CH187454A - Appareil cryptographique. - Google Patents

Appareil cryptographique.

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CH187454A
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Wilhelm Hagelin Boris Caesar
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Wilhelm Hagelin Boris Caesar
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Description


  Appareil     cryptographique.       La présente invention a pour objet un ap  pareil cryptographique, c'est-à-dire un appa  reil destiné à transformer un message en lan  gage clair en un message chiffré et inverse  ment.  



  Les appareils     cryptographiques    connus  comportent généralement un mécanisme dé  calant, entre chaque sélection d'un signe pri  maire (signe du texte clair lors du chiffre  ment, signe du cryptogramme lors du déchif  frement), le dispositif donnant le signe secon  daire correspondant (signe du cryptogramme  lors du chiffrement, signe du texte clair lors  du déchiffrement), ou servant à contrôler ou  à sélectionner ce signe. Les signes secondaires  peuvent être donnés par lecture, par lampes,  impressions ou machine à écrire.  



  Avec les mécanismes de décalage utilisés  jusqu'ici, les décalages ont lieu suivant une  loi immuable. On ne dispose pas ainsi de pos  sibilités de variation assez grandes pour as  surer la sécurité du chiffrement.    L'appareil     cryptographique    faisant l'objet  de l'invention est muni d'un mécanisme des  tiné à décaler, entre chaque indication d'un  signe primaire, au moins un organe donnant  les signes secondaires.  



  Cet appareil est caractérisé en ce que le  dit mécanisme présente des éléments de dé  calage, susceptibles d'être amenés à une posi  tion active ou à une position inactive, en vue  de pouvoir faire varier arbitrairement le nom  bre d'éléments     simultanément    actifs et, par  suite, le nombre de pas du décalage.  



  Le dessin annexé représente, à     titre     d'exemple, une forme d'exécution de l'appa  reil faisant l'objet de l'invention.  



  La     fig.    1 en est une vue en élévation, de  devant;  La     fig.    2 en est     une    vue en plan, le cou  vercle étant supposé enlevé et certains or  ganes interrompus partiellement ou schéma  tisés, en vue d'une plus grande clarté de l'en  semble;      La     fig.    3 est une vue du côté gauche de la  précédente figure, avec coupe partielle;  Les     fig.    4 à 6 sont des coupes transver  sales, faites respectivement suivant     A-A.          B    -B et     C-C    de la     fig.    2.  



  La plus grande partie des organes de l'ap  pareil est contenue dans une boîte, qui sert  en même temps de bâti. Cette boîte est consti  tuée par un fond, formant en partie les faces  longitudinales, deux joues à paliers 1 et 2  fixées au fond 4 et un couvercle amovible 5.  Tel que     représenté,    ce couvercle est séparable,  mais il pourrait également être joint au fond  4 par des charnières. Le bâti comporte égale  ment une flasque à paliers 3, fixée au fond 4.  



  Dans les paliers du     bâti    sont montés des  arbres parallèles 6, 7, 8 et 9. Les arbres 6 et  8 sont immobiles dans leurs paliers, tandis  que l'arbre 9 peut tourner et que l'arbre 7  peut tourner et coulisser     longitudinalement.     



  Sur l'arbre 9 est fixée une roue dentée 10,  qui engrène avec une autre roue dentée 12,  fixée sur l'arbre d'une     mânivelle    11. Celle-ci  permet de faire tourner l'arbre 9 dans le sens  de la, flèche 13     (fig.    4),     quand    on la fait     elle-          même        tourner    dans le sens des     aiguilles    d'une  montre.  



  Sur l'arbre 6 sont montées folles cinq       roues-clés    14-18. Ces roues-clés sont soli  daires, chacune, d'une des roues dentées       l.9-23,    qui engrènent respectivement avec  une des roues dentées 24-28, fixées sur  l'arbre 7.  



  L'arbre 7 est     maintenu    par un ressort 29  dans la position que montre la     fig.    2, posi  tion pour laquelle les roues<B>19-23</B> engrènent,  chacune avec la roue 24-28     correspondante.     



  En exerçant une poussée sur un bouton  30, porté par l'extrémité gauche de l'arbre 7,  à l'extérieur de la joue 1     (fig.    2), on fait cou  lisser cet arbre et l'on fait cesser l'engrène  ment entre les roues 19-23 et 24-28. Les       roues-clés    14-18 sont ainsi libérées et l'on  peut faire varier leurs positions angulaires  respectives autour de l'arbre 6.  



  L'arbre 7     porte    en outre une roue dentée  31, solidaire d'une douille 32, montée sur ledit  arbre, et dans laquelle est ménagée une en-    taille     longitudinale    où s'engage     un    goujon     33,     fixé dans l'arbre 7     (fig.    2 et 5). La roue den  tée 31 ne peut donc prendre part qu'à la rota  tion de l'arbre, 7, mais non à ses mouvements  de coulissement.  



  Un doigt d'avancement 34, fixé à. l'arbre  9, coopère avec la roue 31. Chaque fois que  l'arbre 9 effectue un tour complet, ce doigt  fait avancer d'un pas la roue dentée 31, ainsi  que les autres roues dentées 24-28 de l'ar  bre 7, toutes ces roues dentées ayant le même  nombre de dents, dix par exemple.  



  Les roues dentées 19-23 qui sont soli  daires, chacune, d'une des roues-clés 14-18,  ont toutes un nombre différent de dents.  Leurs nombres de dents sont choisis de ma  nière à ne pas avoir de facteurs     communs.     Dans l'exemple choisi, les roues 19-23 ont       respectivement:    dix-sept, dix-neuf,     vingt-et-          une,    vingt-trois et     vingt-cinq    dents. On ob  tient ainsi que les roues-clés ne reviennent  aux mêmes positions réciproques qu'après un  très grand nombre de déplacements. Ce nom  bre est le produit des     nombres    des dents de  toutes ces roues dentées.

   Dans l'exemple       choisi,    il est donc égal à:    17     X19        X21        X23        X25        =3.900.225.       Les roues-clés présentent, près de leur  périphérie, des trous parallèles à leur axe, en  nombre égal à celui de leurs dents.

   Ces trous  reçoivent des ergots cylindriques 35, dont la  longueur est supérieure à l'épaisseur des       roues-clés.    Ces     ergols    sont     déplaçables    latéra  lement, de sorte qu'on peut les amener à faire  saillie sur une face ou sur l'autre des     roues-          clés.    Ils sont     fixés    dans l'une ou l'autre de  ces positions par des ressorts de blocage ou  autres moyens appropriés (non représentés).  La tranche des roues-clés porte, répartis sur  sa périphérie, des signes qui, dans l'appareil  représenté, sont des lettres de l'alphabet. Ces  signes viennent se présenter un à un devant  des fenêtres de lecture 36, ménagées dans le  couvercle 5.

   Ils ont pour but de     permettre    de  repérer la position des différentes roues-clés.  Pour faciliter la     manceuvre    des roues-clés, en  vue du changement de leurs positions angu-           laires    réciproques, chacune d'elles est     munie     d'un cordon saillant moleté 90, accessible par  les ouvertures 36.  



  Les roues dentées 19-23 sont immobili  sées, chacune par un     cliquet    37     (fig.    4) en  prise avec elle, dans la position qui permet  l'engrènement avec les roues<I>24-28,</I> quand  l'arbre 7 est ramené à sa position normale  après un réglage des positions réciproques des  roues-clés.  



  Sur l'arbre 9 est montée une cage cylindri  que, s'étendant le long des     roues-clés.    Cette       cage    est formée par deux disques 38, calés sur  ledit arbre, et d'un certain nombre de barres  39, susceptibles de coulisser dans des enco  ches périphériques radiales des disques 38.  Ces barres n'occupent qu'une partie de la cir  conférence des disques 38. Elles sont retenues  dans ces encoches par des colliers 40     situés     chacun. vers une extrémité de la, cage.

   Les       barres    39 qui dans l'appareil représenté sont  au nombre de vingt-cinq, peuvent être pous  sées vers la gauche, à, partir de la position in  diquée à la     fig.    2, d'une distance telle que  leurs extrémités gauches 41 engrènent, quand  on fait tourner la cage dans la direction de  la flèche 13     (fig.    4), avec la denture d'une  roue dentée 42, montée sur un tourillon de la  flasque 3. Les barres 39 sont immobilisées  dans leurs deux positions     extrêmes,    soit par  le frottement, soit par tout autre moyen de  blocage (non représenté). Chaque barre 39  porte, entre les colliers 40, une dent radiale  43, en saillie sur la périphérie de la cage.

   Ces  dents sont réparties en cinq groupes situés,  chacun. sensiblement dans le plan d'une des       roues-clés.    Dans l'appareil représenté, une  barre 39 a sa dent dans le plan de la roue 18,  deux l'ont dans le plan de la roue 17, quatre  dans le plan de la roue 16, huit dans le plan  ;le la roue 15 et dix dans le plan de la roue  14. Le nombre des barres à dent de chaque       ,groupe    est ainsi tel qu'un nombre de barres  compris entre une et vingt-cinq peut être  poussé vers la gauche par l'intermédiaire de  dents 43 d'un ou plusieurs groupes.  



  Le déplacement des barres 39 vers la gau  che s'effectue par l'intermédiaire des bras di-    recteur 44     qui    sont placés chacun à la gauche  d'une     roue-clé    et qui sont montés sur l'arbre  8, de manière à pouvoir pivoter sur celui-ci.  Chacun de ces bras est muni d'un mentonnet  44a     (fig.    4), poussé vers la roue-clé correspon  dante par l'effet d'un ressort 47, agissant sur  le bras 44. Ce mentonnet se trouve sur le tra  jet des ergots 35, en saillie sur la face gauche  de la roue-clé correspondante.

   Quand un tel  ergot vient agir sur un     mentionnet    44a, il fait  osciller le bras 44 intéressé et amène l'extré  mité libre de celui-ci contre la périphérie de  la cage 38-39, comme représenté par les       fig.    2 et 4, pour les roues-clés 14-16-18.  L'extrémité libre de     chacun,    des bras 44 est  courbée, de manière à     former    une rampe obli  que 45. Quand la cage 38-39     tourne    autour  de son axe, les     extrémités    45 des bras 44, bas  culés contre la cage par l'effet d'un ergot 35,  sont rencontrées par les dents 43 des groupes  correspondants et repoussent vers la gauche  les     barres    39 qui portent ces dents.

   Les     extré-          mités    gauches desdites barres forment ainsi  une sorte de secteur denté engrenant avec la  roue dentée 42. Pour repousser à leur     position     initiale les barres 39 déplacées, une rampe 46  est fixée à la flasque 3. La cage continuant  à tourner, cette rampe directrice agit sur les  extrémités gauches des barres qui ont en  grené avec la roue dentée 42. Elle repousse  ces barres dans la position initiale que montre  la     fig.    2.  



       Quand    les bras 44 ne sont pas basculés  vers la cage par l'effet d'un ergot 35, ils sont  maintenus par leur ressort 47. C'est ce qui  est représenté sur la     fig.    2 pour les bras cor  respondant aux roues-clés 15 et 17. Les  rampes     directrices    45 des     bras    44 qui sont  dans cette position se trouvent en dehors du  trajet circulaire des dents 43. Les barres 39  correspondantes ne sont donc pas poussées à  gauche quand la     cage        tourne,    et leurs extré  mités gauches ne viennent pas engrener avec  la roue dentée 42.  



  Du côté gauche de l'appareil se trouve un  tambour indicateur 48. Ce tambour porte sur  sa périphérie la série des signes primaires.      Dans l'appareil représenté, ces signes sont les  vingt-six lettres de l'alphabet international  rangées dans le sens habituel, de A à Z. Le  disque 48 est     fixé    à l'extrémité gauche d'un  arbre tubulaire 49, monté fou sur l'arbre 6.       L'extrémité    droite de cet arbre porte une  roue dentée 50, dont le nombre de dents est  le même que le nombre des signes figurant sur  le tambour 48 (soit vingt-six dents, dans le  cas présent). Sur l'arbre tubulaire 49 est  monté fou un second arbre tubulaire 51. Cet  arbre porte des organes donnant les signes se  condaires.

   Ces organes comprennent,     d'une     part, un tambour de     lecture    52 et, d'autre  part, une roue imprimante 53, montés respec  tivement à l'extrémité droite et à l'extrémité  gauche de l'arbre 51. Le tambour de lecture  52 porte, sur sa circonférence, la série des       signes    secondaires,     constitués    dans l'appareil  représenté, par les mêmes lettres que celles  qui figurent sur le tambour indicateur 48,  mais rangées en sens inverse, c'est-à-dire de  Z à A. Ces signes viennent se présenter un à  un devant une fenêtre de     lecture    54 du cou  vercle 5. Le tambour 52 est pourvu, en vue  de sa     manoeuvre,    d'un cordon moleté.  



  La roue imprimante 53 sert à enregistrer  les signes secondaires, de la manière indiquée  ci-après. Elle porte la même série de signes  que le tambour 52 et dans le même ordre.  Mais les caractères sont en relief, inversés la  téralement, et décalés, par rapport aux lettres  du tambour 52, d'un certain angle qui dé  pend de l'endroit où se produit l'impression.  De cette manière, le signe imprimé est le  même que celui qui se présente à la fenêtre 54.  



  Près de la roue dentée 50 de l'arbre 49, une  seconde roue dentée 55, de mêmes dimensions,  est fixée sur l'arbre 51. La roue 55 engrène  toujours avec la roue 42 dont il a été question  ci-dessus, et qui peut être actionnée par les  extrémités gauches des barres 39 déplacées.  Les deux roues dentées 50, 55 ainsi que les or  ganes d'indication 48 et de traduction 52, 53,  montés sur les arbres tubulaires 49 et 51 peu  vent être accouplés (pour synchroniser leurs  mouvements) par l'intermédiaire d'une roue  dentée 56     (fig.    5) suffisamment large pour    pouvoir engrener simultanément avec les  deux roues dentées 50, 55. Pour rendre indé  pendants les deux systèmes 48, 50 et 52, 53,  55, la roue 56 peut être basculée hors de la  prise des roues dentées 50, 55.

   A cet effet, le  tourillon de la roue dentée 56 est monté vers  l'extrémité d'un levier 57 susceptible de pi  voter sur l'arbre 8. Le levier 57 est lié par une  douille 60 à un autre levier 59, dont l'extré  mité libre est appuyée sur une     came    58 de  l'arbre 9, par l'effet d'un ressort 63, qui agit  sur le levier 57 par l'intermédiaire d'un     cli-          quet    62, en prise avec la roue 56. Les mouve  ments du levier 57 sont ainsi régis par la  came 58.  



  Quand la roue dentée 56 est dégagée des  roues 55, 50,     celles-ci    sont maintenues immo  biles par des leviers de blocage. Ainsi, à la  roue 55 correspond un levier de blocage 61,  poussé vers ladite roue par un ressort relati  vement faible, permettant de changer la po  sition de la roue 55 d'un nombre arbitraire  de pas. La roue 56 est retenue par son     cli-          quet    62 déjà<B>,</B> mentionné. Enfin, la roue 50 est  immobilisée par un levier de blocage 64.  Celui-ci porte, à cet effet, un bras 65, se ter  minant en une fourchette, qui reçoit une che  ville 100, en saillie sur la face arrière du le  vier 57.

   Quand le     levier    57 pivote en déclen  chant les roues dentées 50, 55, le levier de  blocage 64 est ainsi forcé par ce mouvement  contre la denture de la roue dentée 50.  



  Le mécanisme d'impression des     lettres     secondaires est constitué comme suit: le côté  gauche de l'appareil porte, sensiblement dans  le prolongement de l'arbre 9, un bout d'ar  bre 66, supportant un rouleau de papier 67  (représenté en pointillé sur la     fig.    2). Le pa  pier est utilisé sous la forme d'une bande  étroite, comme dans les télégraphes     impri-          mants.    La bande de papier passe, comme re  présenté par la     fig.    3, autour d'un     cylindre-          guide    fixe 68, presque tangent à la roue  d'impression 53. Ce     cylindre-guide    s'étend  sur une partie seulement de la largeur de la  bande de papier.

   Sur le reste de la largeur  du papier, qui ne doit pas recevoir d'impres  sion, la bande de papier est en contact avec      un rouleau d'entraînement 69, concentrique à  68, de même diamètre que celui-ci, et monté  fou sur l'arbre 7, par l'intermédiaire     d'une     douille 70. Un galet 71 appuie la bande de  papier contre le rouleau entraîneur, dont la       périphérie    est moletée. A son extrémité  droite,     qui    se trouve à l'intérieur de l'appareil,  la douille 70 porte une roue dentée 72, en  prise avec un cliquet d'entraînement 73       (fig.    6). Ce cliquet s'articule sur un levier 74,  susceptible d'osciller sur     l'arbre    8.

   L'extrémité  du levier 74 est appliquée, par un ressort 75,  contre une came 76, montée sur l'arbre 9.  Il s'ensuit que le levier 74 oscille quand l'ar  bre 9 tourne. Comme le cliquet 73 participe  à ce mouvement, la, roue dentée 72 est avancée  d'une dent pour chaque révolution de l'ar  bre 9. Le mouvement de la roue dentée 72  est transmis au rouleau 69 qui, à son tour,  entraîne le papier de la<B>,</B> longueur convenable  entre deux lettres. L'impression des caractè  res de la roue imprimante 53 est effectuée par  un levier, monté sur la face intérieure de la  joue 1. Ce levier, susceptible de pivoter sur  l'arbre 8, comporte deux bras 77, 78     (fig.    6).  L'extrémité 79 du bras 7 7 est courbée en  équerre.

   Elle passe à travers une ouverture  80 de la joue 1 et fait saillie à l'extérieur de  celle-ci, dans le     cylindre-guide    68, à l'endroit  où ce cylindre se rapproche le plus de la  roue d'impression 53. La circonférence du     cy-          lindre-guide    68 est interrompue dans cette  région où le bras 79 du levier 78 porte un       marteau    81, destiné à venir frapper derrière  la bande de papier, pour l'appliquer sur le       caractère    à imprimer. Ce caractère a été, pen  dant une rotation précédente de la roue d'im  pression, encré par un rouleau encreur 82,  appuyé contre ladite roue. La frappe du mar  teau 81. est régie par une came 83, montée  sur l'arbre 9     (fig.    6).

   Cette came présente une  dépression où l'extrémité du bras 78     tombe,     par l'effet de la tension d'un ressort 84,  quand l'arbre 9 tourne. La roue imprimante  et le rouleau de papier sont protégés par une  garde métallique 85, fixée à la joue 1 du bâti,  et par une plaque 86, fixée par un écrou 87.  qui est vissé sur le bout de l'arbre 66.    L'appareil     cryptographique    qui vient  d'être décrit fonctionne de la façon suivante:  Tout d'abord, l'appareil est mis au point,  en vue de la. correspondance avec d'autres ap  pareils identiques.

   Cette mise au point est  faite suivant des règles arrêtées au préalable  entre les     correspondants.    Elle consiste à pla  cer d'abord, comme convenu, certains des er  gots 35 de chaque     roue-elé    14-18, dans leur  position active; c'est-à-dire à gauche     (fig.    2).  On découple     ensuite    les roues-clés     l4-18    en  poussant sur le bouton 30, de manière à faire  cesser l'engrènement des roues dentées 24-28  avec les roues dentées 19-23 solidaires des  roues-clés. On fait alors tourner les roues-clés  à la main, pour rendre visibles, par les ouver  tures 36 du couvercle 5, certaines lettres con  venues.

   On fait également tourner le tam  bour     indicateur    48 pour amener une lettre  convenue devant l'index 88 porté par la garde  85, puis on agit de même sur le tambour tra  ducteur 52, pour amener une certaine lettre  convenue dans la fenêtre 54.  



  Pour rendre possible la mise au point du  tambour 52, on fait tourner la manivelle<B>Il</B>  dans un sens ou dans l'autre, pour faire ces  ser l'accouplement entre les deux tambours.  On peut alors faire tourner le tambour 52, en  agissant sur son cordon moleté, accessible par  l'ouverture 54.  



  quand tous les organes intéressés sont  ainsi mis au point, de telle sorte qu'ils laissent  apparaître une certaine combinaison de  lettres, par exemple un mot-clé     arbitrairement     choisi, l'appareil est prêt pour le chiffrement  ou le déchiffrement.  



  A la position de repos, représentée par le  dessin, la cage 38-39 présente aux leviers 44  sa partie dépourvue de barres 39. Le levier  59 est dans l'encoche de la came 58, de sorte  que les roues dentées 50, 55 sont solidarisées  par le pignon 56.  



  Pour le chiffrement, on fait tourner le  tambour 48, pour amener successivement tou  tes les     lettres    du message en langage clair  devant l'index 88. Après chaque changement  de lettres, on fait tourner la     manivelle    11,  dans le sens des aiguilles d'une montre, d'un      tour, commençant et finissant dans la posi  tion montrée par les     fig.    1 et 2. Il en résulte  que la cage 38-89 fait un tour dans le sens  de la flèche 13     (fig.    4). Au cours de cette ro  tation, les barres 39 dont les dents 43 passent  devant des bras directeurs 44 basculés à leur  position active par des ergots actifs des     roues-          clés,    se trouvent déplacées vers la gauche.

    Pendant la suite du mouvement de la cage  38-39, les extrémités gauches de ces barres  engrènent avec la roue dentée 42, qui tourne       d'un-    nombre de dents égal à celui des barres  39 déplacées à gauche. L'accouplement entre  les deux roues 50 et 55 a     cossé    dès le début de  la rotation de la cage 38-39, par l'effet de  la came 58 sur le levier 59, comme expliqué       d-dessus.    La roue dentée 55, qui engrène tou  jours avec la roue 42, est déplacée du même  nombre de dents que celle-ci, en entraînant le  tambour traducteur 52 et la roue imprimante  53, tandis que la roue dentée 50 et le tam  bour indicateur 48 restent immobiles à la po  sition qu'on leur avait donnée.  



  Les bras-guides 44 occupant la position  que montre la     fig.    2, un tour de la cage  38-39 provoque le déplacement vers la gau  che des groupes de barres comprenant une,  quatre et dix dents 43. La roue dentée 42  et, par conséquent, la roue dentée 55, le tam  bour traducteur 52 et la. roue     imprimante    53  sont déplacés de quinze dents, c'est-à-dire,  par exemple, de la.     lettre    A à la lettre P.  Cette dernière lettre devient ainsi la lettre  qui correspond à A dans le texte chiffré.  



  Pendant la rotation de la cage 38-39, la       came    76 fait effectuer au bras 74 un mou  vement oscillant qui entraîne la bande de pa  pier de la distance convenable, après quoi la  came 83 laisse osciller     brusquement    le levier  78, provoquant ainsi la frappe du marteau 81  et, par suite, l'impression de la lettre voulue.  



  Quand la dernière barre 39 a dépassé la  roue dentée 42, le doigt 34 vient agir sur une  dent de la roue dentée 31 et la fait avancer  d'un pas. Avant la fin de la rotation de la       cage    38-39, toutes les barres 39 déplacées  ont été renvoyées à leur position initiale par    -l'effet de la rampe 46. L'appareil est alors  prêt pour le chiffrement de la lettre suivante  du texte clair.  



  Le déchiffrement s'effectue de la même  manière que le chiffrement. L'appareil est  d'abord mis au point sur la combinaison de  lettres ou mot-clé convenus. On amène ensuite  successivement devant     l'index    88 les lettres  composant le message chiffré avec un tour de  la manivelle 11 entre chaque lettre. On lit le  texte clair reconstitué, soit à la     fenêtre    54,  soit imprimé, sur la bande de papier 67. Cela  résulte de ce que les signes primaires figu  rant sur le tambour indicateur 48 et les signes  secondaires figurant sur le tambour traduc  teur 52 et la roue     imprimante    53 sont récipro  ques, c'est-à-dire sont les mêmes, bien que  rangés dans     un    ordre inverse.

   Le     décalage     entre les signes du teste clair et les signes du  texte chiffré est ainsi: toujours égal, ce qui  est d'ailleurs déjà connu et utilisé dans d'au  tres appareils     cryptographiques.     



  Si, par exemple, la     lettre    A du tambour  indicateur 48 correspond à la lettre     111    sur le  tambour traducteur 52, on     obtient    pour le  même ordre de décalage entre ces deux tam  bours, que M sur le tambour indicateur cor  responde à A sur le tambour traducteur.  



  Le mécanisme de décalage des     signes    se  condaires sous la dépendance des roues-clés,  tel qu'il     vient    d'être décrit, permet l'utilisa  tion complète des possibilités, en ce qui con  cerne les décalages réalisables avec les séries  de signes actuellement employées. Grâce à lui,  on obtient des cryptogrammes absolument in  violables.     Etant    donné que l'appareil com  porte un certain nombre d'éléments (repré  sentés dans le cas présent par les barres à dent  39) qui peuvent être     amenés    en position ac  tive ou en position inactive, séparément ou  par groupes     convenablement    composés, on  peut obtenir tous les intervalles possibles de  décalage de 1 jusqu'à 25 pas.

   Ces intervalles  différents se succèdent suivant une loi, régie  par les roues-clés, et dont la période est si  longue qu'elle n'offre pas d'indices pouvant       servir    comme guide pour violer le secret du  chiffrement. Cette période est définie par le      produit du nombre des ergots des différentes       roues-elés.    Elle est, dans le cas présent, égale  à 3.900.225 signes. En choisissant un     mot-          clé    différent pour chaque message à chiffrer,  on a évidemment le moyen de chiffrer un très  grand nombre de messages, sans qu'une     partie     des décalages employés pour l'un des mes  sages se retrouve dans un message suivant.

    On peut enfin former un nombre véritable  ment astronomique de séries différentes d'in  tervalles de décalage, en changeant la com  binaison des ergots actifs et inactifs dans les       roues-clés.    Le secret des messages chiffrés,  composés à l'aide de l'appareil décrit est donc  pratiquement inviolable.  



  Naturellement, l'invention n'est pas limi  tée à, la forme d'exécution décrite ci-dessus et  représentée, mais peut donner lieu à des va  riantes. Ainsi, le nombre de groupes d'or  ganes prévus pour le décalage des éléments  donnant les signes secondaires et la distribu  tion de ces groupes peuvent être différents de  ce qui est décrit et représenté, ainsi que le  nombre de roues-clés. Les organes de déca  lage d'un même groupe peuvent être accou  plés les uns aux autres et     manoeuvrés    par  l'intermédiaire d'un organe unique, rempla  çant les différentes dents 43. Ces organes peu  vent aussi être réalisés sous une forme autre  que celle de barres à dent. Ils peuvent être  disposés sur un disque au lieu de former une  cage, et être amenés à leurs deux positions par  d'autres moyens que les roues-clés décrites ici.

    



  En ce qui concerne les organes indicateurs  et traducteurs, on peut les réaliser, sous la  forme la plus simple, par un seul disque por  tant des signes et servant aussi bien pour  l'indication des signes primaires que pour leur  traduction en signes secondaires, après que  le disque aura été déplacé de sa position d'in  dication. Il conviendrait alors de     construire     l'appareil d'une manière telle que, pour le dé  chiffrement, le disque soit déplacé du même  nombre de pas (déterminé par la série d'inter  valles employés) qu'en chiffrant, mais en sens  inverse. On pourrait aussi le déplacer dans  le même sens pour chiffrer et pour déchiffrer  mais, dans ce cas, les intervalles de déchiffre-    ment devraient contenir des nombres de pas  qui seraient complémentaires de ceux que  contiennent les intervalles de chiffrement.

    Par exemple, avec un alphabet de     vingt-six     lettres, les     intervalles    6 et 20 sont complé  mentaires. Ces conditions peuvent être réali  sées en faisant déplacer le disque, au dé  chiffrement, par les barres à dent laissées en  position inactive, au lieu d'utiliser à cet ef  fet les barres poussées à gauche. De plus, le  tambour indicateur, le tambour traducteur et  la roue imprimante peuvent être accouplés en  permanence, au lieu de l'être d'une façon in  termittente. Le tambour traducteur peut aussi  porter ses signes dans nu ordre tout à fait  différent de celui des signes du tambour indi  cateur.

   Dans ce cas, il faut avoir recours, pour  le déchiffrement, à un autre appareil, identi  que en ce qui     concerne    le mécanisme de dé  placement et les roues-clés, mais dont le  tambour indicateur porte les mêmes signes  que le tambour traducteur de l'appareil de  chiffrement, rangés toutefois dans un ordre  inverse, le tambour traducteur de l'appareil  de déchiffrement portant en outre les signes  du tambour indicateur de l'appareil de chif  frement, en sens inverse.  



  On pourrait aussi concevoir des formes  d'exécution munies de disques doubles pour  l'indication et la traduction, ainsi que les  roues imprimantes doubles. On se servirait  alors alternativement d'un groupe: disque  indicateur-disque     traducteur-roue    imprimante,  pour le chiffrement et de l'autre groupe pour  le déchiffrement. Enfin, on pourrait aussi  employer les deux roues imprimantes simul  tanément, en chiffrant et en     déchiffrant,     l'une de ces roues imprimant le texte pri  maire, l'autre le texte     secondaire.     



  Les organes indicateurs peuvent aussi     être     réalisés sous la forme d'un clavier,     indiquant     les signes primaires à l'aide de touches cor  respondantes .  



  L'appareil     cryptographique    peut aussi  être muni de commutateur, s'il est électrique  ou électromécanique. Dans ce cas, le méca  nisme de décalage peut agir sur les commuta-           teurs    soit directement, soit par l'intermé  diaire de relais électromagnétiques.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Appareil cryptographique muni d'un mé canisme destiné à décaler, entre chaque indi- dation d'un signe primaire, au moins un or gane donnant les signes secondaires, caracté risé en ce que ce mécanisme présente des élé ments de décalage, susceptibles d'être amenés à une position active o11 à une position inac tive, en vue de pouvoir faire varier arbitrai rement le nombre d'éléments simultanément actifs et, par suite, le nombre de pas du dé- calage. SOUS-REVENDICATIONS 1 Appareil suivant la revendication,
    caracté risé par le fait que le choix du nombre des éléments de décalage est tel que l'organe donnant les signes secondaires puisse être décalé d'un nombre arbitraire de pas, jus qu'au nombre maximum, égal au nombre des différentes positions que peut prendre l'organe donnant les signes secondaires. 2 Appareil suivant la revendication, caracté risé par le fait que les éléments de décalage sont répartis en plusieurs groupes, les élé ments d'un groupe pouvant être amenés en position active indépendamment des élé ments des autres groupes.
    3 Appareil suivant la revendication et la sous-revendication 2, caractérisé par le fait que les éléments de décalage sont divisés en groupes tels que ces groupes, pris sépa rément ou en combinaison avec les autres, peuvent comprendre un nombre arbitraire d'éléments de décalage, jusqu'au maximum, représenté par la totalité des éléments de décalage des groupes agissant ensemble. 4 Appareil suivant la revendication et la sous-revendication 2, caractérisé par le fait que les groupes d'éléments de décalage coo pèrent, chacun. avec une roue-clé qui réa lise la mise en position active des éléments de décalage du groupe correspondant.
    5 Appareil suivant la revendication, caracté risé par un dispositif de décalage consis tant en un support tournant, muni d'élé ments de décalage mobiles, pouvant être amenés d'une position inactive à une posi tion où ils engrènent avec une roue dentée coopérant avec l'organe q111 donne les signes secondaires. 6 Appareil suivant la revendication et la sous-revendication 5, caractérisé par le fait que le support tournant a la forme d'une cage tournante, comportant des barres axiales, déplaçables longitudinalement en tre leurs deux positions, par l'action, sur des dents que portent. ces barres, d'organes directeurs agissant sous la dépendance de roues-clés.
    7 Appareil suivant la revendication et les sous-revendications 5 et 6, caractérisé par le fait que les dents portées par les barres sont divisées en groupes à chacun desquels correspond un bras directeur soumis à l'ac tion d'une roue-clé, de sorte que, quand la cage tourne, les bras directeurs, sur lesquels agissent les roues-clés, font passer les barres correspondantes à leur position active.
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