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PERFECTIONNEMENTS AUX COMPOSITIONS D'ENDUITS PROTECTEURS.
La présente invention se rapporte à des compositions d'enduits protecteurs. Elle se rapporte plus particulièrement aux compositions d'enduits utilisées comme cires ou produits de polissage et contenant une matière fluide du genre silicone.
Ces dernières années ont vu le développement d'un nouveau type de composés génériquement appelés "silicones". Ces silicones sont obtenus sous des formes diverses s liquides, corps présentant l'aspect des huiles et des graisses, résines et élastomères ou caoutchoucs. Au cours d'essais tendant à mettre au point une composition perfectionnée d'enduits protecteurs, divers types de silicones ont été examinés dans le but de former une composition susceptible d'être appliquée à une surface et présentant des avantages bien définis sur une composition de polissage ne contenant que de la cire comme agent formant l'enduit.
De nombreuses expériences ont cependant indiqué qu'en général, les silicones ne sont pas utilisables à cette fin, forment souvent des trainées apparaissant lors du polissage, et présentent dans certaines conditions une adhérence très faible à la surface qu'ils recouvrent.
Bien qu'il semble donc établi qu'il n'y ait aucun avantage à ajouter tel quel un silicone quelconque à une composition de polissage, on a découvert qu'un silicone déterminé, le liquide formé de polyorganosiloxanes, souvent appelés silicones liquides,présente des propriétés remarquables et communique à la composition de polissage à laquelle il est incorporé des caractéristiques nouvelles et incontestablement améliorées.
Ces liquides forment une couche d'enduit beaucoup plus facile à polir et d'un éclat sensiblement plus vif que les pellicules de aire ha- bituelles.
Suivant l'invention, une composition protectrice capable de former une pellicule et présentant les avantages décrits, comprend un polyorganosiloxane liquide dont la viscosité à 25 C est supérieure à 20 oentisto-
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kes et un yehicule pour ce silicone liquide. Le véhicule constitue la plus grande partie en poids de la composition.
La nature et le but de l'invention étant ainsi indiqués d'une manière générale, on donnera ci-après des exemples à titre d'illustration de' l'invention. Ces exemples doivent être considérés à ce seul titre et ne peuvent limiter l'invention. Les ingrédients y sont exprimés en parties en poids, sauf indications contraires.
EXEMPLE 1
Une composition de polissage liquide est obtenue en mélangeant 20 parties de naphte dont la gamme de distillation est comprise entre 290 et 3500 et le point d'aniline est égal à 138 F (59 C) avec 22 parties de diméthylpolysiloxane d'une viscosité de 175 centistokes. Le contenu du récipient est ensuite chauffé à 185 F (85 C) environ, puis on ajoute 154,8 parties d'heptane, dont la gamme de distillation est comprise entre 192 et-212 F (91 à 100 C) et le point d'aniline est égal à 180 F (82 C). La composition obtenue est refroidie et appliquée sur un meuble de bois; après séchage, elle acquiert un beau lustre par polissage.
EXEMPLE 2.
On prépare une composition d'enduit protecteur en faisant fondre 6 parties dé cire de carnauba et 14 parties de cire microcristalline de paraffine dans un récipient approprié à 210 F (99 C) approximativement. On mélange dans un autre récipient 18 parties de naphte présentant la même gam- me de distillation et le même point d'aniline que dans l'exemple 1, avec 13 parties de diméthylpolysiloxane d'une viscosité de 500 centistokes. On'mé- lange ensuite le contenu du second récipient avec celui du premier, et'on porte la température du mélange à 185 F (85 C) environ. Le mélange est ensuite étendu par 150 parties de solvant supplémentaire. La composition est refroidie et appliquée sur une surface métallique laquée.
On obtient une pellicule protectrice qui acquiert facilement un beau lustre par polissage.
EXEMPLE 3.
On mélange 10 parties de diméthylpolysiloxane liquide, d'une viscosité de 1000 centistokes avec 22 parties de naphte. On ajoute 4 parties d'acide oléique et 1,8 partie de morpholine avec 19,6 parties de silice de diatomées. On porte le mélange à 190 F (88 C) environ et on y ajoute graduellement 142,6 parties d'eau. Le produit refroidi et appliqué sur une surface métallique forme une pellicule qui nettoie la surface lorsqu'on la polit et laisse une pellicule protectrice d'un beau lustre.
Dans ces exemples, on utilise des solvants présentant des points d'aniline égaux à 138, 180 et 132 F (59, 82 et 56 C env.). On notera cependant qu'on peut utiliser n'importe quel hydrocarbure liquide, éther liquide ou hydrocarbure chlorosubstitué liquide présentant de préférence un point d'aniline compris entre -22 et 185 F ( -30 et 85 C). Lorsqu'on utilise un solvant possédant un point d'aniline inférieur à -30 C, le pouvoir dissolvent de la composition est trop élevé et la laque, la peinture ou les autres revêtements peuvent être sensiblement affectés. Si le solvant présente un point d'aniline supérieur à 85 C, son pouvoir dissolvant n'est pas suffisant pour toutes les cires qui peuvent entrer dans la composition.
Les points d'aniline sont déterminés par la méthode de l'American Society for Testing Materials, qui comprend le séchage des échantillons à essayer par agitation pendant deux minutes au moins avec du sulfate de sodium anhydre. On place 10 millimètres d'aniline et 10 millimètres du solvant à essayer dans un tube à essais à chemise d'air, muni d'un agitateur et d'un thermomètre. On agite le mélange en évitant d'y introduire des bulles d'air.
Tout en poursuivant l'agitation, on laisse refroidir le mélange, à une vitesse ne dépassant pas 1 C par minute pour atteindre finalement une température inférieure de 1 ou 2 C à la température correspondant à l'apparition initiale du trouble. Le point d'aniline est caractérisé par un trouble qui augmente.
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fortement lorsqu'on abaisse la température
On notera en outre, si l'on utilise un solvant provenant de la distillation du pétrole, qu'il est préférable que ce solvant présente urie gamme de distillation comprise entre 190 et 450 , en plus dès conditions 'de.
point d'aniline. Lorsqu'on utilise un produit de distillation du pétrole dont la gamme de distillation est inférieure au minimum prescrit,'la volati- lisation se produit trop rapidement pour la plupart des applications), et ne permet pas un étalement suffisant de la composition. Si le maximum de la gamme de distillation dépasse le maximum de 450 prescrit, la volatilisation du solvant est trop lente et le séchage ralenti exige qu'une période plus longue s'écoule avant de pouvoir procéder à un polissage satisfaisant
Ces températures de distillation ont été établies par la mé- thode suivante. Le bain d'un condenseur est rempli de glace pilée et d'eau et maintenu à une température de 35 à 40 F (1-4 C).
On mesure 100 millimètres du solvant à essayer dans un tube cylindrique gradué de 100 mm, puis on le transvase dans un ballon d'Engler propre et sec de'125 mm en évitant que le liquide s'écoule dans le tube de vapeur. Le ballon rempli'est ensuite placé directement sur l'ouverture de la plaque d'amiante de l'élément de chauffage, et le tube de vapeur du ballon est fixé à l'aide d'un bouchon serrant de façon à s'enfoncer de 2 à 5 cm dans le tube du condenseur. Le cylindre gra- dué est placé à la sortie du tube du condenseur de façon que le tube du ' condenseur y soit enfoncé de 2,5 cm au moins sans cependant dépasser le 'trait de 100 millimètres.
La partie supérieure du cylindre gradué est recouverte d'un morceau de carton rigide découpé de façon a épouser étroitement le tube du condenseur. Un thermomètre est ensuite serré au milieu du goulot du bal- lon de façon que le bout inférieur du tube capillaire soit au niveau de l'in- térieur du fond du tube de sortie de la vapeur à son point de jonction avec le goulot du ballon. L'apport de chaleur est réglé de telle facon que la première goutte de produit condensé tombe du bord du condenseur au moins cinq minutes, mais au plus dix minutes après l'application de la chaleur.
La température à laquelle tombe la première goutte est le point d'ébulli- tion initial. L'apport de chaleur est continuellement réglé pour que la distillation se poursuive à une vitesse uniforme d'au moins quatre et au plus cinq millilitres par minute, soit approximativement deux gouttes par seconde. La température indiquée par le thermomètre de distillation est relevée lorsque le niveau du produit de la distillation atteint la marque des 5,10, 20, 30, 40,50, 60,70, 80, 90 et 95 millimètres dans le tube gradué. Après 95 millimètres on cesse de régler l'apport de chaleur. La température maximum lue après les 95 millimètres de distillation est notée comme point final.
Les solvants convenables peuvent être employés séparément ou en combinaison à condition qu'au moins la plus grande partie en poids de la composition soit formée par le solvant. Les solvants convenables compren- nent des hydrocarbures liquides comme le naphte, le solvant de Stoddard, etc..; des hydrocarbures chloro-substitués comme le tétrachlorure de carbo- ne, le dichlorure d'éthylène, le perchloréthylène et le trichloréthylène; et des éthers comme par exemple l'éther éthylique ou l'éther hexylique.
On produit les silicones liquides dans des viscosités compri- ses entre 0,65 et 1. 000.000 de centistokes à la température ambiante. Mais seuls les polyorganosiloxanes comme le diéthylpolysiloxane, le diméthylpoly- siloxane, etc.. conviennent pour la présente invention, et sont choisis de préférence avec une viscosité supérieure à 20 centistokes à 25 C. En effet, l'incorporation d'un organopolisiloxane liquide dont la viscosité est infé- rieure à 20 centistokes donne une surface dont l'éclat n'est pas entièrement satisfaisant. D'autre part, lorsqu'on utilise un silicone liquide polymérisé à forte viscosité, 35.000 centistokes par exemple, la composition qui le con- tient donne une pellicule dans laquelle apparaissent des trainées lors du po- lissage.
On préfère utiliser les polyorganosiloxanes liquides à raison
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de 0,5 à 10%. En proportion moins élevée, les résultats avantageux remarquables du liquide ne peuvent être suffisamment appréciés. Au-dessus de cette gamme, des trainées ou "nuages" peuvent apparaître sur la matière traitée.
Dans certaines applications,on peut obtenir un produit supérieur en associant le silicone liquide à une cire. Ceci dépend apparemment de la surface sur laquelle on applique la nouvelle composition. On remarquera dais les exemples que les silicones liquides considérés peuvent-former, avec ou sans cire, des compositions de formes différentes: une solution ou une émulsion aqueuse. L'émulsion aqueuse convient le mieux si l'on désire obtenir une action abrasive de nettoyage.
?* importe quel type de cire peut être employé sans restriction. et l'invention comprend les cires minérales considérées comme classe, par exemple, la cire de paraffine avec les paraffines microcristallines et oxydées, la cire de lignite, l'ozokérite, etc..; la classe des cires végétales par exemple les cires de carnauba, de candellilier, d'ouricury, de palme etc..; et la classe des cires animales, par exemple la cire d'abeilles.
Lorsqu'on désire employer ensemble une certaine teneur de'silicone fluide et une cire, il est préférable que ces matières soient incorpo= rées dans un rapport défini l'une à l'égard de l'autre, c'est-à-dire au moins une partie d'organopolysiloxane liquide pour quatre parties de cire, et'pas plus de deux parties de liquide pour une partie de cire. Si l'on utilise moins d'une partie de liquide pour quatre parties de cire, la facilité de polissage qui caractérise la composition de l'invention n'est pas appréciable. En outre, l'éclat de la pellicule est sensiblement moindre que celui qu'on obtient lorsque les ingrédients sont mélangés dans les proportions'préférées. Si la composition contient plus de deux parties de liquide par partie de cire, on obtient une pellicule qui tend à former des trainées au polissage.
Les principes de l'invention peuvent être appliqués d'autres manières que celles décrites et divers changements peuvent être apportés aux procédés et appareils décrits sans sortir du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS.
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1. Composition d'enduit protecteur, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins 0,5 % en poids d'un polyorganosiloxane liquide d'une viscosité au moins égale à 20 centistokes à 25 C, et un véhicule liquide constituant la plus grande partie en poids de la composition.
2. Composition suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le véhicule liquide est un solvant du polyorganosiloxane liquide.