Procédé pour protéger l'aluminium et ses alliages contre<B>la</B> corrosion. La présente invention a pour objet un procédé permettant de protéger l'aluminium et ses alliages contre les attaques susceptibles -de provoquer l'altération ou la corrosion du métal, par exemple par des solutions salines telles que le chlorure de sodium, ou par<B>(le</B> l'air humide chargé de particules de ces solu tions, par exemple -l'air marin, ou par l'at- rnosphère en général.
Le procédé est essentiellement ea.racté- risé par le fait qu'on provoque à la surface du métal, à l'aide d'un bain salin, la forma tion d'un dépôt protecteur et qu'on utilise, pour former ce dépôt, une solution alcaline d'au moins un sel alcalin dont l'anion con tient un métal tel que chromate, vanadate, malybdate, tungstate, titanate, uranate, nio- bate, manganate, etc.
Il est nécessaire que ledit métal puisse donner au moins deux oxydes, dont le plus oxygéné donne un sel alcalin soluble dans une solution alcaline et le moins oxygéné est in soluble :dans une telle solution. L'hydrogène
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naissant <SEP> prenant <SEP> naissance <SEP> au <SEP> contact <SEP> de <SEP> l';i luminium <SEP> ou <SEP> d'un <SEP> -de <SEP> ses <SEP> allia-es <SEP> et <SEP> dune <SEP> so lution <SEP> alcaline <SEP> ramène, <SEP> par <SEP> riduction. <SEP> l'oxy1c
<tb> correspond <SEP> au <SEP> métal <SEP> du <SEP> >,iiiétallate" <SEP> à <SEP> l'état
<tb> de <SEP> sous-oxyde <SEP> insoluble. <SEP> Ainsi, <SEP> <B>Un</B> <SEP> mangra nate <SEP> correspondant <SEP> à <SEP> l'acide <SEP> manganique
<tb> Mn03H,0, <SEP> sera <SEP> ramené <SEP> à <SEP> l'état <SEP> <B>de</B>l"n_(),
<tb> ou <SEP> de <SEP> Mn;;
Oi <SEP> qui <SEP> sont <SEP> stables, <SEP> inox'
<tb> dans <SEP> les <SEP> conditions <SEP> de <SEP> la <SEP> pratique <SEP> M <SEP> qni
<tb> forment <SEP> à <SEP> la <SEP> surface <SEP> de <SEP> l'aluniiniuin. <SEP> p,ir
<tb> exemple, <SEP> la <SEP> couche <SEP> protectrice <SEP> désirée.
<tb> La <SEP> formation <SEP> de <SEP> cette <SEP> couche <SEP> peut <SEP> être
<tb> obtenue <SEP> par <SEP> immersion <SEP> de <SEP> la <SEP> pièce <SEP> métalli que <SEP> dans <SEP> un <SEP> bain <SEP> du <SEP> sel <SEP> choisi, <SEP> à <SEP> un <SEP> degré
<tb> de <SEP> concentration <SEP> et <SEP> à <SEP> une <SEP> température <SEP> eonvl, nables.
<SEP> Le <SEP> bain <SEP> sera <SEP> rendu <SEP> alcalin, <SEP> par <SEP> exem ple <SEP> par <SEP> addition <SEP> d'un <SEP> carboiiab, <SEP> alcolizi <SEP> ou <SEP> de
<tb> l'hydroxyde <SEP> alcalin <SEP> correspondant.
<tb> Par <SEP> exemple, <SEP> pour <SEP> protéger <SEP> un <SEP> objet <SEP> en
<tb> aluminium, <SEP> on <SEP> peut <SEP> le <SEP> tremper <SEP> clans <SEP> uiie <SEP> ao lution <SEP> bouillante <SEP> de. <SEP> carbonate <SEP> de <SEP> sodium <SEP> à
<tb> 1 <SEP> % <SEP> environ <SEP> et <SEP> de <SEP> molybdate <SEP> de <SEP> socliiim <SEP> ou
<tb> de <SEP> potassium <SEP> à <SEP> <B>U%.</B> La manière d'opérer suivante, donnée à ti tre ;l'exemple, procure des avantages au point de vue de la réalisation pratique:
<I>A.</I> Préparation <I>des sels</I> employés.
On peut partir des minerais contenant du chrome, du manganèse, du titane, de l'urane, du tungstène, du molybdène, etc., et on opère une désagrégation par la soude ou la potasse en fusion après broyage très fin.
Si l'on a affaire à la chromite (ou .chro- mite (le fer naturel) on reprend par l'eau, on acidifie par l'acide sulfurique, on peroxyde par le permanganate de potasse ou (le soude, on neutralise par le carbonate ou le phosphate de soude. Après séparation des oxydes de fer ou de manganèse par décantation ou filtra tion, on ajoute du phospliatr de soude clissons et on concentre la solution. On obtient ainsi, de façon connue, un sel composé que l'on a appelé phospho-chromate alcalin.
Si l'on part de molybdénite (sulfure de moly bdène naturel); après l'attaque alcaline, on oxyde la masse fondue au rouge sombre par l'introduction de faibles quantités de ni trate de soude ou de potasse fondu. Après re froidissement, on reprend par l'eau, on s5.#- pare les oxydes insolubles, on neutralise par l'acide sulfurique et on évapore la solution qui donnera, de façon connue, des eristalix d'un sel composé qui est désigné sous le nom de sulfo-molybdate alcalin.
On peut assurer une meilleure eonserva.- tion de ces sels à l'humidité par l'addition d'une faible quantité d'un sel tel qti(, le bo rate de soude sans action sur le dépôt d'oxyde et sur le métal à protéger. <I>B.</I> Préparation <I>des</I> baiïis.
Un mélange de ces deux sels donne un produit convenable pour la préparation des bains (le projection. Une bonne proportion es qui comprend 1 partie de sulfo- molybdate alcalin et 5 parties de phosplio- chromate alcalin.
Il est bien entendu que ces proportions ne sont pas limitatives; c'est un exemple qui est ici donné, puisqu'on peut employer aussi du sulfo-tungstate au lieu de sulfo- mofybdate, ou du sulfo-uranate, avec du phospho-vanadate ou phospho-manganate, etc., soit seuls, soit mélangés.
Pour l'emploi dans les cuves d'immersion. on ajoute à x parties d'un ou de plusieurs des sels mentionnés ci-dessus, -d parties de carbonate de soude Solvay, .x et -y étant fonc tion: a) De l'alcalinité calculée du bain suivani le métal ou l'alliage qu'il s'agit de protéger: la proportion peut ne pas être la même, par exemple, pour l'aluminium ou le duralumin; b) Par la nature du sel (chromate, man ganai:e, tungstate, etc.) introduit.
A titre d'exemple, on peut. indiquer les proportions suivantes: Mélange de pliosplio-chromate et de sulfo-molybdate de potasse, 0,5 % du bain; Carbonate de soude Solvay, 1 % de la. so lution.
La concentration de la solution en car- bonate alcalin varie peu à l'emploi. On cor rigera seulement la perte en sel de dépôt par l'introduction d'une nouvelle quantité de sels au fur et à mesure que le bain se sera appau vri.
Les sels .ci-dessus spécifiés sont stables, ne s'altèrent pas à l'air ni à l'humidité; ils sont extrêmement solubles. Leur mélange avec du carbonate de soude a les mêmes qua lité; d'inaltérabilité et de solubilité.
Le traitement de l'objet à. protéger se fait de préférence à l'ébullition; sa durée dé pend Lle l'épaisseur. du dépôt que l'on veut ob tenir.
La, couche de protection constitue un excellent moyen d'accrochage pour tout ver nis. peinture, matières grasses, émaux, etc.