CH446581A - Procédé de conversion d'un mélange d'hydrocarbures - Google Patents

Procédé de conversion d'un mélange d'hydrocarbures

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CH446581A
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CH457963A
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Alfred Flinn Richard
Karl Schmid Bruce
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Gulf Research Development Co
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C10PETROLEUM, GAS OR COKE INDUSTRIES; TECHNICAL GASES CONTAINING CARBON MONOXIDE; FUELS; LUBRICANTS; PEAT
    • C10GCRACKING HYDROCARBON OILS; PRODUCTION OF LIQUID HYDROCARBON MIXTURES, e.g. BY DESTRUCTIVE HYDROGENATION, OLIGOMERISATION, POLYMERISATION; RECOVERY OF HYDROCARBON OILS FROM OIL-SHALE, OIL-SAND, OR GASES; REFINING MIXTURES MAINLY CONSISTING OF HYDROCARBONS; REFORMING OF NAPHTHA; MINERAL WAXES
    • C10G65/00Treatment of hydrocarbon oils by two or more hydrotreatment processes only
    • C10G65/02Treatment of hydrocarbon oils by two or more hydrotreatment processes only plural serial stages only
    • C10G65/12Treatment of hydrocarbon oils by two or more hydrotreatment processes only plural serial stages only including cracking steps and other hydrotreatment steps

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  • Production Of Liquid Hydrocarbon Mixture For Refining Petroleum (AREA)

Description


      Procédé   <B>de</B>     conversion   <B>d'un mélange d'hydrocarbures</B>    La présente     invention    a pour objet un procédé pour  convertir un mélange d'hydrocarbures non résiduels  contenant des composés     azotés    et des hydrocarbures  aromatiques en produits     hydrocarburés    d'un intervalle  de température de distillation plus faible.  



  Un grand nombre de publications et de brevets con  cernent la conversion de divers types d'hydrocarbures  tels que les essences lourdes, le kérosène, le       gas        oil     ,  les charges remises en cycle, etc. en hydrocarbures dis  tillant dans la gamme de l'essence et ayant un     indice     d'octane élevé, en traitant ces charges avec de l'hydro  gène en présence d'un catalyseur d'hydrocraquage,     c'est-          à-dire    d'un catalyseur renfermant à la fois des consti  tuants assurant l'hydrogénation et des constituants assu  rant le craquage.

   Des recherches ont montré que l'acti  vité d'un tel catalyseur     d'hydrocraquage    est     affectée    de  façon nuisible par la présence de composés     azotés    dans  la charge et qu'il est désirable de réduire la teneur en       azote    de cette charge avant de la soumettre au processus  d'hydrocraquage. En outre, on sait que ce processus  d'hydrocraquage peut être appliqué à des charges ren  fermant des hydrocarbures aromatiques.

   Toutefois, on  n'a pas reconnu jusqu'ici l'interaction qui existe entre la  teneur en azote et la teneur en produits aromatiques de  la charge, et lorsque des charges renferment à la fois des  composés     azotés    et des     composés    aromatiques, il est  usuel d'appliquer des pressions manométriques relati  vement élevées, de l'ordre de 210     kg/cm2,    pour effectuer  le     processus.    Ces pressions élevées ne sont pas écono  miques et ont empêché une utilisation optimum de ce  processus avec des charges de ce type. L'effet nuisible  des hydrocarbures aromatiques sur la phase     d'hydro-          craquage    ultérieure n'a pas non plus été déterminé.  



  Le procédé faisant l'objet de l'invention pour con  vertir un mélange     d'hydrocarbures    ne contenant sensi  blement pas de constituants asphaltiques ou d'autres  constituants résiduels, mais     renfermant    une quantité    notable d'hydrocarbures distillant au-dessus de 1210 C       et        renfermant        plus        de        25        p.p.m.        d'azote        et        plus        de        25        %          d'hydrocarbure    aromatiques,

   en un mélange d'hydro  carbures à point d'ébullition plus faible, est caractérisé  en ce que l'on soumet le mélange initial d'hydrocarbure  à un traitement pour réduire la teneur en azote à une  valeur nettement inférieure à 25     p.p.m.,    en     ce    que l'on  soumet au moins une partie des hydrocarbures ayant  une teneur en azote plus faible à une hydrogénation  sous une pression modérée, en     présence    d'un     catalyseur     ayant une action élevée d'hydrogénation des hydrocar  bures aromatiques,

   en ce que l'on soumet au moins une  partie des     hydrocarbures    ayant ces teneurs plus faibles  en azote et en     corps    aromatiques à un traitement     d'hy-          drocraquage    avec de l'hydrogène sous une pression  modérée, en présence d'un catalyseur apte à catalyser  à la fois l'hydrogénation et le craquage.  



  Des recherches ont montré que les composés azotés  présents dans la charge non seulement sont nuisibles  en     ce    qui     concerne    l'activité d'hydrocraquage, mais ré  duisent également l'activité de ces catalyseurs lors de  l'hydrogénation des hydrocarbures aromatiques. Ces  hydrocarbures aromatiques réduisent à leur tour l'acti  vité du catalyseur d'hydrocraquage, étant donné qu'ils  déposent rapidement des matières cokéfiées sur les cata  lyseurs d'hydrocraquage. Par suite, l'élimination des  composés azotés n'a en soi qu'un effet relativement peu  avantageux quand on traite des charges aromatiques, à  moins que ce traitement ne s'accompagne d'une conver  sion notable des hydrocarbures aromatiques.  



  Les charges soumises au     procédé    suivant l'invention  peuvent être formées par n'importe quel mélange d'hy  drocarbures ne contenant sensiblement pas de matières  asphaltiques, ayant généralement un point d'ébullition  compris entre     121o    et 5660 C, ces charges renfermant des  composés     azotés    et aromatiques comme indiqué ci-après.      La charge ne doit sensiblement pas contenir de matières  asphaltiques, étant donné que ces substances ont un  effet nuisible sur les catalyseurs utilisés au cours du  second et du troisième stade de ce procédé (et au cours  du premier stade quand on utilise une phase d'élimi  nation de l'azote du type agissant par hydrogénation).

    Il est préférable d'utiliser une charge ayant un point  d'ébullition compris entre     204o    et     371o    C. La charge sou  mise au procédé est du type contenant plus de 25     p.p.m.     d'azote et plus de 25 % d'hydrocarbures aromatiques.  La charge peut être une fraction de distillation directe  des pétroles, ou bien elle peut être obtenue par un cra  quage catalytique ou thermique. On peut employer, par  exemple, un  fuel   pour chaudières obtenu par distil  lation directe ou une charge cyclique catalytique légère  ou lourde; en outre, cette invention est applicable à des  extraits des hydrocarbures dans des solvants, contenant  des corps aromatiques.

   Par exemple,     ce        procédé    est  applicable à un extrait dans l'anhydride sulfureux d'une  charge cyclique catalytique contenant une quantité     inha-          bituellement    importante d'hydrocarbures aromatiques.  On peut utiliser également des produits obtenus par  pyrolyse de matières carbonées, comme l'huile de créo  sote ou l'huile de schistes.  



  Le processus d'élimination de l'azote peut être de  n'importe quel type désiré, capable de réduire la teneur  en azote à la valeur désirée, qui est nettement inférieure  à 25     p.p.m.    Ainsi, les composés azotés peuvent être éli  minés de manière connue par extraction avec des sol  vants polaires, tels que le     furfural,    les     alcools    alipha  tiques inférieurs comme l'alcool méthylique ou éthy  lique, les glycols comme     l'éthylèneglycol,    ou les nitriles  comme     l'acétonitrile.    Cette élimination peut être égale  ment réalisée par adsorption en utilisant des adsorbants  tels que l'alumine activée, le gel de silice, etc.

   Suivant  une variante, les composés azotés     peuvent    être     éliminés     de manière connue par traitement avec des solutions  acides aqueuses telles qu'une solution aqueuse d'acide  sulfurique. Toutefois, il est préférable d'utiliser un pro  cessus d'hydrogénation sous pression modérée pour  assurer l'élimination des     composés        azotés.        Etant    donné  que la phase d'élimination des     hydrocarbures    aromati  ques et la phase d'hydrocraquage sont des processus  d'hydrogénation,

   une opération sous pression modérée       réalisant    une hydrogénation en trois phases ou stades       représente    généralement un processus simplifié. Une  hydrogénation en deux stades     précédée    d'une extraction  pour assurer l'élimination de l'azote est plus compliquée  et donne un rendement moins bon qu'une hydrogénation  en trois stades.  



  Quand on utilise un traitement par l'hydrogène à  titre de premier stade pour éliminer l'azote, ce traite  ment est effectué avantageusement à une température  comprise entre 2880 et 3990 C, et de     préférence    entre  3160 et 3710 C. La pression est maintenue avantageuse  ment entre 14 et 140     kg/em2    (pression     manométrique).     Une pression comprise entre 70 et 140     kg/cm2    peut être  nécessaire pour assurer l'élimination requise de l'azote  à     partir    des charges à point d'ébullition plus élevé,

       c'est-          à-dire    des charges distillant dans la gamme allant  de     371o    à     566o    C. Par ailleurs, le degré requis d'éli  mination de     l'azote        peut    être obtenu facilement     avec     les charges à point d'ébullition plus faible,     c'est-          à-dire    avec     celles    distillant entre 2040 et 3710 C,

   en utili  sant des pressions manométriques comprises entre 28  et 70     kg/cm .    Ces pressions plus faibles donnent égale  ment satisfaction avec des fractions ayant des points    d'ébullition plus élevés ne     contenant    pas des quantités  excessives d'azote ou quand on utilise des catalyseurs  très actifs avec des vitesses spatiales (débits volumé  triques horaires relatifs) plus faibles.

   Une vitesse spa  tiale comprise entre 0,5 et 10 et de préférence entre 1  et 6 environ est généralement     utilisée.    Le taux de remise  en cycle de l'hydrogène est maintenu en général entre  28 et 566     m3    environ (mesurés dans les     conditions    nor  males de température et de pression) par baril et de       préférence    entre 57 et 283     m3    environ par baril. Le cata  lyseur utilisé au cours de ce premier stade est constitué  avantageusement par un mélange d'oxydes ou de sul  fures de nickel et de tungstène, d'oxydes ou de sul  fures de nickel et de molybdène, d'oxydes ou de sulfures  de cobalt et de tungstène, ou bien d'oxydes ou de sul  fures de cobalt et de molybdène.

   Le catalyseur le plus  efficace, dans ce groupe, est formé par un mélange  d'oxydes de nickel et de tungstène, et un catalyseur  ayant une activité particulièrement élevée pour assurer       l'élimination    de l'azote est constitué par un mélange  formé de 16 parties de nickel et de 16 parties de tung  stène sous la forme d'oxydes. Bien que ces catalyseurs  soient remarquablement efficaces pour assurer l'élimi  nation d'azote, on peut utiliser d'une façon générale des  oxydes ou des sulfures des métaux du     groupe        VI,     colonne de gauche, de la classification périodique     des     éléments, ou des oxydes ou des sulfures du groupe du  fer, ou encore des mélanges de     ces    composés.

   Ces cata  lyseurs sont déposés d'ordinaire sur des supports poreux  solides tels que l'alumine, le     kieselguhr    ou     uncatalyseur    de  craquage silice-alumine désactivé par la vapeur. En fait,  étant donné que l'azote réduit l'activité de craquage, ces  catalyseurs peuvent être déposés sur un     catalyseur    de  craquage classique. L'activité de craquage du     support     disparaît alors très rapidement par suite de l'effet d'em  poisonnement de l'azote présent dans la charge, et le  support empoisonné sert alors de support poreux satis  faisant, n'assurant pas le craquage.  



       Etant    donné que les composés azotés ont un     effet     indésirable sur les stades ultérieurs d'hydrogénation et  d'hydrocraquage des corps aromatiques, l'hydrogène  utilisé pendant le     stade    d'élimination de l'azote doit  être traité pour     éliminer    l'ammoniac s'il doit être uti  lisé au cours des stades ultérieurs d'hydrogénation des  corps aromatiques et (ou)     d'hydrocraquage.    Suivant  une variante, on peut utiliser avantageusement un  courant d'hydrogène séparé au cours des hydrogé  nations ultérieures. Dans ce cas, l'hydrogène du  premier stade est séparé des hydrocarbures liquides  obtenus et est remis en cycle, en combinaison avec une  nouvelle charge d'hydrogène.

   Toutefois, au cours de cette  opération de remise en cycle, une     accumulation        exces-          sive    de composés azotés dans le gaz remis en cycle est       indésirable,    et on peut l'éviter de manière connue, par  exemple par lavage acide.  



  Le produit (ou une partie désirée     quelconque    de  celui-ci) provenant de l'opération     d'élimination    de  l'azote est ensuite soumis au traitement précité avec de  l'hydrogène, afin de réduire la teneur en corps aroma  tiques. On réalise     cette    opération en amenant l'hydro  carbure en contact avec l'hydrogène en présence d'un  catalyseur d'hydrogénation ayant une activité élevée  d'hydrogénation des hydrocarbures aromatiques.

   L'hy  drogénation des hydrocarbures aromatiques semble être  habituellement une réaction difficile, qui peut ne pas  être accomplie d'une façon     efficace,    à moins     d'utiliser         des pressions de l'ordre de 140     kg/cm2    (pression     mano-          métrique)    et plus.

   Toutefois, par suite de l'élimination  des composés     azotés    au cours de la phase précédente, les  hydrocarbures aromatiques peuvent être hydrogénés en  utilisant des pressions manométriques allant de 14 à  70     kg/cm2.    Il est préférable, suivant l'invention, d'utiliser  des pressions     manométriques    comprises entre 28 et 56       kg/cm2.    La température utilisée pendant l'hydrogénation  des corps aromatiques est généralement comprise entre  1490 et 3990 C, et de préférence entre 2320 et       3431)    C. On utilise d'ordinaire une vitesse spatiale  comprise entre 0,25 et 25, et de     préférence    entre 0,5 et  10.

   Le taux de remise en cycle de l'hydrogène est main  tenu d'ordinaire entre 57 et 566, et de préférence entre  57 et 113     m3    par baril (mesurés dans les conditions nor  males de température et de pression). Il est nécessaire       d'utiliser    un catalyseur ayant une activité élevée lors de  l'hydrogénation des doubles liaisons aromatiques. Ces  catalyseurs sont connus dans     cette    technique. On peut  citer, à titre d'exemples, le palladium, le platine, le  nickel ou le cobalt, ou encore leurs oxydes ou leurs  sulfures. Un oxyde ou un sulfure des métaux du groupe  VI, colonne de gauche, de la classification périodique  des éléments, en combinaison avec des oxydes ou des  sulfures de nickel ou de cobalt peut également être uti  lisé.

   On préfère employer des catalyseurs à base de  palladium, de platine et de nickel. Ces catalyseurs sont  déposés d'ordinaire sur des supports poreux tels que  l'alumine, la silice, le carbone activé, le     kieselguhr    ou  un catalyseur de craquage silice-alumine désactivé par  la vapeur. Après le stade d'hydrogénation des corps  aromatiques, l'hydrogène qui est séparé des hydrocar  bures est avantageusement traité pour éliminer toute  trace restante d'ammoniac s'il doit être utilisé au cours  du stade d'hydrocraquage ultérieur. Suivant une variante,  un courant d'hydrogène séparé peut être employé au  cours de l'hydrocraquage ultérieur.  



  Le produit provenant du stade d'hydrogénation des  corps aromatiques ou une partie quelconque de ce pro  duit est ensuite soumis à l'opération d'hydrocraquage  finale. On     réalise    cette opération en amenant la charge       hydrocarburée    en contact avec l'hydrogène en présence  par exemple d'un catalyseur d'hydrogénation déposé sur  un support     siliceux    ayant une activité de craquage.

   On  utilise d'ordinaire une température comprise entre     2320     et     427o    C et de préférence entre 2880 et 3990 C, et une  pression manométrique comprise entre 35 et 140     kg/cm2     et de préférence entre 49 et 105     kg/cm2.    Une vitesse  spatiale comprise entre 0,1 et 10 environ et de préfé  rence entre 0,5 et 3 environ est en général satisfaisante.  Le taux de remise en cycle de l'hydrogène peut être  compris entre 57 et 566 et de préférence entre<B>170</B> et  283 ms par baril (mesurés dans les conditions normales  de température et de pression).

   Le     constituant    d'hydro  génation du catalyseur     d'hydrocraquage    peut être un  métal précieux ou un métal du groupe du fer. On peut  également utiliser un oxyde ou un sulfure des métaux du  groupe VI, colonne de gauche, seul ou en combinaison  avec un métal précieux ou un oxyde de sulfure d'un  métal du groupe du fer.

   Comme exemples de catalyseurs  donnant satisfaction, on peut citer l'oxyde ou le     sulfure     de tungstène, l'oxyde ou le sulfure de molybdène, le  nickel, l'oxyde ou le sulfure de nickel, le platine, le  palladium et des mélanges des oxydes ou sulfures des  métaux du groupe VI, colonne de gauche, avec des oxy  des ou     sulfures    des métaux du groupe du fer, comme le         tungstate    de nickel et le     molybdate    de cobalt. Le support  du constituant d'hydrogénation peut être formé par  n'importe quel catalyseur de craquage siliceux tel  qu'un catalyseur de craquage silice-alumine.

   Ces  catalyseurs de craquage peuvent également renfer  mer des agents d'activation tels que ceux utilisés com  munément dans les catalyseurs de craquage, par exem  ple de la magnésie ou de l'oxyde de strontium. En outre,  ces catalyseurs peuvent être activés avec des halogénures  comme le fluor.

      <I>Exemple</I>    On traite au préalable un distillat de ( <  fuel<B> </B> pour  chaudières ayant subi un craquage catalytique et pré  sentant les propriétés indiquées dans le tableau ci-après  au cours d'un processus d'hydrogénation constituant un  premier stade, à 3710 C, sous une pression     manométri-          que    de 70     kg/cm2,    avec une vitesse spatiale de liquide  égale à 1,0 et en utilisant<B>113</B>     m3    (mesurés dans les con  ditions normales de température et de pression) d'hydro  gène par baril de charge.

   Le catalyseur est formé par un  mélange     présulfuré    d'oxydes de nickel et de tungstène       (16        %        de        Ni    -     16%        de        W)        fixé        sur        un        support        constitué     par de l'alumine.

   Au cours de ce stade de traitement  préalable, la teneur en soufre de la charge est abaissée       de        2,03        %    à     0,0002        %        et        la        teneur        en        azote        est        abaissée     de 340     p.p.m.    à 0,5     p.p.m.,

      tandis que la teneur en corps       aromatiques        est        légèrement        abaissée        de        64,3        %    à     47,8        0/0.     Le produit obtenu à la sortie de ce premier stade est  soumis ensuite à un hydrocraquage par deux méthodes  différentes.  



  A titre comparatif la première méthode consiste à  soumettre à un hydrocraquage     cette    charge déjà traitée,  à 3160 C, sous une pression manométrique de 52,5 kg/       cm2,    avec une vitesse spatiale de liquide égale à 1,0 et  en utilisant 283     m3    (mesurés dans les conditions nor  males de température et de pression) d'hydrogène par  baril de charge.

   Dans ce cas, le catalyseur est formé par       de        l'oxyde        de        palladium        (1        %        de        Pd)        fixé        sur        un        sup-          port    silice-alumine. Ce catalyseur et les autres catalyseurs  au palladium et au platine décrits dans cet exemple se  présentent initialement sous la forme d'oxydes, mais ils  sont très probablement réduits rapidement dans les con  ditions de réaction utilisées.

   Dans     ces    conditions,     800/0     environ de la charge sont convertis initialement en  essence ou en hydrocarbures plus légers, mais     l'activité     du catalyseur diminue avec le temps. La vitesse de  désactivation est d'environ 7 0/0 (exprimés en fonction  de la conversion) pour cent heures.  



  Selon la seconde méthode, conforme au     procédé     revendiqué la même charge     prétraitée    est soumise à une  hydrogénation à une température moyenne de 2520 C,  sous une pression manométrique de 52,5     kg/cm2,    en uti  lisant une vitesse spatiale de liquide égale à 1,7 et un  débit d'hydrogène de 284     m3    (mesurés dans les condi  tions normales de température et de pression) par baril,

    puis on la soumet à un hydrocraquage     dans    les condi  tions indiquées ci-avant pour la première méthode     d'hy-          drocraquage.    Le catalyseur utilisé au cours du stade  d'hydrogénation des corps aromatiques est formé par du       platine    à     1%        fixé        sur        de        l'alumine.        Au        cours        de        la        phase     d'hydrocraquage,

   le catalyseur utilisé est le même que  celui employé pour     l'hydrocraquage    en un seul stade  décrit dans le paragraphe précédent. La teneur en corps  aromatiques de la charge après la phase d'hydrogénation           ne        représente        que        1%        environ.        La        conversion        initiale          est        ici        encore        de        80        %        environ,

          mais        la        vitesse        de        désac-          tivation    du catalyseur est inférieure à 1 0/0 (exprimée  en taux de conversion) pour cent heures.

    
EMI0004.0022     
  
    <I>Tableau</I>
<tb>  Densité
<tb>  Distillation <SEP> ASTM, <SEP> D <SEP> l58. <SEP> . <SEP> 0,929
<tb>  Point <SEP> d'ébullition <SEP> initial, <SEP> <B>OC</B> <SEP> . <SEP> . <SEP> 230
<tb>  10 <SEP> % <SEP> . <SEP> . <SEP> 263
<tb>  30% <SEP> . <SEP> . <SEP> 274
<tb>  50% <SEP> . <SEP> . <SEP> 287
<tb>  70% <SEP> . <SEP> . <SEP> 301
<tb>  90% <SEP> . <SEP> . <SEP> 321
<tb>  Point <SEP> final <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 336
<tb>  Soufre <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 2,03
<tb>  Corps <SEP> aromatiques <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 340 <SEP> p.p.m.
<tb>  Azote <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> .

   <SEP> 64,3 <SEP> %       On voit à l'examen des résultats qui précèdent que  la     présaturation    des composés aromatiques de la charge  soumise à l'hydrocraquage est avantageuse, étant donné  qu'elle réduit nettement la vitesse de désactivation du  catalyseur au cours de la phase d'hydrocraquage ulté  rieure.  



  D'autres avantages importants résultent de l'inven  tion. En saturant les corps aromatiques au cours d'une  phase séparée, on simplifie nettement les problèmes de  chauffage et de refroidissement. Ainsi, si les réactions       d'hydrocraquage    et de saturation des corps aromatiques  sont effectuées simultanément au cours d'un seul stade.  il se produit un dégagement de chaleur excessif par suite  de la nature exothermique des deux réactions.

   Pour  cette raison, il est nécessaire d'assurer un     refroidisse-          nient.    Toutefois, si l'on effectue les     réactions    séparé  ment, comme indiqué suivant l'invention, il n'est pas  nécessaire habituellement de prévoir des organes de  refroidissement au cours d'un stade quelconque, et en  particulier au cours du troisième stade, durant lequel  la chaleur de réaction est nettement inférieure à la cha  leur totale correspondant à la saturation des corps aro  matiques et à l'hydrocraquage.

   Un autre avantage, qui  est lié à l'équilibre thermique, réside dans le fait que la  phase de saturation des corps aromatiques peut être  effectuée à une température plus faible et que la cha  leur de réaction     peut    être utilisée pour préchauffer la  charge envoyée au troisième stade jusqu'à une tempé  rature plus élevée. Par exemple, la charge du stade  d'hydrogénation des corps aromatiques peut se trouver  à une température d'entrée de 1960 C par exemple. La  chaleur dégagée pendant la saturation des hydrocarbures  aromatiques va chauffer le réacteur, et les hydrocarbures  qui y sont présents vont être amenés à 2990 C environ.

    L'effluent du réacteur de saturation des corps aroma  tiques va se trouver par conséquent à une température  d'entrée appropriée pour     l'hydrocraquage,    égale par  exemple à 3160 C. Par suite, le préchauffage     nécessaire     est diminué quand on opère suivant l'invention.  



  Le terme   baril   utilisé ici correspond à 159 litres.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé pour convertir un mélange d'hydrocarbures ne contenant sensiblement pas de constituants résiduels, notamment de constituants asphaltiques, mais renfer mant une quantité notable d'hydrocarbures distillant au- dessus de 1210 C et contenant plus de 25 p.p.m. d'azote et plus de 25 % d'hydrocarbures aromatiques,
    en un mélange d'hydrocarbures à point d'ébullition plus faible, caractérisé en ce que l'on soumet le mélange initial d'hydrocarbures à un traitement abaissant la teneur en azote nettement au-dessous de 25 p.p.m., en ce que l'on soumet au moins une partie des hydrocarbures ayant une teneur plus faible en azote à une hydrogénation sous une pression modérée, en présence d'un catalyseur ayant une activité élevée d'hydrogénation des hydrocarbures aromatiques,
    et en ce que l'on soumet au moins une partie des hydrocarbures ayant ces teneurs plus faibles en azote et en corps aromatiques à un traitement d'hy- drocraquage avec de l'hydrogène sous une pression modérée, en présence d'un catalyseur apte à catalyser à la fois l'hydrogénation et le craquage. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé selon la revendication pour la conversion d'une charge hydrocarburée en essence ayant un indice d'octane relativement élevé, caractérisé en ce que l'on soumet la partie des hydrocarbures ayant des teneurs plus faibles en azote et en corps aromatiques à un hy- drocraquage sous une pression modérée, en présence d'un catalyseur d'hydrogénation déposé sur un support de craquage siliceux. 2.
    Procédé selon la sous-revendication 1, caractérisé en ce que l'on effectue le traitement destiné à abaisser la teneur en azote en soumettant la charge à un traite ment avec de l'hydrogène sous une pression manomé- trique comprise entre 14 et 140 kg/cm2 en présence d'un élément du groupe comprenant les oxydes et sulfures des métaux du groupe VI et les métaux, oxydes et sul fures du groupe du fer, déposé sur un support poreux, en soumettant au moins une partie des hydrocarbures ayant cette teneur plus faible en azote à un second trai tement avec de l'hydrogène,
    l'hydrogénation de la partie des hydrocarbures ayant cette teneur plus faible en azote étant effectuée sous une pression manométrique com prise entre 14 et 70 kg/cm2 en présence d'un métal pré cieux déposé sur un support poreux, et en effectuant le traitement d'hydrocraquage de la partie des hydrocar bures ayant ces teneurs plus faibles en azote et en corps aromatiques sous une pression manométrique comprise entre 35 et 140 kg/cm2. 3.
    Procédé selon la sous-revendication 22, pour le traitement d'une charge renfermant une quantité notable d'hydrocarbures distillant entre 204o et 371,1 C, carac térisé en ce que l'on effectue le traitement destiné à abaisser la teneur en azote à une pression manométrique comprise entre 28 et 70 kg/cm2, l'hydrogénation de la partie des hydrocarbures ayant une teneur plus faible en azote sous une pression manométrique comprise entre 28 et 70 kg/cm- et le traitement d'hydrocraquage sous une pression manométrique comprise entre 49 et 105 kg/cm . 4.
    Procédé selon la sous-revendication 3, caractérisé en ce que l'on effectue le traitement destiné à abaisser la teneur en azote en présence d'un catalyseur nickel- tungstène déposé sur de l'alumine et on effectue le trai tement d'hydrocraquage en présence d'un catalyseur formé de nickel, de cobalt, de platine ou de palladium, ou bien d'oxydes ou de sulfures de nickel, de cobalt, de tungstène ou de molybdène, ou encore de mélanges de ces composés, déposé sur un catalyseur de craquage silice-alumine. 5.
    Procédé selon la sous-revendication 4, caractérisé en ce que l'on effectue l'hydrogénation de la partie des hydrocarbures ayant une teneur plus faible en azote en présence d'un catalyseur formé par du platine ou du palladium déposé sur un support poreux.
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