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BREVET D'INVENTION "Machine à encoller, particulièrement adap a certains travaux exécutes en cordonnerie illustrée ici dans son application à une machine particulièrement adaptée enduire dtun adhésif, tel que de la colle, les chaussures, notamment la gravure d'une semelle.
Dans la confection d'une chaussure, il est souvent nécessaire d'appliquer sur le pourtour de la partie marginale de l'empeigne rabattue par-dessus la semelle première, une bande de matière adhésive qui sert ou à souder la semelle à sa chaussure, ou bien, dans une chaussure à semelle cousue, a coucher par-dessus les points de couture logés dans la gravure de la semelle la lèvre retroussée de cette gravure.
Or, pour enduire d'un adhésif plutôt visqueux une surface irrégulière comme, par exemple, celle du dessous d'une chaussure, on a reconnu particulirement efficaces les encolleuses agissant sous pression, surtout lorsqu'elles sont agencées de manière que l'adhésif soit refoulé à travers une tuyère flexible capable de se prêter aux irrégularités des surfaces à enduire. Toutefois, on a constaté que les tuyères flexibles, lorsqu'elles sont faites de caoutchouc ou de succédanés du caoutchouc,
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s'usent tres vite à cause de leur frottement intense avec les diverses parties de la chaussure.
D'autre part, dans les encolleuses de ce genre il faut, pour faire sortir la quantité voulue de substance adhésive, appuyer la tuyère fermement contre la surface qu'il s'agit d'enduire. En outre, l'ouverture du bec de la tuyère doit avoir une largeur correspondant à celle du ruban de colle a appliquer. C'est pourquoi les tuyères imaginées Jusqu'ici, même les tuyères flexibles, ne se sont pas bien prêtées à l'encollage des gravures (comme celle d'une chaussure à trépointe) dont le fond est sensiblement moins large à l'avant-pied de la chaussure qu'en cambrure. Enfin, les tuyères flexibles en usage aujourd'hui ne sauraient être convenablement nettoyées dans un solvant sans que le caoutchouc ou le succédané du caoutchouc entrant dans eur fabrication en soit détérioré.
Ceci pose, la présente invention vise en premier lieu à doter une machine à encoller, spécialement adaptée a revêtir d'un adhésif le dessous d'une chaussure, d'une tuyère flexible faite de matière rigide telle que du métal, et qui se compose de plusieurs sections dont certaines au moins sont montées de façon a se prêter aisément aux irrégularités des surfaces à enduire. On verra ci-après que les diverses sections de ladite tuyère sont reliées entre elles de manière à pouvoir projeter l'enduit en plusieurs jets étroits qui pourront être amenés après à se-fondre en une seule bande ayant la largeur désirée.
Un système de construction simple prévu par l'invention. en vue de réaliser l'objet ci-dessus et qui permettra de fournir l'enduit aux sections cédantes de la tuyère dont s'agit sans les engorger ou entraver leur flexion, comporte une disposition telle que ledit enduit sera transmis aux
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orifices de sortie d'un jeu de distributeurs mobiles par l'intermédiaire de tubes cédants ou élastiques, dont chacun est relié amoviblement à chaque distributeur .
L'encollage de la gravure d'une semelle peut s'effectuer comme il faut à l'aide d'une tuyère dont une section est montée fixe pour enduire une partie de l'ouvrage ( par exemple la lèvre de la gravure), et dont une autre section est montée de façon à fléchir pour enduire la surface irrégulière du fond de la gravure . La présente invention prévoit par conséquent un autre système de construction, caractérisé par le fait que la section cédante de cette tuyère se compose de plusieurs distributeurs étroits identiques, rangés cote à c8te et montés élastiquement .
L'invention vise en outre la création d'une machine perfectionnée destinée à encoller les gravures des semelles, ladite machine étant pourvue d'un mécanisme fait pour amener la lèvre de gravure, laquelle est souvent ridée et raide, en contact avec la tuyère sans abimer la surface de la semelle.
On verra que la nouvelle machine comporte une disposition qui comprend un organe oscillant fait pour mettre la lèvre de la gravure en contact avec la tuyère et supporté, durant son déplacement de la position inactive à la position active, de façon à faciliter la présentation de la chaussure à la machine, sans que les oscillations dudit organe en soient entravées.
On verra aussi que la machine dont s'agit possède un mécanisme inédit permettant à l'opérateur de régler le nombre de distributeurs à remplir de colle, suivant qu'il s'agisse d'appliquer cette colle en un ruban relativement étroit sur le fond de la gravure à l'avant-pied de la chaussure, ou en un ruban plus large en cambrure . les particularités énoncées ci-dessus, ainsi que d'autres, ressortiront plus clairement de la description qui va suivre en regard du dessin annexé illustrant l'invention à titre
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d'exemple sous les deux formes de réalisation susmentionnées, et dont
Fig. 1 est une vue partielle agrandie montrant de profil la machine objet de l'invention;
Fig. 2, un détail en coupe des transmissions pour le rouleau d'entraînement;
Fig. 3, une vue analogue du dispositif servant à enclencher le bras dudit rouleau;
Fig. 4, une vue angulaire des pièces agissant plus directement sur l'ouvrage;
Fig. 5, une vue détaillée en élévation partielle de la tuyère allant avec la nouvelle machine, cette vue étant prise du cote oppose à celui ou se tient l'opérateur;
Fig. 6, une vue en élévation postérieure partielle de la même tuyère;
Fig. 7, une vue angulaire, prise de l'arrière de fig. 4, et montrant l'ensemble de ladite tuyère;
Fig. 8, une autre vue angulaire de la section de tuyère servant à enduire la lèvre de la gravure, les plaques dont est formée ladite section étant représentées écartées l'une de l'autre;
Fig. 9, une vue analogue de la section de tuyère servant à enduire le fond de la gravure, ainsi que d'une portion de son support;
Fig. 10, une vue partielle montrant de profil le doigt servant à maintenir la lèvre de la gravure en contact avec le bec de la tuyère, ainsi que du mécanisme moteur dudit doigt ;
Fig. 11, un détail en élévation, montrant la tuyère agissant sur la partie cambrure de la semelle ;
Fig. 12, une vue angulaire de la tête de la machine, montrant la nouvelle tuyère y montée agissant sur l'avant- pied d'une chaussure;
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Fig. 13, une vue fragmentaire, à plus grande échelle, de certaines parties de la tuyère, montrant en coupe la partie cambrure de la chaussure en contact avec ladite tuyère;
Fig. 14, une coupe prise dans le sens de la hauteur de la section cédante ou élastique de la même tuyère;
Fig..15, une vue en plan de la plaque porte-tubes munie d'un bouchon qui permet de régler le nombre de tubes qui seront remplis d'enduit;
Fig. 16, une vue angulaire de ce bouchon;
Fig. 17, une vue angulaire montrant la face interne de l'une des plaques constituant la section fixe de la tuyère;
Fig. 18, une autre vue de la face interne de la même plaque ;
Fig. 19, une vue angulaire d'un fragment de ladite section fixe de la tuyère, qui montre ses orifices de sortie ; Fige,.20, une vue de l'autre face de la plaque de fig. 18;
Fig. 21, une vue détaillée de l'extrémité active de l'un des distributeurs de la section cédante ou élastique de la tuyère;
Fig. 22, une coupe verticale a travers la monture de la tuyère et la soupapecommandant l'admission de la. colle;
Fig. 23, une vue de profil, a gauche de la soupape de fig. 22.
Un pilier 10 (fig. 1) supporte une tête ou bâti 12 sur les parois latérales duquel sont montés les organes actifs de la machine et d'où un bras 14 se dirige vers l'avant. D'une extrémité de ce bras se projette une console horizontale 16 (fig. 4) fendue longitudinalement pour recevoir la monture 18 d'une tuyère destinée à déposer la colle sur l'ouvrage.
Cette monture surplombe en 20 la console 16 à laquelle elle est bridée amoviblement au moyen d'un levier 22 tourillonné sur ladite monture, et dont les deux bras sont raccordés par une pièce traversée par une vis 24. La pointe de cette vis
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est tournée contre un bord oblique de la partie surplombante 20 de la monture 18, tandis que les bouts arrondis 26 des bras du levier 22 appuient contre le dessous de la console pour y maintenir la tuyère en place.
La tuyère dont s'agit comnorte deux sections, 30 et 32 (fig. 7, 8, 9), qui peuvent être établies en métal ou autre matière rigide, et qui servent à enduire respectivement la face interne de la lèvre retroussée d'une gravure et le fond de cette même gravure. La section 30 pour la lèvre de la gravure est constituée par deux plaques, 34 et 36, dont la plaque 34 appuie contre une face verticale 38 de la monture 18, et qui sont maintenues toutes deux contre celle-ci par des vis 40. Un canal (fig. 6) se dirige vers le bas le long de la monture 18 et à travers une ouverture de la face 38,et reçoit la colle venant d'un tuyau 44 partant du sommet de ladite monture. La circulation de la colle à travers le canal 42 peut être réglée au moyen d'une vis 48 qui traverse la monture 18 et dont la pointe pénètre dans le canal.
La plaque 34 de la section 30 de la tuyère est munie d'une lumière 50 située en face du canal 42 et de l'extrémité supérieure d'une rainure 52 pratiquée dans la plaque 36. Vis-à-vis de .la partie inférieure de cette rainure est un évidement 54 ménagédans la plaque 34, rainure et évidement se prolongeant en des rainures 56 sises en regard l'une de l'autre et formant entre elles un passage a l'extrémité de la tuyère d'ou la colle sortira pour enduire la racine de la gravure ainsi qu'une petite partie du fond de cette gravure. La plaque 36 est évidée, le long de ce passage, de manière a former une embou chure 58 (fig. 7) ayant une longueur proportionnée à la largeur de la lèvre de gravure a enduire.
Le nez 57 de la section 30, pénétrant dans l'encoignure ou racine de la gravure, fait l'office d'un guide pour placer la chaussure comme il faut pendant qu'elle est entraînée par l'opérateur.
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Les parois 59 et 61, auprès de l'embouchure 58, inclinent de haut en bas et vers l'extérieur dans la direction de l'extrémité 57 (fig. 7, 8). La paroi 59 de la plaque 34 est faite pour venir en contact avec la lèvre de la gravure, tandis que la paroi 61 de la plaque 36 est creusée pour qu'elle n'enlevé pas la colle qui vient de sortir de l'embouchure 58.
La section 32 de la tuyère (c'est-à-dire la section qui sert à enduire le fond de la gravure) porte un bras 60 pourvu d'oreilles 62,62 sises une de chaque cote d'une saillie d'une console 64 solidaire de la paroi latérale de la monture 18. L'axe d'une broche 66 qui traverse les oreilles et la saillie de la console 64 coupe approximativement l'extrémité de guidage 57 de la section 30 de la tuyère, ce qui fait que la section 32 de la tuyère peut se rapprocher et s'écarter du fond de la gravure en suivant un plan quasi parallèle a la section 30 autour d'un axe coïncidant avec l'endroit ou elle est guidée. Un canal 68 (fig. 6, 9) traverse le bras 60 et communique par une face de bout 70 avec un ajour 72 pratiqué dans la cavité 74 d'une plaque intérieure 76 de la section 32 de la tuyère.
Une deuxième plaque, 78,de ladite section bouche la face externe de la cavité 74, les deux plaques étant fixées au bras 60 par une vis 80. La face interne de la plaque 78 est échancrée en 82, la paroi au bas de cette échancrure formant, avec le bord inférieur de la plaque 76, une fente 84, laquelle s'étendra a peu prés horizontalement en''travers de la plus grande largeur du fond de la'gravure en traitement.
Un conduit 86 projette sur la racine de la gravure, à travers le bec de la section 52 de la tuyère, la colle venant de la cavité 74-82, laquelle la reçoit elle-même par l'entremise du canal 68 et d'un tube flexible 88 servant de raccord entre ledit canal et le canal 42 (fig. 6). La quantité de colle qui passera de la pompe par ces canaux peut être proportionnée
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comme il faut en ajustant la vis 48 qui régit directement le canal 42 et fait couler l'excédant de colle dans le canal 68.
Le bord de la section de tuyère munie de la fente 84 est tiré élaatiquement vers le bas par un ressort 90 (fig.
4,5, 7) raccordant une saillie latérale d'une des oreilles 62 a la monture 18 de la tuyère, ce qui permet a cette section de monter et descendre suivant les variations qui PEUVENT exister dans le contour du fond de la gravure ou l'angle auquel l'opérateur lui présente la chaussure, et ce sans jamais quitter la position qui lui convient par rapport a la chaussure pour bien faire son travail. Les bords 91 de la section en question, de chaque côté de la fente 84, sont représentés arques ou courbes intérieurement. Cette courbe est sise préférablement entre un arc qui approcherait de la plus grande courbure transversale du fond de la gravure (par exemple, en cambrure d'une chaussure) et de la corde de l'arc correspondant au fond plutôt plat à l'avant- pied.
Grâce à ce contour moyen de la tuyère, la colle sera. déposée comme il faut sur tout le pourtour du fond de la gravure. La longueur de la fente peut égaler la largeur maximum de la gravure, comme, par exemple, en cambrure.
Bien qu'une portion de ladite fente puisse dépasser le fond plus étroit de la gravure à l'avant-pied, la colle ne s'écoulera pas de la tuyère à cet endroit-la, parce qu'on peut régler l'approvisionnement de la colle de façon à ce qu'elle ne sorte de la tuyère que si elle adhère a la semelle de la chaussure, tandis qu'au-delà du bord de la semelle, c'est la cohésion de la colle et son adhérence a la tuyère qui en empêche la sortie. Pour éviter tout dérangement de la colle qui a été déposée sur le fond de la gravure â travers la fente 84, le bord 91 de la plaque 78 est à un niveau plus élevé que le bord correspondant
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de la plaque 76 (fig. 6) comme le sont aussi les deux bords correspondants des plaques 34 et 36 de la section 30 de la tuyère (fig. 5).
Les fig. 12 a 23 représentent une variante de tuyère propre à une machine comme celle faisant l'objet de la présente invention, et dont la section flexible,a la différence de celle de la tuyère décrite ci-dessus qui est en une seule pièce, se compose de plusieurs membres rigides identiques, disposes cote a cote et montés de façon à se plier pour les rendre capables d'enduire une surface irrégulière, comme celle du fond d'une gravure de semelle.
Tout comme la tuyère du système précédent, cette variante comporte une monture principale 18 qui peut être bridée par un levier 22 manoeuvre à l'aide d'une vis 25, et est pourvue d'une section fixe 30 destinée à enduire la face interne de la lèvre retroussée c de la gravure. Cette section fixe est constituée par des plaques coactives 302, 304 (fig. 17, le) dont les faces peuvent être amenées en contact l'une avec l'autre, puis vissées à la monture 18.
Cette peotion fixe reçoit la colle par l'intermédiaire de conduits 430 et 308 ménagés dans ladite monture (fig. 22), lesquels communiquent avec un conduit 434 ménagé dans une monture auxiliaire 350 et, de la, avec une rainure 316 pratiquée dans la face 318 de la plaque 304, laquelle est en contact avec la face 320 de la plaque 302 (fig. 17). La partie inférieure 322 de la rainure se termine en une portion de moindre profondeur 326 qui se prolonge jusqu'au bout de la plaque 304. La plaque 302, d'autre part, présente, le long de sa face 320, un évidement 328 qui, lorsque les plaques sont rapprochées l'une de l'autre, forme un orifice de sortie constitué par une fente verticale 330 et une fente inférieure 332 (fig. 19).
La face de champ de la plaque 302 est évidée en 334 pour l'empêcher d'enlever la colle lorsque la @
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de la gravure est promenée devant la tuyère . Une vis 344 (fig. 22) permet de régler la quantité de colle qui entrera dans la rainure 316.
Les pièces constituant la section cédante ou élastique 31 de la tuyère sont installées sur la monture accessoire 350 laquelle est maintenue sur la monture principale 18 par des vis 352. Ces pièces comportent un jeu de distributeurs 354 (fig.14) montés pour pivoter sur une tige 356 à l'intérieur d'un évidement pratiqué dans la monture 350. La descente des distributeurs 354 est limitée par le contact de leurs extrémités supérieures 359 avec une surface 360 formée dans l'extrémité interne d'une rainure 362 de la monture 350. Les becs desdits distributeurs sont maintenus contre l'ouvrage de façon élastique et pour ainsi dire à plat par un jeu de fils métalliques formant ressort 364 dont les bouts inférieurs recour- bés se logent dans des rainures 366 pratiquées dans les faces de champ supérieures des distributeurs .
Les ressorts 364 sont attachés à une plaque amovible 368 que des vis 370 maintiennent en place sur la monture 350. Cette disposition des distri- 'buteurs permet à leurs becs de monter et descendre suivant les variations qu'offre le contour du fond de la gravure, ce mouvement étant essentiellement parallèle à la fente 330.
Chaque distributeur est muni d'un bec 372 dont la face appuyant sur l'ouvrage présente des rainures parallèles 374 (fig. 21") dont les cotés font entre eux, dans l'espèce illustrée, un angle de 60 , bien que, sous certaines conditions, on puisse trouver convenable de les disposer à un angle différent . Chaque bec 372 est pourvu d'un passage 376 formant le prolongement.d'une rainure porte-tubes 378. Dans les passages 376 se logent les bouts inférieurs de tubes métalliques flexibles 380 pourvus de passages 381, e dont les extrémités supérieures prennent appui sur une plaque
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382 vissée en 384 à la monture 350. Les tubes sont soudés- dans une rainure transversale 385 de la plaque 382.
A cause de l'inclinaison de la face active de chaque b etc 372 par rapport à l'axe de son passage 376, ltorifice de sortie 388 affecte la forme dtun coeur, et à l'extrémité de sortie du bec . ce est une petite saillie 390 qui tend à empêcher, en grande partie, le refoulement d'une trop grande quantité de colle vers cette extrémité du b e c, même quand la- chaussure @ n'est pas appuyée fermement contre elle. La plaque porte- tubes 382 présente un alésage transversal 392 (fig. 14) auquel les tubes 380 sont reliés chacun par un petit orifice d'échappement 394 (fig. 14,15).
Etant donné que le fond b' de la gravure (fig. 13) est ordinairement plus large en cambrure que le fond.± à l'avant-pied, et que ce dernier n'exige pour son encollage qu'une partie de ces distributeurs, la tuyère fournie au commerce contiendra un nombre suffisant de distributeurs pour enduire le fond d'une gravure de la plus grande largeur, ainsi qu'un nombre de bouchons tels que celui représenté en 400 (fig. 16). Un de ces bouchons est introduit dans le trou 392 ou il est maintenu en place par une vis 402 à tête molettée et empêche de tourner par une encoche 406 ménagée dans une tête 404 pour recevoir un goujon-40'7. La division des tubes en deux groupes, dont l'un suffit pour l'avant-pied mais dont ies deux sont requis pour la cambrure, est effectuée par une cloison 408 sise entre les crans 410, 412 du bouchon.
Ces crans relient un certain nombre des '''orifices 394 formés dans la plaque 382 a des conduits décrits ci-après, ce qui permet d'adapter la machine à n'importe quel genre de chaussure par la simple substitution de ce bouchon par uh bouchon de modèle différent. Le bouchon 400 est établi de façon à ce que trois tubes 380 soient reliés par le cran 410 a un conduit ajouré sur
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toute la largeur de la gravure de la chaussure, et que deux tubes supplémentaires ( soit au total cinq tubes) soient reliés par le cran 412 à un autre conduit pendant que la tuyère opère en cambrure de la chaussure . A cette fin, la colle distribuée à la tuyère par le tuyau flexible 92 ( fig.
1, 4) traverse d'abord un passage supérieur 420 du robinet 95 ( fig. 22, 23), puis un passage 422 dans le boisseau 97 jusqu'à un raccord horizontal 424, pour être refoulée par des passages 426,428 dans l'un quelconque des con- duits verticaux 430, 432, ou dans les deux ( suivant la position du boisseau 97 du robinet), dont le conduit 430 communique directement avec un conduit correspondant ménagé dans la monture principale 18 de la tuyère et pénètre dans le conduit latéral 308 entourant une partie réduite 344 de l'organe 340 .
De là, la colle se rend à travers les conduits déjà décrits, à la section fixe 30 de la tuyère, et, à travers un passage 434 ( fig, 14) qui se projette latéralement du conduit 308 à une partie des distributeurs, passant par un alésage horizontal 436 de la monture auxiliaire 350 de la tuyère, ainsi que par une rainure 438 pratiquée dans la face supérieure de la plaque porte-tubes 382 et qui se termine en un court passage vertical 440 ( fig. 15) communiquant avec le cran 410.
D'autre part, les autres distributeurs sont alimentés par le passage vertical 432 du robinet 95 ( fig. 22), lequel communique avec un passage 442 ménagé dans la monture principale 18 . Ce passage 442 nommunique avec un conduit horizontal transversal 444 ménagé dans la monture auxiliaire 350, conduit qui se termine en un conduit descendant 446 formé en partie dans ladite monture 350 et en partie dans la plaque 382 et aboutissant en un point situé vis-à-vis d'une face inclinée 450 du bouchon 400. L'inclinaison de cette surface est telle que certains
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des distributeurs 394 sont obturés, cependant que la colle se répand dans le cran 412 d'où elle est refoulée aux distributeurs additionnels requis pour la partie cambrure de la chaussure.
On observera que la plaque 382 est établie de manière à porter le plus grand nombre de tubes et de distributeurs dont on puisse avoir besoin. 'Quand il s'agit d'employer un nombre plus petit de ces tubes, on peut avoir recours à des bouchons 452 (fig. 15) pour obturer les orifices 394 qui, sans cela, alimenteraient normalement lesdits tubes. Le bouchon 400 est ainsi étudié que la cloison 408 se trouvera toujours entre deux des orifices de sortie 394, et puisque, comme signalé ci-dessus, la tuyère sera fournie au commerce avec des bouchons de modèle approprié; les distributeurs pourront être employés dans les combinaisons qui conviendront au mieux à chaque article à traiter.
Une pédale (non représentée) peut être utilisée pour faire tourner la tige 108 raccordée au boisseau 97du robinet 95. Quand il n'y a pas de chaussure dans la machine, ce robinet peut être tourné , la position inactive (non représentée), .ou les deux passages 426, 428 du robinet ne communiqueront pas avec les conduits 430, 432. Il peut être tourné aussi de façon à le placer en deux positions actives, dans l'une desquelles, comme le montre fig. 23, la colle sera refoulée dans les deux conduits susmentionnés. Dans cette position, un doigt d'arrêt 460 formé sur le robinet de la soupape est en contact avec un mentonnet 462 sur le corps du... robinet.. 95.
Lorsque ledit robinet est tourne vers une autre position intermédiaire de manière que le doigt 460 occupe la position indiquée en tirets, la colle sera refoulée seulement dans le conduit vertical 430. Cette position intermédiaire peut être déterminée de toute façon convenable, par exemple, par la combinaison d'un
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ressort de faible calibre et d'un autre de gros calibre (non représentés) tendus à tour de rôle par une pédale (non représentée) ou par une combinaison de pédales (non représentées), dont l'une s'arrêtera après avoir amené le robinet à la position intermédiaire précitée,et dont l'autre peut être mue de façon à amener le doigt 460 contre le mentonnet 462.
Afin de pouvoir amener les distributeurs 354 de la section cédante 31 de la tuyère aussi près que possible de la section fixe 30, la face de la plaque 304 opposée à celle montrée sur fig. 18 présente un cran 327 (fig. 12, 13, 20).
Ladite plaque est aussi dégagée',- en 329 pour qu'elle ne coince pas au fond de la gravure.
La colle est refoulée dans le canal 42 par un tube flexible 92 partant du tuyau 44 et qui peut être raccordé a une source de colle sous pression, par exemple, à une pompe comme celle indiquée en 94 (fig. 1). Cette pompe reçoit son mouvement, par l'intermédiaire d'un engrenage 96 (fig. 2), d'un arbre de commande 98 tourillonné transversalement à l'arrière de la tête de la machine et entraîne par une poulie 100. Dans le tuyau 44 de la tuyère est installé un robinet- 104 qui peut être ouvert ou ferme au moyen d'un arbre 106 raccordé à sa tige et commande par une tige de pédale 107 de la façon expliquée ci-après. Ces transmissions renferment une section d'arbre 108 dont les extrémités sont munies chacune d'un joint universel dont l'un est facile a séparer.
Cette connexion amovible et la flexibilité du tube 92 permettent à l'opérateur de plonger la tuyère, après l'avoir libérée en desserrant le levier 22, dans un réservoir (non représenté) contenant un solvant de la colle, pour l'empêcher de s'engorger durant
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l'inactivité de la machine. Mx 3x4Mik À .xxsxi 13:1 fixe 12 sa3cx tSC4 à Ex ààmx Le tuyau flexible
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92 a une longueur telle que l'opérateur peut transporter la tuyère de l'une à l'autre position sur la tête de la machine et dans le réservoir sans le découpler.
Pour aider l'opérateur a entraîner la chaussure pour l'encoller, sur l'empeigne de la chaussure appuie, à proximité de l'encoignure formée entre ladite empeigne et la semelle ou la trépointe, un galet 122 fait d'une matire élastique tel que du caoutchouc, et fixé à l'extrémité supérieure d'un arbre 124 qui incline de bas en haut et vers l'extérieur, et qui peut tourner dans un bras 126 pivotant à mouvement angulaire sur l'arbre de commande 98.
Le galet en question est ici plan-convexe en section transversale, le côté dehors plat se trouvant tout près des sections de la tuyère. La périphérie dudit galet présente, en 121, une courbe très prononcée qui devient de moins en moins prononcée vers le cote indique en 123 (fig. 1). Le basde l'arbre 124 est tourillonné dans le bras et le haut dans un manchon 134. Un manchon 132 (fig.
2) est monte pour tourner dans le bras 126 mais est empêche de se déplacer dans le sens de sa longueur, étant claveté sur l'arbre 124 et raccorde à l'arbre 98 par un engrenage hélicoïdal 136. L'arbre 124 et le manchon 134 sont accouplés l'un à l'autre, pour se mouvoir de concert dans le sens longidutinal, à l'aide d'un rebord 138 et d'un collier.fixe 140 calés .tous deux sur ledit arbre. Le long du manchon 134 s'étend une crémaillère 142 avec laquelle engrené un pignon 144 fait pour tourner ensemble avec un levier a main 148 sur le bras 126.
Par l'entremise de ce levier,l'arbre peut être déplace axialement pour varier le rapport entre le rouleau d'entraînement 122 et le côté interne des sections 30, 32 de la tuyère, ce qui permet de placer ledit rouleau dans la position qu'il faut par rapport à la tuyère pour encoller des semelles d'épaisseurs différentes, et l'arrêtér dans cette
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position au moyen d'un boulon muni d'un écrou ailé 150.
La position active du. rouleau susmentionné par rapport à l'ouvrage est déterminée de façon réglable à l'aide d'une vis 151 qui traverse la tête 12 de la machine et,fait contact avec le bras 126 quand celui-ci est baissé . Cet abaissement est effectué par l'intermédiaire d'une connexion qui relie, de la façon expliquée ci-après, ledit bras à la tige de pédale 107, laquelle vainc l'opposition d'un ressort 152 intercalé entre la tête 12 et le bras 126 et sollicitant le galet 122 vers une position normalement inactive ( fig.l). Quand la machine est inactive, le galet peut être bloqué dans cette position inactive à l'aide d'un verrou à ressort 153 ( fig.3) mobile à travers la tête 12.
A 1"arrivée du bras 126 à la position indiquée à la f ig.l le verrou 153 viendra se placer vis-à-vis d'un évidement 154 manège dans ledit bras . Une saillie 156 dudit verrou coopère avec une coulisse 158 de la tête 12 de la machine et permet audit verrou quand il est tourné, de prendre sa position utile dans l'évidement 154 ou bien de rester écarté du bras . Une telle disposition est avantageuse, par exemple, pour le cas où. l'opérateur jugerait utile de débarrasser la tuyère de la colle qui pourrait y adhérer .
Pour bien faire agir la section 30 de la tuyère sur la lèvre de la gravure, cette lèvre est levée par un doigt 160 à mouvement oscillatoire ( fig. 1, 4, 10, 12) jusqu'en un point où elle coopère avec le côté dehors de ladite section. Sur la tête 12 de la machine pivote en 162 un bras descendant 164, dans le bas bifurqué duquel tourne un arbre horizontal 166. Sur cet arbre est calé, entre les branches du bras 164, un levier coudé 168 à une saillie extérieure duquel est articulé un levier 170, dont la position angulaire sur le levier 168 peut être variée à l'aide d'une vis 172 qui traverse le levier 170 et fait
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contact avec un épaulement du levier 168. Ce contact est maintenu normalement par un ressort 174 interposé entre les deux leviers.
Le levier 170 est évidé en 176 pour loger la 'queue du doigt 160, un assemblage à vis et rainure 178 permettant l'ajustage longitudinal dudit doigt dans ltévide- ment 176. Le doigt 160 incline vers le bas et vers l'intérieur, et porte une tête 180 muni d'une face extrême
182 qui s'étend assez en travers de la queue du doigt pour engager la lèvre de la gravure sur toute sa largeur, la surface 182 ayant une bonne largeur par rapport à la hauteur. de la lèvre de la gravure. Le bord inférieur de la tête 180 est recourbe en 184 et est fait pour se mouvoir jusqu'au ras de ou en contact avec la semelle en traitement du côté interne de la lèvre de la gravure.
Si cette lèvre, a été rabattue tout près de la face plantaire de la semelle, la tête du doigt, au lieu de glisser sur la lèvre, la lèvera sûrement pour la présenter a la section 30 de la tuyère, tandis que la surface
182 peut serrer la lèvre comme il faut contre ladite section pour en effacer les plis ou autres irrégularités. L'ajustage du doigt prévu par la vis 172 permet à l'opérateur de faire passer le bord 184 de la tête dudit doigt tout prés de la face plantaire de la semelle, en sorte que la lèvre retroussée peut être levée sans que ladite face plantaire de la semelle soit.abîmée par l'oscillation du bord du doigt par- dessus elle. Si le bord 184 du doigt est en contact avec la surface de la semelle, le ressort 174 cédera pour réduire au minimum la pression exercée sur la semelle.
Le mouvement du doigt 160 pour lever et serrer la 'lèvre de la gravure s'effectue de préférence en faisant osciller le levier 168 par l'entremise d'une bielle 190 (fig. 1, 10,12) articulée à un bras montant dudit levier. L'autre bout de cette bielle est articule à un levier approximativement vertical 192 tourillonné dans la tête de la machine et portant à son
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extrémité Inférieure un galet 194 courant dans une piste de came ménagée dans un disque 196 cale sur l'arbre principal 98. De cette manière, l'ouvrage se trouve serré fermement contre la face 182 du doigt et, partant, contre la face 59 de la tuyère par-dessus le bec 58, mais il en est desserré par intermittences pour faciliter son entraînement.
Afin de placer le doigt dans la position qu'il faut par rapport à la tuyère pour adapter celle-ci a des lèvres de gravure d'épaisseurs différentes, il peut être ajusté au préalable en 178 de la manière expliquée ci-avant. Pour avoir un ajustage plus exact et facile à effectuer durant la marche de la machine, le levier à came 192 est tourillonné sur un excentrique 197 solidaire d'une broche-support 198 tournant dans la tête 12. Sur cette broche est claveté un bras 200 muni d'un taquet à ressort 202 qui peut s'engager dans l'un quelconque d'un nombre de trous percés dans un segment fixe 204. La rotation de la broche déplacera le levier 192 et, par l'entremise de la bielle 190, modifiera la position angulaire du levier 168 et, partant, l'écartement entre la face 182 de la tête du doigt 160 et la face 59 de la tuyère.
La descente de la tige 107 de la pédale amené le galet
122 en position active par rapport à la tuyère et agit de la même manière sur le doigt 160, puis ouvre la soupape 104.
La branche horizontale d'un levier coudé 210 se projette extérieurement de la broche 198 et est disposée pour tourner autour de cette broche, ledit levier étant perce a son extrémité externe d'un trou traverse par la tige 107 de la pédale. Au haut de cette Lige est monte.. fixe un collier 212,et entre ce collier et le levier 210 est interposé un ressort de compression 214. Une bielle 216 raccorde une branche montante dudit levier au bras 126 du galet 122. Quand la pédale est baissée, il est imprimé
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au bras 126 un mouvement descendant élastique pour amener ledit galet à basculer vers la tuyère, ce mouvement du galet n'entravant aucunement l'engrenage 136, pour la raison que le bras 126 pivote sur l'arbre-moteur 98.
Quant au mouvement correspondant imprime au doigt 160 par la tige de la pédale, il est produit par l'entremise des transmissions suivantes. Sur une courte saillie intérieure du bras-support 164 (fig. 10) pivote une bielle 220 qui traverse un trou du bloc 222, lequel est tourillonné sur la branche montante d'un levier coudé 224 qui pivote en 226 sur la tête 12 (fig. 1). Un ressort de compression 231, qui s'enroule sur la bielle 220 et est interposé entre le bloc 222 et des écrous 228 dans lesquels se visse le'haut.de cette bielle, sollicite le bloc 222 vers un épaulement de ladite bielle. L'autre branche du levier 224, laquelle est orientée vers l'intérieur, est raccordée à la tige 107 de la pédale.
Lorsque celle-ci est baissée, le levier 224 pivote élastiquement, sous l'impulsion du ressort et de la bielle 220, dans le bras 164 pour amener la. face 182 du doigt 160 en contact avec la face externe de la lèvre de la gravure, afin de la retrousser et la rapprocher de la sec- tion 30 de la tuyère. L'amplitude du mouvement dudit doigt vers la tuyère est limitée par le contact d'une face 232 (fig. 10) du bras 164 avec la tête de la machine. Ce déplacement du doigt par le bras 164 n'a aucun effet sur le mouvement oscillatoire que lui imprime le levier 168 pour lui faire dérider la lèvre de gravure. Comme cette oscillation est ininterrompue durant la marche de la machine, cela permet d'établir un équilibre entre les divers organes de la machine, de manière réduire au minimum la vibration de celle-ci.
Avec le levier 224 est tourillonné en 226 un levier à peu prés horizontal 234 dont l'extrémité interne est reliée
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par une bielle 236 a un bras 238 se projetant de l'arbre 106. L'autre bout du levier 234 est raccordé par un ressort 239 à la tête de la machine de manière à le maintenir contre un arrêt 240 sur ladite tête, et maintenir aussi la soupape 104 normalement fermée. Dans le levier 234 est pratiquée une fente 242, le long de laquelle se meut le bout d'une broche 244 joignant la tige 107 de la pédale au levier 224. Quand celle-la est exhaussée pour amener le galet d'entraînement 122 et le doigt 160 en position inactive et fermer la soupape, la broche 244 vient en contact avec le haut de la fente 242.
Durant l'abaissement de la pédale, cette broche se meut d'abord a vide à travers la fente cependant que le galet d'entraînement et le doigt sont amenés à se placer comme il faut pour coopérer avec la tuyère. Cette coopération une fois établie, la broche vient en contact avec le fond de la fente, ce qui fait osciller le levier 234 et tourner l'arbre 106 pour ouvrir la soupape. Il résulte de cette suite de mouvements que le galet 122 appuie d'abord légèrement contre l'ouvrage, puis, lorsque la pédale est abaissée davantage, est amené a l'entraîner de manière à rapprocher de la tuyère la lèvre de la gravure ou la serrer fermement contre elle, la colle n'étant déposée sur la gravure que lorsqu'elle est en rapport avec la tuyère.
Au contraire, 'quand la pédale est lâchée, l'écoulement de la colle cesse, et la chaussure est dégagée.
Mode d'emploi de la machine - Le galet 122 est ainsi ajusté par la manoeuvre du levier 148 que sa face extrême plate se trouvera tout près des sections 30 et 32 de la tuyère sans toucher le bord de la semelle S qui est en train d'être enduite, quelle que puisse être la largeur ou l'épaisseur de ce bord. Quand le galet est en position active (fig. 4), sa périphérie accusera la position qu'il
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faut pour appuyer contre l'empeigne U de la chaussure à proximité de la commissure de ladite empeigne et de la semelle. Le doigt serre-lèvre 160 peut être ainsi placé sur son levier de support 170 que la face 182 de sa tête sera assez écarta du bord 59 de la section 30 de la tuyère pour laisser un espace qui permette audit doigt d'exécuter son mouvement utile.
Le doigt en question peut être ajusté d'une façon encore plus exacte, même durant la marche de la,machine, en déplaçant le bras d'excentrique 200. En modifiant l'angle du levier 170 sur le levier 168, modifica- tion qui se produit lorsqu'on tourne la Vis 172, le bord 184 du doigt 160 peut être.ajusté en long du bord 59 de la section 30 de la tuyère de manière à le placer assez près de la face plantaire de la semelle pour lui faire retrousser la lèvre de la, gravure, et ce sans soumettre la semelle à une pression démesurée.
- Etant donné que la tuyère est fixe, l'ajustage soit du galet d'entraînement sait du doigt serre-lèvre ne modifiera aucunement le rapport entre celle de ces pièces qui ne serait pas ajustée et la tuyère, et il n'y a pas lieu de déranger cette dernière à moins qu'on ne juge nécessaire de l'ajuster. Quand la machine est en mouvement, le galet d'entraînement tourne et le doigt oscille continuellement, mais tous deux sont exhaussés normalement par la tige 107, sous l'impulsion du ressort usuel de la pédale, jusque dans les positions illustrés fig. 1.
L'ouvrier appuie la gravure d'une semelle qui a été préalablement assemblée a son empeigne contre la section 30 de la tuyère de façon à placer le nez 57 de cette tuyère à la racine a de la gravure (fig. 4,5), et de façon aussi que la semelle soit maintenue dans une position à peu près horizontale, qui permettra a l'ouvrier de l'observer et manier au mieux. La fente 84 de la section 32 de la tuyère est attirée élastiquement par le ressort 90 vers le fond b
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de la gravure pour y déposer la colle .
Quand la tige 107 de la pédale est abaissée, les pièces y raccordées font basculer le bras 126 vers le bas po-ar amener le coin arrondi 121 du galet 122 en contact avee l'empeigne de la chaussure et Noircir le bras 164 vers l'intérieur pour amener la face 182 du doigt 160 dans la position qu'il faut pour serrer la lèvre c de la gravure . L'ouvrage étant maintenant prêt à Être entraînée les pièces raccordées à la tige de pédale ouvrent la soupape 104, la colle étant refoulée à travers la fente 58 de la tuyère pour se répandre sur la face interne de la lèvre de la gravure, à travers la fente 84 pour enduire le fond de la gravure, enfin à travers les passages 56 et 86 pour enduire la racine de ladite gravure .
La rotation du galet 122 aidant, l'opérateur avance l'ouvrage, le nez 57 de la tuyère servant à le guider durant tout son parcours . La tête 180 du doigt 160, par son oscillation entre la semelle et la lèvre renversée de la gravure, retrousse cette làvre, fléchit si son bord arrondi 184 rencontre la face plantaire de la semelle, et pousse la lèvre contre le bord 59 de la section 30 de la tuyère . Cette action du doigt a pour effet d'effacer les rides, produites lors de l'ouverture de la gravure, et de placer la lèvre dans la position qu'il faut pour recevoir la colle débouchant de la fente 58.
Pendant que la gravure est promenée devant la tuyère, les parois de la fente 84 de la section 32, sous l'impulsion du ressort 90, montent et descendent par-dessus le fond de la gravure pour se prêter tant aux variations dans le contour dudit fond de la gravure qu'à l'angle de la gravure résultant de ces variations qui pourraient exister, par exemple, entre l'avant-pied et la cambrure, ou bien des divers angles sous lesquels l'ouvrier peut présenter la chaussure à la machine. Le lecteur se fera une peilleure idée de
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l'action que l'on vient de décrire en se reportant aux figures 5 et 11 qui représentent la tuyère respectivement ' en contact avec la gravure l'avant-pied et en cambrure .
L'action du ressort sur la section 32 amène celle-ci aussi à se prêter aux variations dans le contour du fond de la gravure, variations qui pourraient être trop brusques pour que l'ouvrier puisse les suivre . Lorsque, durant son entraînement, l'avant-pied de la chaussure bascule sur le nez de guidage 57\de la tuyère, l'empeigne se déplacera par-dessus le bord courbe 121 ( fig. 1) du galet 122. Durant l'encollage de la gravure en cambrure, c'est contre la périphérie de moindre courbée 123 du ga- let 122 qu'appuiera la gravure à cause du basculement plus accentué de l'ouvrage nécessité par le contour particulier de cette partie-la de la chaussure .
Dans chaque cas, ces mouvements latéraux s'effectuant! à des aigles différents et en passant de l'un à l'autre, se produiront sans secousse et sans entraver le cheminement de l'ouvrage, grâce aux courbures de la périphérie du galet qui se correspondent et se confondent l'une dans l'autre .
La gravure étant enduite, l'opérateur lâchera la pédale qui sera exhaussée par son ressort. La soupape 104 est d'abord fermée, puis le galet d'entraînement et le doigt sont ramenés à leur position élevée à l'écart de la tuyère, et l'article encollé peut être enlevé de la machine . Au cas où l'ouvrier désirerait déboucher la tuyère qui se serait engorgée, le bras 126 du galet peut être bloqué par le verrou 153 dans une position où. il ne sera pas taché par les gouttes de colle tombant de la tuyére . A la fin de la période de travail, l'ensemble de la tuyère peut être démonté de la machine en desserrant le levier 22, puis fixé sur le réservoir 110 de façon à ce que les extrémités de décharge de la tuyère restent immergées dans le solvant .
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Il est entendu que la section cédante de la tuyère illustrée fig. 12 à 23 inclusivement peut servir à elle seule à enduire le dessous d'une chaussure, et peut être adaptée a une machine essentiellement analogue a celle décrite au brevet belgedu 1er Juin' 1935 (n 409.754), et représentée tout particulièrement par les figures 3 et 4 du dessin dudit brevet. Il est entendu aussi que la tuyère de la présente invention peut servir à d'autres emplois que ceux signalés ci-dessus, par exemple, à enduire les semelles de colle ou d'un solvant visqueux.