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"Procédé pour la fabrication de granulé* oláagineur enrichi$ en corps gras et produit* ocnformes m cuex obtenue", les résidus du traitement des graines oléagineuses, telles que colza, graines de lin, graines de soja, coprah, arachimdes, graines de tournesol et de palkmise, représentent de précieuses matières premières pour l'alimentation des animaux. A partir des graines oléagineuses, on obtient l'huile par deux procédés :
1) par extraction et
2) par compression continue ou discontinue des graine@.
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Banale cas de l'extraction par pression des graines oléagineuses, il se forme des tourteaux qui possèdent une teneur en huile résiduaire d'environ 6 %, L'huile, obtenue à partir des graines oléagineuses, représentant un produit de très grande valeur, on cherche à réduire cette teneur en huile résiduaire en ne pressant pas les graines oléagineuses mais en extrayant l'huile par des solvants. Dans ce cas, il se forme des granulés d'extraction possédant une teneur en huile d'environ 1 %.
Mais les corps gras des tourteaux jouent un grand rôle dans l'alimentation des animaux, puisque leur valeur énergétique est nécessaire pour l'obtention d'une valeur énergétique élevée de la ration totale des animaux.
L'alimentation des animaux ne nécessite pas de corps gras aussi coûteux que les huiles et graisses végétales pures. On oherohe plutôt des sources d'énergie ayant un prix plus faible pour un effet semblable. Ce sont par exemple les graisses de boeuf, le saindoux ou les graisses qui sont obtenues ou récupérées dans l'abattage des animaux. En outre, on emploie les huiles de poisson, les graisses de poisson ou de baleine et l'huile de baleine qui possèdent aussi une valeur énergétique élevée.
L'emploi de graisses revêt une importance plus particulière dans le cas où les calories qu'elles fournissent reviennent meilleur marché que celles obtenues A partir des céréales fourragères. Mais en temps normal aussi, la valeur énergétique d'une ration alimentaire est importante, car l'élevage des animaux pour la production de viande, de lait et d'oeufs se fait actuellement de nanière toujours plus inten- sive et on est contraint à une croissance rapide et à un rendement élevé.
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Otent pourquoi ces dernières années, on a observé que les additions de corps gras aux aliments se font en nombre toujours croissant. Mais la manipulation des corps gras est difficile pour le producteur d'aliments mixtes ou le cultivateur à cause de sa complication et parce qu'elle exige des installations spéciales.
Les graisses de boeuf fondent, par exemple, au- dessus de 40 0. Un dosage pour une répartition régulière dans l'aliment se révèle difficile, car la graisse au contact du matériau froid se solidifie et ne pénètre pas dans les particules isolées. La graisse se trouve exclusivement sur les faces extérieures des petites particules isolées composant un aliment. Il en résulte que le matériau suinte au stockage, ne coule pas, et rend l'emballage gras.
Dans l'emploi d'huile liquide, on rencontre les mêmes inconvénients. L'huile pénètre en partie, il est vrai, dans les particules d'aliments, mais le reste suffit pour rendre inutilisable l'emballage.
Pour éviter ces difficultés, on a proposé d'ajouter l'huile ou la graisse dans le torréfacteur ou l'appareil à dégenzoler avec addition simultanée d'eau ou de vapeur. On a pensé que les particules granulées se gonflent ou sont poreuses et la graisse pénètre à l'intérieur des lamelles grâce A la vapeur et est liée dans le processus de grillage.
Puisque les flocons imbibés de solvant s'agglo- mèrent au contact de l'eau ou de la vapeur d'eau et forment des grumeaux ou des boulettes, on a proposé d'ajouter le corps gras non seulement dans le premier stade de grillage, mais aussi de préférence dans les second et cinquième stades.
Le matériau ainsi obtenu doit être moulu ensuite @
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avant d'être utilisé. La mouture est non seulement une opé- ration occasionnant des frais, mais on outre il s'y développe une chaleur indésirable portant à nouveau le corps gras en fusion, de sorte qu'il se produit ultérieurement une nouvelle agglomération.
Dans les installations employant des hélices pour le débenzolage, le procédé ne peut pas être employé. Dans ces dispositifs, le granulé est additionné d'eau et le corps gras est ajouté.
L'objet de la présente invention est un procédé pouvant être utilisé avec un égal succès dans tous les dis- positifs de torréfaction ou de débenzolage, soit dans les appareils à débenzolage par torréfaction, dans les hélices, sous vide, soit enoore dans les extracteurs à cuve.
Dans ce but, la présente invention concerne un procédé pour la fabrication de granulés d'oléagineux à grains fins, contenant des corps gras , par mélange de gâteaux d'ex- traction humectés de solvant avec des graisses ou huiles ou un mélange de graisses et d'huiles, procédé caractérisé parce qu'on ajoute aux gâteaux d'extraction imbibés de solvant, la graisse ou l'huile ou le mélange graisse-huile en absence de vapeur d'eau ou d'eau de condensation.
Le corps gras ou l'huile se dissout dans le solvant, forme une solution et diffuse dans les lamelles. Apre cette diffusion qui peut être accélérée par mélange ou par dis- persion fine du corps gras pendant l'introduction, le produit est acheminé vers le dispositif faisant partie du dispositif d'extraction qui peut être de construction quelconque, pour l'élimination du solvant. Là. le solvant est évaporé et le corps gras demeure bien régulièrement réparti dans le granulé
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à la place du solvant présent auparavant.
Si l'on ajoute le corps gras en mème tempe que la vapeur aux lamelles humectées de solvant, ce dernier s'éva- pore tout de suite. La vapeur d'eau condensée prend la place du solvant et les lamelles sont humectées avec le condensât de la vapeur d'eau de point d'ébullition plus élevé. Il se forme des grumeaux ou des boules qui possèdent une autre teneur en corps gras que le matériau fin.
Le processus, selon le procédé conforme à l'inven- tion, se comprend parce que par pulvérisation des corps gras sur le gâteau contenant le solvant, le corps gras se dissout d'abord dans le solvant imprégnant le gâteau extérieurement.
Cette solution, qui présente une viscosité inférieure à celle du corps gras normal, se diffuse dans les lamelles, tandis que le solvant contenu dans les lamelles migre vers la graisse à l'extérieur. Ainsi, les lamelles sont imbibées très régu- lièrement par la solution de corps gras. Pour cela, un certain temps est indispensable; ce temps peut être réduit par une fine pulvérisation sur une couche mince ou par un mélange.
En outre, les paillettes cassantes, épaisses seulement de 0,1 à 0,25 mm se brisent pendant le mélange, car elles sont rendues très fragiles par extraction de l'huile qu'elles contenaient précédemment. Au lieu de cette huile se trouve maintenant le corps gras ajouté.
Par évaporation dans les appareils à hélice, le solvant s'évapore et le corps gras est dispersé uniformément dans le produit. Par déplacement du solvant par la vapeur d'eau, le solvant s'élimine des particules isolées.
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Le condesnt se situe en dehors de la couche de solution de corps gras imprégnante;lorsque les particules de solvant n'échappent, les particules de corps gras se met- tent . leur place. Ainsi, il ne se forme pas de grumeaux. Le granulé ne s'humidifie pas par l'élimination du solvant, par exemple le débenzolage, et n'a donc pas besoin d'être séché. Si, par exemple, on prépare des produits alimentaires à partir d'un gâteau de soja décortiqué, on peut, pour certaine bute, éviter une opération de mouture, puisque les particules, à rencontre de tous les autres procédés, se désagrègent fa- cilement par écrasement ou pendant le transport.
Le résultat du nouveau procédé réside dans le fait que le corps gras se trouve dans les lamelles sous une forme dispersée idéale. Par contre, par addition d'eau ou de vapeur d'eau, les lamelles deviennent humides et laissent moins bien pénétrer le corps gras.
Cet Inconvénient est évité dans le présent procédé. Il se forme un produit fin, bien régulier, dans lequel le corps gras est réparti uniformément d'une manière idéale.
L'invention concerne également, à titre de pro- duit industriel nouveau, les gâteaux oléagineux enrichie en huile ou graisse conformes à ceux obtenus par les procédés précédente ou procédés similaires.
Si les gâteaux épuisés par extraction, auxquels est ajouté le corps gras, sont très secs, on peut diluer le corps gras ou l'huile avec un solvant. Ceci a pour avantage, dans certains cas, que cette solution de corps gras, pouvant contenir par exemple de 30 à 80% de corps gras, ne se soli- difie pas et est donc plus facile à manipuler qu'un corps gras
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fondant à une température supérieure à la température ambiante
Comme granulée de graines oléagineuses qui peuvent permettre la réalisation de l'invention, on peut citer par exemple :les tourteaux de coco, les tourteaux de pal- miste, les tourteaux de oolza, les tourteaux de tournesol, les tourteaux de soja, les tourteaux d'arachide, les tour- teaux de sésame, les tourteaux de lin, les tourteaux de ooton et les tourteaux de germe de mais.
Comme corps gras qui peuvent trouver emploi, on peut prendre:le suif de boeuf, le saindoux, les graisses d'abattage, les huiles ou les graisses animales ou végétales qui sont obtenues par durcissement ou par mélange, par exemple les graisses de poisson, des graisses de baleine ou des graisses de soja ou un mélange d'une huile liquide avec une graisse à haut point de fusion.
L'addition de graisses et d'huiles ou de leurs mélanges peut s'effectuer directement dans l'installation d'extraction ou, suivant la construction de l'installation, après le dernier stade de l'extraction (lavage) ou le stade d'égouttage, dans les extraoteurs à cuve après le retrait des micelles. Si on emploie un mélangea, on peut ajouter la graisse par jet important. Si on a une décharge en continu ou si les lamelles se forment avec une grande surface, on peut pulvériser la graisse ou l'huile ou l'apporter en une dispersion fine.
Souvent, il est suffisant d'utiliser le mode de transport de l'extracteur à l'installation d'élimination du benzène en guise de mélangeur, et d'utiliser le temps de séjour dans l'élément de transport, tandis que le mélange de feuillets et de la solution de graisse se trouve en contact, comme temps de diffusion.
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Exemple :
Dans une installation d'extraction en continu, de construction du type Lurgi, on pulvérise, pour un rendement horaire d'extraction de 16,7 tonnes dans la sortie d'extrao- tion, 4,55 tonnes de suif de boeuf (avec un point de fusion de 42 0) à l'heure. On mélange la matière par un agitateur à palettes se trouvant dans le dispositif d'extraction et la transporte par une courroie dans un appareil à éliminer le benzène. Les lamelles extraites contiennent 20,3 m3 de benzène d'extraction. Après addition de la graisse, on atteint, pendant le mélange, une concentration en corps grasd'environ 23 %.
Après le torréfacteur, le matériau est évacué avec un appareil de transport pneumatique vers un tambour rotatif où il est refroidi. Ce matériau est de structure fine régulière : il ne contient pas de grumeaux et se désa- grège en semoule par léger écrasement ou pendant le transport à la station de remplissage.
L'analyse au tamis fournit sans mouture le résul- tat suivant 96,7% passent à travers un tamis de 1,5 mm de grosseur de maille; environ 3,3% de la substanoe sont un peu plus gros de dimension.
L'analyse ou tamis d'un autre granulé fabriqué montre que 53,2% environ passent par un tamis de 1,5 mm de grosseur de maille; 24,6 % du résidu dépassent 5 mm.
Il est bien évident que l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, et à partir desquels on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du oadre de l'invention.