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COMPOSES AYANT UN POINT D'EBULLITION ELEVE,, ET METHODE POUR LES
PREPARER.
La présente invention est relative à la préparation de liquides de transport de chaleur et à certaines compositions liquides d'orthosilica- tes de diphényle et de phényle et d' orthosi licates mixtes de diphényle phény- le, et elle constitue un perfectionnement au brevet n 474.849.
Les orthosilicates de tétraphényle et de tétracrésyle et leurs mélangesont étéproposés comme liquides de transport de chaleur en raison de leurs points d'ébullition relativement élevés. On a recommandé et utilisé dans ce but des mélanges contenant de l'orthosilicate de tétracrésyle et de l'ortho-- silicate de tétra-phényle.
L'orthosilicate de tétracrésyle pur ou ses mélanges avec de l'or- thosilicate de tétraphényle ne possèdent pas une stabilité satisfaisante aux hautes températures. Quand on les soumet à des températures de l'ordre de 370 C (700 F) pendant une période d'emploi de durée normale, même dans un sys- tème fermé, duquel ni liquide ni vapeur ne peut s'échapper et dans lequel ni air,ni humidité, ni impuretés ne peuvent pénétrer, il se forme des quantités indésirables de produits de décomposition. Ceux-ci comprennent du phénol libre, du crésol libre, des silicates polymériques, du benzène, du toluène, des xylè- nes,des hydrocarbures aliphatiques à bas points d'ébullition, des hydrocarbu- res cristallins tels que l'anthracène et des polymères résineux solides.
L'or- thosilicate de tétraphényle pur ne présente pas cette tendance prononcée à se' décomposer aux températures élevées. Toutefois, son emploi est limité par son point de fusion élevé (50 C ou 122 F), température à laquelle il devient un so- lide cristallin, et par son point d'ébullition relativement bas, voisin de 408 C (766 F). Un point d'ébullition aussi bas n'assure pas une marge de sécurité suf- fisante si on opère à des températures supérieures à 316 C (600 F), et un point de fusion aussi élevé est spécialement indésirable dans un système liquide qui descend souvent à la température ordinaire.
Dans le but d'élever le point d'ébullition et d'abaisser le point
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de fusion, on a proposé d'ajouter du silicate de tétracrésyle au silicate de tétraphényle. On a recommandé un mélange contenant 20% de silicate de tétracré- syle, mais l'expérience industrielle montre que ce composé n'abaisse pas suf- fisamment le point de fusion, et tous les mélanges industriels connus contien- nent environ 40% de silicate de tétracrésyle. Ces mélanges ont un point de fu- sion suffisamment bas mais toutefois, la présence de silicate de tétracrésyle aggrave fortement le problème de la décomposition, comme dit plus haut.
Des mé- langes contenant du silicate de tétracrésyle en quantités mentionnées plus haut, ne donnent pas satisfaction parce qu'ils se décomposent aux températu- res élevées, particulièrement dans la gamme de 315 à 370 C (600 à 700 F).
Un liquide de transport de chaleur qui ait une viscosité convena- ble à de basses températures et qui soit également utilisable à des températu- res d'environ 370 C (700 F), sans qu'il y ait danger de décomposition, répon- drait donc à un besoin.
Un but de la présente invention est de satisfaire ce besoin.
Conformément à la présente invention, on prépare des compositions de transport de chaleur qui sont exceptionnellement stables et qui sont égale- ment caractérisées par des points d'ébullition aussi élevés que 510 C (950 F) et qui atteignent au moins 440 C (825 F), par des points de congélation très bas et par des viscosités satisfaisantes à des températures basses et élevées.
Ces compositions comprennent comme principaux constituants ùn mélange d'ortho- silicates de diphényle, dorthosilicates de phényle et d'orthosilicates mix- tes de diphényle phényle, compris dans la formule générale empirique
EMI2.1
(CH90)X (C6H50)4-x i ou x est un nombre compris entre 0,4 et environ 3,6. Quand x est substantielle- ment inférieur à environ 0,4, la substance cristallise en partie à la tempé- rature ordinaire. La limite supérieure de 3,6 est dictée par des considérations pratiques du fait que des procédés connus ne produisent pas facilement une subs- tance contenant une proportion plus élevée du radical diphényle.
Quand on chauffe un mélange contenant des orthosilicates de diphé- nyle et de phényle compris dans la gamme des proportions indiquées ci-dessus, à une température élevée, comprise dans la gamme de 205 à 260 C (400 à 500 F) pendant quelques heures, ou bien à une température plus basse en présence d'un catalyseur, il s'établit un équilibre entre les cinq orthosilicates possibles:
1. - Orthosilicate de tétradiphényle.
EMI2.2
2. - Orthosilicate de tri(diphényle) monophényle.
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3. - Orthosilicate de di(diphényle) diphényle.
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4. - Orthosilicate de mono-diphényle)triphényle.
EMI3.2
5. - Orthosilicate de tétraphényle.
EMI3.3
Le mélange d'équilibre ainsi obtenu contient des proportions des constituants cités ci-dessus, qui vaient en fonction du rapport entre les ra- dicaux diphényles et phényles dans le mélange de départ entre les limites in- diquées précédemment. On peut donc préparer des mélanges d'équilibre dont les constituants sont dans n'importe quel rapport voulu, sur la base du rapport des deux réactifs initiaux.
Cet équilibre s'établit indépendamment des procédés et des substan- ces de départ utilisés pour la préparation de la composition. Si, par exemple, on prépare la composition de l'invention à partir d'orthosilicate de tétra(di- phényle) et d'orthosilicate de tétraphényle, l'équilibre s'établit par dispro- portionnement. On peut également préparer la composition en faisant réagir du tétrachlorure de silicium avec du phénol et du phénylphénol, et dans ce cas, l'équilibre s'établit au cours naturel de la synthèse. De même, l'équilibre s' établit quand on fait réagir de l'orthosilicate de tétraphényle avec une quan- t ité calculée de phénylphénol pour déplacer une quantité moléculaire égale de phénol, ou vice-versa.
Il est par conséquent entendu que le terme mélange d'équilibre u- tilisé ici est destiné à désigner le mélange des cinq composants obtenus par une quelconque des opérations précédentes, contenant un rapport des radicaux de diphényle aux radicaux de phényles compris entre les limites données.
En général, plus la proportion de radicaux diphényles est élevée, plus le point d'ébullition est élevé et plus la viscosité est élevée aux bas- ses températures.
Par conséquent, on choisit le rapport entre le nombre total des radicaux diphényles (basé sur leurs poids de radicaux grammes) et le nombre to- tal de radicaux phényles (basé sur le poids de leurs radicaux grammes) dans le mélange d'orthosilicates de la composition de manière que la composition ait le point d'ébullition et la faible viscosité désirés, suivant les nécessités particulières, compris dans la gamme indiquée plus haut. Les exigences habi- tuelles conduisent à préférer un mélange dans lequel la quantité de radical diphényle ne dépasse pas celle du radical phényle, sur une base molaire.
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Les proportions suivantes entre les radicaux diphényles totaux et les radicaux phényles totaux dans un mélange des orthosilicates répondent aux conditions de l'invention et on a trouvé que ces compositions possèdent les points de fusion, viscosités, points d'ébullition et stabilités désirés aux tem- pératures élevées.
Rapport de radicaux par groupe de silicates.
(basé sur leurs poids de radicaux grammes.)
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<tb> N <SEP> Diphényle <SEP> Phényle <SEP> Poids <SEP> moléculaire
<tb>
<tb> (1) <SEP> 0,4 <SEP> 3,6 <SEP> 449,2
<tb>
<tb> (2) <SEP> 1 <SEP> 3 <SEP> 476,6
<tb>
<tb> (3) <SEP> 1,8 <SEP> 2,2 <SEP> 536,0
<tb>
<tb> (4) <SEP> 2 <SEP> 2 <SEP> 552,7
<tb>
<tb> (5) <SEP> 2,85 <SEP> 1,15 <SEP> ' <SEP> 620,1
<tb>
<tb> (6) <SEP> 3 <SEP> 1 <SEP> 628,8
<tb>
<tb> (7) <SEP> 3,6 <SEP> 0,4 <SEP> 673,3
<tb>
Les points d'ébullition, points d'éclair, points d'ignition et viscosités des compositions types ci-dessus sont donnés dans les tableaux sui- vants dans lesquels ils sont comparés au silicate de tétraphényle connu.
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<tb>
N <SEP> Point <SEP> d'ébul- <SEP> Point <SEP> d'éclair <SEP> Point <SEP> d'iginition
<tb>
<tb> lition <SEP> initial <SEP> C <SEP> ( F) <SEP> C <SEP> ( F)
<tb>
EMI4.3
oc F) (760 mm) ¯¯¯¯¯¯¯¯¯ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
EMI4.4
<tb> Orthosilicate
<tb>
<tb> de <SEP> tétraphé-
<tb>
<tb>
<tb> nyle <SEP> 408 <SEP> (766) <SEP> 246 <SEP> (475) <SEP> 282 <SEP> (540)
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> (1) <SEP> 465 <SEP> (869) <SEP> 263 <SEP> (505) <SEP> 304 <SEP> (580)
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> (2) <SEP> 492 <SEP> (918) <SEP> 277 <SEP> (530) <SEP> 321 <SEP> (610)
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> (3) <SEP> 515 <SEP> (959) <SEP> 296 <SEP> (565) <SEP> 346 <SEP> (655)
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> (4) <SEP> 513 <SEP> (955 <SEP> ) <SEP> 302 <SEP> (575) <SEP> 327 <SEP> (620)
<tb>
<tb>
<tb> (5) <SEP> 528 <SEP> (981)' <SEP> 327 <SEP> (620) <SEP> 388 <SEP> (730)
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> (6) <SEP> 529 <SEP> (984)
<SEP> 332 <SEP> (630) <SEP> 393 <SEP> (740)
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> (7) <SEP> 531 <SEP> (988) <SEP> 354 <SEP> (670) <SEP> 421 <SEP> (790)
<tb>
L'orthosilicate de tétraphényle est un composé pur, et possède par conséquent un point de congélation net à 50 C (122 F), et aucun point de trou- ble n'indique un début de la cristallisation comme dans certains autres sili- cates.
Par refroidissement, les compositions Nos. 1 à 7 deviennent de plus en plus visqueuses, mais on n'observe aucun trouble ou congélation déce- lant une cristallisation dans la gamme de température auxquelles les substan- ces sont normalement soumises.
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<tb> VISCOSITE <SEP> - <SEP> CENTISTOKES
<tb>
EMI5.2
::
-9 .7 QC OOC 10 C 25 C ,2 8 C 2 C 71 C 85 C
EMI5.3
<tb> (20 F) <SEP> (32 F) <SEP> (50 F) <SEP> (77 F) <SEP> (100 F) <SEP> (130 F) <SEP> (160 F) <SEP> (185 F)
<tb>
<tb> (1) <SEP> 6,997 <SEP> 1,617 <SEP> 314,3 <SEP> 93,5 <SEP> 42,9 <SEP> 19,9 <SEP> Il,28 <SEP> 7,76
<tb>
<tb> (2) <SEP> -- <SEP> -- <SEP> 1,300 <SEP> 220 <SEP> 75 <SEP> 33 <SEP> 16,9 <SEP> 11,1
<tb>
<tb> (3) <SEP> -- <SEP> -- <SEP> 9,925 <SEP> 933 <SEP> 240,5 <SEP> 72,0 <SEP> 31,4 <SEP> 18,7
<tb>
<tb> (4) <SEP> -- <SEP> -- <SEP> -- <SEP> 1,580 <SEP> 330 <SEP> 89 <SEP> 37,5 <SEP> 21,9
<tb>
<tb> (5) <SEP> -- <SEP> -- <SEP> -- <SEP> 19,900 <SEP> 1,948 <SEP> 294,7 <SEP> 88,5 <SEP> 43,2
<tb> (6) <SEP> -- <SEP> -- <SEP> -- <SEP> 30,000 <SEP> -- <SEP> 400 <SEP> 110 <SEP> 51
<tb>
<tb> (7) <SEP> -- <SEP> -- <SEP> -- <SEP> -- <SEP> 1,887 <SEP> 313,7 <SEP> 115,
7
<tb>
@
Là où aucun chiffre n'est donné, la mesure n'a pas été effectuée, ou bien la viscosité était trop élevée pour pouvoir être mesurée par le procé- dé choisi.
On voit d'après les tableaux qu'on peut préparer des compositions ayant une variété de points d'ébullition, points d'éclair, points d'ignition et viscosités en réglant le rapport entre les radicaux diphényle et phényle dans la gamme générale indiquée.
Pour déterminer la stabilité relative à la chaleur, on soumet à un assai une composition préparée conformément à la présente invention en mê- ne temps qu'une composition industrielle du genre antérieur. Cette dernière comprend le mélange d'équilibre de 60% d'orthosilicate de tétraphényle et 40% d'orthosilicate de tétracrésyle. On chauffe ce dernier mélange à une tempé- rature de 370 C (700 F) pendant 100 jours sous reflux. La décomposition com- mence immédiatement et est progressive. Après l'avoir chauffée pendant 100 jours, on analyse la composition et on trouve- qu'elle contient 20% de matières volatiles bouillant en dessous de 370 C (700 F). Ces matières volatiles com- prennent du phénol, des crésols et des hydrocarbures combustibles tels que du benzène, toluène et xylène.
La composition chauffée contient également 40% d'un polymère solide soluble dans le silicate liquide. On démontre la présence du polymère solide en distillant les silicates de tétra-aryle pour les séparer du polymère non distillable, et également en notant l'augmenta- tion marquée de la viscosité de la substance après en avoir séparéles ma- tières volatiles par distillation, comparée à la viscosité de la substance de départ. La substance a une consistance visqueuse sirupeuse et a une cou- leur presque noire.
D'autre part, on prépare une composition conformément à la pré- sente invention, comprenant le mélange d'équilibre d'une partie molaire d'or- thosilicate de tétradiphényle et 3 parties molaires d'orthosilicate de tétra- phényle. (Exemple 2 des tableaux précédents)., On soumet cette composition au même essai, c'est-à-dire qu'on le chauffe à 370 C (700 F) pendant 100 jours sous reflux.
La composition ne contient seulement que 3% de matières volatiles qui distillent en dessous de 370 G (700 F) et une grande partie de cette teneur est due à. la présence d'impuretés dans la qualité industrielle du phénylphénol utilisé à la préparation de la composi tion. La décomposition se produit au dé- but de la période de chauffage montrant que toute tendance à la décomposition disparaît aussitôt que les impuretés sont décomposées.,..!! ne se forme pas de polymère comme le montre le fait qu'il ne se produit pas d'augmentation de la viscosité ou d'autre variations des propriétés physiques, et le liquide conser- ve également une couleur claire pendant et après l'essai.
Dans le but de comparer la stabilité à la chaleur d'une composi- tion qui contient 80% d'orthosilicate de tétraphényle et 20% d'orthosilicate de tétracrésyle (la composition recommandée dans la littérature des brevets) à celle d'un mélange contenant 80% d'orthosilicate de tétraphényle et 20% d'or- thosilicate de tétradiphényle (toutes les parties étant exprimées en poids),
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on chauffe les compositions ci-dessus de façon analogue à 370 C (700 F) pendant deux semaines. L'essai n'est pas poursuivi plus longtemps parce que le résul- tat final peut être prévu d'après les résultats obtenus au cours de ce laps de temps.
A la fin de cette période, une proportion substantielle du premier liquide s'est décomposée, en libérant du benzène, du toluène et du xylène.
En un jour, le liquide se met à bouillir plutôt énergiquement et continue à bouillir pendant toute la période. La seconde composition conforme à l'inven- tion ne bout à aucun moment pendant l'essai et il ne se forme aucune substance quelconque à bas point d'ébullition. Aucune perte de matière ne peut être dé- celée. D'autres compositions préparées conformémentà l'invention présentent des avantages similaires en ce qui concerne la stabilité à la chaleur.
Dans les compositions citées ci-dessus, le radical diphényle est l'isomère ortho, qui est le plus facile à se procurer et qu'on a choisi comme représentant le meilleur moyen d'exécution de l'invention. On peut uti- liser les autres isomères ou leurs mélanges.
Les résultats ci-dessus montrent les propriétés supérieures des compositions préparées conformément à la présente invention, en ce qui concer- ne aussi bien leurs propriétés physiques que leur stabilité à la chaleur. Bien qu'on les ait comparées à l'orthosilicate de tétraphényle modifié par de l'or- thosilicate de tétracrésyle, elles se comparent tout aussi favorablement aux orthosilioates de tétraphényle modifiés par d'autres silicates d'aryles alkylés, silicates d'alkyles, silicate de naphtyle et analogues.
On peut utiliser de nombreux procédés pour la préparation des compositions conformes à l'invention. Trois procédés donnant satisfaction sont les suivants :
1 ) Synthèse directe à partir du phénylphénol correspondant, phé- nol et tétrachlorure de silicium.
2 ) Phénolyse par déplacement de radicaux phényle ou diphényle à partir d'orthosilicate de tétraphényle ou respectivement d'orthosilicate de té- tra (diphényle) avec, respectivement, du phénylphénol et du phénol,,
3 ) Transestérification d'orthosilicate de tétraphényle et d'or- thosilicate de tétra (diphényle).
Dans le premier procédé, on fait réagir le phénylphénol et le phénol avec du tétrachlorure de silicium dans les proportions désirées, en u- tilisant de préférence un excès des phénols. On ajoute le -tétrachlorure de silicium rapidement au mélange de phénol.en remuant. On règle l'allure de l'ad- dition du tétrachlorure de silicium de manière que le débit d'acide chlorhydri- que gazeux qui se dégage soit assez rapide, en évitant un volume tel que du tétrachlorure de silicium n'ayant pas réagi soit entraîné avec lui.
Lorsqu'on a ajouté la totalité du tétrachlorure de silicium, on chauffe le mélange de réaction entre 227 et 266 C (440 à 510 F) pour rendre la réaction complète, chasser l'acide chlorhydrique résiduel et entraîner les phénols en excès qui n'ont pas réagi. -
Quand le mélange de réaction contient jusque deux môles d'o-phényl- phénol, le mélange de phénol a un point de fusion relativement bas et on peut par conséquent combiner le tétrachlorure de silicium au produit fondu. Pour des mélanges de réaction qui contiennent plus de deux moles de phénylphénol, il peut être nécessaire d'utiliser un solvant, tel que du toluène, du benzène ou du xylène, dans le but de faciliter sa réaction avec le tétrachlorure de silicium.
Si on utilise un solvant, il est nécessaire d'éliminer le solvant avant que la réaction ne soit complète dans le but de pouvoir chauffer le mé- lange de réaction à la température nécessaire.
Les réactifs peuvent être purs, ou bien on peut utiliser des substances de qualité industrielle. Le phénol peut contenir jusque 2# % d'eau, et dans ce cas il peut se former des polymères de silicates, mais 2 leur présen- ce ne semble pas être nuisible parce qu'ils n'influencent pas de façon nota- ble la stabilité du mélange de réaction, et qu'en outre, ils tendent à réduire son point de congélation.
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On peut appliquer le procédé général suivant pour préparer les produits des Exemples 1 à 7. L'appareillage consiste en un appareil de réac- tion muni d'un agitateur mécanique et qu'on peut chauffer à volonté, un con- denseur approprié ou un système de condenseurs convenant à la fois au reflux et à la distillation, un absorbeur d'acide, un absorbeur d'alcool pour ab- sorber et réagir avec une quantité quelconque de tétrachlorure de silicium entraînée, un système de tours de séchage pour empêcher que l'humidité ne pénètre dans la chambre de réaction, et un organe d'addition de tétrachloru- re de silicium.,
On charge l'appareil de réaction au moyen de phénylphénol et de phénol et on remue le mélange pour assurer un mélange intime des phénols.
On raccorde alors le condenseur pour que le reflux passe à 1'absorbeur d'acide en traversant l'absorbeur d'alcool qui contient un excès de 10% des poids combinés des phénols. On dispose les tours de séchage de manière qu'aucune humidité ne puisse pénétrer dans le système entre l'absorbeur d'alcool et le réservoir d'addition de tétrachlorure de silicium. On ajoute alors rapidement le tétra- chlorure de silicium.
Quand on a ajouté la totalité du tétrachlorure de silicium, on porte le mélange de réaction lentement à environ 227 à 232 C (440-450 F) pour séparer la totalité de l'acide chlorhydrique. On laisse refluer le mélange de réaction pendant au moins 10 heures, mais de préférence plus longtemps, à 260 à 266 C (500-510 F) jusqu'à ce que la réaction soit complète.
On dispose alors le condenseur pour la distillation, et on sépare les matières phénoliques qui n'ont pas réagi, d'abord à la pression atmosphéri- que puis sous pression réduite. On insuffle alors un gaz inerte dans le mélan- ge, par exemple de l'azote, pour enlever toutes traces d'acide chlorhydrique.
On laisse refroidir l'appareil de réaction et on sépare le produit désiré.
Le phénylphénol semble réagir plus lentement que le phénol, spé- cialement quand on fait réagir le phénylphénol avec le dernier chlore devant être remplacé dans le tétrachlorure de silicium de départ. On préfère par conséquent faire réagir le phénylphénol avec le tétrachlorure de silicium en premier lieu. Dans une composition préparée en partant d'une mole de phényl- phénol et environ 3 moles de phénol, on applique le procédé ci-dessus excepté qu'on fait réagir la totalité du phénylphénol avec un excès stoichiométrique du tétrachlorure de silicium, par exemple environ ? mole, après quoi on ajoute le phénol et on le fait réagir d'avance, puis on ajoute le restant de tétra- chlorure de silicium, et on achève le traitement du mélange de réaction comme on l'explique plus haut.
La synthèse par phénolyse est basée sur le fait que quand on chauffe un orthosilicate de tétraphényle en présence d'un phénylphénol ou vice versa,le phénylphénol déplace une quantité équivalente de radicaux phénylés à -partir du silicate. Dans ce procédé on mélange et on chauffe ensemble à reflux l'orthosilicate de tétraphényle ou de diphényle et le phénylphénol ou phénol, à des températures qui s'élèvent jusque 243 C (470 F) environ pendant 10 à 15 heures. On distille alors le phénol libéré. Au cours de la distillation, on augmente graduellement la température jusque 274 C (525 F) à 316 C (600 F) en- viron. Quand la distillation du phénol à la pression atmosphérique est ter- minée, on continue la distillation sous pression réduite jusqu'à ce qu'elle soit complète.
Quand on prépare la composition de l'invention par transestéri- fication, on mélange de l'orthosilicate de tétraphényle et de l'orthosilicate de tétra (diphényle) et on les chauffe à une température comprise entre 227 et 316 c (440 à 600 F). Le temps nécessaire pour que la réaction soit complète c'est-à-dire pour atteindre un équilibre entre la totalité des silicates de phényle (diphényle) possibles, dépend de la température. A 227 à 232 C (440 à 450 F) l'équilibre est atteint au bout de 24 heures environ, ou moins.
On peut faciliter la transestérification par l'addition d'un cata- lyseur. Des catalyseurs satisfaisants comprennent des composés qui contiennent du chlore fixé directement au silicium, et qui se décomposent facilement au con-
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tact de l'eau, comme des monochlorsilicates d'alcool isopropylique, alcool isobutylique ou phénol, des di- ou trichlorsilicates analogues ou des oxy- chlorures de silicium tels que l'hexachlordisiloxane. Quand la réaction est complète, on peut séparer le catalyseur par distillation.
Il est important de remarquer que le liquide de transport de chaleur préparé par l'un quelconque des procédés précédents est suffisamment pur et n'a pas besoin d'être distillé.
Les nouveaux liquides de transport de chaleur peuvent être uti- lisés avantageusement en contact indirect de transmission de chaleur avec des substances qu'on désire chauffer. On peut, par exemple, les chauffer de toute manière appropriée, les faire passer dans le liquide des substances devant être chauffées puis les retourner à la chaudière pour les réchauffer.
Toutes les parties et pourcentages du texte et des revendications représentent des poids à moins qu'on ne les ait indiquées comme molaires.
REVENDICATIONS
1. - Composition possédant un point d'ébullition élevé, un point de fusion bas et une stabilité exceptionnelle à la chaleur pendant de longues périodes de temps, caractérisée en ce qu'elle consiste essentiellement en un mélange d'orthosilicate de phényle, orthosilicate de diphényle ou orthosilica- tes mixtes de phényle diphényle choisis en proportions telles dans la gamme de 0,4 à 3,6 radicaux diphényles à 3,6 à 0,4 radicaux phényles pour chaque radi- cal silicate, que le mélange ait une viscosité convenant à son emploi comme mi- lieu véhiculaire de chaleur.