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Société Internationale des Combustibles Liquides
Société Anonyme
Siège social à Luxembourg.
Procédé d'hydrogénation et de réduction pour le raffinage de composés hydrocarbonés et autres applications.
Quand on traite des matières en vue de les soumettre à des réactions d'hydrogénation et de réduction au moyen d'hydrogène gazeux, on emploie comme agents catalyseurs, les métaux et les oxydes métalliques les plus variés. Cet emploi exige que les éléments qui entrent en réaction, c'est-à-dire les matières brutes à traiter et l'hydrogène, soient aussi exempts que possible d'impuretés susceptibles d'empdsoner des catalyseurs et de les rendre inactifs.
Dans un précédent brevet, la demanderesse a décrit un procédé qui rend également possible l'emploi d'éléments impurs entrant en réaction, et cela du fait de l'emploi du sodium, comme agent
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catalyseur,à des températures élevées auxquelles il se forme un hydrure de sodium.
D'autre part, il a été reconnu qu'outre 11 hydrure de sodium anorganique, des hydrures organiques, lesquels contiennent l'hydrogène sous forme instable dans des conditions déterminées de réaction, facilitent considérablement, sur des matières difficilement accessibles à l'hydrogénation et à la réduction, le transfert d'hydrogène moléculaire gazeux ou de l'hydrogène qu'ils contiennent en combinaison chimique.
Il n'a été possible, dans la pratique, de songer à l'emploi d'hydrures organiques, pour l'exécution des réactions d'hydro- génation et des réductions, qu'après que l'on eut trouvé un moyen de préparer de semblables hydrures de façon simple et économiquement avantageuse.
Un semblable procédé fait l'objet d'une addition au brevet ' belge ? 307.359 de la demanderesse. Ce procédé consiste, en principe, à faire procéder le raffinage d'une hydrogénation préa- lable des corps hydrocarbonés impurs, opération préalable qui comporte un réchauffage de la matière brute à température élevée, sous pression d'hydrogène et avec addition de matières alcalines ou alcaline-terreuses à action puissante.
Bans certains cas, il suffit déjà d'employer les hydrures inférieurs, tels que l'hexahydrure d'anthracène,:par exemple, que l'on peut obtenir dans la première phase opératoire du procédé qui vient d'être rappelé, c'est-à-dire Sans l'emploi ultérieur de sodium métallique. Si l'on opère avec une pression d'hydrogène élevée, il est même parfois possible de mélanger aux corps bruts qui entrent difficilement en réaction, une matière organique facile à hydrogéner, 'par exemple de l'anthracène pur à 65 , et de préparer simultanément, par cette réaction con- jugée, l'hydrure organique, afin de l'utiliser dans le but indiqué.
Les réactions d'hydrogénation et de réduction avec emploi d'hydrures organiques peuvent s'opérer, ce,endant que les mati-
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ères sont à l'état gazeux ou à l'état -liquide,
En dehors des hydrures organiques, on peut encore employer parallèlement des matières non organiques favorisant les réac- tions, par exemple de 1 '-oxyde de fer alcalin ou la masse dite "de Lux". Les hydrures organiques ont un effet particulièrement favorable dans la liquéfaction du charbon par le procédé dit de "berginisation", ainsi que cela ressort des exemples ci- après.
Pour la préparation d'un hydrure organique, on chauffe tout d'abord 100 grs, d'anthracène à 65 % avec .5 grammes de potasse caustique solide, dans un autoclave sous pression d'hydro- gène. A la température de 400 environ, il se produit une absor- ption assez active d'hydrogène, absoption qui, par une élé- vation ultérieure de température, peut encore être accélérée.
Le produit de ce traitement est une pâte cristalline molle, au moyen de laquelle on peut produire, par distillation jusqu' à l'apparition de vapeurs jaunes, un hydrure d'anthracène, avec un rendement de 80 à 85 %.
Dans une bombe rotative de deux litres, et avec une pression initiale de 100 Atm., on chauffe 140 grs. de charbon flambant avec 70 grs. de l'hydrure obtenu à l'aide de l'anthracène à 65 % et qui a absorbé 3,4 % d'hydrogène. Déjà dès le début de l'échauf- fement, on constate une chute relative de pression; la pression maximum correspond 'à la température de 390 0., et après échauffement de 10 minutes, la chute de pression cesse. Après refroidissement à la température ambiante, la pression finale est de 65 Atm, environ,
Le rendement en huile et le degré de dissociation en charbon sont comparables à ceux que l'on obtient actuellement après une heure de réaction. A cette économie de temps s'ajoute cet autre avantage que les produits de la distillation sont de meilleure qualité ; ils ont.un poids spécifique moindre, et une teneur in- férieure en phénol.
L'hydrure organique ajouté à l'hydrogène peut être séparé du produit et employé à des opérations ulté-
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ricurcs..
L'hydrure organique, dans l'exemple précèdent, joue pratique- ment le rôle d'un agent de transfert de l'hydrogène. Dans cer- taincs conditions opératoires, il peut ausci se produire une déshydragénation de cette matière additionnelle, et il faut alcr la régénérer dans des conditions appropriées, c'est-à-dire l'hydrogéner à nouveau.