CH327370A - Procédé de préparation par voie électrolytique, d'un métal des groupes IV et V du système périodique - Google Patents

Procédé de préparation par voie électrolytique, d'un métal des groupes IV et V du système périodique

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CH327370A
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titanium
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Eugene Silbert Merle
Townsend Burwell John
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Horizons Titanium Corp
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C25ELECTROLYTIC OR ELECTROPHORETIC PROCESSES; APPARATUS THEREFOR
    • C25CPROCESSES FOR THE ELECTROLYTIC PRODUCTION, RECOVERY OR REFINING OF METALS; APPARATUS THEREFOR
    • C25C3/00Electrolytic production, recovery or refining of metals by electrolysis of melts
    • C25C3/26Electrolytic production, recovery or refining of metals by electrolysis of melts of titanium, zirconium, hafnium, tantalum or vanadium

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Description


  Procédé de préparation par voie     électrolytique,     d'un métal des groupes IV et V du système périodique    Cette invention se rapporte à la prépara  tion, par voie électrolytique, de métaux des  groupes<I>IV et V</I> du système périodique, de  point de fusion supérieur à 1700 Cet de  nombre atomique inférieur à 90 : titane, zirco  nium, hafnium, vanadium, tantale et niobium,  à l'état métallique.  



  Le titane à l'état métallique, lorsqu'il est  exposé à l'air, se recouvre d'une couche d'oxy  gène adsorbé ou chimiquement combiné. En  conséquence, lorsqu'on produit     électrochimi-          quement    du titane métallique sous forme fine  ment divisée et fond ensuite ce produit pour  l'amener sous une forme massive, la teneur en  oxygène du métal massif dépend à un haut de  gré des dimensions des particules initiales du  métal. Vu la façon dont varie le rapport sur  face à volume pour des particules, les parti  cules à grandes dimensions sont des plus fa  vorables pour l'obtention de faibles pourcen  tages d'oxygène dans le métal massif. Il est  donc désirable de produire des dépôts électro  lytiques de titane à dimensions de particules  aussi grandes que possible.  



  On a déjà décrit le dépôt électrolytique de  titane métallique par électrolyse d'une anode  de carbure de titane dans un bain de sel fondu,  anhydre, avec un voltage de cellule d'environ    4 à 4 1/2 volts.     Le    titane de l'anode en car  bure entrait dans le bain d'halogénures, et  l'halogénure de titane résultant était décom  posé par électrolyse de façon qu'il se dépose  du titane métallique sans qu'il y eût une dé  composition notable des halogénures non     tita-          nifères    du bain.

   Cependant, il arrivait qu'à me  sure qu'avançait l'électrolyse, il était nécessaire  d'élever progressivement le voltage de la cellule  pour obtenir du titane à la cathode, l'opéra  tion étant continuée seulement jusqu'à ce que  le voltage de cellule nécessaire ait atteint envi  ron 7 volts.  



  Quoique le procédé ci-dessus décrit envi  sageât la possibilité et l'avantage d'inclure  dans le bain d'électrolyse un halogénure de  titane venant de     l'extérieur,    le fonctionnement  de la cellule était néanmoins basé sur le type  de fonctionnement propre à un bain ne conte  nant pas au début d'halogénure de     titane.    En  revanche, la titulaire a trouvé qu'en travaillant  avec des bains contenant dès le début un     halo-          génure    de titane, on peut faire prévaloir un  mécanisme d'électrolyse     différent,        entrainant     des avantages importants.

   En effet, la titulaire  a trouvé que lorsque le bain contient une quan  tité notable d'halogénure de titane, on peut ob  tenir le dépôt électrolytique de titane métalli-      que tout en utilisant un voltage de cellule infé  rieur à celui auquel un composé quelconque  du bain, y compris l'halogénure de titane, est  décomposé avec développement notable d'ha  logène libre. Avec un tel voltage de cellule,  qui est ordinairement inférieur aux 4 volts qui  constituent un minimum pour le procédé connu       mentionné    ci-dessus, le titane est déposé à la  cathode par un processus analogue au placage,  dans lequel le composant titane de l'anode en  carbure de titane est transporté dans et à tra  vers le bain jusqu'à la cathode sans qu'il se  produise de décomposition appréciable d'un  quelconque composé du bain.

   De cette façon,  il n'y a pas d'halogène libre libéré en une par  tie quelconque du bain et par conséquent, il n'y  a pas d'attaque du dépôt de titane métallique  à la cathode. De plus, la stabilité des compo  sants du bain dans ces conditions de faible  voltage rend possible d'utiliser des tempéra  tures de bain plus élevées, avec, comme résul  tat, un accroissement de l'efficacité électrochi  mique et un dépôt plus dense à la cathode. La  titulaire a en outre trouvé que le titane métal  lique ainsi produit est d'une forme plus gros  sière et plus dense que celui obtenu par le pro  cédé ci-avant mentionné et qu'en conséquence,  ce produit à grains plus gros donne par fusion  un lingot ayant une teneur moindre en oxygène.

    Elle a encore trouvé que ce procédé de placage  peut être exécuté avec une matière d'anode  formée d'une solution solide réciproque de car  bure de titane et de monoxyde de titane.  



  A la suite de la découverte ci-dessus de  placage électrolytique pour le titane, la titulaire  a étudié l'application de ce procédé à la pro  duction et à     l'affinage    d'autres éléments de  transition et elle a trouvé qu'il s'applique aussi  aux zirconium, hafnium, vanadium, tantale et  niobium.  



  L'invention a donc pour objet un procédé  de préparation, par voie électrolytique, d'un  métal des groupes<I>IV</I> et V du système périodi  que des éléments, de point de     fusion    supérieur  à 1700 Cet de nombre atomique inférieur à  90, dans lequel on utilise une anode solide for  mée au moins     partiellement    d'un carbure     du-          dit    métal, immergée dans un bain de sel halo-         géné    anhydre fondu, ledit métal étant déposé  sur une cathode immergée dans le bain.  



  Ce procédé est caractérisé en ce que l'on  opère au moyen d'un bain contenant au moins  5     'Vo    en poids d'un halogénure dudit métal, en  maintenant la tension aux bornes de la cellule  en dessous d'une valeur à laquelle un composé  du bain se décompose avec dégagement d'une  quantité notable d'halogène libre.  



  L'invention sera décrite en détail dans l'ex  posé qui suit ; cependant il est bien entendu  que cet exposé n'est limité au dépôt de titane  qu'en vue de le simplifier et que ce qui y est  dit     concernant    le dépôt de titane s'applique  aussi au dépôt des métaux suivants : zirconium,  hafnium, vanadium, tantale et niobium.  



  Dans le procédé selon l'invention appliqué  au titane, celui-ci est déposé sur la cathode par  une opération de placage à partir d'une ma  tière d'anode     titanifère    plutôt que par une dé  composition électrolytique d'un composant     ti-          tanifère    du bain, de sorte que le dépôt du ti  tane peut être effectué pendant une longue  période de temps sans interruption pour le  remplacement du bain de sel fondu.

   Le bain       doit        contenir        au        moins        5'%        en        poids        d'un        ha-          logénure    de titane, pour donner des résultats  satisfaisants ; quoiqu'il n'y ait pas de limite  réelle à la quantité d'halogénure de titane pou  vant être présente dans le bain, on a trouvé  qu'une quantité maximum de 20 - 25     'o/o    en  poids tient compte de façon satisfaisante de  l'économie en sel de titane, du point de fu  sion du bain résultant, et de toutes les autres  conditions d'efficacité de l'opération.

   On peut  employer dans ce but tout halogénure de ti  tane, à condition qu'il puisse être maintenu  dans le bain en la quantité minimum. Ainsi,  quoiqu'il soit difficile d'effectuer la dissolu  tion de tétrachlorure de titane dans un bain  fondu d'halogénure, on peut, par introduction  continue de ce tétrachlorure dans le bain dans  les conditions d'électrolyse, assurer effective  ment au bain une teneur satisfaisante en     ha-          logénure    de titane.

   D'autre part, des     halogé-          nures    tels que le     tétraiodure,    le     tétrabromure     et le tétrafluorure, les     trihalogénures    de titane  les     dihalogénures    de titane, et les     fluorures         doubles de titane tels que les     fluotitanates    de  sodium et de potassium, peuvent aussi être em  ployés, soit en les ajoutant directement au  bain, soit en les formant dans le bain par ac  tion chimique ou électrochimique.  



  Il convient que la température du bain de  placage de titane soit d'au moins 50  C, et de  préférence 100  C, supérieure à son point de  fusion. En opérant avec un voltage de cellule  inférieur à 4 volts, on évite une décomposition  sensible du bain, même à des températures de  plusieurs centaines de degrés au-dessus du  point de fusion du bain, de sorte qu'on peut  utiliser de telles températures élevées pour éle  ver la conductibilité du bain et augmenter ainsi  le courant dans la cellule et, par là, la produc  tion de cette dernière.

   Par conséquent, on peut  opérer à des températures de bain comprises  entre     800o    et 1000  C, avec des résultats par  ticulièrement satisfaisants, avec un voltage de  cellule relativement faible ; il en résulte une  augmentation de l'efficacité électrochimique de  l'opération, accompagnant l'augmentation de  grosseur de grain, et de densité du dépôt à la  cathode.  



  Le voltage de cellule convenant à la mise  en     oeuvre    du procédé selon l'invention est ha  bituellement d'au plus 3 volts. Il ne paraît pas  qu'il y ait un voltage de cellule minimum autre  que celui propre à produire une quantité suffi  sante de titane métallique en un temps raison  nable. De même que dans les opérations ordi  naires de dépôt par électrolyse, la rapidité de  dépôt de titane dans le procédé selon l'inven  tion, est fonction du voltage de la cellule pour  toute valeur de la température du bain ; on a  trouvé que des voltages de cellule de seulement  0,7 volt ont donné un dépôt satisfaisant à la  cathode.

   Réciproquement, à tout voltage de  cellule jusqu'à environ 3 volts, et en particu  lier à des voltages un peu au-dessous de 3 volts,  on peut obtenir une augmentation notable de  dépôt de titane en augmentant la température  du bain sans qu'il y ait à craindre une décom  position de l'un ou l'outre des composants du  bain produisant une altération du dépôt du  métal venant de l'anode.  



  Le caractère chimique essentiel du carbure    de titane à employer comme matière d'anode       titanifère,    outre celui d'être sensiblement  exempt d'impuretés autres que du carbone non  combiné, est qu'il ne contienne pas d'oxygène  sous forme d'oxydes de titane, incomplètement  réduits ou sous toute autre forme. Le carbure  de titane produit en présence de monoxyde ou  de dioxyde de carbone tend à retenir, dans le  carbure résiduaire formé, suffisamment d'oxy  gène pour le rendre impropre à être employé  pour exécuter l'invention.

   La seule présence  d'un excès stoechiométrique de carbone pen  dant la réduction d'un oxyde de titane à une  température au-dessous de celle à laquelle la  fusion se produit, n'est pas suffisante pour as  surer l'obtention d'un tel carbure exempt d'oxy  gène, et il faut encore effectuer la réduction  dans des conditions de vide de façon à élimi  ner de la zone de réaction tout dioxyde ou  monoxyde de carbone, ou les deux, aussi vite  qu'ils se forment. Lorsque la réduction de  l'oxyde de titane avec du carbone est effectuée  à la température de fusion, on peut substituer  une atmosphère inerte au vide nécessaire aux  températures plus basses, et un faible excès de  carbone est encore nécessaire pour assurer une  complète élimination de l'oxygène.

   Le car  bure de titane utilisé dans le présent procédé  contiendra donc de préférence une faible quan  tité de carbone libre, ordinairement environ  0,5 à 2     'G/o    en poids. On comprendra que ce  carbone, lorsqu'il est présent, constitue une im  pureté intentionnelle.  



  Le caractère physique que doit présenter  le carbure de titane pour la mise en pratique  de l'invention dans les meilleures conditions,  est d'être un carbure de titane     macrocristallin,     dans lequel le composant carbone du carbure  a une     structure    cohérente. C'est-à-dire, le car  bure doit être soumis à l'action d'une tempéra  ture suffisamment haute pour     former    ce que  l'on croît être un carbure interstitiel dans le  quel de l'interfoliage des atomes de carbone ré  sulte une     structure    du carbone cohérente, de  laquelle le composant titane du carbure peut  être enlevé     électrolytiquement    sans destruction  importante de la structure du carbone rési  duaire.

        En d'autres termes, les atomes de carbone  dans ce carbure de titane sont présents dans le  métal titane en une position interstitielle com  me une impureté métallique serait présente  dans le titane. On a trouvé que, lorsque l'anode  en carbure de titane a la structure physique       susindiquée,    sa décomposition par électrolyse  dans un bain de sel fondu a pour effet un trans  fert du composant titane du carbure à la ca  thode de la     cellule,    tout en laissant le compo  sant carbone du carbure comme une masse  noire, solide, cohérente, ou résidu, dont la  forme physique est celle de l'anode initiale.  



  On peut facilement préparer une anode en  carbure de titane possédant les caractères chi  miques et physiques désirés, directement à par  tir des matières brutes, en une seule opération.  Un tel processus en une étape peut être réa  lisé en employant la technique de fusion à  l'arc électrique, dans laquelle un mélange  d'oxyde de titane, tel que le dioxyde de titane,  et d'un léger excès stoechiométrique de carbone  contenant encore avantageusement un petit  pourcentage (généralement entre 2 et 5 %)  d'un chlorure ou d'un     fluorure    d'un métal al  calin ou alcalino-terreux, est fondu sous l'ac  tion de l'arc et le produit fondu est recueilli  dans un puits ou autre récipient qui, après so  lidification du carbure fondu produit, donne un  corps solide de la forme voulue pour être  employé comme anode.

   Le chlorure ou     fluo-          rure    ajouté fonctionne seulement comme ad  juvant pour la fusion des réactifs et aide par  là à la production d'un carbure     macrocristallin     par solidification du carbure fondu ; cependant  le chlorure ou     fluorure    est complètement éli  miné de la masse de réaction par volatilisation,  aux températures de fusion, et n'apparaît plus  en quantité notable dans l'anode de carbure.

    L'anode résultante est en conséquence compo  sée de carbure de titane exempt d'oxygène,  contenant comme seule impureté étrangère une       faible        quantité,        en        général        moins        de        2,%,        de     carbone libre non consommé ; étant cristallisée  à partir d'une masse en fusion, l'anode est com  posée de cristaux macroscopiques de carbure  de titane, dans lesquels le composant carbone  du carbure a une structure cohérente.    L'anode de carbure de titane peut aussi être  préparée par un traitement approprié de car  bure de titane préalablement formé.

   Dans ce  but, le carbure de titane peut avoir été pro  duit de toute manière convenable connue, et  de préférence dans des conditions assurant  une élimination complète de l'oxygène. Un car  bure de titane particulièrement satisfaisant peut  être obtenu en chauffant ensemble du dioxyde  de titane et un léger excès stoechiométrique de  carbone (0,5 à     2'0/0)    à une température de  <B>1900-</B> 2000  C en faisant activement le vide  par pompage, jusqu'à ce que cesse le dégage  ment de monoxyde de carbone.

   Un grand ex  cès de carbone est désavantageux, mais pas  nécessairement prohibitif ; le carbone en excès  est     reporté    dans l'anode en carbure terminée,  et s'il est présent en une quantité supérieure à       environ        2'%        en        poids        de        l'anode,        il        tend    à     af-          faiblir    celle-ci et à détruire le caractère de  cohérence désiré du carbone résiduaire du car  bure, dans l'anode épuisée.

   Le carbure de ti  tane peut aussi être produit en chauffant le  mélange     susindiqué    de dioxyde de titane et de  carbone à la température de fusion dans une  atmosphère inerte, telle que l'hydrogène. Quelle  que soit la méthode de production du carbure  de titane exempt d'oxygène, le carbure doit être  moulu à un état de fine division de façon à  faciliter sa mise en masse compacte sous forme  d'un solide final d'une densité de sensiblement       100        %        de        la        théorique.        Dans        ce        but,

          le        car-          bure    est moulu dans un moulin à boulets ou  semblable, jusqu'à au moins 325 mailles (Type  Tyler), et le produit moulu est alors traité avec  de l'acide chlorhydrique ou sulfurique dilué,  pour dissoudre tout métal provenant du dispo  sitif de mouture, pouvant avoir souillé le car  bure de titane. L'acide est ensuite complète  ment éliminé de la poudre de carbure de titane  par lavage, puis la poudre est séchée et traitée  pour former l'anode employée pour mettre en       aeuvre    l'invention.  



  La poudre de carbure de titane préparée  comme il vient d'être décrit, est ensuite ame  née à former une masse plastique et     moulable,     première étape de l'opération finale de fa  brication d'une anode en carbure. Pour cela      on la mélange avec une faible quantité d'eau  et d'un plastifiant, tel que par exemple la       méthyl-cellulose.    Dans ce but, on ajoute 1 à 2  parties de     méthyl-cellulose    par 100 parties en  poids de carbure de titane, puis une quantité  d'eau suffisante pour former un mélange plas  tique qui peut être extrudé à travers une filière  tout en     conservant    la forme donnée par extru  sion pendant le chauffage subséquent.

   Si le car  bure de titane a été préparé en employant un  excès stoechiométrique de charbon, cet excès  sera présent dans le mélange plastique soumis  au chauffage final. D'autre part, si le carbure  de titane employé pour former le mélange plas  tique ne contient pas un tel excès de carbone,  et de ce fait peut contenir une faible quantité  d'oxyde de titane non réduit, on     incorpore    en  core au mélange plastique une faible quantité       de        carbone,        généralement        pas        plus        de        2'%        en     poids par rapport au carbure,

   en vue d'assu  rer une élimination complète de l'oxygène lors  de l'opération finale de     chauffage.    On peut ob  tenir le même résultat en ajoutant au mélange  de carbure, comme désoxydant, jusqu'à envi  ron 1 % en poids de silicium ou de chrome  métalliques, finement divisés, ou des deux. Si  l'on ajoute du silicium ou du chrome, ceux-ci  sont complètement éliminés du mélange de car  bure pendant le     chauffage    final à la tempéra  ture de frittage, probablement par     volatilisa-          tion    d'un oxyde de faible valence du métal  ajouté.

   Après avoir été mis sous     laformeconve-          nant    pour l'usage comme anode dans une cel  lule électrolytique, le mélange de carbure de  titane est     chauffé    à une température à laquelle  une agglomération et une recristallisation du  carbure se produisent. Ce chauffage est avan  tageusement effectué dans le vide, et la tem  pérature de chauffage varie selon que le mé  lange plastique à carbure de titane contient  ou ne contient pas un     minéraliseur,    tel qu'un  chlorure ou un     fluorure    d'un métal alcalin ou  alcalino-terreux.

   Par exemple, si le mélange  extrudé de carbure de titane ne contient pas  un tel     minéraliseur,    une température minimum  d'agglomération de 2300 - 2400 C doit être  atteinte, tandis que cette température mini  mum peut être abaissée à environ 2000 C    par une incorporation additionnelle dans le mé  lange plastique de carbure de titane, de 2 à  5     %        de        l'un        des        minéraliseurs        ci-dessus        men-          tionnés,    tel que par exemple le     fluorure    de  calcium.  



  Au cours de la cuisson     dans    le vide du  corps en carbure de titane obtenu par extru  sion, pratiquement tout le     minéraliseur    est éli  miné, mais on a trouvé que par sa présence  pendant la cuisson, il favorise l'agglomération  et le développement d'une structure cristalline  grossière (macroscopique) du carbure, qui con  vient.

   Le produit résultant, formé de carbure  de titane fritté n'est pas seulement exempt  d'oxygène, mais il est     formé    de cristaux de car  bure de titane de dimensions macroscopiques,  et caractérisés de plus par un arrangement in  terstitiel des atomes de carbone du carbure  ayant pour conséquence la     formation    d'une  structure cohérente du carbone lorsque le com  posant titane du carbure est, dans la suite, éli  miné par électrolyse dans un bain de sel fondu.  



  La matière formant l'anode à carbure de  titane utilisable dans la mise en pratique de  l'invention peut en fait contenir de l'oxygène,  à condition que cet oxygène soit présent sous  forme de monoxyde de titane, et que ce mon  oxyde de titane soit présent sous forme d'une  solution solide du monoxyde dans le carbure  ou du carbure dans le monoxyde. Une telle so  lution solide réciproque fonctionne, lorsqu'on  l'utilise comme anode dans la mise en     aeuvre     du procédé selon l'invention, comme un com  posé individuel spécifique plutôt que comme  un mélange de ses deux composants. L'oxygène  ne doit pas être présent sous forme d'un oxyde  plus élevé que le monoxyde et il ne doit pas  être présent seulement sous forme d'une im  pureté dans le carbure ou d'un mélange phy  sique avec celui-ci.

   La solution solide réci  proque susmentionnée de carbure de titane et  de monoxyde de titane qui peut être     employée     comme matière d'anode pour mettre en pra  tique l'invention, peut être formée soit par  mélange à l'état solide, soit par fusion. Un  mélange de carbure de titane pur, finement  divisé et de monoxyde de titane pur, finement  divisé, donne, quand on le     chauffe    à une terri-           pérature    de 2000  - 2100 C pendant environ  une heure dans le vide ou dans une atmosphère  inerte telle que l'argon ou     l'hélium,    une masse       terne    de fines     particules    composées de la so  lution solide réciproque cherchée des com  posants initiaux.

   Si l'on emploie une tempéra  ture quelque peu plus élevée, de façon à pro  duire une vitrification des particules, la masse  résultante de solution solide réciproque vitri  fiée a une apparence un peu plus brillante. Si  l'on     chauffe    un mélange du carbure et du mon  oxyde en l'exposant à l'action d'un arc électri  que, dans une atmosphère inerte semblable,  on obtient une masse fondue, brillant comme  de l'argent, de la solution réciproque désirée.  Les solutions solides de carbure de titane et de  monoxyde de     titane    préparées par l'une ou  l'autre des méthodes     susindiquées,    fonctionnent  avec une même     efficacité    dans la mise en pra  tique de notre invention.

   Bien qu'il soit préfé  rable d'employer du carbure pur et du mono  xyde pur comme substances de départ     pourpré-          parer    la solution réciproque solide cherchée  de ces composants, le carbure et le monoxyde  peuvent être un peu impurs sans altérer l'ef  ficacité de la solution solide. Ainsi, le carbure  peut contenir un peu d'oxyde de titane, et le  monoxyde peut contenir un peu de carbone  résiduaire ou de carbure de titane. En outre,  la solution solide peut être préparée directe  ment comme produit d'une opération de ré  duction dans laquelle du monoxyde de titane,  du     sesquioxyde    de titane ou du dioxyde de ti  tane est chauffé avec du carbone dans des con  ditions de température sévèrement contrôlées.

    Quelle que soit la source des composants pour  le produit final de ces méthodes de prépara  tion, le produit peut être utilisé dans le procédé  selon l'invention s'il consiste en une solution  solide réciproque de carbure de titane et de  monoxyde de titane plutôt qu'en un mélange  physique de ces composés.  



  Les proportions moléculaires de carbure de        titane    et de monoxyde de titane dans la solu  tion solide réciproque de ces deux compo  sants peuvent considérablement varier, à con  dition que le rapport moléculaire du carbure  au monoxyde n'excède pas 1. Une telle compo-         sition    peut être représentée par la formule       TiC-nTiO,    dans laquelle<I>  n  </I> est au moins 1.  Autrement dit, la solution solide réciproque  doit contenir une quantité d'oxygène sous  forme du composant monoxyde suffisante pour  la combinaison avec tout le carbone du com  posant carbure, avec formation de monoxyde  de carbone.

   Ainsi, le monoxyde de titane em  ployé comme source de ce composant dans la  solution solide réciproque, n'a pas besoin d'être  complètement exempt d'oxydes supérieurs, vu  que ces oxydes supérieurs seront réduits en  monoxyde par le carbure, lorsque le mélange  de ces composants est suffisamment chauffé  pour former la solution solide mutuelle susmen  tionnée. Il en résulte que la présence d'oxydes  de titane supérieurs dans le monoxyde de ti  tane employé pour préparer la solution solide  carbure-monoxyde abaissera un peu la teneur  en carbure de la solution solide, et que par  conséquent ladite solution solide n'aura ja  mais une teneur en carbure en excès par rap  port à celle correspondant aux teneurs en car  bure et monoxyde des matières premières.

    Lorsque le rapport moléculaire du carbure au  monoxyde dans la solution solide réciproque  dépasse 1, il y a introduction dans le bain,  pendant l'électrolyse de la solution solide,  d'une quantité notable de carbone libre résul  tant de la décomposition de cet excès de car  bure de titane, et le degré de fine     subdivision     de ce carbone provoque sa suspension dans le  bain et son occlusion finale dans le dépôt  cathodique de titane métallique.

   Un excès mo  léculaire de monoxyde de titane dans la solu  tion solide mutuelle tend à introduire dans le  bain du monoxyde de titane non consommé,  mais vu que le monoxyde de titane est décom  posé     électrolytiquement    dans le bain de préfé  rence à la solution réciproque monoxyde de  titane-carbure de titane, tout monoxyde de  titane libre ainsi formé est promptement ré  duit en titane métallique. Cependant, s'il y a un  excès moléculaire considérable de monoxyde  de titane dans la solution solide des deux com  posants, il est bon qu'il y ait dans la cellule  électrolytique une anode de carbone consom  mable pour faciliter la décomposition électro-      lytique de cet excès de monoxyde de titane.

    D'autre part, quand une proportion molécu  laire sensiblement égale du carbure de titane  au monoxyde de titane est réalisée dans la so  lution solide mutuelle, la solution solide est  effectivement électrolysée comme un composé  unique, sans contamination ou altération de la  composition du bain et de son traitement et  sans qu'une anode de carbone soit nécessaire.  



  Les bains de sel fondus utilisés dans le  procédé selon l'invention peuvent varier con  sidérablement quant à leur composition. Par  exemple, le bain de sel fondu peut contenir, ou  tre l'halogénure de titane, un chlorure, bro  mure, iodure ou     fluorure    d'un métal alcalin  tel que le sodium et le potassium, ou un mé  lange de ces sels. L'halogénure de titane peut  être un chlorure, un bromure, un iodure ou un  fluorure, et peut être un halogénure simple ou  un halogénure complexe tel qu'un fluorure  double de titane et d'un métal alcalin (connu    aussi comme un     fluotitanate    de métal alcalin).

    L'halogénure de titane doit être présent dans       le        bain        en        proportion        d'au        moins        5'%        en        poids,          allant        d'ordinaire        jusqu'à        25'%        en        poids.        La     présence de fluor dans le bain sous forme  d'un fluorure double de titane et d'un métal  alcalin, ou d'un fluorure simple de     métal    al  calin,

   favorise la formation de particules du  titane déposé à la cathode plus grandes que  celles obtenues avec l'un quelconque des au  tres halogénures ou un mélange de ceux-ci. A  part cet effet spécial d'une adjonction de     fluo-          rure,    la composition du bain ne parait pas  avoir d'effet sur la qualité du titane métallique  déposé. Des exemples de compositions de  bains convenant au procédé selon     l'invention     sont donnés dans la table qui suit, les valeurs  numériques sous chaque sel indiqué en tête de  colonne représentant les parties en poids ou  le pourcentage pour chaque composant dans  le bain.

    
EMI0007.0023     
  
    K,TiF, <SEP> NaCI <SEP> KCI <SEP> NaBr <SEP> KBr <SEP> NaF <SEP> KF <SEP> NaI <SEP> KI
<tb>  5 <SEP> 95 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP>   10 <SEP> 90 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP>   10 <SEP> 45 <SEP> 45 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP>   5 <SEP> 30 <SEP> 20 <SEP> 20 <SEP> 15 <SEP> - <SEP> - <SEP> 10 <SEP>   10 <SEP> 20 <SEP> - <SEP> 30 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 30 <SEP> 10       Le caractère le plus important des bains  de sel fondus utilisés dans le procédé selon l'in  vention, outre celui de leur teneur en     halogé-          nure    de titane, est qu'ils sont anhydres et par  conséquent exempts d'oxygène.

   Les     halogénu-          res    de métaux alcalins peuvent être facile  ment déshydratés par séchage dans le vide à  une température d'au moins     120,)    C, ou en  les chauffant dans un courant d'air chaud à  des températures d'environ 3000 -3500 C. Les  fluorures doubles de titane et de métal alcalin  peuvent être séchés en les chauffant à des tem  pératures comprises entre environ     80     et 350  C  et de préférence à une température comprise  dans la partie inférieure de ce champ, en créant  un vide actif par pompage.

   Quand les sels de  vant former le bain sont déshydratés par sé  chage dans le vide, il est avantageux de com-         mencer    l'opération de séchage à la tempéra  ture ordinaire et d'élever graduellement la tem  pérature jusqu'aux valeurs ci-dessus indiquées,  tout en maintenant le vide par pompage. Une  fois que les sels ont été rendus anhydres, ils peu  vent être maintenus dans des récipients fermés  jusqu'au moment de l'emploi, sans qu'il se pro  duise une absorption ou     adsorption    d'une  quantité sensible d'humidité.  



  La pureté des bains de sel fondus est aussi  d'importance, vu que toute impureté introduite  dans le bain peut constituer une souillure du ti  tane métallique déposé. Les halogénures de  métaux alcalins sont facilement disponibles en  quantités commerciales dans un état de pureté  convenant parfaitement pour la mise en prati  que de l'invention, mais les fluorures doubles  de titane et de métal alcalin, s'ils sont de la      qualité commerciale,

   doivent être encore pu  rifiés par une simple opération de     recristalli-          sation.    Cette recristallisation peut être effec  tuée en dissolvant le     fluorure    double dans de  l'eau chaude et en refroidissant ensuite la so  lution résultante pour provoquer la     recristalli-          sation    du     fluorure    double. Les cristaux du fluo  rure double sont lavés avantageusement avec  de l'eau contenant un faible pourcentage de  chlorure de potassium, ce dernier tendant à  amoindrir la perte en fluorure double par     re-          dissolution    dans l'eau de lavage.

   Le caractère  anhydre et le haut degré de pureté des com  posants du bain étant ainsi assurés, il n'y a  pas à prendre de précautions en préparant le  bain de sel fondu autres que de maintenir     ces     conditions en pourvoyant à une atmosphère  inerte convenable, telle que l'argon ou l'hélium,  pendant que l'on fond ces composants.  



  L'anode contenant le carbure de titane  peut être mise en contact avec le bain de sel  fondu au moyen de diverses dispositions de  cellules. -Par exemple, l'anode     titanifère    peut  avoir la forme d'un revêtement ou garniture  d'un creuset de graphite contenant le bain de  sel fondu. Dans ce cas,<B>là</B> connexion de l'anode  est établie par le creuset, et le contact entre le  creuset et la garniture     titanifère    permet que  cette garniture fonctionne exclusivement com  me anode. Ou bien l'anode     titanifère    peut être  en forme de barre ou plaque préformée, ob  tenue comme déjà décrit, et le creuset de gra  phite utilisé pour contenir le bain de sel fondu,  est neutre.

   L'anode     titanifère    peut aussi com  prendre des tiges ou bandes du carbure de ti  tane, introduites dans des rainures ou trous de  la surface     interne    du creuset de graphite, au  quel cas le creuset est chargé électriquement  au contact du bain. Une autre possibilité en  core est de fournir la matière d'anode     titanifère     sous forme de morceaux ou granules qui repo  sent sur le fond du creuset de graphite, la con  nexion d'anode pour ces morceaux ou granules  étant réalisée par le creuset de graphite. Un  arrangement semblable peut comprendre le  chargement des morceaux ou granules susmen  tionnés dans l'espace entre un tel creuset et un  diaphragme poreux en graphite ou sembla-    blé, ce diaphragme étant isolé des deux élec  trodes simplement par espacement.

   Quelle que  soit la disposition de l'anode, le carbure de ti  tane lui-même ou la solution solide monoxyde  de titane -carbure de titane fonctionne d'une  manière égale comme anode décomposable et  fournit du titane métallique sensiblement  exempt de souillure par le composant carbone  du carbure ou par toute autre impureté asso  ciée avec l'anode     titanifère.    Le titane métalli  que est déposé     électrolytiquement    de préfé  rence sur une cathode de nickel, molybdène,  fer ou acier inoxydable. D'autres substances  peuvent être employées pour la cathode, à  condition toutefois qu'elles ne souillent pas de  façon indésirable le dépôt de titane dans les  conditions du travail.  



  La décomposition d'une anode en carbure  de titane, pendant l'électrolyse, s'effectue avec  dépôt de titane métallique à la cathode et for  mation d'une structure de carbone résiduaire  à l'anode. Lorsque l'anode de carbure de titane  a été formée dans les conditions de température  optima, et qu'il n'y a, dans l'anode, pas plus       d'environ    2 à 3     %        de        carbone        libre,        ce        résidu     carbure - carbone n'a qu'une tendance négli  geable à se détacher de l'anode et à entrer dans  le bain.

   En outre, il est possible de se préser  ver d'une contamination du dépôt de titane  par des particules de carbone ou de carbure de  titane, en interposant entre l'anode et la ca  thode une barrière mécanique inerte, comme  déjà mentionné. Cette barrière peut être for  mée par exemple d'une cloison de graphite per  cée de nombreux trous très fins, le haut de  cette cloison étant situé au-dessous de la sur  face du bain de sel fondu de façon à assurer  la présence d'un passage de faible     résistance     électrique à travers le bain. Cependant, en gé  néral, la présence d'une cavité en forme d'auge  ou semblable dans le fond de la cellule est suf  fisante pour recueillir toutes les particules du  résidu de carbone qui peuvent s'être détachées  de l'anode.

   Il peut être prévu un collecteur  des particules de carbone en conjonction avec  une barrière mécanique, en disposant un cylin  dre de graphite, percé de nombreux petits trous,  concentriquement autour de l'anode, l'extré-      mité supérieure de ce cylindre se trouvant     au-          dessous    de la surface du bain de sel     fondu,(.et     son extrémité inférieure étant soit scellée dans  le fond de la cellule soit enfoncée dans une  couche solide du bain, maintenue à l'état so  lide par un refroidissement de la partie infé  rieure de la cellule avec de l'eau.  



  L'électrolyse est effectuée de préférence  sous de l'argon purifié, dans lequel tout oxy  gène, hydrogène, vapeur d'eau, azote et sembla  bles ont été éliminés par des techniques de pu  rification     ordinaires    bien connues dans cette  branche. Quand les anodes de carbure de ti  tane ont été correctement préparées, et sont  employées sous forme de barres ou autres, ag  glomérées de façon compacte, comme exposé  précédemment, ce que l'on peut constater à  l'apparence blanc argenté d'une brisure, la  réaction     électrolytique    procède tranquillement  aussi longtemps qu'il reste une quantité notable  de carbure de titane dans la structure de  l'anode.

   Vu la nature fragile de la structure  du carbone résiduaire, celui-ci peut être déta  ché facilement de la partie supérieure non usée  d'une anode allongée, en le ployant vivement.  La partie non usée de cette anode est alors in  troduite dans le bain et l'électrolyse est con  tinuée. Pour une utilisation très efficace du  carbure de titane, on est conduit à une forme  physique telle qu'on ait un rapport surface à  volume relativement grand. En observant     con-          venablement        ces        conditions,        au        moins        90        %     du contenu en titane du carbure de titane est  déposé à la cathode.  



  Que la matière d'anode soit du carbure de  titane ou une solution solide réciproque de  monoxyde de titane et de carbure de titane,  le titane métallique déposé à la cathode est  formé d'un mélange fortement adhérent d'un  métal bien cristallisé et déposé de façon com  pacte, et de sel y adhérant. La cathode est  amenée périodiquement dans une chambre de  cellule séparée de façon à pouvoir y être re  froidie hors du contact de l'air, et une cathode  nouvelle est immédiatement mise à sa place.  Lorsque le refroidissement de la cathode reti  rée est terminé, le dépôt cathodique est brisé  en le frappant, et est désintégré par traitement    avec de l'eau chaude.

   Ce dépôt cathodique dé  sintégré est lavé à plusieurs reprises jusqu'à  ce que sensiblement tout le sel en ait été en  levé, et le lavage final est complété par un  traitement du métal en poudre résultant avec  un acide dilué tel que l'acide chlorhydrique,  suivi de nouveaux lavages à l'eau et d'un trai  tement final avec de l'acétone, après quoi le  métal en poudre est séché dans le vide. Il peut  alors être comprimé et fondu soit dans le vide,  soit sous une atmosphère contrôlée d'argon ou  d'hélium, pour former un lingot massif.  



       L'efficacité    de la réaction électrolytique est       remarquablement        élevée.        Plus        de        90'%        du        ti-          tane    disponible dans l'anode sous la forme de  carbure de titane ou .de monoxyde de     titane-          carbure    de titane, est déposé directement sur  la cathode en une seule opération.

   Le solde du  titane reste comme un constituant du bain, qui  s'y trouve finalement en une quantité fixe, dans  des conditions données de fonctionnement,  d'où résulte que le rendement en métal aug  mente sensiblement après la première opéra  tion. L'efficacité électrochimique aussi est éle  vée, le rendement du courant étant compris       entre        70        et        90,%.    A     première        vue,        il        semble-          rait    que le carbure de titane ou la matière  monoxyde de titane-carbure de titane de l'anode  se décompose     électrochimiquement,

      en for  mant des ions métal et des ions non métalli  ques, et que le métal soit réellement déposé à  la cathode par le moyen d'une réaction secon  daire, comprenant le dépôt de l'un des métaux  alcalins. Si c'était le cas, un halogène consti  tuerait l'un des produits dégagés dans la cellule.  En réalité, il n'y a pas de dégagement d'halo  gène de la cellule quand on travaille dans  des conditions normales, et, du point de vue  électrochimique, les rendements sont beau  coup plus élevés que ceux que l'on obtiendrait  s'il se produisait une telle réaction secondaire.  Le titane paraît donc se déposer à la cathode  par une réaction électrochimique directe à la  façon caractéristique d'un     électroplacage    ordi  naire.

   Vu que des produits gazeux tels que le  chlore et le tétrachlorure de titane ne se dé  gagent dans la cellule que lorsque le voltage  de la cellule dépasse environ 3 volts, le déga-           gement    de tels produits gazeux constitue un  avertissement que les conditions dans la cellule  ne sont pas appropriées.  



  Vu que l'anode en carbure de     titane    est       consommée    pendant l'électrolyse, il ne se pro  duit pas des actions d'anode. Ainsi, des densi  tés de courant à la cathode de 10 à 500 ampè  res par décimètre carré peuvent être employées  sans résultats fâcheux, la limite supérieure  étant déterminée par le fait qu'à des densités  de     courant    notablement plus hautes, il se pro  duit une surchauffe nuisible de la cellule et la  formation de métal alcalin libre.

   Dans le  champ de densités de courant susmentionné,  il est     indiqué    de contrôler le voltage de la cel  lule et la température de l'opération     dans    les       limites    indiquées précédemment, de façon à  avoir une densité de     courant        d'environ    50 à  100     ampères    par décimètre carré.  



  Les exemples particuliers qui suivent, mon  trent comment l'invention peut être mise en  pratique.    <I>Exemple 1</I>    On a préparé du carbure de titane en chauf  fant à environ 20000 C, dans le vide, un mé  lange de dioxyde de titane pur et d'une     quan-          tité        de        carbone        de    1 à 2     '%        supérieur    à     celle     théoriquement nécessaire pour réduire l'oxyde  en carbure. Le carbure résultant a été moulu  de     manière    à passer par un tamis de 128 mail  les par cm dans de l'eau, dans un moulin à  boulets de fer.

   La boue obtenue a été traitée       avec        de        l'acide        chlorhydrique    à     20'%        jusqu'à     ce que cesse toute réaction. Le carbure moulu  a été ensuite lavé     avec    de l'eau jusqu'à ce que  tout l'acide et les sous-produits formés par  l'acide aient été éliminés, après quoi le pro  duit a été évaporé à siccité.  



  On a alors préparé un mélange de 100 par  ties du carbure moulu, 1,5 partie de     méthyl-          cellulose    ayant une viscosité de 4000     centi-          poises,    3     parties    de     fluorure    de calcium et en  viron 12 parties d'eau. Les ingrédients ont  été intimement mélangés, jusqu'à dispersion  complète. On a formé des barres d'environ 2,5  cm de diamètre par extrusion de la masse  plastique ainsi préparée à travers un orifice.    Après séchage à l'air pendant 24 heures, les  barres ont été placées dans un creuset de gra  phite qui a été chauffé par induction dans des  conditions de vide à une température d'environ  2000 - 2100C, pendant une heure.

   Quelques  minutes après que cette température eut été  atteinte, les conditions de pression dans le four  de chauffage avaient atteint un état stable et  l'on n'a pas laissé la pression s'élever sensible  ment pendant ce     chauffage    de 1 heure.  



  Selon une autre manière d'opérer, on a  fondu le mélange carbure de titane -     fluorure     de titane dans un four à arc, dans une atmo  sphère d'hydrogène. Le four était un four cy  lindrique tel que l'on a obtenu une barre d'en  viron 10 cm de diamètre. Selon une troisième  façon de faire, la fusion a été effectuée en  l'absence du fluorure de calcium, mais dans  le même four à arc en produisant une barre  semblable d'environ 10 cm de diamètre.  



  La cellule électrolytique consistait en un  récipient de graphite dans la partie centrale  duquel était disposée une chicane. Cette chi  cane, qui était percée d'un grand nombre de  trous fins, s'étendait à partir du fond du creu  set. La cellule était munie de connexions élec  triques et d'ouvertures pour l'arrivée de gaz  argon pur, de sorte que l'opération pouvait être  effectuée dans une atmosphère contrôlée. Le  bain dans la cellule consistait en 100 parties  de chlorure de sodium et 16 parties en poids  de     fluorure    de titane et de potassium     (K#,TiF,).     Ces constituants avaient été purifiés et séchés  dans le vide comme cela a été décrit précédem  ment, pour les libérer de l'oxygène et de l'eau.

    Les sels secs purifiés ont été chargés dans la  cellule après que celle-ci eut été chauffée à  environ 8500 C, puis le chauffage a été conti  nué sous une atmosphère contrôlée jusqu'à ce  que le sel soit fondu et ait atteint une tempé  rature de     975,1    C. Une barre de graphite a  alors été introduite dans le bain et l'on a com  mencé une     préélectrolyse    du bain en appli  quant un voltage de 1,5 volt entre la barre,  jouant le rôle de cathode, et le récipient com  me anode. Le courant dans la cellule a été  initialement d'environ 15 ampères, mais au  bout d'une à deux heures, il est tombé assez      abruptement à environ 1/3 de cette valeur,  ce qui indiquait que la plus grande partie des  impuretés contenant de l'oxygène avaient été  enlevées.

   On a alors élevé le voltage à 3,2  volts et on l'a maintenu pendant environ 45  minutes, après quoi cette     préélectrolyse    a été  arrêtée et la cathode de graphite a été retirée.  On a trouvé que cette cathode était recou  verte d'une mince couche formée d'un mélange  grisâtre de sel et de métal finement divisé,     ce     dernier résultant de l'électrolyse du     fluorure     double.  



  Le bain était alors dans les conditions vou  lues pour commencer l'électrolyse. La tempé  rature de la cellule a été portée à     900o    C et  l'on a introduit des boulettes de carbure de ti  tane dans l'espace annulaire entre la chicane  et la paroi du récipient jusqu'à ce que cet es  pace fût rempli jusqu'au niveau du bain. On  a alors immergé dans le bain une cathode for  mée d'un cône d'acier. Ce cône était supporté  par une tige de nickel enveloppée de graphite  dans la région où elle quittait la zone d'atmo  sphère contrôlée. On a appliqué un voltage de  1,8 volt entre la cathode et les boulettes de  carbure fonctionnant comme anode.

   Le cou  rant de cellule était d'environ 40 ampères, ce  qui correspondait à une densité de courant à  la cathode d'environ 80     amp./dm .    On a  continué l'électrolyse pour un total d'environ  200 ampères-heure, après quoi la cathode a  été retirée et mise à refroidir dans une chambre  fermée placée au-dessus de la cellule, et à tra  vers laquelle on faisait aussi passer de l'argon  purifié. La chambre d'enlèvement de la ca  thode était fermée par une valve de telle sorte  que dès que la cathode avait été retirée du  haut de la cellule, une seconde cathode pou  vait être immergée immédiatement dans la  cellule, ce qui permettait de continuer l'électro  lyse dans les mêmes conditions qu'auparavant.

    Cette opération de changement de cathode a  été répétée sept fois, mais après la quatrième  cathode, le courant dans la cellule a commencé  à baisser, et pendant le temps où la septième  cathode     étalt    en fonction, le courant est tom  bé à environ 20 ampères, en raison de l'épui  sement du composant titane dans les boulettes    de carbure.

   Lorsque la septième cathode eut  été employée, les boulettes résiduaires dans le  compartiment anodique ont été remplacées par  des boulettes     fraiches.    Le résidu de carbone à  la surface des boulettes épuisées retirées a été  enlevé en les secouant et les noyaux     solides    de  carbure restants de ces boulettes ont été en  suite réutilisés, de sorte qu'au cours d'une       série        d'opérations,        plus        de        90,%        du        compo-          sant    métal du carbure a été extrait sous forme  de dépôt à la cathode.

   Le bain a pu être réem  ployé à plusieurs reprises.  



  Chaque cathode, après avoir été refroidie  dans la chambre d'enlèvement, a été débarras  sée du dépôt de titane métallique en brisant  celui-ci. Ce dépôt a alors été traité dans un  mortier, puis trempé dans de l'eau chaude.  Cette eau a été ensuite enlevée par décantation  et cette opération de lavage a été répétée en  core cinq fois. 'Le dépôt cathodique de titane  résultant a alors été traité     humide    dans un  mortier pour le briser complètement, après  quoi l'opération de lavage     susdécrite    a été ré  pétée encore 10 fois. Après la dernière décan  tation de l'eau de lavage, le titane a été rincé  une fois à l'eau froide, puis recouvert pendant  vingt minutes avec de l'acide chlorhydrique  concentré chaud.

   L'acide a été éliminé par rin  çage avec de l'eau, l'eau a été enlevée avec de  l'alcool, et finalement le métal a été séché à  l'air dans un four. La poudre résultante a été  fondue en un lingot sous une atmosphère     d'ar-          gon    ;     le        lingot,        qui        contenait        moins        de        0,3        1%     d'oxygène, avait une dureté     Rockwell    A de 50.

      <I>Exemple 2</I>    On a répété la manière d'opérer décrite à  l'exemple 1, sauf que l'on s'est servi d'une  cellule électrolytique de forme rectangulaire,  et que l'anode consistait en une barre de car  bure de titane montée sur un support convena  ble et insérée dans le bain près de l'une des  extrémités de la cellule, la cathode étant for  mée d'une plaque d'acier disposée dans le  bain près de l'autre extrémité de la cellule.  L'électrolyse a été effectuée avec un total de  1000     amp./heure,    après quoi les deux électro  des ont été retirées et remplacées par des nou-           velles.    Les résultats obtenus ont été semblables  à ceux de l'exemple 1.  



  <I>Exemple 3:</I>  On a opéré comme à l'exemple 1, en em  ployant cependant un bain formé de 15 parties  de     fluorure    de titane et de potassium, 50 par  ties de chlorure de sodium, et 50 parties de  chlorure de potassium, toutes ces parties étant  en poids, et en utilisant une température de  travail de     850,1C.    On a obtenu des résultats  sensiblement les mêmes que ceux de l'exem  ple 1.  



  <I>Exemple 4:</I>  L'opération décrite à l'exemple 1 a été ré  pétée pour chacun des autres éléments : zirco  nium, hafnium, vanadium, tantale et niobium,  les seuls changements consistant en ce que le  carbure de cet élément de transition était subs  titué au carbure de titane et que l'on rempla  çait le fluorure double de potassium et de ti  tane mentionné à l'exemple 1, par le     fluorure     double de potassium et de l'élément respectif  de transition. Les rendements électrochimiques  pour chacun de ces éléments ont été sensible  ment les mêmes que pour le titane.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de préparation, par voie électro lytique, d'un métal des groupes<I>1</I> U et<I>V</I> du système périodique des éléments, de point de fusion supérieur à 1700 C et de nombre ato mique inférieur à 90, dans lequel on utilise une anode solide formée au moins partielle ment d'un carbure dudit métal, immergée dans un bain de sel halogéné anhydre fondu, ledit métal étant déposé sur une cathode immergée dans le bain,
    caractérisé en ce que l'on opère au moyen d'un bain contenant au moins 5 % en poids d'un halogénure dudit métal, en main tenant la tension aux bornes de la cellule en dessous d'une valeur à laquelle un composé du bain se décompose avec dégagement d'une quantité notable d'halogène libre. SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé selon la revendication, dans le quel ladite anode est formée d'une solution solide réciproque d'un carbure et d'un mono xyde dudit métal. 2.
    Procédé selon la revendication, carac térisé en ce que le bain contient de 5 à 25 fl/o en poids d'un fluorure double dudit métal et d'un métal alcalin. 3. Procédé selon la revendication, carac térisé en ce que l'on maintient la densité de courant à la cathode à une valeur comprise entre 10 et 500 A/dm . 4. Procédé selon la revendication, caracté risé en ce que l'on maintient la tension aux bornes de la cellule à une valeur comprise entre 0,7 et 3 V. 5. Procédé selon la revendication, dans le quel ledit métal est le titane. 6. Procédé selon la revendication, dans lequel ledit métal est le zirconium. 7. Procédé selon la revendication, dans le quel ledit métal est le hafnium. 8. Procédé selon la revendication, dans lequel ledit métal est le vanadium. 9.
    Procédé selon la revendication, dans lequel ledit métal est le tantale. 10. Procédé selon la revendication, dans lequel ledit métal est le niobium.
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