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" MACHINE PERFECTIONNEE A MONTER LES CHAUSSURES "
La présente invention se rapporte à la fabrication des chaussures et concerne plus spécialement un appareil perfectionné destiné au montage des chaussures et articles similaires. Les Brevets des Etats Unis Nos 2. 251.284 et 2.254.224 ; respectivement en date du 5 Août 1941'et du 2 Septembre 1941, au nom du même Demandeur, décrivent :
le'pre- mier, un appareil et le second,'un procédé perfectionnés pour
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monter les chaussures et proposent l'emploi de moyens consti- tués, en particulier, par deux galets pourvus de nervures héli- coidales pour saisir le bord de l'empeigne et lui appliquer une tension positive telle qu'elle soit étroitement tendue sur la forme, et pour déplacer en même temps le point d'appli- cation de cette tension progressivement le long du bord du dessous de la forme, la matière du bord étant rabattue par des moyens de rabattage qui, dans un cas particulier, compren- nent un rabatteur animé d'un rapide mouvement alternatif qui attaque la matière tendue et la rabat en travers du bord de la première semelle.
Le Brevet des Etats Unis No. 2.314.047, en date du 16 Mars 1943 au nom du Demandeur explique comment, en maintenant la chaussure à l'inclinaison convenable, des résultats similaires à ceux obtenus par les moyens ci-dessus peuvent être atteints en utilisant des galets de serrage dé- pourvus de nervures hélicoïdales, mais ce brevet propose aussi l'emploi d'un rabatteur vibrant.
Des essais ont été effectués antérieurement pour substituer au rabatteur vibrant de l'appareil ci-dessus, un organe rabatteur en forme de disque tournant. Mais l'emploi de ce disque pour le montage de chaussures à tige montante est impraticable. Pour qu'il puisse agir efficacement comme rabatteur, ce disque doit être d'un diamètre appréciable, par exemple de 75 millimètres et plus, et, si ce diamètre peut être admissible avec certains genres de chaussures, il occupe beaucoup trop de place près des moyens qui saisissent et qui tendent l'empeigne, et il gêne les manipulations des chaussures telles que, par exemple, celles à tige montante.
En outre, dans les meilleures conditions, ce disque n'exerce en réalité qu'une faible tension au cours du rabattement.
L'invention se propose principalement de réaliser des moyens pour monter les chaussures, dans lesquels on uti-
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lise le principe de base des Brevets précités, c'est-à-dire l'application de l'effort de tension sur la forme de telle sorte que le point d'application de cet effort soit déplacé d'une manière ininterrompue tout le long de la périphérie de la forme, mais dans lesquels une tension, en principe ininterrompue, est aussi appliquée par un organe rabatteur qui tourne constamment mais dont la disposition est telle qu'elle ne gène pas les manipulations de la chaussure, quel- qu'en soit le genre, et même si elle est à tige montante.
L'invention se propose encore de réaliser des moyens de rabat- tement simples, efficaces et peu coûteux, et de réaliser un organe-rabatteur qui peut être utilisé également sur d'au- tres machines à monter les chaussures que celles des types décrits dans les brevets précités, et qui, en fait, est d'une application générale.
D'autres buts et avantages de l'invention sont expo- sés dans la description ci-après en référence aux dessins annexés dans lesquels : la figure 1 est une élévation partielle, partie en coupe, montrant le côté gauche de la machine perfectionné se- lon l'invention, la figure la est une élévation partielle, certaines parties étant supprimées, montrant le dispositif supérieur de tension ou les galets de montage sur la forme, la figure 2 est une coupe horizontale partielle, en principe suivant la ligne 2-2 de la figure 1, et montrant les positions relatives des galets-tendeurs sur la forme, du rabatteur et de la chaussure, pendant l'opération de mon- tage , la figure 3 est une élévation partielle de face de la machine, partie en coupe, la figure 4 est une élévation de côté, à plus grande échelle, d'une formé préférée de rabatteur,
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la figure 5 est une vue similaire montrant une variante d'exécution du rabatteur, la figure 6 est aussi une vue similaire d'une autre variante d'exécution du rabatteur.
Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention sont représentés dans leur application à une machine du genre décrit dans le Brevet desEtats-Unis No. 2. 251.285 du 5 Août 1941,et auquel on peut se reporter pour les détails de construction qui ne sont pas représentés ici. Sur les des- sins annexés, 1 désigne une colonne creuse au sommet de la- quelle est monté le bâti 2,2a dans lequel sont ménagés les paliers et portées pour la plupart des organes actifs. Un mo- teur électrique 2 est monté sur le bâti 2 et son arbre 6 porte une poulie à gorge 2 reliée par une courroie 8 à une poulie à gorge .2. montée sur un arbre horizontal 106 qui corres- pond à l'arbre désigné par la même référence au Brevet No.
2.251.285 précité. Les paliers de l'arbre 106 sont prévus dans le bâti principal 2 et dans la partie antérieure 2a de ce bâti. Cette dernière partie du bâti se prolonge en avant de la. paroi antérieure de la colonn'e 1, comme montré à la figure 1, de façon à présenter les organes actifs de montage en position convenable pour recevoir la chaussure, et à ména- ger un espace suffisant entre la colonne et la chaussure en cours de montage.
Près de son palier antérieur, l'arbre 106 est pourvu d'une vis sans fin (non montrée) qui engrène avec une roue tangente fixée sur un arbre vertical (non montré) tournant dans des paliers fixes et portant un pi;non qui engrène avec un pignon semblable fixé sur l'extrémité supérieure d'un arbre vertical 112 (Fig. la) monté dans des paliers appro- priés et pourvu, à son extrémité inférieure, du galet 113 de
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montage et de préhension de l'ouvrage. Ce galet est de pré- férence pourvu sur sa surface externe d'une nervure hélicoï- dale. Un galet 114 agit en combinaison avec le galet 113 et son diamètre est de préférence un peu plus petit que celui de ce dernier. De préférence, le galet 114 est aussi pourvu d'une nervure hélicoïdale.
Bien que ce ne soit pas nécessaire, il est avantageux de prévoir à l'extrémité inférieure du galet 114 un bossage arrondi et, en principe hémisphérique, 114a, destiné à venir en contact avec le dessous de la semelle première et à supporter la réaction de l'effort ascendant vertical des galets de montage, pendant l'opération de mon- tage .
Les pas des nervures hélicoïdales des galets 113, 114 sont de sens opposé, de sorte que, lorsque ces galets tournent en des sens contraires convenablement déterminés, la matière qu'ils serrent entre eux est soumise à une trac- tion dirigée vers le haut. En donnant au galet 114 un diamè- tre un peu plus petit que celui du galet 113, on facilite la mise sur forme de l'empeigne et de la partie qui constitue le bout de la chaussure.
Le galet 114 est fixé à l'extrémité inférieure d'un arbre 115 à l'extrémité supérieure duquel est fixée une roue tangente (non montrée) constamment engrenée avec la vis sans fin précitée montée sur l'arbre 106. Toutefois, l'arbre 115 est monté dans des paliers portés par un coulisseau 117a qui comprend une partie horizontale allongée disposée pour coulisser dans des glissières sur la colonne 2 et qui est constamment rappelée en arrière par des ressorts (non mon- trés), ce qui a pour effet de tendre à rapprocher les galets 113 et 114. D'autre part, les galets peuvent être écartés pour faciliter l'introduction entre eux de la partie supé- rieure de l'ouvrage, en abaissant une pédale (non montrée).
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Le mouvement de cette pédale est convenablement transmis au coulisseau 117a de façon que, lorsqu'elle est abaissée, ce dernier se déplace vers la droite (Fig. 1) en écartant les galets 113 et 114 pour faciliter l'introduction du bord de l'empeigne entre eux.
Conformément à la présente invention, le rabatteur vibrant du Brevet des Etats Unis No. 2.251.285,.et ses moyens d'actionnement, sont supprimés.et remplacés par un nouveau rabatteur tournant. Sur les figures 1 et 3, on voit que la face antérieure,2b du bâti 2a est pourvue de consoles de guidage 120 qui constituent une glissière allongée dans le sens verti- cal pour un coulisseau porte-paliers 121. Ce coulisseau est pourvu d'un prolongement supérieur ou tige 121a qui traverse un trou d'une plaque horizontale 122 qui fait partie d'une console 123 fixée au bâti, la tige ou queue 121a étant filetée pour recevoir un écrou 124 qui limite le mouvement de descente du porte-palier 121. Un ressort en hélice 125 disposé autour de la tige 12-la rappelle le porte-palier vers le bas.
Ce der- nier porte, à sa partie inférieure, un manchon-palier 126 dont l'axe, comme montré à la figure 2, fait, dans le plan horizontal, un angle de l'ordre de 20 degrés avec le plan ver- tical X-Y contenant les axes des arbres 112 et 115. L'axe du palier 126 est aussi de préférence normalement inéliné par rapport à l'horizontale comme montré à la figure 1.
Le rabatteur tournant 128 (Fig. 4) comprend un tou- rillon 127 monté pour tourner libre nient dâns le palier 126 et porte'à son extrémité antérieure un galet tronconique'129 pourvu d'une nervure hélicoidale 130 sur sa surface latérale.
Cette nervure constitue la partie active ou organe de rabatte- ment du galet 128 dont la petite base est enavant et dont l'axe est incliné, comme montré à la figure 1, à la fois vers l'avant et vers le bas. Etant donné que l'arbre 127 est monté dans le porte-palier 121 coulissant verticalement, le
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rabatteur 128 peut se soulever sous l'effet de la réaction ascendante de l'ouvrage sur lequel il s'applique.
L'arbre 127 est pourvu à son extrémité arrière d'un bouton sphérique 132 monté dans un coussinet de rotule 133.
Un bouton sphérique ou rotule prévu à l'extrémité d'un arbre 134 est aussi engagé dans le coussinet 133 et façon à réaliser un joint universel au moyen duquel l'arbre 127 peut être en- traîné quelle que soit la position du palier 126. L'arbre 134 (Fig. 1) tourne dans des paliers 135 fixés sur la face infé- rieure du bâti 2 et il est pourvu d'une poulie 136 attaquée par la courroie 137 qui passe sur la poulie 138 de l'arbre d'un moteur 139 dont le socle 140 (Fig. 3) est fixé sur la surface verticale interne de la colonne creuse 1. Le moteur 139 et la transmission qui l'accouple à l'arbre 127 sont choi- sis pour entraîner cet arbre à grande vitesse, par exemple, à une vitesse de l'ordre de 1800 tours par minute.
Pour faire fonctionner la machine, et en supposant que les moteurs 5, et 139 soient alimentés en courant et que les arbres 106 et 134 tournent dans les sens convenables, l'opérateur abaisse la pédale pour écarter les galets 113 et 114 entre lesquels il introduit le bord de l'empeigne. Bien qu'il soit commode d'écarter les galets, il peut être possible pour des opérateurs adroits d'engager l'empeigne entre ces galets sans agir sur la pédale. L'action des galets 113 et 114 pour tirer vers le haut le bord de l'empeigne est iden- tique à celle des galets correspondants des Brevets antérieurs précités, au nom du Demandeur.
La matière étant tendue par l'action des galets, la nervure hélicoïdale 130 du rabatteur 128 rabat progressivement vers l'intérieur la matière tendue, sur le bord de la semelle première, aussi vite que cette matière sort d'entre lesgalets. On remarquera que,du fait
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de la forme hélicoïdale de l'organe rabatteur, le rabattement est une opération progressive, la nervure hélicoïdale attaquant la matière et la rabattant progressivement vers l'intérieur sans cesser d'être en contact avec elle, de sorte qu'il est impossible à cette matière de se rétracter et qu'elle est ap- pliquée uniformément et fermement contre la semelle première, en principe sous l'action totale de la tension imprimée par l'action des galets 113 et 114.
On peut remarquer, à cet égard, que l'effet de tension des galets 113 et 114 peut, dans une certaine'! mesure, être modifié en déplaçant la chaussure pen- dant qu elle subit cet effet de tension vers le haut, de façon que le dessous de la forme soit sensiblement incliné par rapport au plan des extrémités inférieures des galets.
La traction vers le haut peut ainsi être augmentée même jusqu'à une valeur telle que le montage puisse être exécuté par l'emploi de galets dépourvus de nervures.hélicoïdales, comme on l'a plus particulièrement proposé dans le Brevet des Etats-Unis No. 2.314.047, au nom du Demandeur.
Conformément à la présente invention, non seulement la traction vers le haut du bord de l'empeigne est une opéra- tion progressive dans laquelle le point d'application de cette tension se déplace sans interruption le long du bord de la semelle première, mais le rabattement est aussi une opération de même nature, progressive et ininterrompue, et tout à fait différente de celle obtenue par l'emploi d'un rabatteur à mouvement alternatif tel que celui des Brevets antérieurs précités, au nom du Demandeur..
Etant donné que le rabatteur tournant 128 qu'on vient de décrire rabat la matière du bord par application d'une for- ce dirigée dans le sens axial du rabatteur et, comme celui-ci est de forme tronconique et tout à fait étroit à son extrémité interne, et par exemple d'un diamètre de 16 mm à sa grande base
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et de 9,5 mm à sa petite base, il est tout à fait possible, avec cet appareil, de monter des chaussures de tous genres, même celles à tige, montante.., puisque la présence du rabat- teur ne gêne pas les manipulations qui conviennent pour la chaussure. Il est évident que les dimensions du rabatteur peuvent s'écarter de celles que l'on vient d'indiquer, si on le désire.
Etant donné que le rabatteur est rappelé vers le bas avec une force appréciable par le ressort 125 et qu'il doit être soulevé par la pression ascendante que l'ouvrage exerce sur lui, afin d'engager comme il convient le bord de l'ouvrage entre les galets, le rabatteur applique constamment une force, en cours de fonctionnement, sur la face inférieure de la chaussure et, en fait, il applique fermement la matière rabattue pour la coller sur la semelle première.
Bien que le rabatteur représenté à la figure 4 soit à préférer, on peut employer un rabatteur 128a tel que celui représenté à la figure 5 qui est d'une forme plus squelettique dans laquelle on a supprimé le galet compact de support 129 du rabatteur 128 et utilisé une hélice rigide dégagée, comme organe rabatteur. Cette hélice rigide peut être constituée simplement par un fil métallique rigide finement poli, fixé à ses extrémités sur l'arbre 127. A la fig. 6, on a montré un autre genre de rabatteur dans lequel le galet 129b est pourvu d'une gorge hélicoïdale 130b au lieu d'une nervure hé- licoidale en saillie.
L'invention comprend évidemment dans son cadre, en plus du rabatteur préféré 128 de la figure 4 et des rabat- teurs des figures 5 et 6, tous autres genres de rabatteurs, pourvu qu'ils soient conçus pour exécuter une action de ra- battement progressive telle que celle obtenue avec les rabatteurs précisément représentés.
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On peut remarquer qu'avec les rabatteurs décrits, l'application de l'effort à l'empeigne tendue a toujours lieu en un point de la nervure hélicoïdale et que la direc- tion de l'effort effectif de rabattement est toujours sensi- blement parallèle à l'axe de l'hélice. On peut remarquer aussi que l'axe de l'hélice est situé dans un plan qui coupe la fa- ce inférieure de la chaussure et que, en travail, les points les plus bas des spires de l'hélice ou la génératrice la plus basse du galet support 129 sont sensiblement parallèles à la surface de la semelle première.
De même, lorsque la chaussure est déplacée par rapport aux galets, l'axe de l'hé- lice est progressivement déplacé par quantités infinitésima- les le long de la périphérie du dessous de la forme simulta- .nément à un déplacement similaire de la position du plan X-Y le long de la périphérie de ce dessous.
Dans la réalisation représentée, la chaussure est présentée à la main aux organes de montage et de rabattement et elle est en réalité déplacée relativement au plan X-Y, mais il est entendu que l'invention s'étend au cas où la chaussure est maintenue fixe et les moyens de montage et de rabattement déplacés en un seul ensemble autour de sa péri- phérie. En conséquence, lorsqu'on parle, dans la présente des- cription, du déplacement progressif du rabatteur le long de la périphérie du dessous de la forme, il doit être entendu que cette expression est prise dans un sens général et s'applique à la disposition dans laquelle la chaussure est déplacée ou dans laquelle l'organe de rabattement est déplacé dans son ensemble par rapport à la chaussure maintenue fixe.
Dans la présente description, le terme "empeigne" doit être'entendu dans un sens large et comprend des parties telles que le recouvrement des chaussures du type "Californie" ou des chaussures à "plate-forme". De même, le terme "semelle
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première'* doit être considéré comme comprenant la semelle intermédiaire, la plate-forme ou l'élément-coussin des chaus- sures à plate-forme,
L'invention ne se limite pas-aux exemples de réali- sation représentés et décrits; elle comprend dans son cadre toutes les variantes propres à l'obtention des effets tech- niques avantageux mentionnés.
REVENDICATIONS
1 - ,¯Perfectionnements aux machines à monter les chaussures, du genre dans lequel l'ouvrage est saisi et tendu par un dispositif comprenant un galet tournant, tandis que son bord est rabattu par un rabatteur à la sortie du dis- positif tendeur, caractérisé en ce que le rabatteur est cons- titué par un organe tournant dont l'élément actif est en forme d'hélice coaxiale à l'axe de rotation, le point de contact entre le bord à rabattre et le rabatteur étant pro- gressivement déplacé par rapport à la forme en même temps que le point d'application de l'effort de tension.
2 - Machine à monter les chaussures d'après la reven- dication 1, caractérisée en ce que le rabatteur est constitué par un galet tronconique tournant autour de son axe et pour- vu sur sa surface latérale, d'une nervure hélicoïdale.