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Anneau porteur pour roues d'automobiles Lorsque des automobiles circulent sur un sol mou, sablonneux et cédant facilement, on a l'inconvénient connu que les roues s'enfoncent fortement. Non seulement l'avancement en est rendu très diofficultueux, mais encore il est à craindre !que les roues s'enfoncent et tournent sur place ou patinent et aussi que certaines parties de la voiture, par exemple le carter du moteur, viennent porter sur le sol. On ne peut pas empêcher cela avec les antidérapants habituels car ceux-ci servent à augmenter l'adhérence de prise des roues tandis que, dans le cas d'un sol sablonneux, .il s'agit de remédier à ce manque de résistance, en particulier de résistance au cisaillement.
Avec les roues à bandages en caoutchouc, les bandages larges, ballons ou tropicaux, assurent bien une certaine protection contre un sol meuble, mais, en outre du fait que l'on ne dispose pas toujours de bandages de ce genre etque l'on ne peut les monter sur des j'antes normales, ils posent cependant un problème de matière première'qui n'est pas soluble sans plus, ils subissent une plus grande usure et, dans le cas des bandages tropicaux, ils ne conviennent pas bien pour la circulation normale'sur route.
On a bien déjà proposé de remédier à cet inconvénient en montant en cas de besoin, à l'extérieur des roues de la voiture, des jantes supplémentaires, c'est à dire des anneaux ayant une certaine largeur et qui sont placés concentriquement par rapport aux bandages (mais qui ent un plus petit diamètre que lui et qui sont. munis par intervalles de chevilles, crampons ou organes analogues. Ces dispositifs-ont bien pour résultat d'augmenter'la surface de portée de la roue et par suite de s'opposer à l'enfoncement de celle-ci.
L'expérience montre cependant qu'ils ne conviennent pas pour résoudre le problème posé parce qu'ils reposent essentiellement sur le principe des antidérapants du fait que leurs saillies ou che- .villes doivent ancrer la roue dans le sol à l'opposé du sens du déplacement et cet effort avorte par suite du défaut de résistance au cisaillement du sol.
La présente invention prévoi't, pour la circulation sur un sol sablonneux et éventuellement également sur autre sol meuble tel qu'un terrain ramolli, de la neige poudreuse, eto. également l'utilisation d'anneaux porteurs ou de "quilles" por- teuses'sur les roues d'automobiles. Toutefois la caractéris-
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tique de ces anneaux, qui sont en tôle ou matière analogue et dont le diamètre est, de façon connue, inférieur a celui de la roue, consiste, selon l'invention, dans le fait qu'ils sont constitués par une couronne en dents de scie, dont les dents présentent des flancs larges et plats dans le sens de la marche, mais courts et raides dans le sens contraire.
Des essais pratiques ont montré que ce dispositif convient particulièrement bien pour maintenir de. façon sûre un véhicule sur la surface du sol même lorsque celui-ci est constitué par du sable fin, pour empêcher autant que possible que les roues effectuent un broyage ou un dragage et pour réaliser des conditions favorables pour l'avancement du venicule de fa- çon telle que la partie inférieure de celui-ci ne porte pas ou ne glisse pas sur le sol, qu'en outre la dépense de force pour l'entraînement soit sensiblement réduite, que la formation d'ornières profondes soit empêchée et par suite que la chaussée soit ménagée.
Le dispositif ,selon l'invention procure un avantage important qui est basé sur l'utilisation d'un principe d'avancement qui ne consiste pas tellement en ce que l'on repousse le véhicule vers l'avant, auquel cas par conséquent le sol sert de point d'appui soumis à un effort sensiblement parallèle à son plan, mais en ce qu'on le soulève, la pression étant plus ou moins dirigée vers le bas. Le profil spécial donné à l'anneau porteur fait que les dents ne font pas "prise" ou n'agissent pas à la façon des pales mais que leurs flancs larges se posent à la façon de coins devant la roue qui tourne et par suite étalent continuellement un coussin porteur, ce qui donne lieu à la formation d'une base plus grande sur laquelle la roue peut tourner de façon sûre sans dépendre dans une trop grande mesure de la résistance au cisaillement du sol.
Du fait que l'anneau servant de quille porteuse a un diamètre un peu plus faible que celui du bandage - il peut par exemple atteindre jusqu'à la moitié de la hauteur du bandage d'une part, on tient compte de l'aplatissement du bandage rempli d'air et l'on répartit de façon correspondante la charge du véhicule sur la roue et la quille porteuse et, .d'autre part, le vénicule muni du dispositif selon l'invention peut circuler sans plus sur un sol dur.
L'anneau porteur selon l'invention peut en général être maintenu ouvert sur ses faces frontales. Toutefois, pour le renforcer, il est bon de le munir sur le côté intérieur d'une bride étroite sur laquelle peuvent être montées des barres de renforcement s'étendant le long des pointes des dents.
Ces barres présentent en même ¯temps l'avantage que le sable, l'ar- ,¯,il, etc. , qui ont pénétré dans l'anneau ne se rassemble pas à la base de celui-ci en quantité allant en augmentant, mais est un peu soulevé et projeté cornue dans une roue à cellules
Pour établirl'angle et la longueur desdents, on doit tenir compte de la grandeur du bandage de la roue et d'une série d'autres facteurs tels que les diamètres différents du bandage et de l'anneau porteur, la profondeur d'enfoncement, etc.
En particulier, pour calculer les flancs longs et relativement plats des dents, il faut tenir compte d'une part, de ce que les dents de l'anneau porteur doivent agir a la fa- çon de coins qui augmentent la surface d'application du bandage mais, d'autre part, de ce que les dents ne doivent pas faire saillie au delà du profil du bandage: De même, le nombre de dents des anneaux porteurs doit être déterminé en fonc-
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t ion diamètre de la roue,
De façon à faciliter la conservation et le transport des anneaux porteurs lorsqu'ils ne sont pas en service, il est bon de constituer les anneaux de seoteurs séparés qui peuvent être réunis au moyen de vis, les uns avec les autres et éventuellement avec une bride qui les porte..
De son côté, cette bride doit être montée à une distance convenable du bandage de façon permettre sans gêne le mouvement latéral das bandages en caoutchque.
On a représenté un exemple de réalisation de l'invention sur le dessin annexé dans lequel :
La fig. 1 représente en perspective une roue d'automobile munie.d'un anneau porteur.
Les fig. 2 et 3 représentent un anneau porteur vu de côté et en coupe.,verticale.
La fig. 4 représente un détail.
Sur lafig. 1, on voit un bandage en caoutchouc normal 5 monté sur une jante 6, par exemple fixé avec la jante, au moyen de boulons 7, sur le plateau de frein. A l'extérieur de la roue, qui tourne dans le sens de la flèche, est monté un anneau 8 en tôle d'acier et qui peut-être aussi large ou plus large que lebandage 5.
On voit nettement sur les fig. 2 et 3 comment est fait l'anneau 8. La bande annulaire proprement dite 9 est en dents de scie et cela de façon telle que les dents soient dissymétriques, leurs flancs 10 dans le sens de la marche étant relativement longs et plats, tandis que les flancs opposés 11 sont au contraire courts'et raides.
Sur son côté intérieur, l'anneau 9 est monté sur une' bride la à laquelle se raccorde un autre anneau 13 (un peu moins haut) et dont le diamètre peut être tel qu'il vienne en prise sur la roue de la voiture, par exemple entre la jante e' le plateau de la roue.
. Pour raidir l'anneau 9, il est prévu des nervures radiales 14 aboutissant aux pointes ,des dents.
D'autre part, sur'l'anneau 13, viennent aboutir-un certain nombre de pattes de renforcement 15 disposées radialement. qui peuvent ,être renforcées par des nervures 16 qui leur sont perpendiculaires' et leurs longueurs peuvent être telles qu'elles viennent s'adapter sur les boulons 7 (fig. 1) à l'aide de trous 17 prévus dans ces pattes. La fig. 4 montre comment peut se'. faire , de façon particulièrement favorable, la fixation de l'anneau porteur 8. Bans le support de frein 18, sont montés les boulons habituels 7 servant à fixer le voile de la roue. On voit un bras de fixation 19 du voile de la roue.
Selon l'invention, l'écrou 20, servant à fixer le voile de la roue sur le boulon 7, a une.forme telle qu'il se prolonge par un deuxième axe fileté 21. Sur' cet axe, on enfile les pattes de renforcement 15 de l'anneau porteur pour les y bloquer au moyen d'un écrou 22.
A la place de matériaux à parois pleines, on pourrait' aussi bien faire éventuellement l'anneau en grillage, matière perforée ou analogue.
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Cornais on l'a déjà dit, les anneaux proprement aits 9 pourraient être faits de plusieurs sections se montant de fa- çon amovible sur la bride 12. Ceci permettrait ae placer sur la voiture les anneaux porteurs qui ne seraient pas en service de façon particulièrement peu encombrante.