Procédé pour faire varier le point d'ébullition de la phase liquide d'un système régulateur de température à deux phases, liquide et vapeur. La présente invention se rapporte à un procédé pour faire varier le point d'ébullition de la phase liquide d'un système régulateur (le température à deux phases, liquide et va peur, permettant de régler d'une façon inter- mitente .ou continue, <B>l</B>a température d'un mi lieu.
Il y a. longtemps déjà que l'usage de li quides bouillants pour le contrôle de tempé ratures, en particulier -de réactions, chimiques, est devenu excessivement important, spéciale ment en ce qui concerne certaines oxydations catalytiques en phase vapeur, comme l'oxyda tion de composés aromatiques en produits d'oxydation intermédiaire;
les procédés py- rogénésiques tels que ceux dans lesquels des huiles sont. soumises aux transformations py- rog6nées connues sous le nom de ,>cracking", la déshydrogénation, telle que la. production de cyclohexanone en partant de cyelobexanol;
la déshydratation, la polymérisation et la con densation, telle que. la, production de résines artificielles semblables é, la coumarone, et d'autres réactions qui exigent un contrôle de température exact. On peut effectuer des réactions à la pression atmosphérique, à une pression plus basse ou à une pression plus élevée.
Des liquides à point d'ébullition élevé, comme le mercure, ont été utilisés polar régler la température dans des convertisseurs pour réactions catalytiques, et pour des buts simi laires; mais cela présente l'inconvénient que quand des variations dans la température sont nécessaires, il faut faire varier les pressions des vapeurs sur le liquide bouillant.
Cela en traîne à bien des complications et augmente considérablement le prix de revient de l'ins- tallation, car non seulement il est nécessaire d'ajouter des compresseurs, mais encore les diverses connexions du système doivent être étanches sous des pressions relativement hau tes, ce qui, à son tour, exige une disposition plus coûteuseet augmente le risque de fuites.
Dans le brevet antérieur, des Etats-Unis, Frank A. Canon et Chester <B>E,</B> Andrews N 1614185, en date du 11 janvier 1927, et le brevet français N 6202.53, en date du 13 août 1926, on a décrit le contrôle de réactions catalytiques par l'usage d'alliages tels, par exemple, que des alliages de mercure, et en faisant varier le point, d'ébullition, sous la pression atmosphérique ordinaire, par les pro portions relatives des constituants de l'alliage.
Ainsi, par exemple, dans le cas d'un alliage type comme l'alliage de mercure et de cad mium, qui a. été décrit dans les brevets en question, le point d'ébullition augmente avec des pourcentages croissants de cadmium et, pour obtenir des températures d'ébullition différentes, il est nécessaire de changer ces proportions. Bien que le procédé décrit dans ces brevets antérieurs constitue un perfection nement distinct et important sur l'usage de pression en liaison avec du mercure pour le contrôle de la température d'ébullition, en ce sens que l'installation -de pression, coû teuse, et les joints étanches à la pression sont supprimés, il présente néanmoins l'inconvé nient que, pour certains buts,
où il peut être nécessaire de faire varier la. température d'un jour à l'autre, il est quelque peu difficile, dans les conditions prévues dans ces brevets -de changer la proportion des divers constituants de l'alliage afin de produire le changement désiré dans le point d'ébullition.
La. présente invention présente l'impor tant avantage que l'on peut faire varier con tinuellement -dans de larges limites, durant le fonctionnement du système, les proportions des constituants dans le liquide bouillant. Il n'est par conséquent pas nécessaire, à un mo ment quelconque, d'arrêter le fonctionnement pour changer la composition du bain d'alliage bouillant et on peut obtenir continuellement et simplement, des variations de températu re prédéterminées.
L'invention est particulièrement applica ble à des mélanges à point d'ébullition élevé tels que des alliages métalliques; mais elle est également applicable à d'autres mélanges tels, par exemple, que des solutions de ma tières solides.
Suivant le procédé qui en fait l'objet, pour faire varier le point d'ébullition de la phase liquide d'un système régulateur de tempé rature à deux phases, liquide et vapeur, dans lequel la phase liquide contient plusieurs cons tituants dont au moins un est solide aux tem pératures ordinaires, dans un appareil com portant un condenseur à reflux pour la phase, vapeur, on agit sur le produit de condensation du condenseur à. reflux avant de le ramener à la masse principale de la. phase liquide du système, de façon à amener des. modifications de la composition de cette phase liquide.
Ceci peut être réalisé en enlevant ou en ajoutant ,des .constituants -aux vapeurs ou au condensai, avant qu'il retourne .à la masse principale.
On décrira ci-après l'invention en rapport avec des alliages métalliques, pour lesquels elle est particulièrement convenable; mais il va. sans dire qu'elle, est également applicable à des solutions de certains solides dans des liquides qui, pour le but de la présente in vention, possèdent bien .des caractères d'al liages ou d'autres mélanges liquides dans les quels l'un des constituants -est, normalement, un solide.
Par exemple, lorsqu'on fait usage, dans un convertisseur catalytique, d'un alliage mercure-cadmium contenant 75 % de mercure et 25 % de cadmium et ayant un point d'ébul lition d'environ 400 C, les vapeurs qui se dé gagent lorsque le mélange bout, et qui sont normalement condensées dans un condenseur à. reflux et ramenéesau bain, ont une compo sition -dans laquelle le mercure à point d'ébul lition bas -est présent en pourcentage beaucoup plus élevé que dans le bain bouillant lui- même.
Si .donc, on désire augmenter la, tempéra ture à laquelle le bain bout, on peut le faire en retirant du condenseur à reflux une cer taine quantité des vapeurs condensées. Puis que les vapeurs condensées ainsi enlevées sont beaucoup plus riches en mercure que le bain lui-même, la quantité relative de -mercure contenue dans ce dernier, diminue et le point d'ébullition augmente dans une mesure cor respondante. Si l'on désire ensuite abaisser le point.d@ébullition, on. peut le faire en in- troduisant des quantités supplémentaires de mercure liquide dans le condenseur à reflux.
Par ce moyen simple, on peut effectuer un contrôle dans toute une gamme modérée clé concentration. Dans le cas où des pourcenta ges de cadmium plus élevés que ceux qu'on peut obtenir par ce moyen sont nécessaires, on peut introduire dans le condenseur à re flux, et de là, -dans le bain, un alliage c.ad- mïum-mercure plus riche que celui qui se trouve dans le bain,
ce qui augmente ainsi encore davantage le pourcentage de cadmium. On peut également enlever du cadmium du bain en retirant du condenseur à reflux le liquide condensé, qui contient une petite quantité de cadmium, et en le remplaçant par du mercure pur.<B>En</B> général, il est plus sim ple et plus facile d'effectuer la majeure partie du contrôle par l'addition ou la so.-astra.etion de mercure,
car ce dernier est plus aisé à ma nipuler puisque des alliages à haute teneur en cadmium possèdent .des points de fusion relativement élevés et sont par conséquent un peu plus difficiles à manipuler. L'invention peut, bien entendu, être appliquée à des mé langes bouillants dans lesquels une matière normalement solide est dissoute dans un li quide, par exemple: une .solution aqueuse de sels facilement solubles. Dans ces cas, on peut partiellement retirer les vapeurs d'eau bouil lante, ou ajouter -de l'eau supplémentaire, pour faire varier le point d'ébullition continuelle ment au cours du fonctionnement.
Quelques formes. d'exécution d'un appa reil pour l'exécution du procédé selon l'in vention seront décrites avec plus de détail en regard du,dessin ci-joint, donné à titre d'exem ple et divers convertisseurs catalytiques sont représentés.. Il va., bien entendu, sans dire que ce ne sont là que des exemples illustratifs d'un seul -des domaines dans lesquels la pré sente invention a une grande importance et qu'on peut faire usage de l'invention dans tout autre domaine où une régulation de tem pérature exacte est nécessaire ou désirable.
Sur le dessin: Fié,. 1 est une coupe transversale à tra vers un convertisseur de type commun, pourvu de moyens pour enlever du mercure des va peurs condensées ou pour en ajouter à celles- ci; Fig. 2 ,est une coupe similaire d'un conver tisseur pourvu -de moyens pour introduire à volonté, .dans le bain, du mercure ou du cadmium; Fig. 3 représente un type similaire de con vertisseur pourvu de moyens pour introduire dans le bain, au cours du fonctionnement, des alliages de cadmium à. point d'ébullition re lativement élevé;
Fig. 4-représente un convertisseur de dis position un pe z différente, pourvu de moyens analogues pour l'introduction d'alliages de cadmium concentrés: F'ig. 5 représente un appareil à chauffer des liquides pour le cracking d'huiles et des usages analogues; Fig. 6 est une coupe horizontale suivant 6-6, fig. 5.
Dans la forme d'exécution représentée à, la. fig. 1, un convertisseur tubulaire, consistant en une chemise 1, un dessus 2, un fond 3 et !clés tubes à catalyseur 4, est pourvu d'un bain qui peut, par exemple, être composé d'un al liage de cadmium et de mercure.
Le -niveau du bain est considérablement au-dessus du cü- talyseur qui se trouve dans les tubes et un espace à vapeurs est prévu, qui est relié par le tuyau 5 à la chambre 6 en communication avec. un condenseur à reflux 7 et un réservoir à mercure 8 pourvu de vannes 9 et 10. Un se cond réservoir à mercure, 11, est relié au point le plus bas du tuyau 5, pourvu d'une vanne 12. Le réservoir 11 est également pourvu, en outre, d'une vanne de vidange 13.
Un tuyau 14 part -du bas de la, chemise 1 et est pourvu d'une branche égalisatrice 15. Une vanne, ou robinet 16 est interposée entre le convertisseur et la branche 15 et il est en i ->utre prévu une vanne ou robinet de vidange 17. La matière contenue dans la branche peut être maintenue fondue par un petit brû leur 18.
Dans le fonetionnement,après que le bain a été chauffé au moyen du brûleur 18, les gaz pont la réaction catalytique; gaz qui peu- vent par exemple, consister en vapeurs de naphtaline et en air, pénètrent à travers le dessus 2, descendent par les tubes 4 et sor tent à travers le fond 3, en réagissant en pré sence du catalyseur pour former de l'anhy- dride phtalique.
Le bain bout et des vapeurs riches en mercure passent, à travers le tuyau 5 et la chambre 6, dans le condenseur à re flux 7, où elles se condensent et d'où elles re viennent au convertisseur. Les vannes, ou ro binets, 10 et 12 sont fermées. Si l'on désire, par exemple, élever la température d'ébullition en diminuant la proportion relative @de mercure dans le bain, au peut ouvrir la vanne ou ro binet 1? et permettre à une partie des va peurs condensées de couler dans le réservoir 11 jusqu'à.
ce que le pourcentage de mercure d'ans le convertisser soit tombé au point dé siré et que le point -d'ébullition ait été élevé d'une façon correspondante. Si, après cela, on désire abaisser à nouveau le point d'ébullition du bain, on peut, en ouvrant la vanne ou ro binet 10, faire couler @du mercure. du réservoir 8 dans la chambre 6 d'où il passe, par le tuyau 5, au bain en augmentant à. nouveau la proportion du mercure dans celui-ci.
La gamme de contrôle de température dé pend, bien entendu, de la quantité dont on peut abaisser le niveau du bain, c'est-à-dire de la, quantité de mercure que l'on peut en lever. Ceci est représenté sur les dessins par les fines lignes formées de tirets, lui indi quent le niveau le plus haut du mercure. Le niveau le plus bas du bain, qui ,droit être ha bituellement suffisant pour couvrir les tubes à catalyseur jusqu'à. une hauteur au moins aussi grande que celle occupée par le cataly seur, est représenté par les lignes, formées de tirets, constituant les parties ombrées.
Lors qu'on charge, au début le convertisseur; on peut. bien entendu, mettre du mercure et du cadmium solide :dans la branche 15 et opérer la fusion au moyen du brûleur 18.
Dans l'appareil représenté à la. fig. 2, -des parties similaires du convertisseur sont dé- ,signées par les mêmes chiffres de référence qu'à la fig. 1.
Le convertisseur est sensiblement du même type, sauf que des chicanes 19 sont prévues pour effectuer un mélange plus sa tisfaisant des gaz à faire réagir et que le brûleur sur la branche 15 a été supprimé. Le condenseur à reflux, au lieu d'être re lié au tuyau 5 par l'intermédiaire d'une chambre 6, est relié .directement à ce tuyau qui est relié au point le plus @bas tant réser voir à .mercure 11, comme à ,la fig. 1.
Le tuyau 5, au delà de sa jonction avec le con- denseur à reflux 7, passe dans une chambre à enveloppe, 20, pourvue ,d'une vanne ou ro binet d'arrêt 21 et -d'un serpentin -de chauf fage 22. Sur le dessus @de cette chambre sont montés d'eux tuyaux 23 et 24, pourvus de vannes ou robinets 25 et 26 et reliés res pectivement avec un réservoir à mercure 27 et avec un réservoir à cadmium 28.
On peut faire couler du cadmium et @du mercure, en toute proportion @désirée, dans la chambre 20 où ils peuvent être suffisamment chauffés par l'enveloppe et le serpentin @de chauffage pour que l'alliage ainsi formé soit liquide.
Par ce moyen, on peut ajouter à volonté un alliage, qui peut être riche en @ca,dmium ou riche en mercure, au bain se trouvant dans le convertisseur dans le cas où .l'on désire augmenter la concentration @de cadmium au delà de celle que l'on peut facilement obte nir en retirant une partie des vapeurs de mercure condensées.
A la fig. 3, le convertisseur est du même type général que celui représenté .aux fig. 1 et 2, mais il n'est pas prévu de branche 15. Les vapeurs émanant du bain s'élèvent par un tuyau central 29 qui est exposé -aux gaz réagissants, froids, entrant et une certaine condensation de ces vapeurs s'effectue 4irec- tement dans ce tuyau. Les vapeurs restan tes passent dans la partie supérieure d'une chambre 30 qui est reliée,
par son extré- znité inférieure au tuyau 29 au moyen d'un tuyau 3.1 pourvu .d'une vanne, ou robinet, 3\? qui est normalement ouverte.
Le condenseur à reflux 7 est monté sur le dessus @de cette chambre, comme l'est un tuyau 33 pourvu d'une vanne 34 et relié à une trémie à cad mium<B>35.</B> Un tuyau de tirage 36 est égale ment prévu au bas ide la chambre 30 et est contrôlé par une vanne ou robinet<B>37.</B> Dans le fonctionnement, les vapeurs émanant -du bain bouillant s'élèvent à travers le tuyau 29 et pénètrent dans la chambre 30 soit par ce tuyau ou par le tuyau :I1;
elles se condensent soit -dans la chambre ou dans le condenseur à reflux 7 cet reviennent au bain par le tuyau 31. Si l'on désire élever la température du bain, on ferme la vanne ou robinet 32, on ouvre la vanne ou robinet 37 et l'on réduit la teneur en mercure, dans le convertisseur, au degré voulu. Si l'on veut augmenter davantage la. concentration de cadmium, on ferme la vanne 37 et l'on ouvre les vannes 32 et 34.
Du cad mium coule alors dans la chambre 30, est amené ensuite en contact avec le mercure condensé, chaud, provenant @du condenseur à reflux 7 et est graduellement fondu, ou dissous, par ce mercure pour former un al liage fondu qui revient au bain par le tuyau 31. Ceci obvie à .la nécessité d'un moyen @de chauffage spécial pour maintenir l'alliage fondu, comme c'est représenté à. la fig. 2, et, pour certains buts, c'est une construction plus avantageuse.
Fig. 4 représente un type de convertis- seur un peu différent dans lequel le bain se trouve dans des tubes 4 s'étendant dans le catalyseur qui les entoure. La portion supé rieure -du convertisseur forme une .chambre à bain, 38, séparée de l'espace à catalyseur par la cloison 39. Les gaz qui doivent en trer en réaction pénètrent au-dessous ,de cette cloison par le tuyau 40 et servent à refroi dir le bain liquide dans les tubes 4.
Les gaz réagissants sont par :cela même chauffés, comme dans les figures précédentes, aux en droits où ils sont en relation d'échange de chaleur ,avec les -vapeurs entourant la portion supérieure !des tubes à catalyseur. Les va peurs émanant du bain bouillant s'élèvent à travers le tuyau<B>229</B> dans une chambre 30 qui est (de la même disposition que celle re- présentée à la fig 3, les parties similaires étant désignées par les mêmes chiffres de référence dans les deux figures.
Le fonc tionnement du convertisseur est, bien en tendu, similaire à celui du convertisseur de fig. 3 et l'appareil présente les mêmes avan tages que ce dernier. Du catalyseur peut être introduit ,dans le convertisseur par le tuyau de remplissage à bride 41.
Fig. 5 et 6 représentent un appareil<B>à</B> chauffer des liquides pour le cracking d'hui les, etc. Cet appareil consiste en un récipient 42, contenant un bain d'alliage, 43, dans le quel un tuyau continu 44, est disposé en zigzag, en plusieurs couches. Le tuyau est relié avec un serpentin réchauffeur 45 relié lui-même à une conduite 46 venant d'un ré servoir d'huile à soumettre au cracking,
ou de produits analogues. Du haut,du tuyau de chauffage 44 part un tuyau 47 qui s'étend dans une chambrP ;de vaporisation 'P;hauffée. 48, où il se termine par une pomme d'ar rosoir 49. Le tuyau 50 permet aux vapeurs de s'échapper ide 1a chambre 48 et l'on peut retirer .du liquide :du bas de cette chambre par un tuyau 51.
Tout l'alambic est chauffé au moyen d'un feu de houille ou par tout autre moyen convenable, la plus forte tem- pérature étant dirigée contre le fond de .la chambre à bain 42. Les gaz chauffants, par tiellement refroidis, passent ensuite en série sur le serpentin réchauffeur 45 et autour de la chambre de vaporisation 48.
La chambre 42 est pourvue id'-un espace à vapeurs relié à. un condenseur à reflux qui est sensiblement pareil à celui représenté à la fig. 4, les parties similaires étant -dési gnées par les mêmes chiffres @de référence que dans cette dernière figure. La. tempéra ture du :bain 43 est maintenue constante par l'ébullition de celui-ci et le refluement des vapeurs.
On peut faire varier la compo sition du bain, comme cela a été décrit à l'égard des fig. 3 et 4, par l'addition de cons- tituants plus ou moins volatils.
Lorsqu'on -doit faire fonctionner l'alam bic pour le cracking d'huiles, l'huile à sou- mettre au cracking est introduite par le tuyau 46 dans le serpentin réchauffeur 45, où elle est chauffée à la température dési.- rée, et passe ensuite à travers le tuyau de chauffage 44, immergé dans le bain, où elle peut être .craquée à une température bien déterminée à l'avance, qui est maintenue au tomatiquement constante par le bain bouil lant.
L'huile chauffée et partiellement cra quée ou vaporisée passe ou sort ensuite par le tuyau 47 et est versée en pluie fine, par la pomme d'arrosoir 49, @dans la chambre 4$ où la pression peut être la, même que dans le serpentin où s'opère le cracking, mais est habituellement considérablement moindre. Une partie ide l'huile peut se vaporiser, les va peurs étant retirées par le tuyau 50, et l'huile non vaporisée étant enlevée par le tuyau 51.
Bien entendu, la chambre peut être re liée à des têtes de fractionnement convena: bles afin d'effe.etuer toiut fractionnement dé siré -des produits craqués.
L'alambic représenté aux fig. 5 et 6 per met de maintenir une température de crac king élevée, extraordinairementuniforme,dans les tuyau 44 où s'opère le cracking. C'est un grand avantage dans le cas où un con trôle exact de la température de .cracking est nébessaire pour produire les meilleurs ré- sultats. Il y a peu, sinon pas,
de tendance à carboniser dans les tuyaux car ils ne sont point exposés à la flamme directe et sont maintenus à une température uniforme qui a été déterminée à l'avance pour .les meilleurs résultats. L'installation, protégée comme elle l'est contre une flamme directe, est éga lement moins sujette à rupture, car elle n'est pas soumise à des extrêmes -de température qui tendraient à déformer le tuyau et à dé velopper des efforts indésirables.
Pour certains buts, la clialeur sur le fond de la chambre 42) peut être suffisante; mais, dans le -cas où une plus grande chaleur est désirable, on peut l'obtenir en faisant passer une partie des gaz chauffants au tour .de la chambre 42. Un .espace 5 2 est prévu à cet effet.
L'invention a été représentée, sur le des sin, appliquée à. .des convertisseurs pour di- versesi réactions catalytiques (et un appa reil à .chauffer des liquides. Ces convertis seurs ont été représentés schématiquement et bien des accessoires -ont été omis. L'invention est applicable ' à un :grand nombre de mo dèles différents de convertisseurs ou d'autres dispositifs dans lesquels une régulation exacte de température et nécessaire. La. dis position structurale convenable -des installa- tions sera. choisie, dans chaque cas, par un ingénieur compétent.
Il a été parlé, en particulier, de l'em ploi d'un alliage de mercure et de cadmium, destiné à. être utilisé dans des convertis seurs à refroidissement par exemple pour l'oxydation de composés aromatiques, comme la conversion -de naphtaline en anhydride phtalique, d'anthracène en a.nthra.quinone, etc. Naturellement, d'autres alliages métal liques peuvent être utilisés et, dans bien des cas, sont avantageux. L'alliage particulier à.
choisir dépend de la. température qui est nécessaire. Dans certains cas, .des, alliages binaires sont préférables et, .dans d'autres cas, :des alliages ternaires -ou des alliages contenant un nombre encore plus grand de contstituants peuvent être préférables. Quel ques alliages représentatifs sont indiqués dans le tableau ci-après et illustrent les pos- snbilités d'utiliser la présente invention pour obtenir facilement de<B>gr</B>andes variations de
température.
EMI0007.0001
TABLEAU <SEP> 1
<tb> <I>Compositions <SEP> d'alliages <SEP> en</I> <SEP> /o <SEP> <I>en <SEP> poids.</I>
<tb> Point <SEP> Point
<tb> Conductibilité
<tb> Cd <SEP> Sn <SEP> Pb <SEP> Hg <SEP> d'ébal- <SEP> de <SEP> Densité
<tb> lition <SEP> Fusion <SEP> thermique
<tb> 100 <SEP> 357 <SEP> -38,8 <SEP> 13,595 <SEP> 0,0189
<tb> 100 <SEP> 1525 <SEP> 327,4 <SEP> 11,337 <SEP> 0,0830
<tb> 100 <SEP> 1450 <SEP> 232,0 <SEP> 7.298 <SEP> 0,1570
<tb> 100 <SEP> 766 <SEP> 320,9 <SEP> a642 <SEP> 0,2216
<tb> 12 <SEP> 88 <SEP> 370 <SEP> 20,0 <SEP> 13,010
<tb> 21;9 <SEP> 78.1 <SEP> 97,0 <SEP> 12,490
<tb> 25 <SEP> 75 <SEP> 400 <SEP> 100,0 <SEP> 12,360
<tb> 30 <SEP> 70 <SEP> 410 <SEP> 12,090
<tb> 33;
5 <SEP> 66,5 <SEP> 415 <SEP> 11,940
<tb> 85 <SEP> 65 <SEP> 420 <SEP> 11,870
<tb> 40 <SEP> 60 <SEP> 430 <SEP> 151,0 <SEP> 11,600
<tb> 43 <SEP> 57 <SEP> 440 <SEP> 11,500
<tb> 60 <SEP> 40 <SEP> 492 <SEP> 10,620
<tb> 10 <SEP> 10 <SEP> 80 <SEP> 370 <SEP> 20,0 <SEP> 12,740
<tb> 20 <SEP> <SEP> 20 <SEP> 60 <SEP> 383 <SEP> 60,0 <SEP> 11,870
<tb> 25 <SEP> 25 <SEP> 50 <SEP> 100,0 <SEP> 11,460
<tb> 30 <SEP> 30 <SEP> 40 <SEP> 405 <SEP> 120,0 <SEP> 11,030
<tb> 4 <SEP> 0 <SEP> 40 <SEP> 20 <SEP> 450 <SEP> 160.0 <SEP> <B>10,170</B>
<tb> 10 <SEP> 90 <SEP> 368 <SEP> 13,010
<tb> 20 <SEP> 80 <SEP> 370 <SEP> 12,360
<tb> 40 <SEP> 60 <SEP> 380 <SEP> 120,0 <SEP> 11,070
<tb> 60 <SEP> 40 <SEP> 410 <SEP> 155,0 <SEP> 9,810
<tb> 10 <SEP> 90 <SEP> 370 <SEP> 13,330
<tb> 20 <SEP> 80 <SEP> 373 <SEP> 13,140
<tb> 40 <SEP> 60 <SEP> Q80 <SEP> 12,680
<tb> 50 <SEP> 50 <SEP> 385 <SEP> 12,
460 14lalgré que, pour bien des buts, des bains d'alliages métalliques soient les systèmes ré gulateurs de température les plus satisfai sants, pour un usage à des températures re lativement élevées, certaines solutions de matières solides -dans l'eau ou d'autres li quides peuvent aussi être -employées.
Le ta- bleau suivant indique le point d'ébullition de quelques solutions intéressantes et on peut, bien entendu, effectuer le contrôle comme cela a. été -décrit à l'égard des alliages mé talliques, la matière solide étant manipulée de la même manière que le cadmium solide et le liquide prenant, cela va de soi, la place du mercure.
EMI0008.0001
TABLEAU <SEP> II
<tb> AzH4AzO3 <SEP> IZOH <SEP> CaC12
<tb> Point <SEP> d'ébul- <SEP> Parties <SEP> pour <SEP> Point <SEP> d'ébul- <SEP> Parties <SEP> pour <SEP> Point <SEP> d'ébul- <SEP> Parties <SEP> pour
<tb> lition <SEP> 100 <SEP> parties <SEP> 100 <SEP> parties <SEP> 100 <SEP> parties
<tb> de <SEP> H'0 <SEP> htl n <SEP> de <SEP> H'0 <SEP> liti n <SEP> de <SEP> H'0
<tb> 101 <SEP> 10 <SEP> 105 <SEP> 20,5 <SEP> 101 <SEP> 6,0
<tb> 103 <SEP> 30 <SEP> 140 <SEP> 92,5 <SEP> 110 <SEP> 41,0 <B>1100</B> <SEP> 108 <SEP> 180 <SEP> 152,6 <SEP> 130 <SEP> 101,0
<tb> 120 <SEP> 248 <SEP> 210 <SEP> 202,0 <SEP> <B>1</B>50 <SEP> 178,0
<tb> 160 <SEP> 1370 <SEP> 230 <SEP> 240,9 <SEP> 170 <SEP> 268,0
<tb> 200 <SEP> 4099 <SEP> 300 <SEP> 444,4 <SEP> 178 <SEP> 305,0
<tb> 230 <SEP> 16950 <SEP> 340 <SEP> 623,
6
<tb> I
EMI0008.0002
LiCI <SEP> KC'HU02 <SEP> h
<tb> Parties <SEP> pour <SEP> Parties <SEP> pour
<tb> Point <SEP> dnbul- <SEP> 100 <SEP> parties <SEP> Point <SEP> dnbu1 <SEP> 100 <SEP> parties
<tb> lition <SEP> de <SEP> H'0 <SEP> <B>litlell</B> <SEP> de <SEP> H$0
<tb> 101 <SEP> 3,5 <SEP> 101 <SEP> 6,0
<tb> 110 <SEP> 26,0 <SEP> 110 <SEP> 63,5
<tb> 140 <SEP> 73,3 <SEP> 130 <SEP> 212,0
<tb> 160 <SEP> 122,5 <SEP> 150<B>1,</B> <SEP> 444,5
<tb> 168 <SEP> 151,0 <SEP> 161 <SEP> 626,0 D'une façon générale, la.
présente inven tion rend facilement possible de contrôler continuellement la composition relative de mélanges ou solutions dans lesquels un des constituants peut être liquide aux tempéra tures ordinaires, tandis que l'autre est so lide aux températures ordinaires,. L'invention peut être appliquée dans bien des domai nes et ne doit pas être considérée comme li mitée- aux quelques formes d'exécution qui ont été décrites.