BE445908A - - Google Patents

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BE445908A
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C08ORGANIC MACROMOLECULAR COMPOUNDS; THEIR PREPARATION OR CHEMICAL WORKING-UP; COMPOSITIONS BASED THEREON
    • C08GMACROMOLECULAR COMPOUNDS OBTAINED OTHERWISE THAN BY REACTIONS ONLY INVOLVING UNSATURATED CARBON-TO-CARBON BONDS
    • C08G14/00Condensation polymers of aldehydes or ketones with two or more other monomers covered by at least two of the groups C08G8/00 - C08G12/00
    • C08G14/02Condensation polymers of aldehydes or ketones with two or more other monomers covered by at least two of the groups C08G8/00 - C08G12/00 of aldehydes
    • C08G14/04Condensation polymers of aldehydes or ketones with two or more other monomers covered by at least two of the groups C08G8/00 - C08G12/00 of aldehydes with phenols
    • C08G14/06Condensation polymers of aldehydes or ketones with two or more other monomers covered by at least two of the groups C08G8/00 - C08G12/00 of aldehydes with phenols and monomers containing hydrogen attached to nitrogen

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Description


   <Desc/Clms Page number 1> 
 



    COMPOSITIONS RESINEUSES.   



   L'invention est relative à des compositions résineuses obtenues à partir des constituants suivants ; 
1 - un produit phénol-alcoolique dérivant de la condensation partiel- le d'un aldéhyde aliphatique avec un phénol ayant au moins deux positions réacti- ves dans le noyau aromatique, la réaction étant catalysée par une substance alca- line. 



   2 - un dérivé de la cyanamide, choisi dans le groupe de la dicyan- diamide, de la mélamine ou de leurs mélanges. Les compositions résineuses obtenues sont utilisables dans l'industrie des plastiques et des revêtements suivant les modalités générales connues. Ces résines peuvent être durcies par la chaleur et employées au moulage. Elles sont caractérisées par une coloration claire et parti- 

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   -oulièrement   stable. 



   On a proposé, pour obtenir des résines inodores de phénol et de formal déhyde, d'ajouter de l'urée ou autre substance   résinifiable   mais dépourvue de ca- ractère phénolique, ainsi qu'un excès moléculaire de formaldéhyde, le tout en pré- sence de carbonate de soude ou autre catalyseur basique jusqu'à ce qu'il se sépare de l'eau qu'on évapore de préférence sous pression réduite* Juste avant l'addition d'urée, la masse de réaction n'est plus au stade du phénol méthylolé, mais déjà sous forme de résine précipitée ou résiduelle à base de méthylène phénols. L'ad- dition d'urée fixe l'excès de formaldéhyde présent dans la masse résineuse sous forme de paraformaldéhyde.

   On a également proposé de préparer des compositions ré- sineuses par réaction entre la dicyandiamide et le formaldéhyde et entre la méla- mine et le formaldéhyde, ces réactions pouvant être effectuées en présence d'au- tres constituants, tels que l'urée. Cependant, on n'avait jamais décrit les com- positions nouvelles et avantageuses à cause de leur faible coloration, de leur stabilité de couleur, de la simplicité et du faible prix de revient à la fabri- cation obtenue par réaction de la mélamine ou de la dicyandiamide ou de leurs mélanges sur un produit de réaction comportant surtout des phénols-alcools avec catalyse alcaline, ces phénols-alcools étant eux-mêmes préparés par réaction par- tielle d'un aldéhyde aliphatique, le formaldéhyde par exemple, et d'un phénol con- tenant au moins deux positions réactives dans le noyau,

   
On sait que les phénols et les aldéhydes aliphatiques réagissant à un pH supérieur à 7,0 (réaction alcaline) en donnant d'abord un phénol-alcool, puis un produit de condensation qui rend le milieu laiteux ou opalescente En pour- suivant la réaction, la masse se sépare en une couche aqueuse et une couche épais- se, sirupeuse ou huileuse renfermant la résine. Suivant la présente invention, on incorpore de la mélamine ou de la dicyandiamide ou un mélange de ces substances, dans un produit de réaction phénolique lorsque celui-ci est encore en solution limpide, et comprend surtout un mélange de phénols-alcools. Dans tous les cas, l'incorporation du dérivé de la cyanamide dans le produit de réaction phénolique doit précéder la séparation de la couche huileuse ci-dessus mentionnée, Le mélan- ge des constituants peut alors poursuivre sa réaction.

   On peut chauffer ce mélange pendant une courte durée préalablement à sa déshydratation, ou bien on peut le déshydrater immédiatement. Dans ce cas, le produit de condensation partielle phé- nol aldéhydique et le dérivé de la cyanamide réagissent simultanément avec le pro- duit de réaction liquide   déshydraté.   



   La nature exacte de la réaction qui intervient n'est pas définitive- 

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 -ment connue ; néanmoins, on a des raisons de supposer   qu'elle*se   produit comme indiqué ci-dessous. Dans le cas par exemple, des proportions équimoléculaires du phénol   dimêthylolé   et de la dicyandiamide ou bien du phénol triméthylolé et de la mélamine, on peut écrire les réactions suivantes :

   
 EMI3.1 
 La résinification du produit mixte de condensation entre le phénol-aloool et la mélamine ou la   dicyandiamide   ou ces deux substances se produit simultanément avec la résinficiation de toute partie du phénol d'origine qui subsisterait éventuel- lement dans la masse de réaction, 
On obtient des compositions résineuses durcissables par la chaleur en achevant la réaction de condensation entre les phénols-alcools et les dérivés de la cyanamide en milieu   solde     (pH   intérieur à 7), ce qu'on réalise par addition d'une substance à caractère acide à la masse de réaction avant de la déshydrater ou tout au moins avant que la déshydratation en soit   oomplète,   En général,

   on acidifie avant de précipiter la masse résineuse comportant le dérivé de réaction phénol alcool plus dérivé de'la cyanamides On acidifie à un pH Inférieur   à   5, de préférence compris entre 2 et   4,   de façon à obtenir des produits résineux réali- sant l'optimum de stabilité de coloration et de caractéristiques de durcissement, Comme substances acides utilisables, on citera les acides organiques, par exemple oxalique, patalique, citrique, acétique, lactique, acrylique, malonique, maléique, etc...; les résines alkyd à caractère acide;

   éventuellement les anhydrides d'aci- des organiques, Bien qu'on préfère les acides organiques, favorables à la faible coloration et à la stabilité, des acides minéraux phosphorique, chlorhydrique,   etc**   ou des sels acides, tels que le phosphate acide de sodium, le bisulfate de sodium, etc... sont également utilisables quand la teinte et la stabilité de co- loration n'ont q'une importance secondaire. 



   Pour réaliser l'invention, on peut se servir de n'importe quel phénol, pourvu qu'il possède au moins deux positions réactives sur son noyau aromatique. 



    ¯il   

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 On choisira donc le phénol d'après des considérations économiques et en fonction des propriétés recherchées dans le produit final. Ainsi, lorsque les résines doivent être solubles dans les huiles, on peut employer un phénol choisi parmi les dérivés ortho et para substitués ayant deux positions réactives sur le noyau aromatique et au moins quatre atomes de carbone dans le groupe substituant, par exemple, les o. et   p,   butylphénols, amylphénols,   phénylphénols,   1.phénéthylphénols indène phénols, etc...

   Dans le cas de résines de coulage ou de moulage, on préfère utiliser des phénols substitués en position méta par un radical alcoyle (par exem- ple méthyle, éthyle, etc.. ou un radical aryle, (par exemple phényle,   orésyle,   etc..) ou par un radical   alcoxy   (par exemple   méthoxy,   éthoxy, etc..). 



   Le choix de l'aldéhyde utilisé dépend aussi de raisons économiques et des propriétés recherchées dans le produit final. En général, il vaut mieux utili- ser le formaldéhyde ou ses polymères, notamment lorsque l'on veut préparer des résines de coulage ou de moulage devant durcir dans le moule. Pour certaines ap- plications de la résine finie, on peut employer d'autres aldéhydes aliphatiques, notamment l'acroléine, la   méthylacroléine,   l'acétaldéhyde et ses homologues supé- rieurs, le crotonaldéhyde, etc.., ou des mélanges de ces substances, éventuelle- ment avec du formaldéhyde ou avec des substances génératrices de formaldéhyde. En général, plus est longue la chaîne de l'aldéhyde aliphatique et plus le durcisse- ment de la résine devient lent et plus le produit final reste mou.

   En général, les résines dérivées des aldéhydes aliphatiques autres que le formaldéhyde sont plus colorées et moins stables à la lumière que les résines formaldéhydiques. 



   Bien qu'on puisse faire varier le rapport de l'aldéhyde aliphatique au phénol, il est en général préférable de le limiter à une molécule de phénol pour 1 à 4 ou 5 d'aldéhyde aliphatique. Il n'y a souvent pas avantage à dépasser 3 molécules   d'aldébyde   lorsqu'on désire préparer des résines de coulage ou de moulage. Les meilleurs résultats correspondent à   1@5 -   3 molécules de formaldéhyde par molécule de phénol, C'est en faisant varier le rapport du phénol à l'aldéhyde que l'on modifie la vitesse de prise et la ténacité du produit final. 



   Pour effectuer la réaction de condensation entre le phénol et l'aldé- hyde aliphatique sous catalyse alcaline pour obtenir les phénols-alcools, il est préférable de ne pas dépasser environ 90  et de travailler plutôt à des tempéra- tures de l'ordre de 30 à 80  C, généralement de 40 à 70 . Comme catalyseurs al- calins, on préfère ceux qui ne tendent pas à foncer la couleur de la résine, no- tamment les hydroxydes alcalins ou alcalinoterreux, les carbonates, les cyanates, les acétates et les borates des métaux alcalins qui constituent des catalyseurs 

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 fixes. 



     On   peut incorporer le dérivé de la cyanamide dans la masse de réaction au cours de la formation des phénols   méthylolês   ou bien après cette formation, mais avant la résinifcation. On peut faire varier le taux du dérivé cyanamidique entre des limites très éloignées, mais on préfère ne pas dépasser environ 20% en poids, calculés sur le phénol Initial, l'addition étant de la mélamine, de la di- cyandiamide ou un mélange de ces substances. En se limitant à ces taux, on obtient des produits stables à la chaleur, pouvant être moulés vers 130 - 1500 0 et foar- nissant des pièces peu teintées, stables à la lumière, c'est-à-dire résistant à la décoloration sous l'influence de la lumière et/ou de la chaleur.

   Les pièces moulées ont aussi une bonne stabilité à la chaleur car leur teinte ne se modifie pas ou à peine quand on les chauffe longtemps à l'obscurité ou à la lumière, En   forçant   le taux du dérivé de la cyanamide, on obtient des moulages de coloration plus sombre ou de plasticité moindre, Dans certains cas ce n'est pas un   Incon-   vénient, mais on préfère se tenir aux taux Indiqués, lorsqu'on veut des moulages ayant l'optimum de couleur et de plasticité, La stabilité de couleur est égale- ment amoindrie si on ajoute le dérivé de la cyanamide après   résinification   des phénols méthylolés à l'état de masse comprenant surtout des méthylènes phénols, Cette propriété dépend donc, d'une façon d'ailleurs mal comprise,

   du moment où intervient la réaction entre le dérivé de la cyanamide et les méthylols phénols. 



   On a trouvé aussi que toutes les substances de la nature de l'urée n'améliorent pas la stabilité à la lumière et à la chaleur des résines phénol- formaldéhyde, Ainsi, l'urée ou la   biguanidine,-   substances qui dans bien des réactions sont tout-à-fait équivalentes à la mélamine et à la dicyandiamide, - étant substituées à la mélamine ou à la dicyandiamide dans la réaction avec les phénols-alcools, on observe que les produits à mouler jaunissent au cours du mou- lage, en contraste marqué avec les résines conformes à l'invention qui ne changent pratiquement pas de teinte pendant le moulage, 
Les sirops résineux chauds qui résultent de l'addition et de l'inter- condensation des dérivés cyanamidiques peuvent être en solutions liquides ou en dispersions laiteuses ou opalescentes.

   On peut leur ajouter des charges, des colorants, des pigments, des lubrifiants, des plastifiants, etc..., puis les sé- cher pour obtenir des compositions à mouler* On peut encore s'en servir à leur état originel non déshydraté, ou bien après déshydratation partielle ou totale sous action de la chaleur et/ou du vide, puis les dissoudre dans un liquide vola- til, par exemple l'alcool ordinaire, obtenant alors des Vernis de viscosité et 

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 concentration ajustables suivant les applications aux revêtements, à l'impré- gnation, à l'émaillage de fils, à la préparation de pièces laminaires, etc... 



  On peut également déshydrater complètement la résine, puis la broyer séparément ou en même temps que des substances destinées à servir de charges, de colorants et autres ingrédients usuels dans l'industrie du moulage. 



   Lorsqu'on a en vue la préparation de résines de coulage, il est impor- tant que la température de déshydratation du sirop résineux ne dépasse pas en- viron   110*C,   cette précaution n'étant pas nécessaire pour les autres   applicatiom   Si l'on déshydrate à des températures plus élevées, la résine ayant fait prise peut présenter des fissures en étoiles qui nuisent à l'aspect et affaiblissent la pièce. Par conséquent, on préfère déshydrater la masse sous pression rédui- te sans dépasser 90 à 95  0. 



   Pour effectuer la prise des résines de coulage conformes à l'inven- tion, on doit éviter de leur faire dépasser environ 110  C. dans les moules. 



  En général, les meilleurs résultats correspondent à des températures inférieu- res à 100 , et de préférence vers 75 à 90 ,On peut même utiliser des tempéra- tures plus basses, 60 à 70  par exemple, mais le durcissement devient beaucoup plus lent. Au contraire, si les compositions résineuses de l'invention sont utilisées comme adhésifs ou pour la préparation de pièces laminaires on peut effectuer la prise de la résine in situ à des températures bien plus élevées, par exemple 130 à 140 . 



   On va maintenant indiquer quelques exemples dtapplication; toutes les quantités données sont en poids. 



  Exemple 1. 
 EMI6.1 
 
<tb> 



  Phénol <SEP> synthétique <SEP> re-distillé <SEP> .................... <SEP> 90 <SEP> parties
<tb> 
<tb> Formaldéhyde <SEP> aqueux <SEP> à <SEP> environ <SEP> 37% <SEP> 195 <SEP> "
<tb> 
<tb> 
<tb> Carbonate <SEP> de <SEP> potassium <SEP> dissous <SEP> dans <SEP> 20 <SEP> parties <SEP> d'eau <SEP> 2,85
<tb> 
<tb> 
<tb> Mélamine <SEP> .......................................... <SEP> 4,5
<tb> 
 
On mélange les trois premiers constituants, et fait réagir 4 heures à 50 . On obtient une masse liquide, solution de phénols méthylolés dans.l'eau, exempte de précipité, On ajoute alors la mélamine et chauffe sous reflux pendant 30 minutes la masse qui a réagi à un pH égal à 8,53. On abaisse le pH à 2,72, en ajoutant une solution chaude de 4,86 parties   d'acide   oxalique dans 20 parties d'eau.

   Au sirop obtenu, on incorpore 114 parties de floche d'alfa et 1,14 par- ties de stéarate de zinc pour lubrifier le moule* Après séchage pendant 5 heu- res à 60 , on lamine la résine pendant 30 secondes. On la pulvérise au moulin à 

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 boulets et on moule à 135 - 140  pendant 5 minutes sous 140 kg. par cm2. Les pièces moulées sont blanches, dures et on fait prise dans toute la masse. 



   Si aux 4,5 parties de mélamine, on substitue un poids égal d'urée, la composition pour moulage, préparée par ailleurs dans des conditions identi- ques, n'est pas assez plastique pour épouser la forme du moule, et le produit moulé durci a une vilaine couleur jaune serin montrant le manque de stabilité de la teinte à la chaleur,   EXEMPLE   2, 
Même formule et même procédé que pour l'exemple 1, sauf que le pro- duit humide est séché deux heures et demie à 70 , puis laminé une minute. 



  Après   broyage,   de façon que toutes les particules puissent traverser le tamis n  8, on ajoute 0,95 parties de blanc de titane et   0,057   partie d'un colorant rougeâtre stable à la lumière, après quoi, on broie très finement au moulin à boulets. La poudra obtenue est agglomérée en paillettes et celles-ci subissent le moulage définitif. On obtient des pièces dures, bien prises, brillantes et d'une coloration rose saumon rappelant celle d'un   beaua   pastel. 



    EXEMPLE   3. 



   Même formule et même nrocédé que pour l'exemple 1, sauf que l'on dou- ble la quantité de mélamine incorporée au sirop. Les pièces moulées sont très semblables à celles de l'exempte 1, mais la composition de moulage est beaucoup plus dure et moins plastique. On peut incorporer des plastifiants convenables, par exemple l'acétate pelyvinylique, que l'on broie avec la composition. 



    EXEMPLE   4. 



   Même formule et même procédé que suivant l'exemple 1, sauf, poids pour poids, la substitution de la dicyandiamide à la mélamine, Après acidifi- cation du sirop résineux on a pH 2,37. Les pièces moulées font bien prise; elles n'ont pas de coloration jaune, elles épousent bien la forme du moule, mon- trant que la composition est d'une bonne plasticité. 



   Il était impossible de prévoir que les compositions de moulage citées dans les exemples précédents puissent faire correctement prise puisque préparées à partir de résines synthétiques de pH exceptionnellement bas.   On   admet généra- lement que les résines phénol-aldéhydes utilisables comme compositions de mou- lage ne peuvent âtre obtenues que partant de résines fortement alcalines (pH considérablement supérieur à 7).

   Il est aussi surprenant et imprévisible   dobte-   

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 -nir des compositions de moulage pouvant être stockées en gardant leur stabilité et leur facilité de moulage, car les résines obtenues à partir des dérivés de la cyanamide, (par exemple urée, mélamine, dicyandiamide, etc..) aussi bien que les compositions de moulage préparées avec ces résines, deviennent instables, se conservent mal et se moulent difficilement pour des valeurs du pH inférieures à 6. 



   D'après la description ci-dessus, on voit que l'invention permet d'ob- tenir des compositions résineuses dérivant de la réaction   1 )de   phénols-alcools préparés par réaction entre un aldéhyde aliphatique, notamment le formol, et un phénol ayant au moins deux positions réactives dans le noyau aromatique, par exemple le phénol ordinaire; 2 ) un dérivé de la cyanamide choisi dans la classe de la dicyandiamide, de la mélamine ou de leurs mélanges. On obtient ainsi des compositions qui associent dans les molécules résineuses un phénol-alcool avec la mélamine et/ou avec la   dicyandiamidet   Le phénol-alcool dérive d'un phénol possédant au moins deux positions réactives dans le noyau aromatique. 



   En général ces nouvelles compositions sont préparées en formant .une masse liquide comprenant surtout des dérivés méthylolés d'un phénol, celui-ci ayant au moins deux positions réactives dans le noyau aromatique, de façon à faire réagir ces substances sur le dérivé de la cyanamide choisi, et effectuer la résinification* En général, on prépare ces nouvelles résines en condensant partiellement le phénol et l'aldéhyde aliphatique à un pH supérieur à 7 de façon à obtenir une masse liquide comprenant essentiellement des dérivés méthylolés du phénol, puis à effectuer la réaction initiale entre cette masse liquide et le dérivé mentionné de la cyanamide à un pH supérieur à 7, enfin à achever la réaction à un pH inférieur à 7.

   La méthode de préparation préférée consiste à condenser partiellement une molécule de phénol avec une solution aqueuse d'en- viron 1,5 à 3 molécules de formaldéhyde sous pH supérieur à 7, de façon à obte- nir une masse liquide comprenant principalement des phénols-alcools; à incorpo- rer dans cette masse liquide pratiquement au plus 20% et de préférence 2 à 10% du dérivé de la cyanamide, c'est-à-dire la mélamine, la dicyandiamide ou un de leurs mélanges, le pourcentage étant calculé sur le poids du phénol; à effec- tuer la réaction partielle entre cette masse liquide et le dérivé de la cyana- mide; à déshydrater la masse résultante à un pH inférieure à 5 ;

   enfin à effec- tuer la réaction ultérieure simultanément entre les composants réactifs de la masse, 
Pour obtenir les phénols-alcools, on préfère partir du phénol ordi- naire. 

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  ..........-naire. Si on choisit un phénol substitué, deux au moins des positions en ortho et en para du grope OH doivent rester libres. En conséquence, ces phé- nols substitues peuvent former des dérivés di-alcoylolés. Par une préparation soigneuse, on peut obtenir des masses liquides renfermant un proportions quanti- tatives, ou presque, des phénols-alcools. 



   Quand on veut obtenir des résines peu colorées, on doit utiliser des matières premières extrêmement pures. Le phénol doit avoir été distillé spécia- lement, être incolore et exempt de toutes Impuretés pouvant colorer la résine durcie. Au point de vue de leur pureté, les catalyseurs de condensation doivent être conformes aux spécifications de la pharmacopée américaine ou de qualité équi valente. On doit également utiliser l'aldéhyde aliphatique, la mélamine et la   dioyandiamide   au degré le plus élevé de pureté. 



   Les résines de base décrites suivant l'invention peuvent être modifiées de bien des manières en leur incorporant des substances modificatrices avant, pendant ou après la réaction entre les constituants fondamentaux. Comme modifi-   cateurs, on peut par exemple utiliser des alcools monobydriques s éthylique.   propylique, isopropylique, etc...; des alcools polyhydriques, tels que les gly- cols, la glycérine, la pentaérythrite, le triméthylolnitromêthane, etc..; des monoamides dérivant des acides aliphatiques, saturée ou non, ou des acides aro- matiques, par exemple l'acétamide, l'amide acrylique, le benzamide, le toluène sulfonamide, etc..; ou encore des polyamides dérivant par exemple des acides adipique, phtalique, etc..; des amines, comme l'éthylène-diamine, l'aniline, la phénylène diamine, les aminophénols, etc.. 



   Comme substances modificatrices, on peut aussi employer des substances   à   poids moléculaire élevé, possédant ou non des caractéristiques tésineuses, par exemple le bois et   ses,dérivés   par hydrolyse; les protéines ou leurs produits de condensation avec les aldéhydes; les résines dérivées de la condensation du fur- fural ou de l'urée, de l'aniline, etc.. avec nies aldéhydes; des résines alkyd modifiées ou non, saturées ou non; des résinées de sulfonamides et d'aldéhydes; des dérivés cellulosiques solubles dans l'eau ;des gommes ou résines naturelles; des dérivés polyvinyliques, par exemple des acétals polyvin,yliques; des super- polyamides, etc... 



   D'autres additions permettent de plastifier ou de ramollir les résines par exemple les esters phtaliques, tels que le dibutyl phtalate, etc..; les es- ters phosphoriques, le tricrésyl phosphate par exemple. 



   Comme dans l'industrie des résines synthétiques, on peut ajouter aussi 

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 des colorants, des pigments, des plastifiants, des poudres métalliques, de façon à modifier l'aspect des pièces moulées et à leur donner une coloration plus agréable. On peut employer aussi des lubrifiants, par exemple des savons métal- liques d'acides gras à poids moléculaire élevé, notamment les stéarates et pal- mitates d'étain, de zinc, de cadmium, de calcium, etc...; des cires, comme la cire de Carnauba ou des paraffines peu fusibles, etc..

   On peut employer égale- ment toutes les charges connues, par exemple, la farine de bois, blanchie ou non, la cellulose d'alfa à l'état de floche, des feuilles ou déchets de papier, de tissus, de l'amiante en poudre, des fibres plus ou moins longues, du mica en poudre ou en paillettes, des copeaux de bois, de la fibre de bois, des fibres tressées naturelles ou synthétiques, de la laine de verre en filaments, en tis- su ou en feutre, etc... 



   Pour préparer les compositions destinées au moulage à partir des résines objet de l'invention, celles-ci non déshydratées ou partiellement déshy- dratées peuvent être mélangées avec les modificateurs mentionnés, suivant les procédés classiques de cette industrie. On peut sécher les compositions humides de toute façon connue, par exemple en déshydratant à la température ambiante ou à une température plus élevée, dans un courant d'air chauffé, ou sous l'in-   fluence   de l'énergie thermique rayonnante. Les compositions peuvent être rendues compactes par travail au mélangeur   Banbury,   par laminage, par mise en paillettes etc.., ces opérations étant suivies d'un broyage et d'un tamisage à la dimension désirée.

   Ces compositions de moulage peuvent être moulées à des températures élevées, de préférence 100  à 150 , sous des pressions convenables, généralement 140 A 200 kg par cm2, mais pouvant être comprises entre environ 70 et 300 kg par cm2. 



   En dehors de leur emploi pour des pièces moulées ou coulées, les résines conformes à l'invention peuvent aussi servir comme ignifuges, comme hydrofuges, comme apprêts, destinés au bois, aux fibres naturelles ou synthéti- ques, prises sous forme de filaments, de tresses,de tissus, et autres. 



   Bien entendu, on obtient le plus de résistance à l'eau, au feu ,aux solvants, etc.. quand l'enduit ou l'apprêt a été amené à l'état final insoluble et infusible. Dans le cas de matériaux cellulosiques fibreux, on peut les re- vêtir en surface, ou les imprégner et les revêtir de ces résines par tout moyen convenable, par exemple par projection, par badigeonnage, par immersion, etc... 



    On   élimine ensuite le solvant. 



   Parmi les applications des produits réalisés suivant l'invention on 

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 indiquera, sans limitation, toutes celles des résines synthétiques permettant de préparer des feuilles, des tubes, des boîtiers de pendules, des boutons de porte, des écouteurs de téléphone, des coffres de radio, des vases, des manches d'ombrelles, des articles de ménage, des nouveautés décoratives, etc.. préparée par moulage, coulage ou laminage. Ces résines conviennent à remaillage des fils métalliques, spécialement lorsqu'on les associe avec d'autres matières syn- thétiques; à l'agglomération de paillettes de mica pour obtenir des isolants laminaires; à l'imprégnation des corps poreux, par exemple le liège, la terre culte, les feutres, les agglomérés, les cartons, etc...

   On peut, en particulier les utiliser dans les bobines électriques, par exemple, entre des couches de papier isolant, pour séparer les enroulements des bobines et obtenir, après prise de la résine, des bobines équivalentes aux bobines moulées. On peut aussi s'en servir pour imprégner ou   tra&ter   divers appareils électriques, On peut éga- lement les employer à la fabrication des matières agglomérées   f ibreuses   lami- naires, en superposant des couches d'étoffe ou de papier, collées ensemble par la résine. On peut fabriquer des moules et pièces abrasives en agglomérant des abrasifs grenus au moyen de ces   résinesq   enfin on peut les employer comme subs- tances modificatrices à incorporer à d'autres résines naturelles ou synthétiques destinées au moulage ou au revêtement.

Claims (1)

  1. RESUME I - Compositions résineuses synthétiques constituées par les produits d'interréaction entre : 1 ) - un produit liquide de condensation partielle à base de phénol-alcool et dérivant de la réaction d'un aldéhyde aliphatique et d'un phénol, ce dernier ayant au moins deux positions réactives dans le noyau aromatique; 2 ) - une certaine quantité de mélamine, de dicyandiamide ou d'un mélange de ces substances.
    II - Modes de réalisation comportant une ou plusieurs des dispositions suivantes : (a) - La réaction entre phénol et aldéhyde est effectuée en présence d'un cata- lyseur alcalin; (b) - La dicyandiamide, la mélamine ou leurs mélanges sont ajoutés au produit de condensation phénol-aldéhydique avant que celui-ci ne renferme une proportion notable de dérivas méthylène-phénoliques, (c)- Une fois effectuée l'interréaotion initiale de phénol-alcool avec la <Desc/Clms Page number 12> dicyandiamide ou la mélamine, on acidifie la solution à un pH inférieur à 5, et de préférence compris entre 2 et 4.
    (d) - Le taux de la mélamine et/ou de la dicyandiamide est inférieur à environ 20% du poids du phénol, et de préférence compris entre 2 et 10%.
    (e) - Lorsque la résine à préparer doit être soluble dans les huiles grasses, en choisit un dérivé méthylolé d'un phénol substitué en une seule des positions ortho ou para par rapport à un groupe hydroxyle, ce composé conservant au moins deux positions réactives dans le noyau aromatique, et le substituant ayant au moins quatre atomes de carbone, (f) - Pour obtenir une résine de coulage, on limite la proportion de formaldé- hyde entre 1,5 et 3 molécules par molécule de phénol possédant éventuellement une seule substitution en position méta par rapport au radical hydroxyle.
    III - Produits industriels nouveaux constitués par : (a) - Les résines phénoliques à coloration claire, stables à la lumière et à la chaleur, préparées suivant l'invention.
    (b) - Les produits intermédiaires, tels que compositions de moulage, résines de coulage, vernis, etc.. préparés à partir des résines décrites.
    (c) - Les pièces moulées, agglomérées ou laminaires, les revêtements isolants, émaux, laques, etc.. dont les résines décrites forment le constituant caracté- ristique*
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