Dispositif de justification de ligne dans une machine typographique. La piésente invention a pour objet un dispositif de justification de ligne dans une machine typographique qui est destinée à produire photographiquement sur une surface sensible une image d'un ensemble de carac tères d'imprimerie susceptible d'être utilisée pour la préparation d'un cliché d'impression, ce dispositif comprenant un suiveur de ligne cléplaqable le long d'un chemin entre une po sition de départ de ligne et une position fixe de fin de ligne,
la longueur de ce chemin étant égale à la longueur voulue d'une ligne de caractères d'imprimerie produite à partir d'une ligne composée d'éléments porte-carac- tères qui sont. destinés à être portés le long du chemin par le suiveur de ligne, ledit suiveur de ligne comprenant des organes de resserrage de lignes qui sont déplagables dans le corps de suiveur pendant le mouvement du suiveur le long dudit chemin, ces organes de resser- rage coopérant avec un rail de contrôle de justification réglable. Un tel dispositif de jus tification est déjà décrit dans le brevet. suisse N 284815.
Dans les machines. en question, on produit photographiquement les lignes justifiées de caractères en exposant individuellement sur le film les caractères portés par des éléments ayant -une épaisseur de corps correspondant à la largeur dans le sens des rangées de leurs caractères respectifs, ces éléments (y compris les blancs d'espacement) étant composés en fine ligne de longueur quelconque,
un peu plus courte que la longueur justifiée désirée et que l'on mesure à sa dimension réelle ou raccourcissement ou raccourcissage ,, grâce au dispositif de justification, à un poste de mesure de ligne, les éléments étant ensuite prélevés un par un de l'extrémité d'attaque de la ligne composée le long d'une paroi ter minale adjacente jusqu'à une position de photographie, un-suiveur de ligne servant à amener la ligne au poste de mesure, puis à faire avancer les éléments restants après cha que prélèvement d'un élément, dans le but de porter les éléments successifs à la position de prélèvement,
des liaisons à pignon et arbres depuis le suiveur jusqu'à un porte-film ser vant à faire avancer ce dernier pas à pas pour recevoir les expositions photographiques successives, jusqu'à ce que le suiveur atteigne sa position de fin de ligne contre ladite paroi terminale. Ce fonctionnement est décrit en détail dans ledit brevet suisse N 284815.
Le dispositif de justification connu com prend des organes de composition de ligne coopérant, portés par le suiveur de ligne et un rail de contrôle pour actionner ces organes, le rail étant. supporté sur un pivot fixe situé en un point placé environ à la verticale au dessous de l'extrémité d'attaque d'une ligne d'éléments et correspondant à la position de fin de ligne du suiveïir,
et le rail s'étendant longitudinalement depuis ce pivot sur ime dis tance telle qu'il soit au-dessous de la ligne et du suiveux quand celui-ci est dans une posi- tion de départ de ligne adjacente à l'extrémité terminale de n'importe quelle ligne jusqu'à la plus longue (c'est-à-dire 42 Ems) compatible avec la capacité de la machine.
La disposition est telle qu'à l'arrivée à la station de mesure de ligne, le suiveur de ligne est temporairement verrouillé à -une position de départ de ligne espacée de la paroi terni-. hale adjacente à l'extrémité d'attaque de la ligne délivrée d'éléments, d'une distance cor respondant à la longueur de la ligne justifiée à produire.
Le suiveur étant ainsi verrouillé, un basculement vers le haut conféré au rail de contrôle (par une tige de manoeuvre reliée à celui-ci vers son extrémité libre) déplace les organes de resserrage contre l'action d'un res sort, dans une direction telle que la ligne composée d'éléments dans son ensemble soit pressée contre ladite paroi terminale et, par suite, l'éloigne du suiveur de la quantité du raccourcissage que l'opérateur laisse dans la ligne,
ce qui procure ainsi une mesure ou gabarit du raccourcissement total de la ligne. Puis, quand le suiveur avance par degrés de puis sa position de départ de ligne à la suite de chaque prélèvement d'un élément de l'extrémité d'attaque de la ligne, et le rail étant verrouillé dans la position inclinée qu'il a pu prendre (vers le bas et vers son pivot) en déplaçant les organes de resserrage, l'un des organes actionnés ensemble suit le rail et selon son inclinaison et l'effet de leur ressort, ils reviennent graduellement vers le suiveur.
L'étendue de ce retour pour chaque avance du suiveur est naturellement très faible et est réglée à la fois par l'inclinaison du rail de contrôle et la distance dont se sont déplacés les organes de resserrage par rapport à lui en raison de l'épaisseur de l'élément particu lier prélevé. Cette action de retour entraîne que chaque degré d'avance dû suiveur dépasse l'épaisseur de l'élément prélevé d'une fraction du raccourcissement total mesuré par le dé placement des organes de resserrage initiale ment dans la direction opposée au suiveur.
Ainsi, le raccourcissement total mesuré est réparti dans la ligne reproduite en augmen tant chaque avance du suiveur, et en trans- mettant ces augmentations au porte-film qui lui est relié positivement, de sorte que l'espa cement entre les images de caractères sur le film est augmenté de façon à produire une ligne de la longueur justifiée désirée.
De ce qui précède, et en se reportant au brevet précité pour plus de détail, on voit que l'action justificatrice (répartition du rac courcissement., mesurée par l'action de retour des organes de resserrage de ligne) est effec tive dans toute la ligne (comme il est d'usage pour produire la variété ordinaire de lignes de textes), les organes de resserrage et le rail de contrôle coopérant constamment, depuis la position de départ de ligne jusqu'à la position de fin de ligne du suiveur de lignes,
pour répartir les augmentations de la quantité me surée de raccourcissement pour chaque élé ment caractère et espacement de mot. dans la ligne. Pour cette raison, le dispositif selon le brevet précité ne convient. pas pour la pro duction de lignes justifiées contenant des por tions tubulées dans lesquelles, comme on le sait, les portions tubulées de la ligne ne doi vent pas être soumises à l'action de justifi cation.
On voit également que le dispositif décrit dans le brevet précité n'est capable que pour des lignes relativement longues de mesurer le raccourcissement maximum dans son inter valle d'utilisation (c'est-à-dire jusqu'à 3 Ems [3 fois 4,233 mm] de raccourcissement qui est.
.une l'imite pratique permise à l'opérateur), étant évident que pour de longues lignes seu lement la position de départ de ligne du sui veur est située vers l'extrémité libre du rail de contrôle qui décrit l'arc maximum et est capable ainsi de manoeuvrer les organes de resserrage dans la mesure maximum.
Pour des lignes relativement courtes, dans lesquelles la position de départ de ligne du suiveur est plus près du pivot du rail, il est plus mal commode pour l'opérateur de les composer plus près de la longueur justifiée finale, c'est- à-dire de réduire la quantité de raccourcis sage nécessaire à mesurer dans l'intervalle de mesure des organes de resserrage quand ceux-ci sont déplacés suivant des trajets deve- nant progressivement plus petits décrits par les parties de rail plus voisines de son pivot fixe.
Le dispositif selon la présente invention a pour but de rendre l'action de justification effective de faon régulière dans tout la. lon- imeur de la ligne, de la rendre ineffective sur des parties prédéterminées d'une ligne, per mettant ainsi la production de lignes justifiées contenant des portions tabulées à l'une de leurs extrémités ou aux deux.
Le dispositif selon l'invention est caracté risé par le fait que le rail de contrôle de jus tification comprend une partie constamment horizontale et une partie inclinable, articulée par charnière sur l'extrémité avant. de ladite partie horizontale qui est déplaçable le long d'une barre mobile verticalement, l'extrémité libre de la partie inclinable étant supportée par un support ajustable horizontalement, les surfaces supérieures desdites deux parties étant. susceptibles d'être disposées dans -Lui plan horizontal commun.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispo sitif de justification objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue de face partielle d'une machine de composition photographique de lignes, montrant les parties composant. le dispositif de justification de lignes en position normale avant une opération de mesure de ligne.
La fig. 2 est une vue en plan montrant les parties du haut de la fig. 1 intervenant, dans la disposition d'un suiveur de lignes dans une position de départ de lignes corres pondant à la longueur de ligne justifiée que l'on désire produire.
La fig. 3 représente une partie du dispo sitif de la fig. 1 avec un pivot de support éloigné d'une extrémité à charnière d'un rail de contrôle réglé en un point choisi en avant de sa position normale représentée sur la fig. 1; comme quand une ligne à produire contient une portion tabulée à son extrémité terminale.
La fig. 4 est une vue en perspective mon trant les parties composant le dispositif de justification, l'extrémité à charnière du rail de contrôle étant placée en position déplacée par rapport à la position de départ de ligne du suiveur de lignes, comme quand une ligne à produire contient une partie tabulée à son extrémité de départ.
La fig. 5 est une vue de côté du dispositif de justification, vu dans la direction de la flèche de la fig. 1, et montre dans leur posi tion inactive des verrous de blocage qui, dé placés en position active, rendent l'action de u stification sans effet. ' La fig. 6 est une vue partielle en coupe d'un verrou de blocage d' alignement à gau che vu vers le centre de la fig. 5 à sa posi tion active par rapport au rail de contrôle.
La. fig. 7 est une vue en bout montrant une partie des éléments de la fig. 5 en posi tion active, le verrou de blocage d' aligne- ment à gauche étant en position active, comme sur la fig. 6.
La fig. 8 est une vue de côté montrant la disposition de cames et leviers pour 1e fonc tionnement et le blocage du rai? de contrôle et la libération du suiveur de lignes.
La fig. 9 est une coupe partielle suivant 9-9 de la fig. 9, montrant tin verrou à action de genouillère destiné à coopérer avec le mé canisme commandant le rail de contrôle.
La. fig. 10 est une coupe suivant 10-10 de la fig. 7, montrant en détail la construc tion d'une détente à ressort destinée à déter miner les différentes positions réglées du pi vot autour duquel bascule le rail de contrôle quand son extrémité à charnière est. relevée, une détente similaire étant destinée à. déter miner la position de l'extrémité à charnière du rail en différentes positions par rapport à la position de :départ de lignes du suiveur de lignes.
Les fig. 11 à 16 inclus sont des illustra tions schématiques montrant le dispositif de justification dans différentes positions de réglage; la fig. 11 indiquant le réglage pour lequel l'action justificatrice est effective dans toute une ligne, comme d'ordinaire dans la composition de textes;
la fig. 12 indiquant le réglage poux lequel l'action justificatrice est sans effet sur une partie d'une ligne conte nant une portion tubulée à son extrémité de départ; la fig. 13 indiquant le réglage pour lequel l'action justificatrice est sans effet sur une partie d'une ligne contenant une portion tubulée à son extrémité terminale; la fig. 14 indiquant le réglage pour lequel l'action justi ficatrice est sans effet sur des parties de lignes contenant. des portions tubulées à la fois aux extrémités de départ et terminale;
la fig. 15 indiquant le réglage pour lequel l'action est sans effet dans toùte une ligne, pour- produire des lignes alignées à gauche de longueur quelconque, et la fig. 16 montre -un réglage similaire permettant de produire des lignes alignées à droite de longueur quelconque.
Le dispositif de justification est repré senté incorporé à une machine de photocom position lettre. Les machines de photocompo sition comprennent un dispositif de justifica tion qui est susceptible d'être modifié pour correspondre à celui qui est décrit ci-après. Un élément porte-caractères du type employé dans ces machines est désigné par Dl sur la fig. 5.
Une ligne composée d'éléments porte-carac- tères D'1-1 (fig. 1) se présentant devant un suiveur de lignes 1 est portée par ce dernier à une station de mesure de lignes où la ligne amenée, indiquée en trait interrompu, est dé signée par M-2. Lors de l'arrivée à la station de mesure de lignes, le suiveur de lignes est momentanément verrouillé par un cavalier 2 qui est préalablement réglé manuellement le long dune voie d'alimentation de ligne 3 dans une position correspondant. à la, longueur de la ligne justifiée à produire.
Cette position verrouillée du suiveur à l'extrémité terminale de la ligne composée d'éléments est sa posi tion de départ, c'est-à-dire la position à partir de laquelle il avance graduellement lors du prélèvement des éléments individuellement et successivement depuis la tête de ligne, ce pré lèvement étant effectué par des chaînes d'ali mentation, non représentées, susceptibles de déplacer les éléments vers le haut le long d'une paroi C du canal d'alimentation en élé ments, formé dans une paroi droite d'un boî- tuer de caméra 11 ', jusqu'à un axe optique 0-0 pour l'exposition photographique.
On réalise le réglage du cavalier 2 et, par suite, du suiveur de lignes à la position de départ de lignes, au moyen de dispositifs ré glables, comprenant un volant voisin du cla vier tel qu'il est décrit en détail dans le bre vet suisse N 284815. Le dispositif de justi fication comprend un arbre vertical 4 destiné à être entraîné par ledit volant, non repré senté, et qui porte à son extrémité supérieure un engrenage conique 5 (fig. 2) engrenant normalement avec un engrenage correspon dant 6, ce dernier étant monté rotatif dans un support 7 fixé à la crémaillère d'alimen tation 3, et.
vissé intérieurement sur une vis allongée 8 fixée à ses extrémités opposées à un repère 9 et à une oreille à l'arrière du ca valier 2. La rotation de l'engrenage 6, quand on fait tourner l'arbre 4, entraîne le déplace ment de la vis 8, du cavalier et du repère qui lui sont fixés solidairement par rapport à la crémaillère d'alimentation 3, la. disposition étant telle que, quand on place le repère à la longueur de lignes indiquée sur une échelle 10 fixée à la crémaillère 3, la position du cavalier 2 sur la crémaillère 3 est telle que la posi tion de départ du suiveur de lignes corres pond à la longueur de ligne indiquée.
Le réglage précédent du cavalier 2 est effectué quand le suiveur de lignes 1 est dans sa position de retour à la station d'alimenta tion, extrême droite en regardant les fig. 1 et 2, et la crémaillère d'alimentation de lignes 3 est bloquée dans sa position normale (fig. 1 et 2) par engagement avec un pignon 11 d'une dent à l'extrémité supérieure d'une tige de verrouillage 12, le pignon 11 engrenant. constamment avec les dents du côté inférieur de la crémaillère.
Sur les fig. 1 et 2, on a représenté le sui veur de lignes 1 verrouillé avec le cavalier 2 et le repère 9 réglés pour une ligne de 30 Ems en disposant ainsi le suiveur à fuie position de départ de ligne dans laquelle sa face gauche, qui est la face de la tête d'un plongeur. 147 qui y est pratiquée, comme on l'expliquera plus loin, est place à 30 Ems de la paroi verticale C du canal d'alimentation (fig. 2) qui est la position constante de fin de ligne du suiveur, la, ligne composée d'éléments D'1-2 entre le suiveur et la paroi C étant.
un peu plus courte que 30 Ems, comme il est d'usage pour la justification.
Si l'on considère maintenant le dispositif clé justification, une partie en est constituée par les éléments de. composition de ligne por tés par le suiveur de lignes. Le reste du dispo sitif de justification est constitué par un rail de contrôle 19 destiné à commander des or ganes de resserrage et des moyens grâce aux quels ce rail est réglé et manoeuvré pour atteindre les buts définis ci-dessus.
Les organes de resserrage de lignes com prennent une pièce en forme de coin 13 dé placable verticalement dans des guides situés dans le corps du suiveur et qui, quand elle se déplace vers le haut, entraîne le plongeur 14 déplacable horizontalement vers la gauche en l'éloignant du corps du suiveur, dans la di rection de resserrage de la ligne, en opposi tion à un ressort 15.
Sur la fig.1, les éléments 13, 14 sont représentés maintenus dans leur position de repos par rapport au ressort 15,. ces positions étant établies par engagement de la tête du plongeur 14b contre l'extrémité supérieure d'une fente de limitation de course 7 6 du coin 13 contre une vis d'arrêt 17, l'ac tion de retour provoquée par le ressort 15 sur la tige du plongeur 14 étant transformée en une action vers le bas sur un galet 14a. monté sur la tige, contre la surface du coin 13 pour effectuer ces engagements simultanés.
Le rail de contrôle 19 (fig. 1, 4 et 5) est monté sur une charnière 20 fixée à un bloc 21 dont le côté intérieur a -une forme telle qu'il entoure une barre à crémaillère 22, ' en forme de<B>T,</B> le long de laquelle on peut régler longitudinalement le bloc à différentes posi tions de longueurs de lignes par rapport à la position de départ de ligne à laquelle on peut régler 1-e suiveur 1.
Un repère 23 sur le bloc 21 indique sa position de réglage par rapport à une échelle 24 graduée en Ems montée sur une barre transversale 25 sur laquelle est fixée la barre à crémaillère 22, et un cliquet pressé par -un- ressort, convenablement logé dans le bloc 21, semblable à celui montré sur la fig. 10, et manoeuvré par un bouton moleté 26, sert à bloquer le bloc 21 dans différentes positions de réglage le long de la barre à cré maillère 22.
Comme il est indiqué, la surface supérieure du rail 19 prolonge la surface supé rieure du bloc 21, et le rail a une longueur suffisante pour recouvrir le suiveur et une ligne d'éléments quand le bloc 21 est réglé pour la plus longue ligne indiquée sur l'échelle 24.
La barre transversale 25 s'étend horizon talement au-dessous de la station de mesure de lignes de la machine et est fixée aux extré mités supérieures d'une paire de tiges 27 qui, en même temps que la barre transversale 25, forment un support, les tiges 27 étant gui dées pendant leur mouvement vertical dans un support vertical 28 fixé à un logement rigide 29 au-dessous de la station de mesure de lignes de la machine.
Les tiges 27 (fig. 4) sont tourillonnées à une pièce de liaison transver- sale 30 de façon à se déplacer ensemble en élevant le bloc 21 et l'extrémité à. charnière 20 du rail 19, et ainsi à commander le coin 13 et le plongeur 14.
Ce mouvement est trans mis aux tiges 27 par un levier à mouvement alternatif 31 (fig. 8) susceptible de pivoter en 32 sur une partie du cadre rigide de la machine, le bras avant du levier 31 étant relié aux oreilles de la pièce de liaison trans versale 30 par ime bielle 33 et son bras arrière portant -un galet 34 destiné à se dépla cer sur une came 35 placée sur un arbre de commande principale 36.
Un ressort 31a tend à faire pivoter le levier 31 dans le sens con traire à celui des aiguilles d'une montre sur son pivot, de façon à maintenir le galet 34 en position de fonctionnement par rapport à la came 35.
Lorsque la came 35 tourne dans la direc tion de la flèche de la fig. 8, et comme- elle le fait en relation temporisée avec l'arrivée d'une ligne composée d'éléments à la station de me sure de lignes, le contour 35a en retrait de la came permet au levier 31, sous l'action du res sort.
31a, de basculer vers le haut à son extré- mité avant, relevant ainsi simultanément les tiges 27, la barre transversale 25, le bloc 21 et l'extrémité à charnière du rail de contrôle 19, ce dernier basculant autour de ses char nières vers le bas, autour d'un pivot de sup port que l'on décrira phis loin.
Ce relèvement du bloc et du rail contre le galet supérieur 18 de l'élément en forme de coin 13 entraîne le déplacement vers le haut de cet élément qui, à son tour, entraîne le plongeur 14 vers la gauche en regardant la fig. 1 dans une di rection de mesure du resserrage des lignes, cette condition étant illustrée sur la fig. 4 dans laquelle on voit la tête de plongeur 14b dépasser du côté gauche du corps du suiveur de ligne 1.
L'étendue du. déplacement du coin 13 et du plongeur 14 dépend de la quantité de raccourcissage que l'opérateur peut avoir laissé dans une ligne composée d'éléments avant le suiveur. Cependant, le contour en retrait 35a de la came 35 a une profondeur telle qu'elle permet un relèvement de la barre transversale 25 et du bloc 21 suffisant pour mesurer la quantité maximum de raccourcis- sage qu'il est possible de laisser, c'est-à-dire 3 Ems,
dans la plus longue ligne à produire. Quand le raccourcissage à mesurer est infé rieur à ce maximum, le galet 34 du levier de commande 31 est placé un peu plus loin du contour en retrait de la came, tandis que le ressort 31r, fait pivoter les organes de resser- rage aussi loin qu'il est nécessaire pour com penser le raccourcissement de ligne.
On peut régler le bloc 21 le long de la crémaillère 22, de façon à disposer la char nière 20 du rail 19 soit directement en aligne ment vertical avec l'axe du galet d'entraîne ment 18, en correspondance avec la position de départ de la ligne du suiveur 1 indiquée sur les échelles respectives 24 et 10, soit pour placer la charnière du rail 20 vers la gauche de l'axe du galet;
18. Dans tous les cas, comme l'extrémité articulée du rail 19 et le bloc 21 sont relevés ensemble et comme ce dernier, quand il est à n'importe quelle position de ligne sur la crémaillère 22 peut se relever de n'importe quelle quantité jusqu'à la capacité maximum de mesure de raccourcissage de ligne des organes de resserra.ge, ces organes peuvent, quand ils sont commandés, mesurer le même raccourcissage dans toute longueur de ligne depuis la,
plus courte jusqu'à la plus longue que la, machine peut. produire. Le but. d'un tel réglage du bloc 21, en s'éloignant de la charnière 20 vers la gauche de la position de départ du suiveur et de l'axe du galet 18, est de constituer une surface horizontale sur laquelle le galet peut. rouler avant que les organes de resserrage commencent. leur retour, en rendant ainsi l'action de justification sans effet sur la partie d'une ligne vers son extré mité de départ quand elle contient une partie tubulée.
Comme on le voit sur les fig. 8 et 9, on prévoit un verrou à genouillère classique pour maintenir les tiges 27 dans la position qu'elles prennent en relevant le bloc 21 et l'extrémité articulée' du rail 19, comme il est décrit ci- dessus. Ce verrou comprend des bielles sem blables 37 (fig. 9) dont des extrémités en fourchette entourent les tiges 27,
ces bielles étant destinées à être actionnées par une tige 38 qui leur est fixée en 39 et déplaçable d'avant en arrière dans des guides convena bles, la tige étant fixée à son extrémité oppo- -sée à un bras basculant 40, monté sur un pivot fixe non représenté, portant un galet 41 sensible à l'action d'une came 42.
La position et la forme du contour en retrait 42a de la came 42 sont telles qu'elles libèrent la tige 38 et permettent à un ressort 43 de tirer les bielles à genouillère de leur position relâchée représentée sur la f'ig. 9 en engagement. à emboîtement immédiatement après leur relève ment par le levier 31 et de remettre les bielles à leur position relâchée après la fin de l'action de justification.
Si l'on se réfère maintenant à la construc tion particulière du rail 19 et aux moyens des tinés à maintenir le support à pivot de ce rail en des points situés au-delà de sa charnière 20, on doit examiner les fig. 2, 4 et 5. Le rail 7 9 comprend des éléments, inférieur et supérieur, réunis ensemble de façon à être parallèles l'un à l'autre à une certaine distance, pour laisser entre eux une fente allongée ouverte 44 dans laquelle est destiné à glisser un patin. 45 d'un support en forme d'étrier comportant des bras verticaux 46.
Des goupilles 47 dépassant des bras 46 vers l'extérieur à travers des fentes 48 pratiquées dans des plaques latérales ver ticales 49 constituent un pivot supportant de façon basculante le rail chevauchant le patin 45. La disposition est telle que quand on rège le bloc 21 longitudinalement sur la cré maillère 22, avec les diverses parties en posi tion de repos ou en position active repr6esen- tée sur la fig. 1, le rail 19 glisse simplement librement sur le patin 45.
Cependant, quand le bloc 21 est relevé, le rail bascule vers le bas autour de sa charnière et en raison du chevauchement du patin. 45, il fait basculer l'étrier autour du pivot 47. Cette position des divers éléments est clairement représentée sur la fig. 4 sur laquelle on a fait basculer le support en forme d'étrier depuis sa position suspendue normale verticale, comme on le voit sur la fig. 1, jusqu'à une position angulaire normale à l'inclinaison du rail -19.
L'axe de pivotement des goupilles 47 est disposé en un point sensiblement vertical au- dessous de l'extrémité d'attaque de la ligne composée d'éléments i11-2 et oui correspond au point de fin de ligne du trajet du suiveur 1, c'est-à-dire au point auquel les organes de resserrage de ligne ont complètement subi leur action de retour, en raison du prélève ment de tous les éléments -et de l'inclinaison vers le bas du rail dans le sens allant de sa charnière 20 aux goupilles 47,
et auquel l'axe du galet 18 coïncide latéralement avec l'axe du pivot simultanément à l'arrêt du suiveur contre la paroi verticale C du canal d'alimen tation en éléments.
Cependant, comme il est indiqué précédem ment, l'axe des goupilles 47, autour duquel bascule le rail 19 quand son extrémité 20 â. charnière est relevée, est disposé de façon à pouvoir être réglable longitudinalement vers la charnière 20, de manière à établir pour le galet 18 un point de fin de ligne sur le rail sur lequel il avance depuis le point de fin de ligne constant du suiveur d'une quantité déterminée.
Le but du réglage de l'axe des goupilles 47 est de permettre le. retour complet des éléments de resserrage avant que tous les éléments d'une ligne soient prélevés, ce qui rend l'action de justification sans effet sur cette partie de ligne vers son extrémité ter minale contenant une portion tabulée.
Si l'on se réfère aux fig. 4, 5 et 7, on voit que l'axe des goupilles 47 est disposé pour permettre ce réglage longitudinal par mon tage des plaques verticales 49 sur un bloc 50 dont la forme est telle, sur son côté intérieur, qu'il entoure en coulissant une barre crémail lère, en forme de<B>T,</B> 51 fixée au support vertical rigide 28.
Un cliquet 52, pressé par un ressort et logé dans le bloc 50 (fig. 10), est susceptible d'être manoeuvré par un bou ton à main 53, . et sert à bloquer le bloc 50 en différentes positions de réglage le long de la crémaillère 51, comme l'indique la position d'une flèche 54 (fig. 3) par rapport à l'échelle graduée en Ems 55 (1 Ems = 4,233 mm).
Sur la .fig. 1, on a représenté le bloc 50 réglé au zéro de l'échelle 55, de sorte que l'axe des goupilles 47 est sensiblement verticalement au-dessous de l'extrémité d'attaque de la ligne d'éléments l11-2. Sur la fig. 3, cependant, le bloc 50 est placé 10 Ems (10 fois 4,233 mm) à droite du zéro de l'échelle 55, ce qui place ainsi le pivot 47 de façon correspondante à un point de 10 Ems en avance sur la position de fin de ligne du suiveur de- lignes, ou 20 Ems au lieu de 30 Ems à partir de la position de départ de ligne pour laquelle le suiveur est réglé,
comme il est indiqué sur l'échelle 24 de la. fig. -1. Il en résulte qu'après que l'extré mité à charnière du rail est relevée pour effectuer une opération de mesure de rac- courcissage de ligne des organes de resserrage de ligne, seule la partie inclinée du rail 19 entre sa charnière 20 et l'axe des goupilles 47 fonctionne pour effectuer l'action de retour des organes de resserrage quand le suiveur fait avancer le galet 18 sur cette partie du rail, l'action de retour étant complète dès que l'axe du galet 18 coïncide avec l'axe des gou pilles 47 à sa position 10 Ems.
En consé quence, l'action de justification n'est effective que .par rapport aux éléments prélevés sur les \?0 premiers Ems de la ligne composée, et comme les .éléments des 10 Lms restants clé la ligne sont prélevés, le galet 18 quitte le rail et se déplace suivant un trajet horizontal le long du suiveur jusqu'à ce que ce dernier atteigne sa position constante de fin de ligne contre la paroi C du canal d'alimentation.
Le réglage de la charnière du rail 20 etiou du support à pivot des goupilles 47 en des points éloignés respectivement des positions de départ de ligne et de. fin de ligne du sui- seur 1 provoque l'action de justification, re trait des -organes de resserrage, qui n'est.
effective qu'entre ces points éloignés et qu'elle est ineffective par rapport aux éléments por teurs de caractères tabulés prélevés d'une ligne composée quand le suiveur avance de sa position de départ de ligne jusqu'à sa char nière 20 et de l'axe des goupilles 47 jusqu'à sa position de fin de ligne contre la paroi C du canal d'alimentation en éléments.
Des moyens destinés à rendre l'action de justification ineffective sur toute la longueur de la ligne, de façon à permettre la produc tion de lignes alignées à droite ou alignées à gauche vont maintenant être décrits avec référence aux fig. 5, 6 et 7. Comme on le voit mieux sur la fig. 5, ces moyens compren nent des verrous de blocage 56 et 57, dont. on peut déplacer l'un ou l'antre longitudinale ment en position active, comme on le désire, en plaçant convenablement un levier à main 58 de la manière décrite ci-après.
On utilise le verrou 56 quand on produit des lignes alignées à droite et il est dépla- çable longitudinalement dans des appuis 59, 59a au-dessous dit sommet du logement 29, un ressort 60 accroché à une extrémité l'appui 59 et à l'autre extrémité an verrou rappelant ce dernier à sa position de retour où une goupille 61 du verrou bute contre l'appui 59 (fig. 5).
En position rappelée, l'extrémité intérieure du verrou 56 est déga gée d'une cavité coopérante 56a de la tige 27 de droite (fig. 1 et 5) et son extrémité exté rieure est sur le trajet d'une goupille 62 fixée dans un collier 63, ce dernier étant fixé à un arbre transversal 64 pouvant basculer axiale- ment dans des portées convenables des parois latérales opposées du logement 29.
Pour le basculement de l'arbre transversal 64, une partie de celui-ci dépassant la paroi de droite du logement, 29 est fixée à un collier agrandi auquel est fixé ledit levier à main 58.
On utilise le verrou 57 quand on produit des lignes alignées à gauche , et. il est. dépla- çable longitudinalement dans un manchon d'appui 66 fixé à et s'étendant vers l'arrière de l'extrémité gauche de la barre transver sale 25 (fig. 4, 5 et 7), le verrou étant. muni de plusieurs encoches 67 grâce auxquelles on peut le retenir en différentes positions, par une détente à ressort et bille 68. Quand il.
est dans sa position rappelée ou de repos re présentée sur la fig. 5, l'extrémité avant du verrou 57 est alignée avec la. face avant de la crémaillère 22, cette dernière étant percée d'un trou prolongeant l'appui dans le manchon 66 pour recevoir le verrou.
En plaçant le levier à main 58 selon les repères portés .sur le collier 65 auquel il est fixé, on peut déplacer l'un ou l'autre des ver rous 56 ou 57 de leurs positions de repos représentées sur la fig. 5 à une position active. Ainsi, en faisant basculer le levier 58 à sa position désignée par<I> F.
R. </I> (alignement à droite) et ainsi en faisant basculer l'arbre transversal 64 dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre (fig. 5), la goupille 62 entraîne le verrou 56 vers l'intérieur (con tre l'action du ressort 60), de sorte que son extrémité intérieure pénètre dans la cavité annulaire 56a de celle des tiges de guidage 27 qui est située à droite et ainsi bloque les tiges 27 en les empêchant de fonctionner sous l'effet du levier de commande 31 et de la. came 35. En faisant basculer le levier 58 à la position désignée par<I> F.
L. </I> et ainsi, en faisant. bas culer l'arbre transversal 64 dans le sens des aiguilles d'une montre (fig. 5), des liaisons positives convenables (décrites immédiatement ci-après) interviennent pour projeter le ver rou 57 dans la fente ouverte 44 du rail 19 (fig. 1 et 6), bloquant ainsi le rail avec la. barre transversale 25 par laquelle il est relevé quand les tiges 27 sont commandées par leur levier de commande 31.
Les liaisons positives pour le déplacement du verrou 57 comprennent une chaîne conti nue 69 s'étendant depuis une roue à chaîne 70 fixée sur l'arbre transversal 64 jusqu'à une roue à chaîne 71 fixée sur un tourillon 72, sur lequel est goupillé Lin engrenage 73 ren contrant des dents 74 de la face inférieure du verrou 57.
Le tourillon 72 peut tourner dans un appui situé à l'extrémité supérieure d'un support vertical 75 fixé au logement 29 vers le bord arrière gauche de celui-ci, et la chaîne 69 passe sur des roues intermédiaires folles 76 et 77 goupillées sur des arbres simi laires 78 montés rotatifs à une extrémité dans une oreille de support 79 et à l'autre dans la paroi de gauche du logement. 29 (fig. 1).
Par suite, quand on tourne vers l'avant le levier à main 58, de la position verticale indiquée en trait plein sur la fig. 5 à la position aligne ment à gauche indiquée en trait .interrompu;
la rotation de l'engrenage 73 dans le sens des aiguilles d'une montre par la chaîne 69 en traîne le verrou 57 vers l'avant en engagement de blocage avec le rail 19 (fig. 6). Quand on tourne le levier à main 58 vers l'arrière de sa position verticale à la position alignement à droite indiquée en trait interrompu sur la fig. 5 (dans le but d'amener le verrou 56 en action), la rotation dans le sens contraire à. celui des aiguilles d'une montre de l'engre nage 73 par la chaîne produit simplement un déplacement de retour sans effet du verrou 57 de la quantité égale à la distance comprise entre les deux encoches 6 7 très rapprochées.
Comme il est évident, le retour du levier à main 58 à sa position verticale depuis l'une des positions F. R. ou F. <I>L. </I> remet les ver rous à leur position inactive représentée sur la fig. 5, la liaison à chaîne et à engrenages fonctionne pour le retour du verrou 57 et le ressort 60 pour le retour du verrou 56.
Quand on déplace le verrou 56 en position active, dans laquelle son engagement avec la cavité 56a bloque les tiges 27 en les empê chant de relever le rail de contrôle 19, les organes de resserrage de ligne restent inactifs.
Dans ces conditions, le suiveur de lignes et le porte-film, libérés de leur position de départ de ligne, prennent ensemble une avance ini tiale aussi étendue qu'il est nécessaire pour porter le premier élément de la ligne composée à la position de prélèvement contre la paroi C du canal d'alimentation, puis continuent d'avancer jusqu'à ce que tous les éléments soient prélevés, le galet 18, pendant ce temps, étant séparé du rail 19, comme sur la fig 16.
Par suite, aucune action de justification ne se produit, et les lignes sur le film partent en des points quelconques correspondant à la position du premier élément porteur de carac tère de la ligne composée, mais se terminent à. la marge commune ou d'alignement à droite établie par la position constante de fin de ligne du suiveur contre la paroi C.
Quand on déplace le verrou d' alignëment à gauche 57 en position active, dans laquelle il pénètre dans la fente 44 du rail 19, il blo que le rail avec la, barre transversale 25 en un point éloigné de son extrémité à char nière 20.
Par suite, le relèvement de la barre 25 par les tiges 27 provoque le relèvement du rail parallèlement à lui-même, le relèvement du verrou 57 hors de prise d'avec son engre nage 73 (fig. 7) et le relèvement de l'étrier 466 par le rail qui le chevauche, le pivot 47 se déplaçant depuis le bas jusqu'en haut des fentes 48 des plaques latérales 49 (fig.15). En raison de ce relèvement parallèle du rail 19, les organes de resserrage de lignes sont actionnés à toute l'étendue du raccourcis- sage que l'on. peut laisser dans la ligne com posée d'éléments en avant du suiveur de lignes,
mais avec le rail bloqué à sa position relevée (par l'action du verrouillage à genouillère sur les tiges<B>9-7)</B> les organes de resserrage sont maintenus à leur position actionnée et contre toute action de retrait lorsque le suiveur et le galet 18 avancent à leur position de fin de ligne par rapport au rail horizontal 19.
Dans ces conditions, l'action de justification est rendue entièrement sans effet, et les lignes produites sur le film débutent à une marge commune ou d' alignement à gauche , mais finissent en des points quelconques selon la disposition du dernier caractère de la ligne. Le verrou 57 revient en prise avec l'engrenage 73 quand la charnière 20 du rail et l e pivot 47 sont simultanément abaissés sous l'effet des tiges 27 et de la came 35.
A propos du déplacement du verrou 57 en position active, pour un alignement à gau che , on observera que l'organe inférieur du rail 19 est muni d'une nervure surélevée 80 qui réduit la largeur de la fente 44, sauf à son extrémité gauche, de manière à empêcher le déplacement du verrou 57 dans la fente 44 à moins que le bloc 21 ne soit disposé à l'ex trême droite pour la plus longue ligne possible pour la machine, comme il est indiqué sur l'échelle 24.
Cette disposition dégage égale ment le rail 19 du carter de caméra H (tel qu'il est représenté dans le brevet suisse N 224815) qui gènerait autrement le relève ment du rail à un niveau supérieur à celui auquel le pivot 47 le Apporte quand il repose à l'extrémité inférieure des fentes 48 des pla ques latérales 49. Sur la fig. 15, on voit le verrou 57 qui est introduit dans la fente 44 juste dégagée de la nervure 80 quand le repère 23 du bloc 21 .est en face de la. graduation 42 Enis-sur l'échelle 24.
Dans l'utilisation du verrou d' alignement à gauche 57, on doit également remarquer, comme on l'a déjà dit, que l'on doit composer les lignes d'éléments dans la capacité maxi mum de mesure de raccoureissage de lignes des organes de resserrage (c'est-à-dire 3 Ems) ;
la raison en est que, pour obtenir une marge de départ commune pour chaque ligne, l'élé ment de départ de ligne doit être, en posi tion de prélèvement, directement contre le canal d'alimentation C, simultanément au re tour du suiveur de ligne et du porte-film à leurs positions de départ de lignes.
En d'au tres termes, si on doit composer une ligne avec un raccoiïrcissage supérieur à la capa cité maximum de mesure de lignes des organes de resserrage, le suiveur de lignes et le porte- film, à leur retour, devraient prendre simul tanément une avance initiale libre (de l'éten due de la différence entre le domaine maxi- mum des organes de resserrage et le raccour- cissage excessif)
dans le but de porter l'élé ment d'attaque jusqu'au canal d'alimentation. Il en résulte que le point de départ de la ligne reproduite sur le film pénétrerait dans la marge commune ou d' alignement à gau che de 1a longueur de cette avance initiale. Evidemment, toute ligne qui ne contient pas suffisamment de caractères pour venir dans un domaine de mesure de 3 Ems peut être composée dans ce domaine simplement. en ajoutant suffisamment d'éléments d'espace ment pour remplir complètement ce domaine de mesure.
Comme on le voit mieux sur la fig. 5 et comme il est indiqué sur la fig. 1, la position verticale du levier à main 58 est désignée par J qui signifie justification , et c'est la position normale du levier pour produire des lignes justifiées de toute longueur, quelle qu'elle soit.
En d'autres termes, quand le levier 58 est réglé à la position J, toute ligne mesu rée d'éléments apportée à la station de me sure de lignes de la machine est mesurée pour le raccourcissage par relèvement de l'extré mité à charnière du rail de contrôle 19 et par libération du suiveur de lignes et son avance, ainsi que celle du porte-film, la. quan tité mesurée de raccoureissage est répartie soit dans toute la ligne reproduite, soit dans une portion de celle-ci déterminée par le réglage de la position de la charnière 20 du rail et du pivot 47 par rapport aux positions de départ de lignes et de fin de lignes du suiveur.
Le suiveur de lignes 1 est libéré de sa position de départ de ligne (déterminée par le réglage du cavalier 2 et du repère 9 le long de la crémaillère d'alimentation 3) par le dé gagement de la tige de blocage 12 d'avec le pignon 11. Ce dégagement, est effectué par une traction vers le bas d'un sabot coopérant. 81 fixé à -une tige coulissante verticale 82, elle-même reliée par une bielle 83 (fig. 8) à -un bras d'in levier 84 pivotant en 32 et muni d'un galet 85 destiné à suivre une came 86.
Le relief 86c du contour de la came 86 est disposé de telle sorte qu'il fait basculer le levier 84 dans le sens contraire de celui des aiguilles d'une montre, contre l'action d'un ressort 87 et ainsi provoque le retrait de la tige 12 sous l'action du patin, en relation tem porisée avec l'achèvement de l'action de me sure de la ligne produite par la. rotation de la came 35 et le verrouillage subséquent des bielles à genouillère 37 sous l'effet de la.
came 4-2. Après le prélèvement du dernier élément d'une ligne de ceux-ci et le retour du suiveur de lignes et de la crémaillère d'alimentation 3 ù leurs positions normales, la tige de verrouil lage 12 revient en engagement avec le pignon 11 sous l'action d'un ressort (non représenté), mais entourant la tige 12, le levier 84 bascu lant dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre sous l'effet du ressort 87 sous l'action du contour rentrant de la came 86, de façon à relever le patin de commande 81.
Comme on l'a déjà indiqué, quand le sui veur de ligne est libéré, ses avances pas à pas, à la suite de chaque prélèvement d'un élé ment, sont transmises au porte-film par une liaison à engrenage et arbres entre le porte- film et la crémaillère d'alimentation 3. L'en grenage conique 91, fixé à la face avant du pignon 11 (fig. 2) mis en rotation par la cré maillère d'alimentation 3 quand il avance, est un élément de ces liaisons de transmission de mouvement.
Quand la crémaillère 3 avance, son extrémité droite est supportée par un galet 88 porté par un support 89 fixé à la crémaillère et qui suit un rail de guidage 90, comme on le voit sur la fig. 1.
Résumé <I>de</I> la description.
Dans ce qui précède, on a. expliqué com ment différentes conditions de réglage de la charnière 20 et du pivot 47 du rail de contrôle 19 provoquent l'action de justification du dis positif satisfaisant aux nécessités de justifi cation mesurées par les organes de resserrage et effectives soit dans toute une ligne, soit seulement sur une partie prédéterminée d'une ligne, de façon à produire des lignes justifiées de la façon ordinaire ou des lignes justifiées contenant des parties tabulées à une extrémité ou aux deux.
On a 'expliqué comment le dispo- sitif permet la production de lignes alignées sur la marge de gauche ou de droite d'une colonne, par L'utilisation sélective des verrous de blocage 56 et 57.
Les fig. 11 à 16 inclus illustrent schéma tiquement les parties essentielles du dispositif en position réglée pour la. production de ligne;, ayant les différentes caractéristiques précitées. Pour plus de simplicité, on a représenté le suiveur de lignes 1 dans chaque cas à une po sition de départ pour la production d'une ligne de 30 Ems, et la position de mesure de rac- courcissage du plongeur 14b par rapport au suiveur est indiquée en trait interrompu.
Un modèle imprimé est représenté sur chaque figure, ce modèle indiquant la nature de la ligne produite sur le film (mais représentée. en demi-grandeur) à partir d'une ligne com posée d'éléments supposés être devant le sui veur de lignes. Le trajet du galet 18, quand le suiveur de lignes va de sa position de dé part de ligne à sa position de fin de ligne, est indiqué par la ligne en trait mixte gras.
En se rappelant que l'on utilise ici l'ex pression action de justification comme syno- nyme de répartition de raceourcissage de ligne mesurée (le résultat de l'action de re tour des organes de resserrage de ligne en raison de ce que le galet 1.8 suit le rail cen tral incliné vers le bas),
le dispositif de justi fication fonctionne pour produire des lignes ayant six caractéristiques différentes comme Sult <I>Lignes</I> ordinaires <I>justifiées</I> sur<I>toute</I> leur longueur.
La fig. 11 représente les conditions régnant. quand on produit une ligne de type AA qui représente la variété ordinaire de lignes justi fiées de texte. Comme on le. voit, les axes de la charnière du rail 20 et du galet suivant le rail 18 sont alignés verticalement (le bloc 21.
étant réglé pour 30 -Ems, comme dans la fig.1) et, comme il est indiqué par la ligne de tracé en trait mixte, le galet 18 suit le rail incliné vers le bas 19 depuis sa charnière 20 jusqu'en un point coïncidant avec le pivot 47 supportant le rail quand le suiveur de lignes avance depuis sa position de départ de 30 Ems jusqu'à sa position de fin de lignes contre la paroi C du canal d'alimentation en éléments.
Par suite, les organes de resserrage de ligne subissent une action de retour pen dant le prélèvement de tous les éléments de la ligne composée et l'action de justification est ainsi effective pendant toute la ligne de 30 Ems AA reproduite sur le film. <I>Lignes</I> justifiées contenant <I>des parties</I> tubulées <I>à leur extrémité de départ.</I>
La fie. 12 indique les conditions régnant quand on produit une ligne du type BB qui représente une ligne justifiée contenant par exemple 6 Ems de matière tubulée à son extrémité de départ. Dans ce cas, le bloc 21 est réglé à la graduation 24 de l'échelle 24, comme sur la fie. 4, de sorte que la charnière 20 du rail est déplacée de façon correspon dante de 6 Ems de la position de départ de ligne de 30 Ems du suiveur 1.
Par suite, comme l'indique la ligne de tracé en trait mixte, le galet 18 suit la. surface supérieure du bloc 21 pendant la première avance de 6 Ems du suiveur (à la suite du prélèvement des éléments portant les caractères tubulés présents dans les 6 premiers Ems de la ligne composée d'éléments), et ainsi les organes de resserrage sont retenus contre le retrait.
Puis, pendant le prélèvement des éléments restants, les organes de resserrage subissent le retour quand le galet 18 suit le rail incliné 19 de sa charnière 20 au point de fin de ligne où son axe coïncide avec l'axe du pivot de support du rail 47 et le suiveur atteint simultanément la paroi C du canal d'alimentation en élé ments. Ainsi, l'action de justification est ren due sans effet par rapport aux 6 premiers Ems de matière tubulée à l'extrémité de départ de la ligne justifiée de 30 Ems BB reproduite sur le film.
On observera sur la fie. 1 que le bloc 21 est inscrit avec la lettre L , grâce à quoi l'opérateur peut - immédiatement l'identifier comme étant la bonne pour le réglage de tabu- lation à gauche. On doit aussi noter que, bien que la longueur du bloc 21 ne soit repr6sen- tée suffisante que pour permettre le déplace ment de la charnière 20 de 10 Ems environ de matière tubulée, ceci est une limitation purement arbitraire et n'est donné qu'en exemple.
Lignes ,justifiées contenant <I>des parties</I> tubulées <I>à leur extrémité</I> terminale.
La fie. 13 indique les conditions régnant quand on produit une ligne du type CC qui représente une ligne justifiée contenant par exemple 10 Ems de matière tubulée à son extrémité terminale. Dans ce cas, le bloc, 21 est réglé à 30 Ems en correspondance avec la position de départ de ligne du suiveur 1, comme dans la, fie. 1, de sorte que la char nière 20 du rail est alignée verticalement avec l'axe du galet 18, tandis que le bloc 50 est réglé pour déplacer le pivot 47 de 10 Ems en avant de la position de fin de ligne du sui veur, comme il est indiqué sur l'échelle 55 de la fie. 3.
Par suite, comme l'indique le tracé en traït mixte, le galet 18 suit le rail incliné vers le bas 19 depuis sa charnière 20 jusqu'au point où son axe coïncide avec l'axe du pivot 47, à la suite de quoi le retour des organes de resserrage est complet sur ce point.
Puis quand le suiveur continue son avance à la suite du prélèvement des éléments porteurs de caractères tubulés présents dans les 10 der niers Ems de la ligne composée d'éléments, le galet 18 quitte le rail 19 et se déplace hori zontalement avec le suiveur jusqu'à la posi tion de fin de ligne de ce dernier contre la paroi C. Ainsi, l'action de justification est rendue sans effet par rapport aux 10 Ems de matière tubulée à l'extrémité terminale de la ligne justifiée de 30 Ems CC reproduite sur le film.
On observera que le bloc 50 sur la fie. 1 est inscrit avec la lettre R , grâce à quoi l'opérateur peut immédiatement l'identifier comme étant la bonne pour le réglage de la tabulation à droite. On doit aussi noter que, bien qu'on ait représenté ici le bloc 50 réglé pour déplacer le pivot 47 pour 14 Ems de matière tabvlée (comme l'indique l'échelle 55), ceci est arbitraire et on peut modifier cette condition comme on le désire.
<I>Lignes justifiées contenant des matières</I> <I>tubulées aux deux extrémités.</I>
La fig. 14 indique les conditions régnant quand on produit -une ligne du type DD qui représente une ligne justifiée contenant, par exemple, 6 Ems de matière tubulée à son extrémité de départ et 10 Ems de matière tubulée à son extrémité terminale. Dans ce cas, le bloc 21 est réglé à la graduation 24 de l'échelle 24, comme sur les fig. 4 et 12; et le pivot du rail 47 est réglé à la graduation 10 Ems de l'échelle 55, comme sur les fig. 3 et 13. Par suite, comme il est indiqué en trait.
mixte, pendant l'avance du suiveur 1 de sa position de départ de lignes de 30 Ems à sa position de fin de ligne contre la paroi C, le galet 18 suit le sommet du bloc 21 pendant les 6 premiers Ems, puis le rail 19 incliné vers le bas pendant les 14 Ems suivants, de sorte que son axe coïncide avec, l'axe du pivot du rail 47,<B>pulls</B> 1u1 trajet horizontal quand le suiveur avance des 10 derniers Ems jusqu'à la paroi C.
Ainsi, l'action de justification n'est effective que sur la partie de 14 Ems de la ligne justifiée de 30 Ems DD qui est repro duite sur le film quand le galet 7.8 suit le rail 19 entre sa charnière 20 et son pivot 47.
<I>Lignes non justifiées,</I> alignées <I>à leurs</I> <I>extrémités de</I> départ.
La fig. 15 indique les conditions régnant quand on produit des lignes du type EE qui sont des lignes non justifiées de longueur quelconque, mais commençant toutes à une marge commune. Dans ce cas, le verrou de blocage d' alignement à gauche 57 est en prise dans la, fente 44 grâce à la mise du levier 58 en position F. <I>L.
,</I> de sorte que le rail 19 se relève parallèlement à lui-même et, en conséquence, relève le pivot 47 jusqu'au sommet des fentes 48, comme il est représenté, tandis qu'en même temps les organes de res- serra.ge sont commandés.
Comme on 1'a déjà expliqué à propos de l'utilisation du verrou 57, chaque ligne d'éléments est composée dans le domaine maximum de mésure de raëeour- cissage de ligne des organes de resserrage (c'est-à-dire 3 Ems), comme en ajoutant des éléments blancs d'espacement, s'il est néces saire, au-delà du dernier élément porteur de caractère, ce qui permet ainsi aux organes de resserrage, quand ils sont commandés, de presser l'élément de conduite de ligne contre la paroi C du canal d'alimentation,
prêt pour le prélèvement simultanément à la libération du suiveur et du porte-film de leurs positions de départ. Comme on l'a aussi déjà expliqué, le bloc 21 est réglé à la graduation 42 Ems de l'échelle 24 pour placer le rail 19 dans la position permettant au verrou 57 de s'y intro duire.
Le suiveur de lignes est cependant réglé à ladite position de départ de ligne de 30 Ems utilisée ici à titre illustratif. Par suite, le caractère reproduit sur le film à partir du premier élément prélevé de chaque ligne com mence à la même pénétration dans la marge et, comme i1 est indiqué par la ligne en trait mixte, le galet 18 suit simplement le rail re levé, mais horizontal 19, jusqu'à son point de fin de ligne coïncidant avec l'axe de pivot 47,
et les organes de resserrage sont ainsi retenus contre tout mouvement de, retour. Ainsi, Vae- tion de justification est rendue entièrement sans effet et les lignes EE reproduites sont alignées sur leur marge de gauche ou de dé part, mais finissent en des points quelconques selon la disposition du dernier élément por teur de caractère de la ligne composée d'élé ments.
Lignes <I>non</I> ,justifiées, alignées <I>à leurs</I> <I>extrémités terminales.</I>
La fig. 16 indique les conditions régnant quand on produit des lignes du typé FF qui sont des lignes non justifiées de longueur quelconque, mais finissant toutes à une marge commune d' alignement à droite .
Dans ce cas, on place en position active le verrou de blocage 56 d' alignement à droite en plaçant le levier 58 à sa position FR , de sorte que les tiges 27 sont bloquées contre tout relève ment du rail 19, et les organes de resserrage ne sont pas commandés du tout.
Par suite, quand le suivem'_ est libéré de sa position de départ de 30 Ems (ou de toute autre position de départ pour laquelle on a peu le régler), il avance librement jusqu'à ce que l'élément de début de ligne (soit un blanc, d'espacement, soit un élément porteur de caractère) soit porté contre la paroi C du canal d'alimenta tion,, puis il continue son avance, au fur et à mesure du prélèvement des éléments succes sifs, jusqu'à sa position de fin de ligne.
En même temps, comme il est indiqué par le tracé en trait mixte, le galet 18 se déplace simple ment parallèlement au et hors de contact d'avec le rail 19 jusqu'à sa position de fin de ligne coïncidant avec l'axe de pivot 47.
Ainsi, l'action de justification est rendue entière ment sans effet et les lignes reproduites sur le film commencent en des points quelconques selon la disposition du premier élément pGr- teur de caractère de chaque ligne composée d'éléments, mais se terminent sur une marge commune ou d' alignement à droite , ce point étant le point de fin, de ligne du trajet du sui veur de ligne,
et qui est constant par rapport à toute ligne produite par la machine.