Machine typographique munie d'un mécanisme de mesure. La présente invention a pour objet tune machine typographique munie d'un méca nisme de mesure, dans laquelle des moyens pour marquer un ruban enregistreur et un mécanisme de mesure de la ligne sont tous deux commandés par des touches.
Les rubans enregistreurs obtenus peuvent être utilisés pour commander les opérations dles machines à composer et à types fondus individuels, on des machines à composer typo graphiques photomécaniques.
Dans ces deux types de machines destinés à être commandés par ces rubans enregis- t reurs, les caractères ou autres symboles typo graphiques qui doivent être coulés ou repro duits sont groupés selon leur largeur ou leur valeur d'unités. En conséquence, les marques dans le ruban enregistreur ne servent pas seulement à amener la matrice sélectionnée sur le moule du type, ou le caractère typogra phique sélectionné à la partie frontale d'une lentille, selon le cas, nmais aussi à déterminer la valeur d'unités, la largeur ou l'espace à attribuer à ce caractère ou à ce symbole.
Dans les machines à composer pour rubans enregistreurs connues jusqu'ici dans le com merce, les deux fonctions mentionnées ci- dessus sont liées ensemble, de sorte que ces mnaehines peuvent seulement produire des marques pour déterminer une certaine posi tion d'un caractère dans son propre groupe dle valeur d'unités, et mesurer et enregistrer la valeur d'unités ou la largeur attribuée à ce groupe.
Il arrive souvent que les caractères désirés ne peuvent se loger parmi ceux d'une même valeur d'unités dans une case matricielle d'une machine à types fondus, ou sur la pla que principale d'une machine à, eoinposer photomécanique, mais des places peuvent être t rouvées pour ces caractères parmi ceux ayant une valeur d'unités ou une largeur différente.
Une telle disposition ne peut être employée dans les machines connues, par le fait. qu'une machine à composer usuelle pour rubans en registreurs ne comporte pas de moyens pour fournir à la machine fondeuse les signaux supplémentires nécessaires pour le" mouve ment du mécanisme déterminant les dimen sions du moule ou, pour les machines à com poser photomécaniques, le mouvement supplé mentaire nécessaire pour la projection d'un caractère sur la position appropriée du néga tif ou du milieu récepteur.
Comme les fonc tions de la mesure de la valeur d'unités et cle la position sont. liées ensemble, ces ma- ebines ne peuvent pas mesurer et enregistrer la vraie valeur à attribuer à ces caractères déplacés, ni enregistrer ces mesures pour pro duire la justification appropriée de la ligne (le la composition.
L'invention a pour but de fournir une ma chine grâce à laquelle la valeur d'unités réelle et non la place ou la valeur de groupe d'un caractère ou d'un symbole est mesurée et en registrée en vue de la mesure de la ligne et de la justification, des marques étant pro duites sur le ruban enregistreur de manière que les caractères ou symboles disposés hors de leur place dans la matrice ou sur le pla teau principal, selon le cas, puissent être moulés ou photographiés avec leur propre valeur d'unités ou largeur.
La machine selon l'invention est caractérisée en ce que le méca nisme de mesure comprend un bloc mobile dont la position est commandée par des tou ehes sélectionnées pour augmenter à volonté la largeur attribuée à un caractère par le mé canisme de mesure de la ligne.
La machine typographique décrite ci- après comprend des parties de type connu et analogues à celles décrites dans les brevets suisses Nos 47791, 48103, 48104 et 48364 (1908). Il suffit donc, dans la description qui v a suivre, de décrire les mécanismes nou veaux.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la ma chine typographique objet de l'invention.
Les fig. 1 et 2 sont des vutes en élévation de cette forme d'exécution pour deux posi tions de fonctionnement différentes.
Les fig. 3, 4, 5 et 6 sont des vues de dé tails.
La fig. 7 est une vue partielle analogue à la fig. 1, certaines parties étant représentées dans une position différente.
La forme d'exécution représentée au des sin comprend les parties connues suivantes: une roue d'unités d qui est constamment solli citée à tourner par une crémaillère couplée avec un moteur pneumatique non représenté; un cliquet de retenue étant destiné à coopérer avec la roue d'unités A; une crémaillère C de mesure de la ligne, qui engrène avec un pi gnon a solidaire de la roue d'unités A et qui porte un index c; une échelle fixe D; une cré maillère E de mesure d'unités, et une série d'arrêt d'unités F destinés à être commandés par les touches de la machine qui condition nent le ruban.
Un cadre G est monté à pivot sur l'axe al de la roue d'unités Al, le cadre comportant un bras G1 sur lequel est. monté à pivot un ver rou d'arrêt H. Un bloc I est monté dans un support, de manière à pouvoir coulisser le long du verrou d'arrêt H, et comprend des degrés en escalier I1, I2, I3 (fig. 3), ce bloc à degrés étant destiné à être actionné d'une ma nière variable et sélective par des touches de la machine, de façon que l'un ou l'autre des degrés vienne dans la trajectoire du verrou d'arrêt H.
Le cliquet de retenue est formé d'un bras B susceptible de pivoter en b et d'un bloc B2 présentant des dents B1. Ce bloc B2 est monté coulissant dans un palier G2 porté par un bras G3 du cadre G et est susceptible de se déplacer dans une fente à l'extrémité exté rieure du bras G3.
Dans une première position, les dents B1 du bloc B2 sont maintenues engagées avec les dents de la roue d'unités A par le bras B, sous l'action d'un ressort B5, un côté du bloc B2 s'appuyant contre un épaulement B4 sur ledit bras (fig. 2). Lorsque les dents B1 sont poussées de manière à les faire engrener avec les dents de la roue d'unités, il se produit une tension d'un ressort B3 dont l'extrémité supé rieure est fixée au bras G3 du cadre G, et l'extrémité inférieure au bloc B2.
Quand une touche de caractère du clavier est actionnée, la crémaillère d'unités E est soulevée et vient engrener avec la roue d'unités -1, puis le bras B est. soulevé, ce qui permet au ressort.
B3 de soulever le bloc B2 dont les dents libèrent la roue d'unités, celle-ci tournant maintenant. en sens inverse du sens des aiguilles d'une montre sous l'in fluence de la. crémaillère entraînée par le mo teur et communiquant. un mouvement à la crémaillère C de mesure de la ligne jusqu'à ce que la crémaillère d'unités E rencontre celui des arrêts d'unités de la série r qui a. été sou levé (fig. 2).
Le bras B est. alors ramené par le ressort Bj, et les dents Bl s'engagent à nouveau avec la roue d'unités _l, puis la cré- rnaillère d'unités E est libérée de la. roue d'unités et. retourne dans sa position initiale sous l'influence d'un ressort El. L'opération décrite ci-dessus est. l'opération normale du mécanisme de mesure.
La détermination de la largeur supplé- rnentaire à. -ajouter à chaque caractère est dé- terminée chronologiquement pour se faire sans interférer avec les mouvements du mé- eanisme de mesure normal. Quand le bras B a été libéré de la roue d'unités d, comme dé crit plus haut, le cadre C, sous l'influence d'un ressort K, tourne dans le sens des aiguil les d'une montre, et le verrou d'arrêt II est soulevé jusqu'à ce qu'il rencontre l'un des de grés Il, I2, I3 sur le bloc 1, qui a été placé sur sa trajectoire par la touche du caractère par ticulier actionné.
Ce mouvement du cadre G porte le bloc denté B1, B2 loin de l'épaule ment B l dit levier B, dans la position repré sentée à la fig. 2. La distance x entre l'épau lement B4 et le bloc B1, B2 (fig. 2) dépend de la distance à ajouter à la largeur du ca ractère, déterminée par la position du verrou dl'arrêt II contre le bloc I. Quand la touche dle caractère est libérée, les dents B1 engagent à nouveau la roue d'unités A sous la pression du bras B, qui surmonte l'action du ressort B3, et la crémaillère d'unités F est dégagée de la roue d'unités. Celle-ci tourne alors en scels inverse du sens des aiguilles d'une mon tre sous l'action de la crémaillère entraînée par le moteur, et entraîne avec elle le cadre C et le bloc Bl, B2, jusqu'à ce qu'une extrémité chu bloc B1 vienne buter contre l'épaulement B4 dut bras B.
La crémaillère C de mesure de la ligne est ainsi déplacée par la roue d'unités d'une dis tance supplémentaire déterminée par le bloc I, cette distance s'ajoutant à la distance dé terminée par l'arrêt F normal sélectionné de mesure d'unités.
La position du bloc réglable I est, déterminée sélectivement par l'action d'une touche affec tée à chaque caractère dont la valeur d'unités, c'est-à-dire la largeur, peut être augmentée et mesurée.
Le bloc mobile I comprend trois degrés Il, l2', I3, ce qui permet d'ajouter une, deux ou trois unités à la valeur d'unités de tout carac tère déterminé par l'arrêt d'unités F pour cette largeur particulière du caractère.
Les mouvements sélectifs et variables du bloc mobile I sont commandés par des pistons J, J2, J4 (flg. 3 à 6) d'un cylindre J1. Quand de l'air est admis dans le cylindre J 1 par une lumière j, le piston J se déplace jusqu'à ce que l'extrémité arrière d'une fente J3 du piston rencontre sune cheville J11 fixée dans la paroi du cylindre, et ce mouvement pousse les pistons J2 et J4 d'une distance égale, de manière à placer un des degrés du bloc mobile I sur la trajectoire du verrou d'arrêt H pour assurer l'addition d'une unité à la valeur d'unités d'un caractère (fig. 4).
De même, quand de l'air est admis dans le cy lindre J1 par une lumière j1, le piston J2 est déplacé, entraînant le piston J4, jusqu'à ce que le piston J2 soit arrêté par une cheville J5 située dans la paroi du cylindre et enga geant l'extrémité arrière d'une fente J6 du piston J2 (fig. 5). Par ce mouvement, un se cond degré du bloc I est placé sur la trajec toire du verrou H pour assurer l'addition de deux unités à la largeur du caractère.
Quand .de l'air est. admis dans le cylindre Jl par une lumière j2, le piston J4 se déplace seul jus qu'à ce que son extrémité frontale s'engage avec l'extrémité avant du cylindre Jl (fig. 6), et ce mouvement amène un troisième degré du bloc<I>I</I> sur la trajectoire du verrou d'arrêt<I>H,</I> pour assurer l'addition de trois unités à la. largeur du caractère.
Les trois pistons J, .12, J4 sont actionnés contre l'action d'un ressort Jlo qui ramène les pistons dans leurs positions initiales quand l'air soirs pression s'échappe du cylindre.
Le bloc mobile I est relié au piston J4 au moyen d'un bras J7 susceptible de pivoter à une de ses extrémités sur un prolongement J g dudit piston. Ce montage permet un mou vement libre d'une valeur limitée entre le pis ton et le bloc<I>I.</I> Le bras J7 se termine par un autre bras J9 qui s'appuie contre la paroi extérieure du cylindre Jl pour éviter la chute du bras J7.
Chaque lumière j, j1, j2 est reliée par un conduit d'air à une soupape de commande d'air qui est actionnée par la touche de carac tère qui commande les poinçons particuliers prévus pour le caractère envisagé, et cette touche actionne aussi un poinçon supplémen taire, ou dans une variante des poinçons sup- plémentaires, pour produire des marques sup plémentaires dans un second ruban, en vue d'assurer l'addition d'unités additionnelles au caractère dans une machine à types fondus ou une machine à composer photomécanique, selon le cas.
Supposons, à titre d'exemple, qu'un carac tère d'une valeur d'unités de 14 ne puisse se loger dans le rang à 14 unités de la matrice d'une machine à composer à types fondus, ou dans la rangée à 14 unités du plateau prin cipal d'une machine photomécanique, et que ledit caractère soit placé dans un rang à onze unités. Le mécanisme prévu entre la touche de ce caractère et les poinçons est disposé de manière à produire les marques nécessaires dans le ruban enregistreur, par des méthodes connues. L'opération de cette touche com mande les poinçons pour un caractère à onze unités, et l'arrêt d'unités onze de la série F (fig. 2) est soulevé.
Mais la touche détermine également la position du bloc mobile I, de ma nière à présenter l'arrêt de trois unités sur la trajectoire du verrou d'arrêt H. Par con séquent, après que la mesure de onze unités a été déterminée par l'arrêt d'unités F et que la crémaillère de ligne a avancé pour mesurer cette valeur, le cadre C fait tourner la roue d'unités A, comme on l'a vu, jusqu'à ce que le verrou H rencontre l'arrêt de trois unités du bloc I, et la crémaillère de ligne aura ainsi ajouté trois autres unités à la mesure de la ligne.
Dans le but d'éviter un contact accidentel entre le bloc mobile<I>I</I> et le verrou d'arrêt<I>H,</I> il est aménagé un espace suffisant entre eux, et cet espace est utilisé pour déterminer en partie la mesure normale de chaque carac tère, mesure qui, jusqu'ici, était entièrement déterminée par l'arrêt d'unités F. Lors de l'opération d'une touche concernant un ca ractère auquel aucune unité supplémentaire ne doit, être ajoutée, le bloc I reste dans sa position initiale et le verrou d'arrêt H est soulevé jusqu'à ce qu'un épaulement Hl (le ce verrou s'engage avec l'extrémité avant du bloc I.
Ainsi, quand la crémaillère d'unités E a terminé sa course de mesure contre un des arrêts d'unités F et que le bras B s'est en gagé à nouveau avec la roue d'unités A, cette dernière tourne et fait avancer la cré maillère de mesure de la ligne de la distance représentant une unité. Afin que cette unité ne s'ajoute pas à la largeur normale du ca ractère envisagé, le support des arrêts d'unités F est déplacé, à la gauche de sa position usuelle, d'une distance représentant une unité. Si, par exemple, le caractère envisagé est à cinq unités et qu'aucune unité ne doive être ajoutée à ce caractère, la crémaillère d'unités mesure alors quatre unités et le ver rou d'arrêt H conditionne la roue d'unités A pour ajouter l'unité restante.
Les touches de la machine à composer qui déterminent l'opération du mécanisme de me sure sont déterminées par la fonte ou la dis position particulière à employer dans la ma chine à types fondus, respectivement dans la machine photomécanique.
Il est nécessaire, avec certaines formes de composition, d'ajouter un nombre défini d'unités à des caractères successifs, pour aug menter l'espacement. des caractères d'rrn, dans d'autres cas de plusieurs mots.
Pour qu'une telle composition puisse en core être obtenue avec la machine décrite, le verrou d'arrêt<I>II</I> traverse un support cou lissant II-1 (fig. 1).
Ce support comprend une butée H5, une barre verticale H6 susceptible de coulisser et. comportant une surface inch née HÎ, qui est destinée à s'engager avec la butée H5 pour déplacer le support H-1 vers la. gauche, en regardant la fi,(,. 7, et amener un second arrêt 112 dans une position où il peut, s'engager avec un des crans du bloc I. La position de la barre 116 est commandée à la main, an moyen d'une manette H@.
Dans les machines typographiques con nues permettant d'obtenir un espacement différentiel des caractères, qu'il s'agisse de caractères normaux ou de caractères italiques, l'arrêt final de la crémaillère E est réglable au moyen d'un organe d'ar rêt. En tirant cet organe en arrière, la cré maillère F peut être engagée avec la roue A, de manière à mesurer deux unités de plus qu'avec la composition habituelle. Tout carac tère d'un nombre particulier d'unités est nie s sui ré, en raison de ces deux unités supplémen taires, comme sa propre largeur plus deux unités, et ce réglage de l'arrêt de la crémail lère E est réalisé à l'aide d'un levier à main.
Pour utiliser ce dispositif d'espacement qui ajoute deux unités à chaque caractère qui doit être espacé et utiliser encore le méca nisme de mesure de la machine typographique décrite pour ajouter un nombre variable d'unités à des caractères sélectionnés, l'organe d'arrêt réglable, au lieu de former butée d'extrémité pour la crémaillère E, est consti tué par le bloc I adjacent au verrou d'arrêt Il.
Lorsque en plus de la quantité variable à ajouter aux caractères sélectionnés par le verrou H on doit ajouter à chaque caractère un certain espace pour écarter davantage les caractères du mot particulier, on actionne le levier Hs pour pousser la barre H6 vers le bas Le flanc incliné H7 de la barre H6 vient en prise avec la butée Hls et déplace le sup port II4 vers la gauche faisant ainsi tourner le verrou HI autour de son pivot et amenant le cran 1H2 sous le bloc I, de sorte que lorsque le cadre C se déplace dans le sens des aiguil les d'une montre, il ajoute au caractère la quantité enregistrée par le verrou H plus deux unités déterminées par le bloc I contre lequel le cran H2 vient maintenant pour en registrer deux unités supplémentaires.