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PROCEDE POUR LA FABRICATION SIMULTANEE DES SELS DU CHROME'
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H1IDItAYALENT' r D'AUTRES J01rPOS-ES OXYGENES DL VALEUR,
On sait qu'il est possible de préparer des alliages de fer et de chrome, soit en haut-fourneau, soit au four élec- trique, par fusion du minerai de chrome additionne de charbon et de chaux. D'autre part., on a déjà décrit un procédé de fa- brication de chromâtes, d'après lequel des corps contenant du chrome métallique; tels que les alliages de chrome, sont soumis à une oxydation en milieu aqueux, en présence d'alcalis ou d'a- gents susceptibles de céder leur principe alcalin.
Dans ce but on a traité des alliages de chrome, de préférence ceux riches en carbone, à l'état finement pulvérisé, ou bien des mélanges de chrome et d'alcali ou de corps pouvant céder leur principe alcalin, en phase aqueuse et en présence d'agents oxydants, s'il y a lieu à chaud et sous pression. En traitant ces alliages composés de chrome et de fer et dont la composition est en géné
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ral environ 60 fi ar, 30 % Fe, 10 % a, il fallait compter avec l'inconvénient d'oxyder en même temps un pourcentage, relative.-
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ment élevé de corps, tels que le fer et le carbone, dont les produits d'oxydation n'ont pratiquement aucune valeur.
La préseute invention a trait à un procédé de fabri- cation simultanée de sels du chrome hexavalent et d'autres com- posés oxygénés de valeur. Le procédé consiste à réduire des substances contenant du chrome en mélange avec d'autres compo- sés réductibles. et du charbon, avec ou sans addition de silice et de chaux, et à soumettre ensuite, suivant un procédé connu, les alliages ainsi formés, composés de chrome et d'autres cons- tituants, à une désagrégation oxydante, en milieu aqueux et en présence d'alcali ou de corps susceptibles de céder leur prin- cipe alcalin, le cas échéant à chaud et sous pression, et à séparer ensuite, par les moyens connus, les mélanges ainsi ob- tenus de mono et de bichromate d'avec les composés oxygénés et les autres constituants en provenance des alliages traités.
Comme matières premières on peut employer, d'une part, le minerai de chrome, l'oxyde de chrome, l'hydroxyde de chrome, l'oxyde de chrome hydraté et des corps contenant des composés oxygénés du chrome trivalent et, d'autre part, des composés réductibles de métaux ou de métalloïdes susceptibles de réagir avec les agents alcalins en présence ou avec les corps cédant leur principe alcalin, lors de la désagrégation oxydante en milieu aqueux. Comme composés réductibles on peut employer en premier lieu les phosphates, de préférence par exem- ple le phosphate tricalcique, le phosphate d'aluminium, le phos- phate de fer, un phosphate alcalin ou des corps similaires.
Au lieu et en place de phosphates, on peut employer des corps à base d'alumine, tels l'argile ou la bauxite, ou un minerai de manganèse, ou des corps contenant. du titane, tels le rutile, au les minerais de tungstène, de vanadium au de molybdène, les minerais de cobalt ou de.nickel et autres.
On peut.aussi soumettre à la réduction thermique plusieurs composés réductibles à la fois et, de ce fait, le
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procédé selon l'invention permet ,de¯ traiter simultanément et avec la plus grande facilité des substances les plus variées -produites en grosses quantités par la nature. Le traitement de substances contenant du chrome, en.-présence de phosphates, dans des conditions données et avec addition d'autres composés réduc- tibles, s'est avéré particulièrement avantageux.
A cotéde composés d'éléments susceptibles de produi- ra des corps de grande valeur au moyen d'une désagrégation oxy- dante en milieu aqueux, on peut naturellement effectuer la ré- duction thermique en présence d'autres corps, tel par exemple le fer, bien que les produits d'oxydation de cet élément n'aient pas une grande valeur marchande.
Le procédé selon l'invention permet la réduction si- multanée du minerai de chrome et d'autres corps insolubles se trouvant. dans la nature et, en même temps-, la préparation de sels du chrome hexavalent, à côté de phosphates et/ou d'autres composés oxygénés, tels que les aluminates, les manganates, l'acide titanique, les dérivés du tungstène, les vanadates et molybdates, l*oxyde de cobalt ou de nickel, dérivés de grande valeur.
Comme agent réducteur pour le procédé thermique on peut utiliser du charbon, du coke ou tout autre corps réduc- teur approprié.
En vue de combiner les constituants acides des matiè- res premières, on -peut sc servir utilement de corps contenant du calcium, tels la chaux, le spath fluor et similaires. Par contre, pour combiner les corps basiques présents on utilisera des corps contenant de l'acide silicique comme, par exemple, le quartz et analogues. Si l'on opère l'oxydation des minerais avec un excédent de quartz par rapport au calcium présent, on obtient alors, à côté de phosphures métalliques, des siliciures en plus ou moins grande quantité,
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Les proportions des constituants peuvent être variées dans une large mesure et appropriées à chaque cas particulier.
Il est avantageux d'opérer la réduction thermique des mélanges dans le four électrique.
Si l'on utilise pour la réduction thermique, comme matières premières, à côté d'une substance contenant du chrome, telle par exemple un minerai de chrome, un corps contenant du manganèse, comme par exemple un minerai de manganèse, on produi- ra des alliages contenant, à côté d'environ 40 à 60% de chro- me, de fer et de petites quantités de carbone, également du man- ganèse. De la même manière, on peut soumettre à la réduction thermique, au lieu de corps additionnels à teneur de manganèse, des matières premières contenant de l'alumine ou du titane, pour obtenir de la sorte des alliages de chrome et d'aluminium ou de titane.
Lorsqu'on applique le traitement, conformément à la présente invention, à des minerais de chrome en mélange avec (les phosphates, on obtient des alliages qui, selon les propor- tions du mélange initial minerai de chrome et phosphate, con- tiennent principalement, à côté de chrome et de fer, des quan- tités variables mais toujours relativement importantes de phos- phore. Si l'on substitue au minerai de chrome de l'oxyde de chrome pur ou de l'hydroxyde de chrome, il en résulte un allia- ge constitué notamment de chrome et de phosphore. Par contre si l'on part de minerai de chrome, de phosphate et d'autres composés réductibles, tels les composés de manganèse ou d'alu- minium, on obtient des alliages contenant, outre du chrome et du phosphore, d'autres constituants, tels le manganèse ou l'a- luminium.
Au cours des recherches, on a fait la constatation inattendue qu'il était possible, au moyen de la réduction si- multanée de minerais de:-chrome et dephosphates, ou bien de minerais, de chrome, de phosphates et d'autres corps réductibles, de préparer en une seule opération., sans traitement ultérieur
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et tout en évitant des pertes appréciables en chrome, des allia- ges ahromés à teneur très faible en carbone. Ainsi par exemple, on peut obtenir des alliages de chromer phosphorés et., dans cer- tains cas, des alliages avec d'autres constituants, avec une teneur en carbone de seulement 0,2 à 2,5 %.
A l'encontre de ce procédé, la fabrication connue, par exemple au four électrique, d'alliages de ferro-chrome à faible teneur en carbone, entraîne une consommation supplémentaire importante d'énergie électrique et des pertes assez considérables en chrome.
On devait s'attendre à ce que ces alliages pauvres en carbone ainsi obtenus seraient assez difficiles à pulvériser et par conséquent très réfractaires à l'attaque chimique lors du traitement, oxydant en milieu aqueux. Cependant, il a été éta- bli que la présence du phosphore avait pour résultat l'obten- tion de produits très friables, contrairement aux alliages de ferrochrome pauvres en carbone. D'autres essais démontrèrent de plus, -et ce résultat était tout à fait surprenant, - que l'introduction de phosphore dans le chrome métallique ou des corps contenant ce métal, y compris les composés pauvres en car- bone, facilitait considérablement l'oxydation en milieu aqueux.
En outre on constate qu'une teneur; même importante en siliciures, conséquence directe de l'emploi d'un excédent de quartz, n'était nullement nuisible à l'oxydation en milieu aqueux, étant donné que l'acide, silicique, précipitéau cours de l'oxydation, peut être séparé sans difficulté des autres pro-. duits d'cxydation par tous les moyens connus. Aussi, et comme- les essais l'ont nettement démontré, la teneur en siliciures favorise même l'attaque de l'alliage.
Conformément à la présente invention et selon un mode d'exécution spécial, on proportionner lors de la réduction ther- mique, les quantités de phosphates par rapport à celles des corps contenant du chrome et des autres matières réductibles,
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de telle sorte que le phosphore libéré par la réduction, ne se combine que partiellement aux alliages formés. L'on obtient ain- si, à côté de chrome-phosphore ou d'autres alliages de chrome phosphorés, également du phosphore élémentaire libre. Ce der- nier, s'échappant avec les gaz du four, peut être récupéré com- me tel par condensation, de façon connue, ou bien on le sépare à l'état de pentoxyde de. phosphore, au moyen d'une introduction supplémentaire d'air, le pentoxyde de phosphore pouvant facile- ment être converti en acide phosphorique.
Cette variante offre certains avantages par rapport au traitement qui, pour combiner la totalité du phosphore, exi- ge la présence de quantités suffisantes d'alliages métalliques et par conséquent de charbon nécessaire à leur réduction. En premier lieu, elle- constitue une économie sérieuse en charbon nécessaire à la réduction: et en chaleur et,-par conséquent en énergie électrique en cas de traitement au four électrique, en raison du fait que la mise en liberté du phosphore seul exige une quantité moindre d'agent réducteur que- celle nécessaire à la préparation d'un alliage phosphoré,
De plus, le procédé offre le grand avantage de pouvoir s'adapter facilement aux besoins les plus variés du marché;
il permet notamment de régler les quantités de production de phos- phore élémentaire ou de pentoxyde de phosphore, aussi bien que celles des sels du chroma hexavalent et de phosphates alcalins, ceci en proportionnant les quantités de composés métalliques soumises à la réaction aux possibilités d'écoulement des pro- duits d'oxydation.
Enfin, comme conséquence des plus intéressantes de ce mode d'exécoutioj, par suite de la présence constante d'un excédent de phosphore libre, on obtient des produits à teneur aussi élevée que possible en phosphore; qu'il est, de ce fait, particulièrement facile et avantageux de convertir, par exem-
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ple, en phosphates alcalins, au cours de l'oxydation en milieu aqueux, en présence d'agents alcalins.
Par réduction thermique, effectuée selon une autre variante de la présente invention, on peut obtenir des alliages qui contiennent, outre le chrome et le fer, au moins un autre constituant. Comme éléments constituants supplémentaires se prêtant à la préparation d'alliages composés, il y a lieu de citer le phosphore, l'aluminium, le manganèse, le titane, le tungstène, le vanadium, le molybdène, le cobalt et le nickel.
On peut également préparer des alliages comportant à la fois plusieurs constituants supplémentaires et il est parti- culièrement avantageux de soumettre au traitement oxydant en milieu aqueux tels alliages qui, outre le chrome et le fer, contiennent au moins un a.utre constituant de valeur.
Il est à remarquer que le terme "alliage" s'applique non seulement aux alliages scientifiques de composition stocchio- métrique nettement définie, mais également aux alliages de com position variable et de proportions non stocchicmétriques quant aux éléments constituants.
Il est recommandé de soumettre les alliages chromés, obtenus selon le procédé, et contenant outre le chrome d'autres constituants de valeur, a l'oxydation en milieu aqueux à 1*état finement broyé.
Comme agents alcalins se prêtant à l'oxydation en milieu aqueux, on peut employer, par exemple, les oxydes, les hydroxydes, les carbonates, les bicarbonates ou moncchromates des métaux alcalins ou alcalino-terreux.
Au lieu et en place ou bien à côté des agents alca- lins indiqués ci-dessus, et notamment au cours d'une réaction en milieu neutre ou acide, on peut également employer des corps non-basiques, susceptibles de céder leur principe alcalin sous l'action du processus d'oxydation, au, profit du sel du ahrome
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hexavalent. Comme tels il y a lieu de citer, à titre d'exemple: les sels alcalins des acides inorganiques ou organiques comme les sulfates alcalins, les phosphates alcalins, les silicates alcalins, les aluminates alcalins, les persels alcalins, les nitrates alcalins, les chlorates alcalins et les permanganates, et dont les derniers peuvent agir simultanément comme moyens oxydants et comme agents fournisseurs d'alcali.
Selon le but à atteindre on pourra employer soit un excès d'alliage, soit un excès d'agent alcalin, restant entendu que les résidus d'oxydation peuvent être épuisés par un traite- ment ultérieur si besoin en était.
A côté d'agents alcalins ou de aorps susceptibles de céder leur principe alcalin et lorsque ceux-ai n'agissent pas comme agents oxydants, on ajoutera d'autres agents pour effec- tuer l'oxydation en milieu aqueux. Comme tels on peut utiliser, en premier lieu, de l'oxygène ou des gaz oxydants ou de l'air, au bien des agents oxydants comme l'eau oxygénée', l'oxygène ozonisé au les halogènes ou autres. Le processus d'oxydation peut être effectué à température ordinaire au à chaud et avanta- geusement vers 200-300 , si l'on désire fabriquer des bichroma- tes. On peut également opérer sous pression.
L'acide carbonique que dégage le carbone contenu dans les alliages soumis à l'oxydation, est éliminé au cours du trai- tement, d'une manière continua ou discontinue. On peut également le combiner chimiquement.
Si l'on soumet à la désagrégation oxydante en milieu aqueux les alliages obtenus lors de la réduction thermique, on obtient en une seule- opération et avec d'excellents rendements des sels du chrome hexavalent, mélangés à d'autres composés oxy- génés de valeur; comme par exemple les phosphates, les alumina- tes., les manganates,' l'apide titanique, les tungstènates, vana- dates ou molybdates, l'oxyde de cobalt au de nickel.
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On peut séparer les chromâtes des autres composés oxygénés par tous les''moyens connus, par exemple par cristal- lisation.
Selon les conditions opératoires on produira des monochromates ou des bichromatesAlors que la formation des monochromates est toujours possible, celle des bichromates ne peut être obtenue que lorsque l'oxydation simultanée de l'au- tre constituant de l'alliage le permet. Ainsi, il ne saurait être question d'une préparation simultanée de bichromate et de manganate, car l'on sait que la formation de manganate est étroitement liée- à la présence d'un milieu fortement alcalin, dans lequel les bichromates se transforment naturellement en monochromates.
Le présent procédé offre encore l'avantage, outre ceux déjà énumérés, et comparativement au procédé de prépara- tion de mono et de bichromates décrit au préambule, qu'à coté du fer et du carbone, dont les produits d'oxydation n'ont pra- tiquement aucune valeur, il est possible de traiter simultané- ment d'autres constituants d'alliages, qui lors du processus d'oxydation du chrome, se transforment en une seule opération en composés oxygénés de grande valeur. Comme produit intermé-' diaire on peut obtenir conformément à la, présente invention, par exemple un alliage contenant 60% de chrome, 15 % de phos- phore, 20% de fer et 5 % de carbone.
Dans un alliage de cette composition on n'a pour 100 parties de chrome que 41,6 parties de corps inertes sans valeur, comme le fer et le carbone, tandis que dans le ferro- chrome commercial on trouve en moyenne pour 100 parties de chrome, 65 - 67% parties de constituants sans valeur.
Exemples.
1). On soumet au four électrique à la réduction ther- mique d'une manière continue, un mélange de
175 parties de minerai de chrome (50 % Cr2O3 et 15 % Fe'O)
175 parties de phosphate brut,
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70 à 90 parties de coke de pétrole, et
75 à 100 parties de quartz.
Il en résulte un alliage ferrochrome-phosphore, con- tenant 50 - 55% de chrome, 13 - 17% de phosphore, 20 - 25% de fer, 0,26 à 2,5 % de carbone et 4 - 9 % de silicium.
Puis on traite 50 parties de cet alliage chrome-fer- phosphore finement pulvérisé, avec 128 parties de potasse caus- tique et 250 parties d'eau dans un autoclave muni d'agitateur, durant-6 heures à une température de 200 - 250 , en présence d'oxygène sous pression. L'oxydation du phosphore et du chrome est pratiquement quantitative.
La solution filtrée- du résidu contient le chrome sous forme de monochromate de potassium et le phosphore à l'état de phosphate tripotassique, que l'on peut séparer de manière connue par cristallisation. On peut aussi ajouter à la liqueur contenant le chromate et le phosphate une quantité équivalente d'acide phosphorique et séparer le chrome sous forme de bichromate de potassium difficilement soluble, tandis que le phosphate bipotassique reste en solution; on le sépare par voie de cristallisation.
Dans certaines conditions, notam- ment au cours de la désagrégation oxydante et lorsqu'on em- ploie de l'alcali ou des corps cédant leur principe alcalin, tel par exemple les chromates alcalins, en quantités requises pour la production de bichromates alcalins et de phosphates monoalcalins, il se forme parfois des phosphates complexes insolubles contenant du fer et de l'alcali. Dans ce cas on peut renoncer à la séparation par cristallisation fractionnée et séparer le complexe phosphate insoluble par filtration.
2). On soumet au four électrique à la réduction thermique d'une manière continue, un mélange de 175 parties de minerai de chrome (49,1% Cr2O3 et 15,1 FeO) 150 parties de phosphate brut,
80 à 90 parties de coke de pétrole et
95 à 100 parties.de quartz.
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On obti:ent un alliage Chrome-ferro-phosphore, conte- nant 54)7% de'chrome, 15;2a' de@'phosphore, 22',3 % de fer et 7,7 % de carbone.
Puis on chauffe 100 parties de cet alliage chrome- phosphore-fer, finement pulvérisé, avec 670 parties de phospha- tes tripotassique et 670 parties d'eau, dans un autoclave muni d'agitateur, pendant 6 à 10 heures, en présence d'oxygène sous pression à 200-250 . On filtre la solution obtenue, qui con- tient le chrome et le phosphore sous forme de chromate de po- tassium et de- phosphate bipotassique, pour la séparer du rési- du d'oxyde de fer, puis on sépare les deux sels par cristalli- sation fractionnée. L'oxydation du chrome- est pratiquement quantitative, celle du phosphore atteint environ 80 à 95 %.
3). On soumet au four électrique à la réduction ther- mique et de manière continue, un mélange de
2000 parties de minerai de chrome (50 % OrO)
1000 parties de bioxyde de manganèse (45-50% Mn)
800 à 1000 parties de coke,
250 à 300 parties de chaux et
400 parties de spath.
On obtient un alliage chrome-manganèse-fer, conte- nant 45 - 50 % Or, 22 - 26 % Mn, 18 - 20 % Fe, 5 - 7% C et 2 % Si.
Puis on chauffe 100 parties de cet alliage finement pulvérisé, avec 600 à 700 parties de lessive de potasse à 50 %, pendant environ 6 heures dans un autoclave muni d'agitateur, en présence d'oxygène sous pression, à 150 - 200 . Après achè- vement de l'oxydation, on laisse refroidir le produit de réac- tion et sépare par filtration la lessive de potasse en excès dans laquelle le chromate et le manganate formés sont diffici- lement solubles. On peut aussi très avantageusement séparer en essorant le produit de réaction. La lessive en excès ainsi
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séparée est concentrée et rentre dans le cycle des opérations.
Le produit essoré est dilué à froid avec de l'eau ou de préférence au moyen d'une lessive alcaline diluée, puis on sépare par filtration la solution contenant le chromate et le manganate, du résidu insoluble d'oxyde de fer. On soumet en- suite la solution à un traitement oxydant au moyen de chlore au d'ozone dans le but de convertir le manganate- en permanga- nate de potassium difficilement soluble. Après séparation du permanganate, on concentre la liqueur contenant du monochromate de potassium et le sépare par cristallisation. On peut égale- ment ajouter à la liqueur de mono chromate une quantité' équiva,- lente d'acide minéral et précipiter le sel chromique sous forme de bichromate de potassium difficilement soluble.
La désagréga- tion oxydante du chrome et du manganèse s'opère avec un rende- ment pratiquement quantitatif.
4). On soumet au four électrique à la réduction ther- mique et de manière continue., un mélange de
2000 parties de minerai de chrome,
1000 parties de minerai de titane (60- 65% TiO2),
800 à 1000 parties de coke,
80 à 100 parties de chaux et
40 parties de spath.
Il résulte- un alliage chrome-titane-fer, d'une teneur d'environ 44% de Or, 20% de Ti, 28% de Fe, 5 % de- 0 et 3 % de Si.
Puis on traite 120 parties de cet alliage avec 450 parties de lessive de soude caustique à 20 , pendant quelques heures dans un autoclave muni d'un agitateur à la température de. 200 - 250 en présence d'oxygène sous pression. Après refroidissement, ou filtre le produit de réaction, concentre par évaporation la liqueur contenant le monochromate et sépare le monochromate sodique par cristallisatino.
La résidu é bass
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d'oxyde de fer renfermant le titane sous forme d'acide titani- que désagrège'et finement divise, est traité avec un excès d'acide minéral, avec de l'acide sulfurique, puis on sépare la solution sulfurique d'acide titanique d'avec le résidu insoluble d'oxyde de fer et précipite l'acide titani- que libre par hydrolyse, de manière connue.
La. désagréation oxydante du chrome et du titane s'opère pratiquement quantitativement:,,
5.) 120 parties d'alliage chrome-titane-fer obtenu suivant l'exemple 2'), sont finement pulvérisées et chauffées avec 220 à 225 parties de lessive de soude caustique à 20 %, ,pendant quelques heures dans un autoclave muni d'agitateur à la température de 250 - 300 . On a soin d'introduire un cou- rant d'oxygène ou d'air dans l'appareil qui, d'une part provo- que la désagrégation oxydante de l'alliage et, d'autre part, élimine l'acide carbonique formé par l'oxydation du carbone de l'alliage.
L'opération terminée, on sépare par filtration du résidu insoluble concentré par évaporation la solution renfer- mant le chrome oxydé sous forme de bichromate de sodium et abandonne à la cristallisation. Le résidu contient le titane sous forme d'acide titanique finement divisé et désagrège, à côté d'oxyde de fer et un peu d'acide silicique. On le traite comme décrit dans l'exemple 2.
6). On soumet au four électrique à la réduction thermique et de manière continue, un mélange de 350 parties de minerai de chrome (50 % Or 0.., 20 % FeO) 350 à 400 parties de phosphate tricalcique brut:, 220 parties de minerai de manganèse (45 % En) 220 parties de coke et 100 à 150 parties de quartz.
On obtient un alliage chrome-phosphore-manganèse,
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contenant 3a - 56 w de Or, 10 - 15 % de P, 20 - 25 ô de Kn, 15 - 20% de Fe, 4 % de Ci et 4,7 % de Si.
Puis on traite 100 parties de, cet alliage (36% Gr,
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Z4 icaf 13i, 11 f P, 18 %' Fe, 4 fi OE et 7 Si) finement pulvérisé, ' 'avec environ 750 parties de lessive de potasse caustique à
50 %, dans un autoclave avec agitateur pendant quelques heures à 150 - 250 , en présence d'oxygène sous pression. Après refroi- dissement à 100 on retire le produit de réaction de l'appareil et le laisse refroidir.
Par essorage on sépare le produit de réaction de la -plus grande partie de lessive de potasse. en excès, dans laquel- le les chromate, phosphate et manganate formés sont pratique- ment insolubles. La lessive ainsi séparée, après concentration convenable et après précipitation de l'acide silicique éventu- ellement présent,' peut être réutilisée pour de nouvelles opéra- tions.
On dissout le résidu alcalin dans de l'eau au bien ¯ dans une lessive diluée de potasse, sépare la solution du rési- du composé principalement d'oxyde de fer et puis on oxyde la .Lueur au moyen de chlore ou d'ozone. Après séparation du per- manganate de potassium difficilement soluble, on concentre la solution qui ne renferme que des quantités insignifiantes de permanganate, et sépare le chromate de potassium et le phospha- the de potassium, par cristallisation fractionnée. Le cas échéant on filtre, du bioxyde de manganèse pouvant provenir d'une dé- 'composition de petites quantités de permanganate.
Une autre manière de faire, très avantageuse d'ail- leurs., consiste à ajouter à la solution, de chromate-phosphate, après séparation du permanganate, de l'acide phosphorique, qui précipite par cristallisation le bichromate de potassium diffi- cilement soluble, tandis que la solution contenant le phosphate à l'état dipotassique est concentréeet abandonnée à la cristal- lisatino.
Cependant, si l'on désire obtenir du phosphate tripo-
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tassique, on ajoutera, à la solution de phosphate bipotassique une quantitééquivalente de lessive de potasse récupérée au début de l'opération de sépartation , et séparera le sel tripo- tassique par cristallisation.
La désagrégation oxydante du chrome, du phosphore et du manganèae est pratiquement quantitative.
7), On soumet au four électrique, à la réduction thermique et de manière continue, un mélange de
350 parties de ruinerai de chrome (50 % Cr2O3, 15% FeO)
350 à 400 parties de phosphate- brut,
350 à 400 parties de minerai de titane (60 - 65 % TiO2)
150 à 200 parties de coke .de pétrole, et
150 à 200 parties d'acide silicique.
On obtient un alliage de chrome-phosphore-titane, contenant environ 35% de Cr, 10 - 12 % de P, 20flé de Ti, 20 - 25 % de Fe, 3 % de et et 4 - 7 % de Si.
Puis on traite 100 parties de cet alliage ahrome- phophore-titane, finement pulvérisé', avec 350 parties de les- sive de soude à 30%, dans un autoclave avec agitation à la.' température' de 150-250 , en présence d'oxygène sous pression.
Après achèvement de la réaction, on additionne le produit de , réaction d'eau chaude, sépare- par filtration le résidulinsolu- ble composé d'oxyde de titane et d'oxyde de fer et lave à l'eau chaude.
Il est avantageux de chauffer pendant quelque temps à l'ébullition la solution renfermant du monochromate de so- dium et du phosphate trisodique, ceci pour précipiter le cas échéant, les petites quantités d'acide titanique entrées en solution* La liqueur clarifiée est ensuite concentrée et ahan±¯ donnée à la cristallisation fractionnée pour séparer le mono- chromate de sodium et le phosphate trisodique. Le résidu ren- fermant l'acide titanique à l'état désagrégé et facilement so-
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lubie., est traité avec de l'acide minéral, de préférence avec de l'acide sulfurique pour dissoudre l'acide titanique, tandis que l'oxyde de fer en majeure partie reste à l'étatinsoluble.
On précipite ensuite par hydrolyse, de manière connue, l'acide titaique de sa solution.
La désagrégation oxydante du chrome, du phosphore et du titane est pratiquement quantitative.
6). On soumet au four électrique à la réduction thermique et de manière continue, un mélange de
175 parties de minerai de chrome (50 % or 205 et 15 % FeO),
272 parties de phosphate brut (14 - 15% de P),
100.parties de coke de pétrole,
100 à 125 parties de quartz.
On obtient ainsi un alliage chrome-fer-phopshore con- tenant environ 50 à 55 % de- chrome, 20 à. 25 % de phosphore,
20 à 25% de fer, 0,2 à 2,5 % de carbone, 2 à 6 % de silice..
Outrel'alliage décrit ci-dessus, on obtient en même: temps en- viron 12 à 13 parties de phosphore condense dans les'chambres attenantes au four. La quantité de quartz ajoutée dépend natu- rellement de la. composition des constituants du minerai de chrome et du phosphate brut. On règle les quantités mises en oeuvre de telle sorte qu'il résulte une scorie convenablement fluide, qui est soutirée à un endroit approprié du four. L'al- liage chrome-phosphore-fer est extrait par une tubulure placée à la base du four.
Le rendement est de 95 % environ pour le chrome, et de 85 à 90% pour le phosphore sous. forme alliée et élémentaire.
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