<Desc/Clms Page number 1>
MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une DEMANDE DE BREVET D'INVENTION Monsieur Yser Raymond DE MUNCK perfectionnement à la suspension des roues postérieures de bicyclettes.
La présente invention est relative aux bicyclettes, et elle a plus particulièrement pour objet un perfectionnement à la suspen- sion de la roue arrière, qui consiste à rendre cette suspension in- dépendante du cadre de la bicyclette et à la rendre réglable. Jus- qu'ici, le moyeu de la roue arrière avait chaque extrémité montée dans une patte rigidement solidarisée au cardre de la bicyclette ; ces pattes étant par conséquent fixas, et l'axe de la roue arrière étant monté directement dans ces pattes, on ne pouvait guère parler de suspension de la roue arrière, ni surtout de suspension élastique.
Suivant l'invention, chacune de ces pattes réceptrices de l'axe de la roue postérieure, au lieu d'être rigidement fixée au sommet de l'angle formé par les deux fourches du cadre, est rendue solidaire d'un bras qui est lui-même relié à pivotement au bras correspondant de la fourche inférieure du cadre, le dit bras étant d'autre part suspendu par son extrémité postérieure à un ressort accroché à un bras similaire fixé à la fourche arrière du cadre.
On réalise ainsi une véritable suspension élastique des dites pattes, et partant de la roue arrière, cette roue devenant indépen- dante et la suspension étant réglable par modification à volonté des deux points d'accrochage du ressort.
<Desc/Clms Page number 2>
Afin que l'invention puisse être bien comprise, on a representé, au dessin annexé, un exemple non limitatif de réalisation, et plus particulièrement : fig.l donne une vue de face, en élévation, d'une des pattes et de sa liaison au cadre, fig. est une vue en pian correspondante, tandis que fig.3 est une vue en plan prise sur la patte seule et son bras support, avec coupe axiale du pivot, fig.4 est une vue en bout de la fig.l.
1 désigne un des bras de la fourche inférieure et 2 un des bras de la fourche arrière, Jusqu'ici, ces deux fourches étaient prolongées jusqu'à leur rencontre, où elles étaient assemblées rigidement.
Suivant l'invention, la liaison entre ces deux fourches est effectuée par un tube 3, partant de la fourche inférieure et s'étendant verticalement, et par un bras 4, rigidement fixé au bras correspondant de la fourche arrière et s'étendant horizontalement pour se rattacher solidement (soudure, brasage, etc.) au tube 3. Evidemment, les éléments 3-4 pourraient être en une seule pièce (cornière), l'essentiel étant qu'ils assurent une liaison rigide et indéformable entre les bras 1 et 2.
5 désigne une patte ouverte destinée à recevoir une extrémité du moyeu de la roue arrière, cette extrémité étant ensuite maintenue de toute manière usuelle conçue dans cette patte. La dite patte est solidaire de, ou d'une pièce avec un bras 7 monté pivotant sur le pivot-boulon 8 qui traverse le sommet de jonction entre les deux pièces 1 et 3. L'exemple représenté comporte un roulement à billes 9 mais on conçoit que tout autre montage peut être employé qui assure une liaison à pivot entre le bras 7 et l'ensemble 1-3.
Le bras 7 s'étend sur la même longueur que le bras 4, auquel il est relie par un ressort 10 susceptible d'être accroché aux divers trous de fixation 6-6 prévus dans chacun des deux bras.
Le moyeu de la roue arrière, supporté de la manière usuelle dans les deux pattes 5, se trouve donc suspendu, avec sa roue, à l'ensemble élastiquement déformable 5-7-la ; la suspension est donc réellement indépendante, puisqu'en dehors du cadre rigide, elle est élasti-
<Desc/Clms Page number 3>
que (ressort 10 et pivot 8) et elle est réglable (trous 6 d'accro- ,chage du ressort 10) pour l'adapter au poids de l'usager.
Il va de soi que l'exemple décrit n'est nullement limitatif et qu'il est susceptible de diverses modifications constructives sans pour cela sortir du cadre de l'invention tel qu'il ressort des revendications ci-dessous.
REVENDICATIONS.
1. Perfectionnement à la suspension des roues postérieures de bicyclettes, caractérisé en ce que les deux pattes ouvertes dans lesquelles se glissent et se fixent les extrémités du moyeu de la roue arrière sont portées chacune par un bras qui se relie à pivotement au bras correspondant de la fourche inférieure, et est relié par ressort à un bras qui relie rigidement la fourche arrière à la fourche inférieure, cette patte étant ainsi solidaire d'un bras de levier pivotant, sollicité par ressort, pour réaliser une suspension indépendante et élastique.