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"PROCEDE D'AFFLICTIONS DÉ FOUDRES FLUORESCENTES"
L'invention est relative aux poudres fluorescentes destinées à être utilisées comme revêtements pour tubes lumineux excités par une décharge électrique dans le vide; un gaz ou une vapeur métallique ou un mélange de gaz et/ou de vapeurs métal- @ liqués..
Parmi les nombreux procédés d'application des revêtements de poudres fluorescentes pour tubes à décharges électriques lu- mineuses, on peut distinguer : 1 ) eux quiconsistent en la formation d'un dépôt préliminaire de liant, sans action chimique sur le pigment fluorescent, recou- verte après séchage, de la matière fluorescente, soit par soufflage @
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par centrifugation ou précipitation électrique; 2 ) ceux qui préconisent la constitution d'un mélange de liant et de matières fluorescentes baignant les parois à recouvrir, ces dernières matières se déposant avec du liant par gravitation, centrifugation ou électrophorèse.
Dans les deux cas, l'excès de liant est éliminé par une période de calcination à haute température, pouvant aller même jusqu'au point de ramollissement du verre, et entraînant la destruction de toute substance nuisible pour la fluorescence.
Les procédés de la première catégorie énoncée précédem- ment consistent à enduire la surface, destinée à recevoir le dépôt de poudre fluorescente, d'un film mince d'une solution présentant les propriétés indiquées ci-dessous.
En premier lieu, le pouvoir mouillant par rapport au verre doit être tel que la tension superficielle de la solution liquide ne puisse déchirer le film mince déposé sur la surface en verre, de façon à ne pas créer des hétérogénéités dans le dépôt (endroits dépourvus de film et concentration de liquide'en d'autres endroits). Ce pouvoir mouillant doit être assez fort ' pour que le film mince créé reste stable entre le moment où l'on enduit la surface à recouvrir et celui où l'on effectue le dépôt de poudre fluorescente. La tension superficielle de la solution employée doit donc être assez faible.
En outre, il faut que cette solution renferme une pro- portion convenable de substance volatile lors du séchage du film ' mince, afin d'éliminer le risque de destruction de ce film pen- dant le séchage.
Il faut également que l'évaporation de la solution utilisée comme liant soit telle que le pouvoir adhésif tant du côté verre que du côté air (destiné à recevoir le dépôt de poudre fluorescente) subsiste partiellement pendant le séchage, sinon on aurait la possibilité de rupture du film mince d'une part..,.et- non-fixation de la poudre fluorescente d'autre part. '
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Au point de vue chimique, il est absolument nécessaire que;
la solution recouvrant le verre avant le dépôt de poudre fluorescente soit sans action chimique sur le pigment fluorescent notamment sous l'action des ultra-violets, ou des ions ou.pendant .la calcination, -. La nature de la solution doit être telle que l'on puisse facilement en éliminer tout excès après dépôt de la poudre fluores cente,.par exemple par chauffage à moyenne température, toutefois sans que cette opération risque d'entraîner la destruction du 'film mince déposé sur la paroi de verre. @
Les propriétés particulières du liant énoncées ci-dessus ont pu être rencontrées par la demanderesse, après de nombreux essais, dans une solution à base d'alcool éthylique et contenant "comme additions de 1'éther, de la colophane et de la glycérine.
Conformément à la présente invention, le liant destiné à l'application de poudres fluorescentes sur une surface en verre , de tube à décharges électriques lumineuses, est avantageusement composé d'une solution d'alcool éthylique comprenant un faible pourcentage d'éther et additionnée de colophane, de glycérine et d'eau.
A titre d'exemple, une composition donnant de bons résultats est réalisée suivant.les proportions : ' alcool éthylique à 100 % ......................91 % éther.......................................... 3 % eau ............................................ 6% colophane......., 'quelques milligrammes par litre. glycérine ........quelques gouttes par litre.
Les diverses propriétés énoncées ci-dessus.pour la solution devant servir de liant sont rencontrées dans la mesure suivante. Le mélange d'alcool et d'éther donne un liquide dont le pouvoir mouillant est satisfaisant sans que la tension super- fioielle soit trop grande. L'alcool s'évaporant lors du séchage, la colophane demeure sous forme d'un film mince recouvrant toute ' la surface destinée à être poudrée mais ne fixant pas la poudre
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Le pouvoir adhésif est maintenu par la glycérine, même en faible addition, étant donné son affinité pour l'eau. Les autres condi- tions sont satisfaites par l'ensemble du liant.
En outre, la glycérine empêche toute dessication trop poussée du liant. @ L'excès de liant peut facilement être élimina par un chauffage relativement court à des températures ne dépassant pas 300 à 400 C.
Les avantages principaux du procédé selon l'invention sont les suivants : a) le film obtenu est particulièrement bien uniforme et il n'est: pas nécessaire de prévoir des moyens mécaniques pour régler son' épaisseur. Le séchage est rapide et reproductible en grande série ;on peut notamment l'effectuer par soufflage d'air seo pendant des temps variables (10 à 30 minutes) sans compromettre la valeur du pouvoir adhésif; b) il n'est pas absolument nécessaire de prévoir un nettoyage pousse du tube-avant son emploi, comme cela est indispensable pour la plupart des procédés connus; c) les concentrations de colophane et de glycérine peuvent varier légèrement de façon à faire varier le pouvoir adhésif en fonction de la nature et de là finesse du grain du pigment fluorescent.
' Les procédés de la seconde catégorie de liant ont également été particulièrement étudiés par la demanderesse. Elle est arrivée à mettre au point un liant, aussi a base d'alcool éthylique, particulièrement apte à retenir les poudres fluores- centes en suspension et permettant la réalisation de revêtements de poudres fluorescentes réguliers, adhérents et stables sous l'action des rayons ultra-violets excitateurs et des ions de la décharge..
Conformément à l'invention, le liant est composé d'un mélange à base de tricrésylphosphate ou de triphénylphosphate " en dissolution dans un liquide organique tel que par exemple ' @ l'alcool éthylique avec addition d'éther. Le liquide obtenu
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permet de contenir en suspension les poudres fluorescentes et sert à fixer solidement la matière fluorescente sur le support en verre ; la stabilité du revêtement ainsi obtenu est égale, si pas supérieure, à celle de revêtements réalisés par les pro- cédés connus jusqu'à présent. Un tel liant est économique, le , premières prix des matières/étant peu élevé.
Par exemple, un mélange à base de tricrésylphosphate ou de triphénylphosphate en dissolution dans l'alcool éthylique dans les proportions respectives de 20 et 80 % en volume, cons- titue un excellent mélange pour le liant.
De très bons résultats ont été également obtenus par un liant composé des corps suivants :
EMI5.1
tricrésylphosphate ou triphénylphosphe,te 20ara3 alcool éthylique 56cm3 éther 2cm3 colophane 1cm3 glycérine ................................ quelques gouttes
En mélangeant à cette solution,' dans la proportion de 60 % environ en poids, les poudres fluorescentes, on obtient un mélange poudres fluorescentes/ liant qui se prête particulière- ment bien à la préparation de revêtements fluorescents pour tubes à décharges électriques.
L'excès de liant du revêtement pourra facilement être éliminé par un chauffage à des températures ne dépassant pas 350 à 400 C, sans que les conditions de'fluorescence et de stabilité vis à vis de la décharge ne soient modifiées.