Machine à imprimer et délivrer des tickets. La présente invention a pour objet une machine à imprimer et à délivrer des tickets.
Cette machine comprend au moins un organe d'impression et une platine d'im pression, animée d'un mouvement de va-et- vient automatique, ladite platine coopérant avec l'organe d'impression pour imprimer les tickets.
Elle est caractérisée en ce qu'elle comporte une came et un ressort agissant à chaque opération d'impression d'un ticket, la platine d'impression étant poussée vers l'organe d'impression par le ressort pour produire l'impression et retirée de cette position par la came.
De préférence, cette machine est construite de manière que l'on puisse faire varier le libellé imprimé sur les tickets et elle peut comporter deux compteurs, l'un enregistrant le nombre de tickets délivrés et l'autre la somme correspondant à la valeur totale des tickets distribués. Cette machine peut être de dimensions relativement petites, afin de pouvoir être facilement portée à l'aide d'une courroie par un employé, tel qu'un contrôleur de tram, autobus, etc.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution d'une telle machine, permettant d'imprimer et de délivrer des tickets ayant au moins quatre rubriques variables.
La fig. 1 est une vue en élévation de la machine, l'une des plaques formant couvercle étant enlevée; La fig. 2 est une vue en élévation en coupe partielle suivant la ligne 2-2 de la fig. 1; La fig. 3 est une vue de détail en coupe suivant la ligne 3-3 de la fig. 1; La fig. 4 est un plan partiel de la ma chine; La fig. 5 est une coupe suivant la ligne 5-5 de la fig. 1;
La fig. 6 est une vue de détail en plan et en coupe suivant la ligne 6-6 de la fig.5; La fig. 7 est une vue de détail en coupe suivant la ligne 7-7 de la fig. 1; La fig. 8 est une vue de détail en plan et en coupe suivant la ligne 8-8 de la fig.1; La fig. 9 est une vue de détail en coupe suivant la ligne 9-9 de la fig. 1, la poignée de manoeuvre étant indiquée en traits mixtes.
Les mêmes chiffres de référence désignent les mêmes parties dans toutes les figures du dessin.
La machine représentée comprend une boîte extérieure 10 qui se fait par exemple en aluminium et sur laquelle on peut, si on le veut, attacher des courroies, des boucles, ou des brides afin que la personne chargée du service de la machine puisse la porter. Vers une extrémité de cette boîte, est monté un arbre 11 qui prend appui par une extrémité sur une paroi extrême de la boîte et par l'autre extrémité sur une cloison interne 12. Une poignée de manoeuvre 13 est montée rigidement sur l'arbre 11 en dehors de la boîte. Une rondelle 14 est appliquée entre la poignée et la boîte. Cette rondelle est fixée sur la boîte par une vis 15 (fig. 9) et présente une gorge ou rainure demi-circulaire 16 dans laquelle vient s'engager un tenon 17 de la poignée 13.
Le mouvement de rotation de cette poignée de manoeuvre 13 est ainsi limité d'une manière précise. Un bras 18 est monté à demeure sur l'arbre 11 à l'intérieur de la boîte et un ressort 19 est enroulé autour de cet arbre entre le bras 18 et la paroi extrême de la boîte. Ce ressort prend appui par une de ses extrémités sur la boîte et agit par son autre extrémité sur le bras 18 dans une direction qui contribue à mettre la poi gnée de manoeuvre en mouvement dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre. Par conséquent, la position de repos de cette poignée sera celle indiquée sur, la fig. 9, dans laquelle le tenon 17 vient buter contre l'extrémité de gauche de la rainure 16.
Un cliquet 20 pivote sur le bras 18 et est soumis à l'action d'un ressort 21 qui le pousse dans le sens des aiguilles d'une montre, comme on le voit sur la fig. 2. Sur l'arbre 11 est montée folle une roue principale d'engre nage 22 qui présente sur l'une de ses faces latérales un bossage 23 sur lequel sont pra- tiquées deux dents 24 (fig. 2). Le cliquet 20 à ressort 21 chevauche sur la surface du bossage 23 et, à chaque opération de la poi gnée de manceuvre 13, fait tourner la roue 22 d'un demi-tour en venant buter contre l'une des dents 24.
Lorsque la poignée de manceuvre est lâchée, le ressort 19 ramène cette poignée à sa position initiale; pendant ce mouvement, le cliquet 20 viendra chevaucher sur la surface du bossage 23 et finira par venir s'engager derrière l'autre dent 24 de manière à être tout prêt à coopérer avec celle-ci dans la mise en rotation de la roue 22 à la première manipulation suivante de la poignée de manoeuvre 13.
Une tige de piston<B>2</B>5 est montée pa rallèlement à l'arbre 11, en étant guidée à l'une de ses extrémités dans un palier 26 porté par la paroi extrême de la boîte et à l'autre extrémité dans un palier 27 porté par la cloison 12. Cette tige n'est pas adaptée pour tourner, mais bien pour glisser dans le sens longitudinal de son aie. Une came 28 est fixée à demeure sur cet arbre; entre cette came et la paroi extrême de la boîte se place un ressort à boudin 29 qui intervient pour faire porter sur la gauche la tige 25 (fig. 1). La face active de la came 28, opposée à celle par laquelle elle est actionnée par le ressort 29, présente la forme d'une spire de filet de vis carré.
La tige 25 porte à son extrémité située vers le milieu de la boîte, une platine d'impression 30 qui présente une face active 31 en caoutchouc ou autre matière convenable. Sur la tige 25, entre le palier 27 et la, came 28 est montée folle urne pièce menante offrant la forme d'un élément en trois parties qui font corps entre elles. Cet élément en trois parties peut tourner sur la tige 25, tout en permettant à celle-ci de le traverser; mais cet élément en trois parties est empêché lui-même de se déplacer dans le sens longitudinal de la tige parce qu'il bute à une extrémité contre le palier 27 et à l'autre extrémité contre la came 28.
Les trois parties de cet élément sont les suivantes: une came 32, une roue d'engrenage 33 et un bras 34. La face active de la came 32 offre une forme analogue à celle de la face active de la came 28. Les parties hélicoïdales des faces actives de ces deux cames se terminent chacune en formant des surfaces plates 35 et 36 (fig. 1) qui sont situées dans des plans passant par l'axe de la tige 25. La roue d'engrenage 33 s'engage sur la roue principale d'engrenage 22 et c'est elle qui provoque la rotation de l'élément en trois parties chaque fois que celui-ci est mis en rotation.
Par suite de la rotation de cet élément en trois parties, sa came 32 sera mise en rotation sur la surface de la came 28 en refoulant celle-ci et la tige 25 sur la droite et en comprimant le ressort 29. Lorsque les points les plus élevés des deux cames passent l'une sur l'autre, c'est-à-dire quand les deux sur faces plates 35 et 36 sont mises en aligne ment, il se produit un mouvement brusque de l'arbre 25 et de la platine d'impression 30 vers la gauche. La position de repos des trois parties est celle représentée à la fig. 1; on se rendra compte par là que les surfaces 35 et 36 ont été mises presque en aligne ment et qu'il faut un mouvement de rotation de très faible amplitude de la carne 32 pour que s'accomplisse le mouvement longitudinal brusque de l'arbre 25.
A l'extérieur de la partie supérieure de la boîte s'adaptent quatre pièces rotatives coaxiales; ce sont deux boutons 37 et 38 à bords moletés pour donner prise à l'opérateur et deux bagues 39 et 40 offrant respective ment des évidements 41 et 42 adaptés pour l'engagement de clavettes permettant de faire tourner ces bagues. Ces boutons et ces bagues se superposent et se mettent en des positions qui les rendent facilement accessibles. Celle de ces quatre pièces qui doit s'ajuster le plus fréquemment, est le bouton 37. Les bagues 39 et 40 ne sont destinées à être ajustées que par un inspecteur ou un surveillant.
Un cadran 43 est monté à l'extérieur de la boîte, concentriquement à l'axe des pièces 37, 38, 39 et 40 et porte des marques de repère qui sont adaptées pour se lire de concert avec ces deux boutons et ces deux bagues. A cet effet, ces boutons 37 et 38 sont respective- ment pourvus d'index 44 et 45 qui s'étendent vers le bas, tandis que la bague 39 porte une ligne 46 et la bague 40 offre un point, un trait fin ou une petite marque 47.
Quatre roues d'impression 48, 49, 50 et 51 (fig. 5), ayant toutes à peu prés le même diamètre, sont agencées coaxialement aux boutons 37 et 38 et aux bagues 39 et 40, mais en étant disposées au-dessous de ces quatre pièces et à l'intérieur de la boîte. Elles sont super posées, tout en restant au niveau de la pla tine d'impression 30 et en présentant une partie de leur périphérie à la surface active 31 de la platine. La roue 48 est montée à demeure sur un . arbre vertical 52 qui est supporté, à son extrémité inférieure, dans un palier 53 porté par une cloison 54 à l'inté rieur de la boîte (fig. 5); cet arbre 52 se prolonge vers le haut jusqu'au bouton 37.
La roue 49 repose sur un manchon 55 qui entoure l'arbre 52 et se prolonge vers le haut jusqu'au bouton 38. La roue 50 repose sur un manchon 56 qui entoure le manchon 55 et s'étend vers le haut jusqu'à la bague 39. Enfin, la roue 51 repose sur un manchon 57 qui entoure le manchon 56 et se prolonge vers le haut jusqu'à la bague 40. C'est ainsi que les manchons 55, 56 et 57 sont logés autour de l'arbre 52 et que le manchon 57 est supporté par un palier 58 porté par la paroi supérieure de la boîte.
Le pourtour de la roue 48 porte des chiffres correspondant à la valeur des tickets à imprimer et les autres roues d'impression 49, 50 et 51 peuvent porter d'autres caractères, tels que: nombres et lettres de "code", des indications pour les étapes d'une "tournée" ou d'autres ren seignements. II va sans dire que l'on peut modifier le nombre et la dimension des roues d'impression en s'inspirant pour cela des cir constances et des besoins du service ou du contrôle. On se rendra bien compte mainte nant, que les roues d'impression peuvent s'ajuster individuellement et qu'elles doivent prendre des positions angulaires bien pré cises pour l'impression.
S'il arrive. qu'elles s'échappent de ces positions, lorsque s'effectue l'impression, l'enregistrement sera inexact. Afin de remédier à cet inconvénient, des moyens de mise en position correcte sont prévus. L'arbre 52 se prolonge plus bas que le palier 53 et il porte en ce point une roue dentée droite 59 et une roue conique 60. Un cliquet à ressort 61 ou détente que porte une cloison 62 disposée à l'intérieur de la boîte, vient en prise à chaque manmuvre avec une dent de la roue dentée droite 59. C'est cette détente 61 qui donne la mise en position exacte pour la roue d'impression 48 et offre une résistance flexible à sa rotation.
Les trois autres roues d'impression sont mises en po sition correcte par des dispositifs semblables les uns aux autres. Chacune des roues 49, :ï0 et 51 offre sur sa face de dessous une bague saillante 63, ainsi qu'on le voit surtout sur les fig.5 et 6. Chaque roue présente également un certain nombre de perforations 64 et le pourtour extérieur de la bague 63 est d'un diamètre tel qu'il coïncide avec le cercle sur lequel se trouvent contenus les centres des perforations 64.
Par conséquent; la péri phérie de la bague 63 offre, à certains intervalles autour de sa surface, un certain nombre d'évidements semi,circulaires et ceux-ci sont destinés à être engagés à raison d'un à chaque opération par un cliquet à ressort ou détente 65, un cliquet 65 étant prévu pour chacune des roues d'impression 49, 50 et 51. Chacun de ces cliquets à ressorts 65 est porté à une extrémité dans un montant 66 qui s'étend entre la paroi supérieure de la boîte et la cloison interne 54; de plus, sur leurs extrémités libres, ces cliquets à ressort se recourbent chacun pour former une partie saillante qui est destinée à pénétrer dans les évidements semi-circulaires de la bague 63.
Un dispositif de verrouillage est combiné avec la roue d'impression 49; ce dispositif est commandé par l'élément à trois parties, et empêche l'ajustage de cette roue d'im pression excepté lorsque la platine d'impres sion se trouve retirée. Ce dispositif de ver rouillage comprend un bras 67 dont l'extrémité supérieure est agencée pour être au même plan qu'une bague circulaire à dents descen dantes 68 que présente la face inférieure de la roue d'impression 48. On a représenté ce bras à la fig. 5 dans sa position inactive, dans laquelle il se trouve placé à l'intérieur des extrémités internes des dents 68. Mais ce bras peut osciller de manière à se placer entre deux dents adjacentes, et une fois dans cette position, empêcher l'ajustage de la roue d'impression 48.
Le bras 67 est porté par un arbre oscillant 69 monté par une de ses extrémités dans la cloison 12 et sur l'autre extrémité dans un bloc suspendu à la cloison 54. Cet arbre oscillant 69 s'étend directement à travers la cloison 12 et porte à son extrémité un autre bras 70, situé dans le plan du bras 34 de l'élément à trois parties.
Un ressort 71 s'en roule autour de l'arbre<B>69;</B> ce ressort est accroché par une extrémité sur la cloison 12 et par son autre extrémité il exerce une pression sur le bras 70 et contribue à faire porter l'arbre oscillant 69 dans une position dans laquelle le bras 67 bloquera la roue d'impression 48 pour la mettre dans l'im possibilité de tourner. Mais lorsque les organes sont dans leur position de repos, l'élément à trois parties se trouve alors dans une position telle que son bras 34 est en prise avec le bras 70 de l'arbre oscillant 69 (fig. 7);
cet élément surmonte la pression exercée par le ressort 71, met en mouvement et retient l'arbre oscillant 69 avec son bras 67 en po sition inactive, c'est-à-dire dans la position représentée à la fi-. 5. Dans cette position de repos, la platine 30 est écartée de la position d'impression et, par conséquent, rien n'empêche l'ajustage de la roue d'impression de s'effectuer. Dès que l'opérateur met en mouvement la poignée de manoeuvre 13, pour la mise en route d'une opération de la ma chine, l'élément à trois parties commence à tourner, et, au moment où la platine d'im pression est lâchée et avancée dans la position d'impression,
le bras 34 s'écarte du bras 70 et le ressort 71 intervient pour faire bas culer le bras 67 dans la position de ver rouillage.
Entre la paroi supérieure de la boîte et la cloison 54 sont montées deux bobines 72 et 73 pour un ruban encreur 74. Ainsi qu'on s'en rendra bien compte particulièrement par l'examen des fig. 4 et 6, le ruban 74 part de la bobine 72, passe sur le dehors des montants 7j et 76 qui s'étendent entre la paroi supérieure la boîte et la cloison 54, passe entre les roues d'impression et la. face de la platine d'impression 30, tourne ensuite sur les montants 77 et 66 et vient enfin à la bobine d'appel et d'enroulement 73. La paroi supérieure de la boîte porte un ressort à lame 78 dont l'extrémité libre appuie sur l'extrémité supérieure de la bobine 72 pour appliquer à la rotation de celle-ci une résis tance par friction.
Le rebord supérieur 79 de la bobine de renvidage 73 présente la forme d'une roue à rochet dont les dents sont en gagées par un cliquet 81 que présente à son extrémité un bras 80 pivotant sur le pivot de cette bobine 73. Ce cliquet 81 est coin- mandé par un ressort 82 qui intervient pour le mettre en prise avec les dents de cette roue à rochet. Sur l'extrémité du bras 80 s'attache une extrémité d'une biellette 83 dont l'autre extrémité se rattache sur une partie saillante 84 de la platine d'impression 30. Il s'ensuit qu'à chaque mouvement de va-et-vient de la platine, le bras 80 oscille pour amener le cliquet 81 à im primer à la bobine 73 une légère avance par rotation.
La broche de la bobine 72 dépasse à travers la paroi supérieure de la boîte et revoit à son extrémité supérieure un bouton de manoeuvre 85 à l'aide duquel on peut faire tourner cette bobine 72 pour enrouler de nouveau sur elle le ruban 74 lorsque le cliquet 81 a été dégagé de la roue à rochet. Pour effectuer ce dégagement, on prévoit un levier 86, qui pivote dans un support porté par la paroi supérieure de la boîte et dont la broche dépasse cette paroi pour recevoir un bouton de manceuvre 87 destiné à faire osciller ce levier 86.
L'une des extrémités de ce levier 86 porte un goujon 88 qui peut venir s'appliquer contre la queue 89 du cli quet 81 et dégager ainsi celui-ci de la roue à rochet 79. L'autre extrémité du levier 86 porte un autre goujon 90, destiné à venir s'engager sur les dents de la roue à rochet 79 et joue le rôle de cliquet d'arrêt pour empêcher cette roue de tourner en sens arrière.
Le levier 86 est commandé par un ressort 91 qui maintient normalement le goujon 90 en prise avec la roue à rochet 79; mais lorsque le bouton de marroeuvre 87 est tourné dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre (fig. 4), le cliquet 81 et le goujon 90 sont tous deux dégagés de la roue à rochet 79 et l'opérateur est en mesure de faire en rouler en marche arrière le ruban 74 sur la bobine 72.
Au-dessous de la paroi inférieure de la, boîte 10, entre une paire d'appliques 92 est monté un support 93 destiné à tenir un rouleau 94 de papier. La bande continue de papier 95 est menée du rouleau 94 autour des traverses 96 et 97 de ce support 93, afin d'appliquer une résistance par friction à l'avancement de cette bande de papier qui quitte enfin le support 93 pour arriver sur une ouverture 98 pratiquée dans la paroi infé rieure de la boîte 10. A partir de cette ou verture une voie de guidage, constituée par une paire de plaques 99 et 100, amène la bande de papier 95 jusqu'à une paire de rou leaux d'avancement 101 et 102.
Ces rouleaux sont montés sur des broches portées par des cloisons 103 et 104 et le rouleau 102 est commandé par un ressort 105 qui serre ce rouleau contre le rouleau 101. Ce rouleau 101 porte une roue dentée droite 106 qui est en prise avec une roue droite correspondante 107 portée par la broche 108 parallèle à l'axe du rouleau d'avancement 101. Cette broche 108 repose dans les cloisons 103 et 104 et elle dépasse en dehors de la cloison 103, de manière à présenter une roue d'angle 109, ainsi que le montrent les fig. 1 et 5. La roue d'angle 109 est en prise avec une autre roue semblable 110 portée par une broche 111 montée dans les cloisons 12 et 62.
La broche 111 traverse la cloison 12 qu'elle dépasse et elle porte une roue dentée droite 112 qui est en prise avec une grande roue 113 à quatre branches constituant une étoile 114, ainsi que le montre particulièrement la fig. 7. Cette roue 11à est montée folle sur l'arbre principal 11 et elle est mise en rota tion. par le bras 34 de l'élément à trois parties dont il a été question plus haut. Ce bras 34 porte un galet 115 qui vient en prise avec les branches de l'étoile 114 pour faire tourner la roue 113 d'un quart de tour à chaque révolution complète accomplie par l'élément à trois parties.
Ce mouvement de la roue 113 et, par conséquent, celui des rouleaux d'avancement 101 et 102 de la bande de papier 95 sont réglés quant au temps en vertu de l'adaptation du bras 34 en position angulaire; par suite de ce réglage quant au temps, c'est pendant la dernière partie de la rotation de l'élément - à trois parties que se produit le mouvement de la roue 113 et des rouleaux 101 et 102, de sorte que ce mouvement s'effectue au moment où la platine d,impression 30 est écartée de sa position d'impression. tu quittant les rouleaux d'avancement 101 et 102, la bande de papier passe entre la platine 30 et les roues d'im pression pour sortir enfin sous forme de ticket imprimé 116 par une ouverture 117 pratiquée dans la paroi supérieure de la boite 10.
Sur sa face éloignée de l'étoile 114, la roue 113 porte quatre goupilles d'arrêt 118 qui sont situées sur des lignes radiales correspon dant aux quatre branches de l'étoile 114. Ces goupilles d'arrêt 118 coopèrent avec une barre de verrouillage 119; celle-ci pivote sur la cloison 12 et elle a son extrémité libre sous la commande d'un ressort 120 qui tire cette barre dans la direction de l'axe de la roue 113. Cette barre offre un épaulement 121 dont la face inférieure intervient, ainsi que le montre la fig. 7, pour empêcher la roue 113 de tourner dans le sens des aiguilles d'une montre lorsque l'une des goupilles 118 vient s'appliquer et buter contre cette face, ainsi qu'on le voit à la fig. 7.
La barre 119 forme une came 122 qui est adaptée pour être adjacente à l'élément à trois parties. Un tenon 123, appliqué sur cet élément, vient frotter la surface de cette came à chaque révolution de l'élément à trois parties. Lorsque s'accomplit ce mouvement, la barre 119 oscille sur son pivot en sens inverse de l'effort de tension du ressort 120 et l'épaulement 121. de cette barre s'écarte du trajet des goupilles 118. Il s'ensuit que la rotation de la roue 113 peut s'accomplir sous l'action du bras 34. La roue 113 et les rouleaux d'avance ment 101 et 102 de la bande de papier qui en subissent la commande sont par consé quent mis dans l'impossibilité de tourner si ce n'est lorsque la platine 30 s'est écartée de sa position active d'impression.
Avec la platine d'impression 30 se meut une lame de guillotine 124 qui coopère avec une lame fixe 125 pour découper les tickets sur la bande de papier. La laine 124 est à angle rentrant, ainsi que le montre particulièrement la fig. 6, et l'amplitude du mouvement de cette lame est telle qu'il ne se produit pas une coupe complète sur la bande 95, mais qu'il reste une partie intacte vers le milieu de. la largeur de cette bande. C'est ce qui facilite l'avance ment des tickets imprimés pour leur faire franchir l'ouverture 117.
En effet, la partie qui n'est pas tranchée sur cette bande inter vient pour transmettre la pression d'avance ment que donnent les rouleaux 101 et 102 et contribue ainsi à empêcher le dérangement du ticket imprimé. L'une des parois latérales de la boîte 10 porte un ressort à laine 126, dont une extrémité vient s'engager derrière la platine d'impression 30 et entre en jeu en ajoutant son effet à celui du ressort à bou din 29 pour refouler à force la platine 30 sur les roues d'impression.
Le mécanisme que l'on vient décrire est suffisant pour imprimer et délivrer les tickets et, en certaines circonstances, on pourrait bien se contenter de l'emploi de ce mécanisme sans y ajouter d'engrenage supplémentaire; mais d'ordinaire, on désire que la machine enregistre automatiquement la valeur totale des tickets délivrés et parfois aussi le nombre des tickets qui ont été émis. Pour cela, on prévoit deux compteurs 127 et 128 dont le premier est destiné à enregistrer la valeur totale des tickets et le second sert à enregistrer le nombre des tickets.
La roue conique 60, dont il a été question plus haut et qui se meut avec la roue d'impression 48, est en prise avec une roue conique 129 calée sur une extrémité de l'arbre 130 qui repose sur une paroi extrême de la boîte 10 et sur la cloison 62. Cet arbre 130 offre une partie filetée<B>131</B> laquelle chevauche un Pcrou 132 portant une roue d'engrenage 133 montée sur un arbre carré 134. Cet arbre 134 est parallèle à l'arbre 130 et il porte non seulement la roue d'engrenage 133, mais encore deux autres roues d'engrenage 135 et 136, la roue 136 étant sous la commande d'une détente à ressort ou cliquet 137 afin d'empêcher la rotation en sens arrière pour l'arbre carré 134.
L'écrou 132 porte une barre de butée 138 à laquelle on donne une longueur calculée pour déter miner l'amplitude de mouvement de l'écrou le long de la partie filetée 131 de l'arbre 130. A la fis. 8, on a représenté cet écrou à une des extrémités de son mouvement; dans cette position, la barre de butée 138 est en prise avec une paroi extrême de la boîte. Dans l'autre position extrême la barre de butée s'engage avec la cloison 62. La roue d'en grenage 135, montée sur l'arbre 134, engrène avec une autre roue 139, qui par l'intermé diaire d'une petite roue 140, entraîne la roue de manceuvre 141 du compteur 127.
La roue d'engrenage 133 que fait glisser le long de l'arbre carré 134 l'écrou 132, est entraînée par un pignon fractionné 142 (fis. 8) dont les fractions sont graduées sur leur longueur de manière à former en réalité un certain nombre de segments dentés dont les nombres de dents vont en augmentant. C'est pourquoi, suivant la position sur laquelle l'écrou 132 est ajusté le long de la partie filetée 131, la roue d'engrenage 133 sera amenée en face. d'un segment du pignon 142 offrant un nombre correspondant de dents. La mise en position de l'écrou 132 dépend de la mise en position de la roue d'impression 48; par, conséquent, la rotation imprimée par le pignon 142 à la roue d'engrenage 133, dépend de la valeur du ticket imprimé.
Le pignon 142 est monté sur un arbre 143 porté par la paroi extrême de la boîte 10 et par la cloison 62 et qui porte au delà de cette dernière une roue dentée droite 144. Cette roue 144 est en prise avec une roue 145 montée sur un arbre 146 qui est supporté par l'autre paroi extrême de la boîte et par les cloisons 12 et 62 et sur lequel est montée une roue 147 en prise avec la roue de commande principale 28 indiquée plus haut. Par conséquent, toutes les fois que la poignée de manceuvre 13 est tournée, le pignon 142 est mis en rotation et la roue d'engrenage 133 transmet le mouvement sur le compteur 127.
Le compteur 128 est muni d'un bras oscillant de manoeuvre 148 dont une extrémité vient s'adapter dans l'extrémité en fourche d'une biellette 149. L'autre extrémité de cette biellette pivote sur une manivelle 150 d'un arbre 151, monté dans une applique portée par une cloison interne 152 servant également à supporter les deux compteurs 127 et 128. Cet arbre 151 est parallèle à l'axe du pignon 142 et porte une roue d'engrenage 153 qui est en prise avec une roue correspondante 154 montée sur l'arbre du pignon 142.
La transmission est telle qu'à chaque opération de la poignée de manceuvre 13, la roue 154 entre en jeu pour faire tourner la manivelle 150 de la valeur d'une révolution complète, de sorte qu'il s'ajoute "1" au compteur 128 chaque fois qu'il est délivré un ticket. On remarquera que les dispositifs d'enregistre ment qui viennent d'être décrits sont d'une grande simplicité et que les divers organes rie sont pas exposés à se déranger. Le fonctionnement de la machine est le suivant: Un inspecteur adapte en telle ou telle position, suivant un code quelconque approprié, les bagues 39 et 40 qui doivent rester immuables au cours d'une journée ou d'une tournée faite par la voiture.
Lorsque l'opéra teur veut délivrer un ticket, il met le bouton 37 sur la somme à percevoir selon le tarif et le bouton 88 sur la partie de la tournée à laquelle doit s'appliquer le tarif ou le prix. Lorsque cela est fait, l'opérateur tourne à fond la poignée de manoeuvre 13 dans le sens des aiguilles d'une montre (fis. 9). Aussitôt qu'est commencé le mouvement de cette poignée, la came 32 franchit le point le plus élevé de la came 28 et la platine 30 est brusquement amenée en position d'impression, ce qui donne une impression nette des tickets. Pendant le reste du mouvement de la poignée 13, la platine d'impression retourne à son ancienne position, le ticket imprimé est coupé par la guillotine 124 et amené au dehors de la machine et les deux compteurs sont mis en action.
Au bout d'une tournée ou d'une journée, on peut vérifier très rapidement sur les deux compteurs l'encaisse de l'opérateur.
Il va sans dire que la bande de papier peut porter une notice ou autre imprimée par les cylindres d'impression mis en action sur cette bande avant qu'elle arrive sur les rouleaux d'avancement 101 et 102. Ces cy lindres d'impression peuvent servir aussi de rouleaux d'avancement et être munis d'un cylindre encreur ou d'un autre mécanisme d'encrage.
L'invention n'est pas limitée aux détails précis de construction que l'on vient d'exposer. Par exemple, le train d'engrenage servant à la commande des compteurs peut recevoir sa mise en action de la roue 113 ou bien la commande venant de la poignée de manoeuvre peut se transmettre à la roue coulissante d'engrenage et le pignon tronqué peut s'em ployer pour transmettre la commande au compteur 127.