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Superstructure de voie de chemin de fer.
On connaît une superstructure de voies de chemins de fer sur traverses, faite de béton et de bois, dans laquelle les madriers de bois reposent, aux endroits d'appui des rails, dans des supports en béton. Les madriers sont disposes trans - versalement sur toute la largeur de la voie et transmettent l'agitation d'un côté de voie à l'autre bien qu'ils ne le fassent pas dans la même mesure que les traverses en général.
Les supports de béton se brisent aussi, comme l'a enseigné l'expérience, dès qu'ils ont une longueur de 70 cm.
Le but de la présente invention est, en ordre principal, d'éviter ces inconvénients. Elle a aussi pour but de fournir une liaison réciproque des diverses parties aussi sûre que possible, élastique, ménageant parfaitement tant les véhicu - les que le rail de roulement et pouvant être établie et suppri- mée d'une manière simple et facile, Mais, en même temps, elle
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doit permettre d'obtenir un réglage sans difficultés de la hauteur des rails sans l'emploi d'une pioche à bourrer, la - quelle exerce une action destructrice sur le ballast.
A cet effet, les supports de béton sont, dans une super - structure de voie ferrée faite de bois et de béton, constitués chacun par deux blocs de béton disposés . une distance conve - nable, recouverts par le madrier de bois et assujettis à celui-ci et à la selle de rail de manière à pouvoir en être séparés. Les nervures qui reçoivent entre elles la selle de rail ont une hauteur telle, et les étriers de serrage servant à maintenir le rail en place et logés dans des évidements des nervures sont prolongés vers l'extérieur d'une quantité telle que les tôles ou planchettes d'appui à poser sous le rail pour compenser les différences de hauteur dans la voie de roulement sont, ainsi que le rail lui-même, maintenus latéralement aux nervures pour toute la hauteur du rail.
Le dessin ci-joint représente une Corme d'exécution d' une telle superstructure de chemin de fer.
La fig.l est une coupe transversale.
La fig. 2 est une vue en plan.
Les figs.3 et 4 montrent un détail.
Ainsi qu'on peut le voir dans les figs.l et 2, chaque support de béton est constitué par deux blocs de béton a et a1 disposés à une distance convenable l'un de l'autre et recouverts par un madrier de bois b épais d'environ 5-6 cm.
Les blocs de béton a et al fournissent, avec des dimensions d'environ 35 cm. de long sur 35 cm. de large, une surface d' appui totale d'environ 2500 cmê sur le ballast d'un côté de la voie et sont donc à même d'absorber la plus forte pression des roues dès que le ballast est convenablement affermi, ce qui se fait par un cylindrage ou un pilonnage préalable.
Les blocs de béton possèdent, pour recevoir le madrier b, une rainure présentant une saillie aê en son milieu. Le
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madrier b est pourvu d'entailles correspondant à ces saillies aê, de sorte qu'il ne peut se déplacer longitudinalement. Le madrie'r dépasse latéralement les deux blocs de bétonna, a1, comme on peut le voir aux figs.l et 2, d'une quantité telle qu'il puisse être saisi par les ouvriers pour être transporté.
Il possède exactement la largeur de la selle de rail c, afin d'être entièrement recouvert par cette dernière de façon à éviter la formation de boites ou poches d'eau.
La liaison entre la selle de rail, d'une part, et le ma - drier b et les blocs de béton a, a1, d'autre part, se fait au moyen de boulons d guidés dans des écrous dl. Ces derniers sont encastrés inférieurement dans les blocs de béton a, a1 et reçoivent utilement, pour ménager le béton, une garniture intermédiaire de feutre.
Le pont ainsi formé supporte le rail de roulement e entre deux hautes nervures laminées c1 de la selle de rail c.
A l'intérieur et à l'extérieur, une vis de patin f maintient le rail e de la manière habituelle au moyen d'étriers de serrage ( fig. 3 ).
Toutefois, ces derniers sont ici, comme le montrent les figs.3 et 4, logés dans des évidements des nervures c1 et sont prolongés vers l'extérieur d'une quantité telle qu'ils per - mettent un réglage de la hauteur du rail de roulement e, dans une large mesure, par l'interposition d'une ou de plusieurs tôles ou planchettes d'appui à placer entre les nervures c1, De cette manière, il est possible de compenser tout abaisse - ment du pont-support, si minime soit-il, sans travail spécial.
Les hautes nervures et les longs étriers de serrage permettent un réglage de la hauteur du rail de roulement, éventuellement avec emploi d'une vis de patin plus longue pouvant aller jus - qu'à 3 cm. , de sorte que plusieurs années s'écouleront peut être avant qu'une élévation du pont-support lui-même devienne nécessaire.
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Le maintien de l'écartement a lieu au moyen de fers pro - filés h, qui sont convenablement enfoncés (fig.1) et sont appuyés sur les patins des rails e par quatre vis hl pour chaque patin et par des plaques de serrage h2 .
Là où des madriers de bois ne peuvent être employés comme il est décrit ci-dessus, par exemple à cause des ravages cau - sés par les fourmis, les blocs de béton de forme appropriée sont surmontés de poutrelles de fer qui reçoivent, aux endroits d'appui, des garnitures intermédiaires de matière tendre.
REVENDICATIONS.
1. Superstructure de voie de chemin de fer faite de béton et de bois, caractérisée en ce que les supports de béton sont constitués chacun par deux blocs de béton (a, a1) qui, dispo - sés à une distance convenable, sont recouverts par le madrier de bois (b) et sont reliés à celui-ci et aux selles de rails (c) de manière a pouvoir en être séparés.