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Procédé pour le fractionnement et la liquéfaction de charbons.
Dans le fractionnement ou le cracking et la liquéfaction des charbons par chauffage à haute tempéra bure d'hydrogène par le procédé dit de "Berginisation", et en vue d'empêcher, au cours de ce procédés la séparation d'asphalte visqueux ou de matières cokéfiées, l'on ajoute aux matières en traitement des masses à base d'oxyde de fer telles que la masse de Laming ou de Lux, de la limonite artificiellement.1µ alcalinisée ou d'autres compositions additionnelles ana- logues.
Or il a été reconnu, de façon Inattendue), que l'action des oxydes de fer employées peut être considérablement aug- mentée si l'on n'emploie pas comme jusqu'Ici des matières
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faiblement alcalines mais, au contraire, des mélanges contenant de 75 à 60 parties d'oxyde de fer et de 25 à 40 parties de soude.
L'effet de l'addition d'une quantité importante de soude à l'oxyde de fer est de diminuer environ de moitié la quantité de matières carbonacées qui reste insoluble et n'est pas transformée en huile. D'autre part, on peut dès lors choisir une température de réaction plus élevée, en sorte que l'on peut obtenir un rendement additionnel important en essence, sans avoir à redouter le dépôt de coke sur les parois des autoclaves. Cette circonstance est naturellement de la plus haute importance pour l'exé- cution du procédé en marche continue.
3i toutefois on augmente davantage l'addition de soude, l'effet devient de nouveau moins bon. L'addition d'autres alcalis à l'oxyde de fer ne produit pas le même résultat favorable que l'addition de soude. Par contre, il a été reconnu qu'une faible addition de carbonate alcalino terreux au mélange d'oxyde de fer et de soude est, dans certains cas, apte à augmenter encore l'effet cherché.
Les exemples d'exécution ci-après indiquent des résultats d'essais de la nouvelle masse additionnelle, en comparaison avec les masses additionnelles connues.
Exemple n 1 :
140 grs. de charbon flambant ont été chauffés pendant une heure à 470 dans un autoclave de deux litres de capacité, avec une addition de 70 grammes d'huile de goudron et de 10 grammes d'une masse alcaline de Lux, le mélange ayant été préalablement comprimé sous une pression de 100 Atm. d'hydrogène. Le charbon a ainsi pu être trans- formé en huile. 10 % seulement des matières organiques du charbon n'ayant pas été transformées. Une répétition de l'essai, toutes choses égales d'ailleurs, avec cepen- dant une'addition de 10 grammes d'un mélange de 70 %
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d'hydroxide de fer et de 30 % de soude à la place de masse de lux, il restait comme charbon résiduel insoluble moins de 5 % de la matière carbonacée organique.
Exemple n 2 :
140 grammes d'une autre houille ont été traités de la mêmefaçon que dans l'exemple n 1 pendant une heure à la température de 470 .
Avec l'addition d'une masse de Lux alcaline, il resta 15,5 % de charbon insoluble, et il a été produit 12 % d'une huile bouillant au-dessous de 230 . En remplaçant la masse de Lux par le nouveau mélange additionnel, la masse de charbon résiduel insoluble dans le benzol est descendue à 7,5 % ; la quantité d'huile légère resta approximativement la même.
Exemple n 3 :
Si l'on exécute l'essai comparatif de l'exemple n 2 à une température de 490 , il se produit, en cas d'emploi d'une masse de Lux alcaline, une formation de coke :en sorte que la quantité de matières insolubles dans le benzol dépasse 20 %, tandis qu'avec l'emploi de la nouvelle masse addition- nelle, il ne se produit aucun coke solide? la quantité d'huile légère obtenue s'élevant à 17,5 %.