent à patiner, tout en assurant encore la transmission du couple, de sorte que la vitesse de l'arbre mené 37 diminue.
Il ressort de ce qui précède que l'importance du patinage des dis- ques de l'embrayage 20 est déterminée par la position de la soupape de' chalutage 103 par rapport à l'orifice de sortie 130, étant donné que le degré d'ouverture de ce dernier orifice détermine la mesure dans laquelle la pression agissant sur l'embrayage de marche avant diminue et, par oonséquent, la quantité dont les dis- ques de cet embrayage sont desserrés par les ressorts 28.
D'une part, l'arrosage des disques avec l'huile a pour effet de maintenir oeux-ci à l'état froid propre au fonctionnement; d'autre part, le fait de régler le "jeu" entre les disques fait en sorte que l'huile présente sur les disques contribue à la transmission du couple par l'entremise de la pellicule d'huile agissant dans le sens de l'en- traînement, soit, travaillant au cisaillement. Après son passage entre les dis- ques, l'huile s'évacue vers le puisard, comme-indiqué par les flèches 20a dans la fig. 16.
Dans toutes les positions de chalutage de la soupape de chalutage 103, cette dernière est soustraite à la poussée hydraulique et est essentielle- ment équilibrée du point de vue hydraulique, étant donné que les passages 123 126 et 127, pratiqués dans la tige 106, équilibrent essentiellement la pression dans toutes les parties de l'alésage 105, y compris la chambre 124, l'intérieur de la squpape flottante 119 et la partie de l'alésage comprise entre la bague 118 et le bourrage 107.
Le fluide sous pression accède, au moyen de l'alésage 105, aux parties qui viennent d'être énumérées et en passant par l'orifice de sortie 130 et la cavité 1299 cette dernière ayant été représentée comme une dé- rivation dans les figso 16 et 170 Il résulte de ce qui précède que le préposé
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n'est pas limité à un nombre restreint de positions à crans, lorsqu'il manipule la soupape de chalutage, mais peut adopter une position quelconque parmi un nombre infini de positions comprises entre les points extrêmes 166 et 167; d'au- tre part, la manette 109 demeure dans la position adoptée, sans nécessiter de butées d'aucune sorte.
Un avantage particulier du système de réglage suivant l'invention ré- side dans le fait que, pendant le chalutage, le moteur peut tourner à une vites- se suffisamment élevée pour l'empêcher de se caler ou de fonctionner d'une façon irrégulière et pour lui permettre de charger les batteries, les navires de ce type étant généralement équipés de groupes propulseurs comportant un moteur à combustion interne. Cet avantage est d'un grand intérêt dans les bateaux de pêche exploités à l'échelle commerciale et qui marchent à la vitesse dechalutage pen- dant 'de longues périodes.
Dans un cas représentatif de l'espèce, la vitesse du moteur, lors du chalutage, peut varier entre 700 et 900 tours par minute, tandis que celle de l'arbre mené pourra varier entre 88 et 200 tours par minute pendant le chalutage, le rapport de démultiplication des engrenages étant de 4:1.
REVENDICATIONS
1. Dispositif caractérisé en ce qu'il comprend: un embrayage action- né par un fluide et comportant un certain nombre de disques de friction se dépla- çant entre une position engagée et une position dégagée; un cylindre et un pis- ton mobile dans ce cylindre, dans le but d'engager les disques; des moyens pour amener dans ce cylindre un fluide sous pression, dans le but d'actionner le pis- ton ; une soupape régulatrice de pression, pour déterminer la valeur de la pres- sion avec laquelle l'embrayage est enolenché; un ressort pour solliciter la sou- pape vers la position de non-réglage;
et un dispositif actionné par le fluide, pour mettre le ressort sous une tension préalable, en vue de @@@@@@ l'e' moment où. la pression atteint la valeur d'enclenchement, ce dernier dis- positif comprenant des moyens pour déterminer l'allure de cette mise sous tension préalable.