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Procédé de préparation d'hydroperoxydes à partir de composés arona- tiques dialkylés.
Lors de la préparation d'hydroperoxydes à partir de composés aromatiques dialkylés, on procède en introduisant de l'oxygène ou de l'air dans les dits composés aromatiques dialkylés.
Les composés aromatiques sont ainsi transformés en mono-ou dihy- droperoxydes correspondants. Le monohydroperoxyde se forme en
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général en premier lieu. Après obtention de concentratiomdéter- minées en monohydroperoÀ7de, le dihydroperoxydes coiurience à se former.
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Il est connu, pour l'obtention du dihydroperoxyde de traiter l'oxyàat total par une liqueur, de préférence une liqueur de soude ayant une concentration de 1-12%. De ce fait, la plus grande partie du dihydroperoxyde se solubilise dans la phase 1;or-
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ganique alcaline. La phase organique est recyclée dans le procède d'oxydation. Elle contient essentiellement le monohydroperoxyde, une certaine quantité de dihydroperoxyde et la plus grande partie des sous-produits formés pendant l'oxydation.
En opérant- de cette façon, on a pu déterminer que, pour des teneurs allant jusque 5% en dihydroperoxyde dans l'oxydat, la séparation de la phase organique de la phase inorganique s'opère de façon satisfaisante. La phase organique recyclée dans la chambre d'oxydation contient encore de l'alcali qui ne perturbe guère le processus d'oxydation. Déjà pour ces petites teneurs en dihydro- peroxyde, il était sans aucun doute nécessaire de maintenir les quantités recyclées si élevées que cela rendait difficile une production économique du dihydroperoxyde.
Si maintenant on augmente la teneur en dihydroperoxyde dans l'oxydât par une conduite appro- priée de l'oxydation, il se présente, comme on l'a constaté, des difficultés particulièrement grandes lors de la séparation de la phase organique d'avec la phase inorganique alcaline. Elles dépen- dent avant tout du fait qu'il se forme des émulsions très stables de telle sorte que la phase organique contient des teneurs impor- tantes en alcali et que, d'autre part, la phase inorganique renferme encore des parties importantes de la phase organique. Ces difficultés de séparation augmentent sensiblement pour des teneurs de plus de 8% de dihydroperoxyde dans l'oxydât.
Il n'était plus possible, par exemple, de séparer la couche organique de la couche inorganique en intercalant des cuves de séparation normale lorsque la teneur en dihydroperoxyde dans le mélange d'oxydation s'éle- vait à 15 ou même à 18%. Dans ce cas, la teneur en alcali est si forte, lors du recyclage de la phase organique dans la chambre d'oxydation, que le pH prend des valeursélevées dans la chambre de réaction. Il est connu cependant d'oxyder les composés armoa- tiques dialkylés avantageusement à un pH supérieur à 7. En fait, on a pu déterminer que la forte teneur en alcali de la phase orga- nique recyclée provoque la formation en grande quantité de sous-
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.'r.;j'1its pendant t. OyELjOI et UH6 I*<LiUC[.LOn ai#=t fwrte titi rëi".# -.¯:.t en dihydroperoxyde requis.
Leprocédé suivant la présente invention a pour but d'aplanir les difficultés décrites en opérant la séparation nette
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de la phase organique d'avec la phase Inor;:::¯-i-..:'2 ?>. ?'aß?e de soyons mécaniques ou chimiques appropriés.
L'invention a pour objet un procédé de préparation
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d'1ydropero:::ydes à partir de composés aromatiques aalrylés de formule
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où Ar représente un radical aromatique et R un radical alkyle ou un atome d'hydrogène, le dihydroperoxyde correspondant étant sé- paré du monohydroperoxyde par extraction avec une solution d'al- cali aqueuse diluée. Ce procédé consiste à soumettre l'émulsion formée pendant l'extraction alcaline à un traitement intermé- diaire séparé de façon à obtenir une séparation nette de la phase inorganique d'avec la phase organique de telle sorte que la phase organique contenant le monohydroperoxyde ait une teneur en alcali de moins de 1 g d'alcali par kg de phase organique recyclée.
A un autre stade du procédé, la phase organique ainsi obtenue est alors ramenée dans la cuve d'oxydation. La séparation elle-même peut être obtenue en intercalant des séparateurs, particulière- ment des centrifugeuses à grande vitesse, et/ou par l'emploi d'agents chimiques appropriés qui brisent les épuisions. Dans le dernier cas, il est nécessaire d'employer seulement ces substan- ces en petite quantité, par exemple moins de 1% et il est essen- tiel que ces substances aient un comportement indifférent vis-à-, vis des composants de la réaction pendant l'oxydation et ne pertur- bent pas celle-ci. Les substances appropriées sont par exemple les produits tensio-actifs qui sont connus à cette fin, comme les huiles de silicones, les alcools supérieurs, etc.
En intercalant
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le stade de séparation, il est possible de maintenir la phase or- ganique à recycler, exempte d'alcali dans une large mesure. Dans ce cas, on peut en outre arriver à ce que seulement de très pe- tites quantités de dihydroperoxydes dans la phase organique soient introduites dans le procédé d'oxydation. Un autre avantage de ce stade de séparation intercalé consiste à pouvoir exécuter l'oxy- dation à un pH en-dessous de 7 à l'encontre des procédés connus jusqu'ici, de préférence à un pH compris entre 4,5 et 6,5 environ.
Pendant l'oxydation dans ce domaine acide, il ne se produit de façon surprenante aucun ralentissement sensible de la vitesse d'oxydation. On (constaté par contre que la formation de sous- produits est considérablement plus petite que lorsqu'on travaille en domaine alcalin. Dans l'exécution industrielle du procédé, on peut agir de façon à mélanger intimement l'oxydât provenant de la chambre d'oxydation dans un mélangeur pour l'introduire ensuite dans des séparateurs à un ou plusieurs étages. Les effluents con- tiennent, séparées l'une de l'autre, la solution inorganique alcaline contenant le dihydroperoxyde et d'autre part la solution organique produite qui espratiquement exempte d'alcali.
Elle con- tient principalement le monohydroperoxyde avec de petites quantités d'impuretés, ces dernières en quantités sensiblement moindre que dans les procédés connus.
On peut aussi procéder en ajoutant à l'oxydat, avant l'addition de l'alcali, des substances tensio-actives qui provo- quent une bonne séparation des phases organique et inorganique après le mélange intensif de la liqueur et de l'oxydat dans des cuves disposées à côté. Dans ce cas aussi la solution alcaline aqueuse contient le dihydroperoxyde et la phase organique recyclée dans la chambre d'oxydation est pratiquement exempte d'alcali et contient le monohydroperoxyde avec la majorité des sous-produits.
La phase organique ajoutée à la chambre de réaction après la séparation précédente peut contenir au maximum une teneur en alcali qui correspond à la neutralisation des acides formés pendant
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le processus d'oxydation. La teneur en alcali dans la phase orga- nique devrait être avantageusement un peu moindre que celle qui correspond aux quantités d'acides formées dans la chambre d'oxyda- tion. Ce mode opératoire permet alors d'ajuster le pH dans la chan- bre d'oxydation, éventuellement par une autre addition d'alcali, à une valeur égale à celle qui est nécessaire pour le cours de la réaction et la réduction la plus grande possible de la formation de sous-produits.
En général, la phase organique soutirée devrait contenir moins que 1 g environ d'alcali par kg de phase (par rapport à 5,7 g par exemple pour le procédé connu). La teneur en alcali est avantageusement comprise entre environ 50 et 100 mg/kg seulement.
Une autre possibilité pour l'exécution de la séparation intermédiaire conformément à l'invention consiste à intercaler un traitement avec de l'eau. Par ce moyen, l'alcali contenu dans la phase organique peut être séparé ultérieurement par lavage.
REVENDICATIONS
1) Procédé de préparation d'hydroperoxydes à partir de composés aromatiques dialkylés de formule
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où Ar représente un radical aromatique et R un radical alkyle ou un atome d'hydrogène, le dihydroperoxyde correspondant étant séparé du monohydroperoxyde par extraction avec une solution aqueuse, diluée d'alcali, caractérisé en ce que l'émulsion formée pendant l'extraction alcaline est soumise à un traitement inter- médiaire séparé de façon à obtenir une séparation nette de la phase inorganique d'avec la phase organique de telle sorte que la phase organique contenant le monohydroperoxyde ait une teneur en alcali de moins de 1 g environ par kg de phase organique.