CH329034A - Procédé de préparation sélective des sels dialcalins d'acides dicarboxyliques saturés - Google Patents

Procédé de préparation sélective des sels dialcalins d'acides dicarboxyliques saturés

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CH329034A
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Description


  



  Procédé de préparation sélective des sels dialcalins    d acides dicarboxyliques saturés   
 Dans le brevet suisse   N  322988,    on a   dé-    crit un procédé selon lequel on fait réagir sélectivement une dioléfine aliphatique conjuguée avec du sodium ou du potassium, sous forme finement dispersée, dans un milieu de réaction comprenant au moins un éther capable d'agir comme promoteur de la   dimérisa-    tion de la dioléfine, en présence d'un hydrocarbure aromatique polycyclique, à une température inférieure à   0   C,    de façon à former sélectivement les dérivés à deux atomes de métal alcalin d'hydrocarbures non saturés, dimères de la dioléfine.

   On obtient ainsi avec un haut rendement, des produits pratiquement exempts de produits polymérisés supérieurs.



   La présente invention a pour objet un procédé de préparation sélective, à partir des dioléfines aliphatiques conjuguées, des sels dialcalins des acides dicarboxyliques saturés contenant un nombre d'atomes de carbone égal à deux fois celui de la dioléfine initiale plus deux.



  Le procédé est particulièrement utile, par exemple, pour la préparation des sels   dialca-    lins des acides dicarboxyliques saturés en   C1n    par   dimérisation    du butadiène.



   Le procédé selon l'invention est   caracté-    risé en ce qu'on fait réagir la dioléfine avec du sodium ou du potassium, finement disperse, dans un milieu de réaction comprenant au moins un éther capable   d'agir    comme promoteur de la   dimérisation    de la dioléfine, le milieu de réaction contenant un hydrocarbure aromatique polycyclique, à une température inférieure à   00 C,    pour former sélectivement les dérivés dialcalins correspondants de   l'hydroo    carbure non saturé   dimère    de la dioléfine, on fait réagir directement après ces dérivés dialcalins avec du dioxyde de carbone à une   tempé-    rature inférieure à 00 C,

   pour former sélectivement les sels dialcalins des acides   dicarboxy-    liques non saturés contenant un nombre d'atomes de carbone égal à deux fois celui de l'oléfine initiale plus deux, et on   hydrogénise    ensuite les sels résultants pour produire les sels des acides saturés correspondants.



   Le stade initial est une réaction qui donne un produit   dimérisé.    Dans le cas du sodium et du butadiène, ce produit comprend les dérivés disodiques des   octadienes    aliphatiques. Une étude des structures des diacides saturés prenant ainsi naissance a montré que cette di  mérisation    sélective donne les produits   sui-    vants :   Na-CH2-CH    =   CHCH. CH.

   CH    =   CHCHs-Na   
Na-CH2CH=CHCH2CH2CH-Na
 CH
 CH2   Na-CH-CHaCHCH-Na   
 CH CH
 CHs   7il      Na-CH, CH = CHCHCH-CH,,-Na   
 CH    CH,   
 En utilisant le procédé sélectif décrit ici, il est possible d'obtenir des rendements combinés pour les produits   dimérisés    en CR ci-dessus de 80 à   90 0/0, bases    sur le butadiène.



   Quand la   carbonation subséquente des dé-    rivés disodiques ci-dessus est suivie non seulement de l'hydrogénation mais encore d'une acidification, on obtient respectivement les acides en   C@   correspondants, par exemple l'acide sébacique, l'acide 2-éthylsubérique, l'acide 2, 5-diéthyladipique et l'acide 3-éthyl  subérique.   



   Les dioléfines qui peuvent être utilisées dans ce procédé sont les dioléfines aliphatiques conjuguées, par exemple le butadiène,   l'isoprè-    ne, le diméthyl-butadiène, les pentadiènes comme les méthyl-1, 3   pentadiènes,    etc. En   gé-      néral,    il est avantageux d'utiliser les dioléfines conjuguées ayant de 4 à 8 atomes de carbone.



  La méthode est particulièrement bien adaptée à l'emploi du butadiène comme dioléfine.



   On peut utiliser soit le sodium, soit le potassium comme métal alcalin. L'emploi du sodium est préféré, car il donne une excellente sélectivité et d'excellents rendements en produits   dimérisés,    en outre il est plus   économi-    que et plus facile à obtenir que le potassium.



  Il   n'est    cependant pas nécessaire d'utiliser du sodium chimiquement pur, et des mélanges contenant une majeure proportion de sodium sont utilisables. On peut ainsi utiliser des alliages de sodium et de potassium, de sodium et de calcium, et de sodium et de lithium.



   Un facteur essentiel pour une préparation satisfaisante des dérivés   dimérisés    est l'emploi du métal alcalin sous forme finement disper  sée.    Pratiquement, une dispersion de sodium dont la dimension de particules moyenne est inférieure à 50 microns est nécessaire pour obtenir une   dimérisation    satisfaisante, car une masse de sodium, à la place du sodium   disper-    sé, ne donne aucun produit ou donne en grande partie des polymères diènes fortement condensés. La formation de ces produits   polymè-    res indésirables comme produits de réaction principaux peut être pratiquement évitée en utilisant du sodium ou du potassium en fine dispersion, dans les conditions définies ici.



  Cette dispersion peut être avantageusement   t    faite dans un hydrocarbure inerte ou dans de l'éther, en un stade préparatoire séparé, avant la réaction avec le diène.



   Le milieu de réaction comprend au moins un éther, et seuls certains types d'éthers sont efficaces. Les éthers ne doivent contenir aucun groupe substituant tel que l'hydroxyle, le carboxyle ou tout autre groupe qui réagit nettement avec le sodium. Bien que l'éther puisse réagir d'une manière réversible, il ne doit pas être sujet au clivage pour donner des produits de réaction irréversibles pendant le processus de   dimérisation.    Une telle action de clivage détruit l'éther et introduit dans le système réac tionnel des   alcoxydes    métalliques qui, à leur tour, tendent à produire une réaction de formation de caoutchouc avec la dioléfine plutôt que la réaction de   dimérisation    désirée.



   Les classes particulières d'éthers qui se sont montrées utiles ont la propriété commune de constituer des promoteurs de la   dimérisation    de la dioléfine. L'éther peut être un monoéther aliphatique présentant un groupe méthyle, dans lequel le rapport du nombre d'atomes d'oxygène au nombre d'atomes de carbone n'est pas inférieur à 1 : 4. Parmi ces éthers, on peut citer comme exemples le   diméthyl-    éther, le   méthyléthyl-éther,    le   méthyl-n-propyl-    éther, le méthyl-isopropyl-éther et les mélanges de ces   méthyl-éthers.    Certains polyéthers aliphatiques conviennent également.

   Ils comprennent les   polyéthers    acycliques et cycliques qui peuvent être considérés comme des dérivés obtenus en remplaçant tous les atomes d'hydrogène des hydroxyles présents de l'alcool   poly-    valent correspondant par des groupes alcoyles.



  On peut citer comme exemples de polyéthers les dialcoyl-éthers de l'éthylène-glycol comme les   diméthyle,      méthyléthyle,      diéthyle,      méthyl-    butyle,   éthylbutyle,    dibutyle et   butyllauryle    éthers de l'éthylène-glycol ;

   le diméthyl-éther du   triméthylène-glycol,    le   triméthyl-éther    du glycérol, le diméthyléthyl-éther du glycérol, et le méthyléthyl-éther du   diéthylène-glycol,    le dioxane, le   glycol-formal,    le   méthyl-glycérol-    formal, etc., de même que   les ortho-formiates    d'éthyle et de méthyle, le   méthylal    et d'autres acétals.

   On préfère utiliser les méthyl-monoéthers simples comme le dyméthyl-éther, et les   polyéthers    des éthylène-glycols comme le di  méthyl-éther    de   l'éthylène-glycol.    Des solvants hydrocarbures comme   l'iso-octane,    le   kérosène,    le toluène et le benzène ne peuvent pas être utilisés exclusivement comme milieux de   réac-    tion, car ils affectent défavorablement la réaction de   dimérisation    et ne donnent que peu ou pas de produits dimères.



   En plus de l'éther dans le milieu de réaction, on peut utiliser d'autres milieux inertes en quantités limitées. En général, ces milieux inertes sont introduits avec la dispersion de sodium, sous forme du liquide dans lequel le sodium est suspendu. Ils ont comme principal effet de diluer les éthers. En général, il est
 avantageux d'utiliser un milieu de réaction contenant au moins   50 ouzo    en poids d'éther   ac-    tif. Bien que cette quantité puisse varier considérablement, on a trouvé satisfaisant d'utiliser de 100 à 2000   cms    d'éther par molécule de dioléfine présente dans la réaction.



   Il est nécessaire, en outre, d'inclure dans le mélange réactionnel de la   dimérisation    au moins un hydrocarbure aromatique polycyclique, qui peut être un hydrocarbure à noyaux condensé comme le naphtalène et le   phénan-    thrène, ou un hydrocarbure polycyclique à noyaux non condensé comme le diphényle, les   terphényles,    le dinaphtyle et le   tétraphényl-éthy-    lene, etc., ou des mélanges de ces composés.



   Ceux-ci sont des hydrocarbures hautement conjugués ayant une valence libre maximum dans le domaine compris entre 0,10 et 0,20 et une énergie d'excitation de l'état moléculaire à l'état biradical comprise entre 0,7 et 1,5 fois l'intervalle de résonance bêta (Chemical Abstracts 40,6047,1946). Les composés   polyphé-    nyles, comme le diphényle, les   terphényles    et leurs mélanges, se sont montrés particulièrement utiles. La quantité requise de tels hydrocarbures varie dans de grandes limites, mais   s    elle est de préférence relativement faible com  parativement    à la quantité de dioléfine entrant dans la réaction. La quantité exacte dans chaque réaction particulière dépend de la température, du temps de réaction et de la structure dela dioléfine.

   Des concentrations comprises entre 0,1 et   10 ouzo    en poids, basées sur la quantité de dioléfine, sont ordinairement entièrement suffisantes.



   L'effet d'activation que montrent ces hy  drocarbures    aromatiques polycycliques est apparent à la fois dans le fort accroissement de la sélectivité de la   dimérisation    de la dioléfine
 et dans l'augmentation de la vitesse de réaction.



   Ces hydrocarbures actifs ont la propriété de donner des produits d'addition hydrocarbures sodiques fortement colorés en présence de l'éther actif utilisé. Bien que le rôle exact joué par ces matières ne soit pas parfaitement connu, il n'en est pas moins réel et ces matières peuvent être regardées comme des
 agents chimiques d'activation. Elles ont en effet, la propriété de transférer le sodium métallique à la dioléfine dans la zone de réaction, facilitant son passage à travers une pellicule du produit de réaction du sodium qui isolerait autrement le sodium des réactifs présents dans la solution environnante.

   Cependant, l'addition de butadiène à une solution éthérée de sodiumterphényle, en l'absence de sodium métallique, ne donne pas ou donne peu de produits dimérisés dérivant du butadiène, mais seulement des produits à noyaux condensés dérivés du terphényle. En conséquence, l'emploi du so  dium-therphényle    n'est pas équivalent à   l'em-    ploi du sodium métallique comme agent de di  mérisation.   



   On a vu que la température doit être maintenue au-dessous de   0O      C    au cours du procédé.



  On préfère utiliser des températures   compri-    ses   entre-20      et-500 C.    En général, tous les éthers commencent à donner des produits de clivage à des températures proches de   0     C et au-dessus. Il en résulte la production   d'as-    sez   d'alcoxydes    pour donner des acides polymères supérieurs plutôt que les   dimères    dioléfines disodiques de faible poids moléculaire recherchés.



   La réaction peut être effectuée dans un récipient de réaction muni d'un agitateur. Dans une mise en oeuvre de ce stade du procédé, la dispersion de sodium ou de potassium est initialement préparée en plaçant un hydrocarbure inerte, comme l'iso-octane, dans un récipient, avec le poids désiré de sodium. Comme on utilise un sodium finement dispersé, il est nécessaire d'utiliser seulement une quantité équimoléculaire relativement au butadiène qui doit réagir. Bien qu'on puisse ajouter un   lé-    ger excès, il n'est pas nécessaire que du métal non consommé reste à la fin de la période de réaction. Le mélange est chauffé, par exemple dans un bain qui l'environne, jusqu'à ce que le sodium fonde (point de fusion 97,5O C).

   On met alors en marche un agitateur à haute vitesse et, de préférence, on ajoute un émulsionneur constitué, par exemple, par   0,      5"/o (basé    sur le sodium) du   dimère    de l'acide linoléique.



  Après une courte période d'agitation, un échantillon prélevé montre que la dimension des particules est comprise entre 5 et 15 microns.



  On arrête le brassage et on laisse refroidir la dispersion à la température ambiante. La dispersion est maintenant prête à être utilisée dans la   dimérisation    sélective des dioléfines. Des liquides inertes tels que le   dibutyl-éther,    le n-octane, le n-heptane ou des   kérosènes    à chaîne droite peuvent être utilisés comme milieu de suspension par ta dispersion. Toute dispersion de ce type présentant le sodium ou le potassium sous forme suffisamment finement divisée peut convenir. D'autres substances connues peuvent être employées à la place de l'acide linoléique   dimère    comme agent de dispersion.



   La dispersion est refroidie et maintenue audessous de   Oo C,    et la dioléfine est introduite soit sous forme d'un gaz, soit sous forme liquide sous pression, dans la phase liquide. Une méthode très satisfaisante consiste à introduire la dioléfine dans le récipient de réaction approximativement à une vitesse égale à la vitesse de réaction de cette dioléfine avec le sodium.



   Cette réaction peut être effectuée soit par fournée soit d'une manière continue, le procédé n'étant pas limité à telle ou telle méthode particulière.



   Les dérivés dimétalliques des dioléfines   dimères    qui sont sélectivement formés sont ainsi produits dans le milieu réactionnel. Ces dérivés, selon la dioléfine de départ, peuvent être solubles ou insolubles dans ledit milieu.



  En général, ils tendent à former des boues, comme c'est le cas par exemple avec l'octadiène disodique produit à partir du sodium et du butadiène.



   Les   dimères      dimétalliques    résultants tendent à être instables ou difficiles à manipuler, de sorte qu'on les soumet directement et immédiatement au stade de la carbonation.



   La carbonation peut être effectuée en traitant les dérivés dimétalliques diènes par du dioxyde de carbone gazeux sec, par contact avec le dioxyde de carbone solide ou au moyen d'une solution de dioxyde de carbone. La température de carbonation doit être maintenue également au-dessous de   0O    C pour éviter la formation de sous-produits indésirables. Cette carbonation donne lieu à la formation des sels dimétalliques des acides dicarboxyliques aliphatiques non saturés. Ces sels contiennent un   n    nombre d'atomes de carbone égal à deux fois celui du diène plus deux.

   Dans le cas où la dioléfine de départ est le butadiène, on obtient sélectivement les sels dialcalins des acides dicarboxyliques non saturés en   Cllo-   
 Il est important d'effectuer la   dimérisation    et la carbonation en deux stades séparés. Le   dimère    diène   dimétallique    est obtenu   d'abord,    et la carbonation est faite après, aussi rapidement que possible. Si le dioxyde de carbone est présent pendant la dimérisation, la réaction n'est ni sélective ni complète.



   Les sels des diacides sont solubles dans 1'eau et peuvent être facilement séparés par extraction à   l'eau    et ensuite hydrogénés. D'une autre manière, ils peuvent être tout d'abord hydrogénés et séparés ensuite par filtration, évaporation, extraction par un solvant, ou encore par une combinaison de ces méthodes de séparation.



   L'hydrogénation peut être assurée par des méthodes connues, par exemple en faisant passer de l'hydrogène à travers une solution alcaline du sel en présence de nickel comme catalyseur. Les sels saturés résultants peuvent être transformés en les acides correspondants, comme décrit dans le brevet suisse N  327718, ce qui constitue un moyen commode d'identifier les structures de ces sels.



   Par exemple, l'octadiène disodique obtenu à partir du butadiène donne finalement un mélange pratiquement quantitatif de sels d'acide   sébacique,    d'acide   2-éthylsubérique    et d'acide   2,    5-diéthyladipique. Des traces d'acide 3  éthylsubérique    peuvent être présentes également.



   11 est donné ci-après quelques exemples de mise en oeuvre du procédé selon la présente invention. Toutes les parties sont exprimées en poids, sauf indication contraire.



  Exemple   1    :
 Préparation des   sels des diacides en Cl, 7   
 à partir du butadiène.



   On effectue la réaction dans un récipient muni d'un agitateur, d'un tube d'entrée de gaz s'étendant dans la masse du mélange   réac-      tionnel,    et d'un condenseur à reflux relié à une atmosphère d'azote. L'appareil est purgé avec de l'azote et chargé avec 1000 parties de diméthyl-éther, 3 parties de   para-terphényle    (environ 1,8 O/o en poids relativement au bu  tadiène),    et 69 parties de sodium dispersé dans 70 parties   d'iso-octane.    La dimension moyenne des particules de sodium est de 15 microns.



  On fait passer dans l'appareil un courant de butadiène gazeux à raison de 162 parties au total, pendant une période de 4 heures, tout en maintenant une agitation vigoureuse et la température de réaction à   environ250    C.



  Pendant cette période, les dérivés disodiques des   dimères    en   CR    du butadiène se forment.



   Quand l'addition du butadiène est achevée, on carbonate le mélange réaotionnel, contenant les dérivés disodiques sous forme d'une boue, en le versant sur un excès de dioxyde de carbone en excès, ce qui le maintient à une température inférieure   à200    C. Après   éva-    portion de l'excès de   CO2,    du diméthyl-éther et de   l'iso-octane,    il reste un produit solide consistant essentiellement en sels disodiques des acides dicarboxyliques non saturés en   C1O.   



  On isole aussi une petite quantité, inférieure à   5  /o,    d'un polymère butadiène caoutchouteux. On   hydrogénise    une solution alcaline de ces sels des acides dicarboxyliques, en utilisant un catalyseur au nickel.



   Les acides hydrogénés peuvent être préci  pités    par addition d'un acide minéral. Le rendement combiné en diacides saturés à 10   ato-    mes de carbone est de   67"/o, basé    sur le sodium. La séparation et l'analyse de ce mélange révèlent la composition suivante :
 acide 2,5-diéthyladipique 8'"/n
 acide   2-éthylsubérique      360/o   
 acide sébacique   23 ouzo   
 acide   3-éthylsubérique    trace 
 Les acides individuels sont identifiés par leurs points de fusion.



   Les   terphényles    mixtes   (ortho,    méta et para-isomères) peuvent être avantageusement substitués au   para-terphényle.    On obtient pratiquement les mêmes résultats et les mêmes produits.



  Exemple   :   
   Priparation    des   sels des diacides en C, 2   
 à partir de l'isoprène.



   On suit sensiblement le procédé décrit dans 1'exemple 1, sauf qu'on utilise 204 parties d'isoprène comme dioléfine conjuguée à la place du butadiène. Après réaction avec du sodium finement dispersé, suivie d'une carbonation et d'une hydrogénation, le produit de réaction contient les sels des acides d'icarboxyliques saturés en Cl2 avec un rendement de   64"/o, basé sur    le sodium.



  Exemple 3 :
 Préparation des sels des diacides en C,
 à partir des   methyl-pentadienes.   



   On procède comme décrit dans 1'exemple 1, excepté qu'on utilise 246 parties d'un mélange de   4-méthyl-1,    3 pentadiène et de   2-méthyl-1,    3   pentadiène.    Le mélange de réaction résultant est un mélange des sels des acides   dicarboxy-    liques saturés en C. avec un rendement de 56  /o basé sur le sodium.



  Exemple 4 :
 Préparation des sels des diacides en C",
 en utilisant un alliage sodium-calcium.



   On utilise le procédé décrit dans 1'exemple   1,    sauf qu'on disperse 75 parties d'un alliage sodium-calcium (75 : 25) à la place de 69 parties de sodium. On obtient un rendement de   57  /o    pour les sels des acides dicarboxyliques saturés en   Cl0,    basé sur le sodium.



  Exemple 5 :
 Préparation des sels des diacides en   C70   
 en utilisant un alliage sodium-lithium.



   On utilise le même procédé que décrit dans 1'exemple 1, en utilisant 75 parties d'un alliage sodium-lithium   (95      : 5) à    la place des 69 parties de sodium. Ce procédé donne les sels des acides dicarboxyliques saturés en CI avec un rendement de   54  /o basé    sur le sodium.



  Exemple 6 :
 Préparation des   sels des diacides en C, n   
 en utilisant du   para-terphenyle.   



   On procède comme décrit dans   1'exemple 1,    avec le même appareil. On purge ce dernier avec de l'azote et on charge 320 parties de   diéthyl-éther    de l'éthylène-glycol et 2 parties de   para-terphényle    (environ 7,40/o en poids relativement au butadiène). On ajoute une dispersion de 25 parties de sodium dans 50 parties de   di-n-buthyl-éther,    dans laquelle le sodium présente une dimension moyenne de particules de 12 microns. On fait passer dans l'appareil un courant de butadiène à raison de 27,1 parties au total, pendant une période de 6 heures, tout en maintenant la température du mélange réactionnel   entre-25      et-35e C.   



   Une fois l'addition. du butadiène achevée, on carbonate le mélange réactionnel en le versant dans un excès de neige carbonique pilée.



  On laisse évaporer l'excès de CO., et on traite le mélange avec 200 parties d'eau dans une atmosphère   d'azote.    On sépare alors les couches d'eau et d'hydrocarbure. La couche huileuse est lavée avec une solution diluée de carbonate de sodium, qui est alors ajoutée à la couche aqueuse. Une solution des sels des acides dicarboxyliques non saturés ainsi obtenus est hydrogénée sur un catalyseur au platine pour donner les sels des acides dicarboxyliques saturés correspondants.



   Après hydrogénation, on peut acidifier pour obtenir les acides libres correspondants, qui ont la composition suivante :
 acide   sébaciqus      15,    8 parties
 acide   2-éthylsubérique      20,    8 parties
 acide   3-éthylsubérique    et
 acide 2,5-diéthyladipique   4,    7 parties
 Ces produits correspondent à un rendement de 82    /o    en acides dicarboxyliques en
Cul, basé sur le butadiène. 



  Exemple 7 :
 Préparation des   sels des diacides en CIO   
 en   utilisant de l'ortho-therphenyle.   



   On procède comme décrit dans 1'exemple 6, en utilisant 2 parties   d'ortho-terphényle    et 46 parties de sodium dispersé. On obtient les sels des acides dibasiques saturés en CI avec un rendement de   66  /o.   



  Exemple 8 :
 Préparation des sels des diacides en   CIO   
 en   utlisant du naphtalène.   



   On procède comme décrit dans 1'exemple 6, en utilisant 2 parties de naphtalène à la place du   para-terphényle.    On obtient les sels des acides dicarboxyliques saturés en   C1O    avec un rendement de   66  /0.   



  Exemple 9 :
 Préparation des   sels des diacides en C, O   
 en utilisant du   tétraphényl-éthylène.   



   On procède comme décrit dans 1'exemple 6 en utilisant 2 parties de   tétraphényl-éthylène    à la place du   para-terphényle,    et 46 parties de sodium dispersé. On obtient les sels des acides dibasiques saturés en   Cl,    avec un rendement de   tQo/n.   



  Exemple 70 :    Preparation des seLv des diacides en C1O   
 en utilisant du   phenanthrene.   



   On procède comme décrit dans 1'exemple
   6,    en utilisant 2 parties de phénanthrène à la place de   para-terphényle,    et 46 parties de so
 dium dispersé. On obtient les sels des diacides
 saturés en   C@ avec    un rendement de   51  /o.   



  Exemple 11 :
 Etude comparative des conditions.



   Une série d'expériences comparatives sont
 faites en vue de l'étude critique du procédé. La
 dioléfine utilisée dans tous ces essais est le
 butadiène. Les détails de l'opération et les ré
 sultats obtenus sont donnés dans la table de
 la page 8.



   Dans les essais comparatifs 1 à 6, non conformes à l'invention, on utilise une charge massive de sodium métallique conjointement à divers éthers actifs comprenant le   diméthyl-    éther de l'éthylène-glycol et le diméthyl-éther.



  La température de réaction est comprise entre -20 et - 30 C dans les essais 3 à 8, et égale à environ   00    C dans les essais 1 et 2.



  Dans les essais 1 à 6, la surface du sodium solide est constamment nettoyée en frottant la pièce de sodium contre une brosse métallique.



  Dans les essais 1 à 3, un stade de carbonation séparé est utilisé après le contact du sodium et du butadiène, tandis que dans 1'essai 4, la carbonation est effectuée simultanément. L'analyse du produit montre qu'il ne s'est formé qu'une trace (au maximum   2  /o) d'acides    distillables. La majeure partie du butadiène est transformée en produits caoutchouteux à hauts poids moléculaires.



   Les essais 5 et 6 montrent les résultats obtenus quand le procédé utilisé dans les essais 1 à 4 est répété en présence d'un hydrocarbure aromatique polycyclique, le   para-terphé-      nyle.    On trouve que les produits contiennent des pourcentages quelque peu augmentés d'acides distillables mais, quand ces acides sont fractionnés (fractions désignées par a, b et c dans la table) et étudiés, on trouve qu'ils consistent largement en produits acides à hauts poids moléculaires. Par exemple, le résultat de l'essai   ?    5 montre la présence de produits acides dicarboxyliques d'un poids moléculaire de 345 à 540,8 (égal à deux fois l'équivalent de neutralisation, en supposant qu'il s'agit de diacides).

   Les rendements totaux en ces acides polymères sont compris entre 53,3 et 56,9  /0, basés sur le butadiène. Ces résultats montrent clairement qu'aucune   dimérisation    sélective ne s'est produite.



   La grande sélectivité et d'autres avantages obtenus par le procédé selon l'invention sont évidents en envisageant les essais 7 et 8. Dans ces réactions, on utilise du sodium dispersé finement (dimension moyenne des particules inférieure à 50 microns), conjointement avec
 de petites quantités de   terphényles    comme   Conditions de r6action Analyse du produit %de sodium Rendement
Acides Equiv,*
Essai en excès Hydrocarbure Butadiène Temps Conditions
Solvant distillble de en%
N@ sur la quantité aromatique min de carbonation basé sur le gammes neutral.

   théorque g débit butadiène 1 1000 - diméthyl-éther 107 tout 138 stade s6paré trace* - de l'éthylène- au départ 0,627 g glycol CO2/min 2 1000 - diméthyl-éther 108 0,5 216 stade séparé trace* - de l'éthylène- g/min neige glycol carbonqiue 3 1000 - diméthyl-éther 27 0,5 252 stade séparé 5.4* 142 2.3 g/min neige carbonique 4 100 -   108 0,5 250 simultanément 5.5* 137 2.5 g/min CO2 5 1000 6 g   103 0,37 278 stade s6paré a.15.1 172.5 8.0 paraterphényle g/min neige b.476.6 152.9 24.6 (5,8%0 carbonique c.39.1 270.4 20.7 6 100 6 g   142 0,63 226 stade séparé a.1.2 397.2 5.3 paraterphényle g/min neige b.45.2 207.0 18.0 (4,2%) carbonique c.84.0 511.7 33.6 7 50 ortho-   27 0,1 300 state séparé 44.5 107 90
Na dispers6 terphényle g/min neige carbonique 8 120 para-   27 0,

  1 300 stade séparé 40.6 111 83
Na disper6s terphényle g/min neige carbonique * L'équivalent de nutralisation théorique pour les acides dibasiques en C10 est 101, et le poids mol6culaire est 202.



  ** Le produit principal provenant du butadièene est composé d'acides polymères cautchoutex blancs.    hydrocarbures aromatiques polycycliques. Dans chaque cas, la réaction est effectuée en deux stades, la carbonation étant séparée et distincte. Les faibles équivalents de neutralisation des produits de réaction indiquent que ce sont essentiellement les acides dicarboxyliques en CI qui sont produits à partir de la carbonation des produits de   dimérisation    du butadiène. On obtient un rendement inattendu et très élevé compris entre 80 et   90"/o, basé    sur le butadiène, en ces produits diacides de faibles poids moléculaires.   
 rssu comparatif d'emplo du complexe
 sodium-therphenyle.   



   On essaie de faire réagir le butadiène avec un complexe   sodium-terphényle. Les résul-    tats obtenus indiquent qu'en l'absence de sodium métallique, seuls des sous-produits non désirés sont formés et qu'aucune   dimérisation    décelable du butadiène ne se produit.



   On met en contact une solution de 115 g (0,5 mol)   d'ortho-terphényle    dans 525   cril    de   diéthyl-éther    d'éthylène-glycol avec un ruban de sodium (99 g, en excès) pendant une certaine période. On décante la solution   résul-    tante pour la séparer du sodium métallique en excès. L'analyse par titrage indique   qu'approxi-    mativement   0,    68 molécule de sodium   s'est    combinée avec   0,    5 molécule   d'ortho-terphényle.   



   Cette solution   ortho-terphényle-sodium    est diluée avec   l 50 cm'de diéthyl-éther d'éthylène-    glycol. On fait passer du butadiène (0,68 mol) dans ce mélange dilué pendant une période de trois heures à la   température de-30 C.   



  La solution claire obtenue après centrifugation est distillée pour donner 45 g d'un résidu so  lide.    Ce résidu est carbonaté, puis traité avec de   1'eau    et un acide libre. On obtient moins de 0. 5   g    d'acides organiques. Une extraction du matériel résultant avec le   dibutyl-éther    donne une grande quantité   d'un    solide cristal  lin.

   La quantité    totale des solides obtenus est équivalente au rendement pratiquement théorique de la matière non acide, consistant principalement en   triphénylène.    Point de fusion après recristallisation :   197-199"C    ; point de fusion du picrate :   222-2240 C    ; valeurs trouvées dans la littérature. : 198,5 et   2230 C    respectivement.



   Il ressort clairement de l'expérience cidessus que le butadiène ne subit pas la réaction de dimérisation désirée en, présence du complexe contenant le sodium. Il est évident que la présence du métal alcalin est essentielle pour la   dimérisation    sélective des dioléfines conjuguées, comme décrit précédemment.


Claims (1)

  1. REVENDICATION : Procédé de préparation sélective, à partir des dioléfines aliphatiques conjuguées, des sels dialcalins des acides dicarboxyliques saturés contenant un nombre d'atomes de carbone égal à deux fois celui de la dioléfine initiale plus deux, caractérisé en ce qu'on fait réagir la dioléfine avec du sodium ou du potassium, finement dispersé, dans un milieu de réaction comprenant au moins un éther capable d'agir comme promoteur de la dimérisation de la dioléfine, le milieu de réaction contenant un hydrocarbure aromatique polycyclique, à une température inférieure à 0O C, pour former sé lectivement les dérivés dialcalins-correspon- dants de l'hydrocarbure non saturé dimère de la dioléfine,
    on fait réagir directement après ces dérivés dialcalins avec du dioxyde de carbone à une température inférieure à On C, pour former sélectivement les sels dialcalins des acides dicarboxyliques non saturés contenant un nombre d'atomes de carbone égal à deux fois celui de la dioléfine initiale plus deux, et on hydrogénise ensuite les sels pour produire les sels des acides saturés correspondants.
    SOUS-REVENDICATIONS : 1. Procédé selon la revendication, caracté- risé en ce qu'on fait réagir du butadiène avec du sodium métallique dispersé dans un milieu de réaction comprenant du diméthyl-éther et présentant une dimension moyenne de particules inférieure à 50 microns, en présence de 0,1 à 10"/o, basé sur le poids du butadiène, d'au moins un composé aromatique polycyclique, à une température inférieure à200 C, pour former sélectivement les dérivés disodi ques des hydrocarbures aliphatiques non sa turfs à huit atomes de carbone, on fait réagir directement après les dérivés disodiques avec le dioxyde de carbone à une température inférieure à200 C,
    pour former sélectivement les sels disodiques des acides carboxyliques aliphatiques non satures en C10. et on hydro génise ensuite les sels résultants.
    2. Procédé selon la revendication, caracté- risé en ce que ledit éther est un mono-éther aliphatique contenant au moins un groupe méthyle et présentant un rapport du nombre d'atomes d'oxygène au nombre d'atomes de carbone non inférieur à 1 : 4.
    3. Procédé selon la revendication, caracté- risé en ce que ledit éther est un polyéther dé- rivé d'un alcool aliphatique polyvalent dont tous les atomes d'hydrogène des hydroxyles ont été remplacés par des groupes alcoyles.
    4. Procédé selon la revendication et les sous-revendications 2 et 3.
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