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" Procédé pour la confection d'objets en bois"
On a déjà proposé pour faciliter la confection d'ob- jets en bois, de composer ceux-ci de minces feuilles de pla- cage normales, qui après avoir été enduites de colle ordinaire sont superposées et soumises ensuite à une compression à froid qui doit être maintenue au moins pendant deux heures, même pour les feuilles de placage normales les plus minces., c'est-à- dire jusqu'à ce que la colle se soit épaissie de manière à de- venir sirupeuse, tandis que les feuilles de placage sont ra- mollies par l'humidité absorbée.
On procède ensuite au colla- ge proprement dit de la pile de feuilles molles non encore assemblées,en semé temps qu'on lui donne la forme voulue par compression, à chaudo
Pour que ces objets conservent leur forme,, on a aussi déjà proposé d'employer au lieu de feuilles de placage norma- @
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les, de minces feuilles de bois dont les cellules ont été ouvertes, en général mécaniquement, par exemple par un mode spécial d'écorçage, et pour l'imprégnation ou la con- servation desquelles on utilise avant le collage des solu- tions de cellulose, des laques, des vernis, etc.L'agent d'im- prégnation ou de conservation peut alors pénétrer à l'inté- rieur des cellules ou pores du bois et y emprisonner les substances qui provoquent ce qu'on appelle le travail du bois.
Il est aussi connu, lorsqu'on emploie des feuilles de bois de ce genre à cellules ouvertes ou dégagées mécani- quement, d'employer en même temps des solutions cellulosi:- ques comme substance de remplissage et d'assemblage pour la superposition des feuilles de bois, ce qui permet une simplification du procédé de fabrication.
Comme, par suite de la petitesse des cellules du bois, des feuilles même excessivement minces présentent en règle générale plusieurs cellules superposées, de semblables feuilles de bois ouvertes mécaniquement sont surtout cons- tituées de cellules qui ne sont pas directement tranchées.
Le remplissage de feuilles de ce genre au moyen des substan- ces de remplissage mentionnées ci-dessus est donc nettement limité par la consistance de la substance de remplissage.
En outre le façonnage proprement dit du bois en minces cou- ches présente, comme on le sait, certaines limites, et même les substances de remplissage ci-dessus mentionnées ne permet- tent qu'un façonnage limité. Même lorsqu'aucune crevasse n'est visible de l'extérieur, les objets façonnés présentent encore souvent, par exemple aux angles, des fissures inter- nes qui réduisent leur résistance et leur étanchéité.
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On évite cet inconvénient, suivant la présente in- vention, en faisant alterner les feuilles de bois dont les cellules ont été ouvertes en général mécaniquement, avec un agent de liaison et de conservation ou d'imprégnation qui fond sous l'action de la chaleur ou contient un élément fusible, et en comprimant dans la forme voulue les feuilles superposées à une température suffisamment élevée pour provoquer la fusion de l'agent de liaison et de conservation ou d'imprégnation ou de son addition. Le liant ou addition devient alors très fluide ou même se transforme en vapeur, ce qui assure une pénétration réellement efficace du bois. Même de petites cel- lules qui n'ont été que fort peu ouvertes peuvent de cette façon être effectivement atteintes par la substance de remplis- sage.
Un autre avantage notable résulte du fait que cette substance de remplissage est encore fluide au moins de suite après le façonnage à chaud et que, par suite, les détériora- tions de la structure interne qui se sont produites au cours du façonnage sont repérées et rendues étanches.
En outre, on obtient, au point de vue pratique, l'avantage important de pouvoir fabriquer à l'aide de ces feuilles ouvertes mécaniquement et remplies des plaques pré- sentant une résistance illimitée,qui sont déjà complètement imbibées d'une substance entrant en fusion sous l'action de la chaleur et sont donc de consistance molle à chaud,cette substance ne se figeant que par refroidissement. De la sorte, dès qu'on place une telle plaque dans le dispositif de façon- nage, elle se ramollit de nouveau immédiatement d'elle-même.
Le ramollissement préalable de la plaque, nécessaire jusqu'ici, non seulement donnait lieu à une perte de temps et une consom- mation de solutions,mais encore exigeait une évaporation
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du liquide de ramollissement dans le dispositif de façonnage.
Ceci représente pour la fabrication en série une dépense de temps et de chaleur très importante, accompagnée générale- ment d'un encrassement du dispositif de façonnage. Par contre, suivant la présente invention, il suffit d'un chauffage rapi de et d'un court refroidissement effectués facilement sans perte de temps ni de chaleur. Alors que jusqu'ici l'emploi simultané d'un liant et d'un agent d'imprégnation (solution de cellulose ) entraînait une grande consommation de produits chimiques et de temps, on emploie suivant l'invention de pré- f,érence des résines, par exemple de la colophane, dont le cotit très faible permet d'utiliser en pratique ces plaques de bois feuilletées dans la plupart des cas.
Le procédé peut être réalisé de la manière suivante:
Exemple d'exécution : On agite dans de la colle de caséine imperméable à l'eau prête à l'usage une quantité de poudre de colophane égale à la moitié en poids de la quantité de colle. Il n'y a pas à craindre que la colophane se combine à la colle de caséine, du moins pas en quantité appréciable, car toute colle de caséine plus au.moins imperméable consis te en une solution colloïdale d'un sel de caséine,formée de caséine et d'une base quelconque; la caséine non fixée avec laquelle la colophane pourrait se combiner jusqu'à 6% du poids de caséine ( pour former un résinate de caséine ) n'est con- tenue en quantités appréciables dans aucune colle de caséine, car la caséine non fixée ne se dissout pas, mais donne lieu à des grumeaux nuisibles.
On obtient donc dans ce mode d'exé- cution une solution de liant, solution d'un sel de caséine basique'quelconque,qui est presque toujours, comme on le sait, notablement consistante et dans laquelle l'agent d'imprégna- tion, la colophane, qui ne peut en aucune façon servir de liant, reste sous forme de poussière à l'état libre et non
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fixé comme corps étranger.
Si des feuilles de bois suffisam- ment ouvertes mécaniquement et enduites de cet agent combi- ne,sont soumisesà une compression à chaud, le liant et l'im- prégnant changent détat, la colophane d'imprégnation devient immédiatement très fluide, ne peut pas même à ce moment se dissoudre dans le liant encore liquide et s'écoule ou se con- dense, au moins en grande partie, dans les cellules du bois; par contre le liant de caséine se précipite de la façon con- nue, pendant la compression à chaud, c'est-à-dire qu'il se sépare de l'eau qui s'évapore par suite de l'aérage, et se durcit.
Comme il devient consistant dès le commencement de la compression à chaud et qu'il s'épaissit de plus en plus sous l'action de celle-ci jusqu'à ce qu'il durcisse, il ne pénètre que dans une faible mesure à l'intérieur du bois; le bois est cependantimprégné de colophane qui est restée au moins fluide pendant toute la durée de la compression à chaud et qui recouvre finalement encore les endroits que l'eau du liant l'avait empêchée d'atteindre.
Lorsqu'une telle plaque qui a donc été complètement imprégnée de colophane, présentant par conséquent une con- sistance molle et ne se solidifiant que par refroidissement, est placée ultérieurement à un moment quelconque dans un dispositif de façonnage chauffé, elle devient de nouveau im- médiatement malléable et la. colophane bouche automatiquement, immédiatement après le façonnage les crevasses intérieures éventuelles.
On peut toutefois réaliser aussi le procédé à l'aide d'agents d'imprégnation ou de conservation fondant à chaud et possédant les qualités de liant à un degré suffisant pour le but cherché
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Exemple d'exécution: On fond dans de la colophane à environ 180 C une quantité égale de gutta percha et on y mêle ensuite une faible quantité de soufre sublimé. Cette matière peut être étendue facilement à chaud sur les feuil- les de bois et pénètre aisément surtout lorsqu'on comprime à chaude dans les cellules ouvertes. Comme la masse fondue ne contient pas de dissolvant elle peut remplir complète- ment les cellules des feuilles de bois, ce qui n'était jamais possible jusqu'ici, car par suite de l'évaporation du dissol- vant, il restait toujours des cellules vides.
Les plaques fabriquées suivant l'invention se laissent non seulement façonner aisément en forme de réservoirs, récipients,tubes, etc, mais on peut aussi les employer dans,leur forme initiale, par exemple, pour les couvertures de toitures, les revête- ments de murs,etc .
REVENDICATIONS ---------------------------
Procédé pour la confection d'objets en bois, suivant lequel de minces feuilles de bois, dont les cellules sont en général ouvertes ou dégagées mécaniquement, sont superposées, avec interposition d'une masse, telle que de la cellulose, servant à la fois de liant et d'agent de conservation ou d'imprégnation, et assemblées sous pression, caractérisé en ce que les feuilles de bois sont superposées avec intercala- tion d'un agent de liaison et de conservation ou d'impré- gnation contenant de la résine libre, qui fond sous Inaction de la chaleur ou contient un élément fusible,
et que la com- pression des feuilles superposées pour obtenir la forme dé- sirée se fait à une température suffisamment élevée pour pro- voquer la fusion de lagent de liaison et de conservation ou d'imprégnation, ou de son addition.
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