<Desc/Clms Page number 1>
"Procédé de fabrication de poudres de moulage et produit en résultant" .
La. présente invention est relative à la fabri- eation de poudres de moulage, et consiste en une poudre de moulage durcissant sous l'action de la chaleur et de la pression, la dite poudre contenant en mélange un produit de réaction primaire composé d'urée et de formaldéhyde, renfermant ou susoepti- ble de former de la formaldéhyde libre sous l'ac- tion de la chaleur et de l'acidité, et une matière, généralement de l'urée ou de la thiourée, suscep- tible d'extraire ou de fixer cette formaldéhyde.
<Desc/Clms Page number 2>
la dite poudre contenant également les ingrédients addi- tionnels, tels que substances de charge, plastifiants, etc,, qui peuvent être désirés.
L'invention consiste éga- lement en un procédé de fabrication d'une poudre de ce genre, dans lequel de l'urée est condensée avec de la for- maldéhyde en présence d'eau, l'excès d'eau est éliminé, le produit de condensation est séché, réduit en poudre et mélangé avec de l'urée, de la thiourée ou du résorcinol à l'état pulvérulent, ainsi qu'avec des substances de char- ge, plastifiants ou autres matières d'addition, suivant qu'on le désire.
Depuis un certain nombre d'années, on a effec- tué des recherches actives, mais non suivies de succès, en vue de trouver un procédé efficace et économique pour la fabrication d'articles à l'aide de produits de conden- sation composés d'urée et de formaldéhyde et susceptible de recevoir une application industrielle. Au point de vue technique, des articles de ce genre sont extrêmement dé- sirables; des produits de condensation convenablement dur- cis sont, au point de vue de l'apparence et des propriétés générales, analogues au verre et ils ne sont pas eassants et fragiles comme le verre. La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'articles de ce genre.
Bien que divers produits de réaction détermi- nés composés d'urée et de formaldéhyde aient été isoles et décrits on ne sait pas grand chose en ce qui concerne la consti- tution chimique de ces matières vitreuses et leur produc- tion repose sur une base complètement empirique. Les pro- cédés de laboratoire décrits dans les brevets de la tech- nique antérieure, ne se prêtent pas à une fabrication in- dustrielle et ne donnent pas des résultats pouvant être reproduite 4 volonté. L'urée et la formaldéhyde réagissent
<Desc/Clms Page number 3>
énergiquement en dégageant beaucoup de chaleur, mais, en présence de la quantité d'eau que l'on trouve dans la formaline du commerce à 40 pour cent, la réaction peut être dirigée.
En faisant dissoudre de l'urée dans une so- lution de formaldéhyde du commerce à 40 pour cent, le poids d'urée étant à peu près égal à celui de la formal- débyde présente, et en chauffant à 100. C., une réaction énergique se produit avec dégagement de ohaleur et le li- quide commence à bouillir. Sous un oondenseur à reflux, l'ébullition se poursuivra jusqu'à ce que la réaction soit en principe complète. Dans la technique antérieure protégée par des brevets, on fait généralement quelque- chose d'analogue , et on laisse le mélange bouillir pen- dant un certain temps avec dégagement de chaleur interne.
L'eau est ensuite suffisamment évaporée pour produire une masse épaisse ou visqueuse. Cette dernière est cuite, don- nant finalement une matière durcie de la nature vitreuse décrite. Le liquide visqueux généralement coulé sous for- me de couches qui, après cuisson, donnant des plaques plei- nes, Les articles que l'on désire obtenir sont découpés dans ces plaques. En raison du gauchissement, du retrait et de la tension qui a lieu lors de la cuisson, il est ex- trêmement difficile d'obtenir des plaques ayant une épais- seur appréciable, ou de fabriquer des articles qui ne se fissurent et ne se brisent pas avec le temps.
Suivant la présente invention, le procédé est abrégé, et une fabrication d'articles moulés d'une dimen- sion ou d'une nature quelconque est rendue possible en transformant un produit de réaction initial, formé en chauffant ensemble les matières soumises à la réaction en solution aqueuse, en une poudre sèche qui est mélangée avec de l'urée en poudre, ou son équivalent, pour donner un
<Desc/Clms Page number 4>
mélange pulvérulent susceptible d'être transformé sous une forme définitive sous l'action des pressions de mou- lage ordinaires et à une température relativement faible.
Cette poudre de moulage peut comprendre des matières de charge lorsque la transparence finale n'est pas désirée, Toutes teintes, y compris les teintes délicates de pastel, peuvent être données à l'article final en incorporant des matières oolorantes à la poudre de moulage. Dans le but visé ici, une matière de charge particulièrement désira- ble consiste en des déchets finement broyés provenant du procédé même, ou en une matière durcie finement broyée obtenue par les procèdes de la technique antérieure.
Pour les raisons qui apparaitront plus loin, on incorpore gé- néralement à la poudre un plastifiant facilitant l'écou- lement sous l'action de la chaleur et de la pression, et une matière qui, bien qu'elle ne soit pas acide par elle- marne, est susceptible de produire une acidité dans le mou- le, c'est-à-dire une matière qui, pour ainsi dire, possè- de une acidité latente. En faisant bouillir la solution lors de la première phase de l'opération, l'alcalinité ou l'acidité influence considérablement le cours des réaction* Une solution de formaldéhyde du commerce est toujours très acide et si elle est utilisée tel quel, la réaction se déroule suivant un cours indésirable . Il en est de même si le mélange est rendu alcalin par l'addition de bases.
On a trouvé qu'il était préférable d'opérer dans la voisinage de la neutralité, Avec de l'urée exempte d'ammoniaque ou de constituants alcalins, on neutralise généralement presque complètement la solution de formal-
<Desc/Clms Page number 5>
déhyde, en portant la valeur de la concentration en ions d'hydrogène dans le voisinage par exemple de 6.5. Toute base appropriée peut être employée pour cette neutralisa- tion. L'acide libre de la formaldéhyde étant formé pour la majeure partie d'acide formique, cette neutralisation produit un formate dont la présence ne présente pas d'in- oonvénient. On utilise fréquemment de la triéthanolamine comme base de neutralisation . On peut opérer d'un côté ou de l'autre de la neutralité .
Aucun catalyseur n'est nécessaire et, en particulier, l'action catalytique de l'acide présent dans la formaldéhyde du commerce est in- désirable.
L'ébullition, lors des phases préliminaires dn procédé, active l'opération, mais n'est pas nécessaire, car il est possible d'obtenir la matière à froid, bien que la réaction demande plus longtemps. En chauffant en- semble les solutions d'urée et de formaldéhyde, on peut employer tout type approprié d'appareil, continu ou dis- continu. Pendant la réaction énergique initiale, on essaye de maintenir la température dans le voisinage de 100. C..
-Un opérant sur des charges importantes, le refroidissement ou la dilution avec une quantité d'eau plus grande peut devenir nécessaire, l'eau ajoutée étant éliminée par ébul- lition. En utilisant un appareil continu, l'urée peut être dissoute dans de l'eau, et cette solution est ajoutée à un courant de solution de formaline passant à travers un appareil tubulaire à réaction à des températures appro- priées en différents points. La réaction peut s'effectuer sous pression. Toutefois, il n'est généralement pas dé sirable que les températures dépassent 110 C.
<Desc/Clms Page number 6>
Ainsi qu'il a été décrit jusqu'ici, on chauf- fe ensemble de l'urée et de la formaldéhyde en présence d'eau, ce qui produit une solution du produit de réac- tion. On élimine ensuite l'eau de cette solution par éva- poration en utilisant tout procédé ordinaire industriel rapide d'évaporation, par exemple par séchage dans un tambour ou par séchage en pulvérisant la solution sous forme de pluie. Avec ce dernier mode de séchage, étant donné que la chaleur sensible du liquide pulvérisé doit suffire pour l'évaporation, il est parfois désirable de surchauffer le liquide bouilli préalablement à la pul- vérisation.
Toutefois, la pulvérisation peut s'effectuer dans une atmosphère de gaz chauds. Lorsqu'on effectue le séchage sous la forme de minces couches coulant sur la surface de tambours rotatifs chauffés 4 la vapeur, ce sur chauffage n'est pas nécessaire , par l'un ou l'autre mode de séchage, on opère de façon a obtenir un produit sec. Lorsqu'on retire la matière, sous forme de couches dés tambours chaude, il est parfois nécessaire de refroi- dir pour assurer la solidité. Quelle que soit la façon dont elle est produite, la matière sèche est ensuite fi- nement broyée . Lors de l'évaporation, la température doit être inférieure à 110 0. au maximum.
Dans la, première phase de l'opération, on maintient généralement le mélange approximativement à.
100 C. pendant 30 minutes environ, en utilisant un con- denseur à reflux, ou un récipient clos, suivant que l'un ou l'autre sera plus ou moins commode. Si on fait bouillir un mélange en principe neutre et sans catalyseur, il est
<Desc/Clms Page number 7>
en général désirable d'avoir une proportion assez grande de formaldéhyde par exemple 2.15 molécules environ de formaldéhyde pour chaque moléoule d'urée. Le poids molé- culaire de l'urée étant deux fois celui de la formaldéhy- de, il faut 1.075 partie en poids de formaldéhyde pour 1 partie d'urée. Dans le produit final soumis à l'action de la chaleur et de la pression pour l'obtension d'ar- ticles moulés, une proportion bien moindre de formaldé- hyde est désirable, par exemple 1.5 molécule de formal- déhyde pour 1 molécule d'urée.
Il ne reste naturellement, pas plua danx le produit de réaction préliminaire que dans le produit final, de quantité appréoiable de for- maldéhyde et d'urée, à l'état naturel, maisil est né- cessaire en décrivant les compositions de parler des rap- ports de ces deux corps.
Dans les phases initiales de la réaction, il est bon, ainsi qu'il a été indiqué, d'opérer avec une so- lution de formaldéhyde presque neutre, la concentration en ions d'hydrogène étant comprise entre 6 et 6.8 ,avan- tageusement dans le voisinage de 6.5. Lors de la solidi- fiaation finale sous l'action de la chaleur et de la pres- sion, il est cependant désirable que le mélange soit à ce moment beaucoup plus acide, Toutefois, l'augmentation de l'acidité à n'importe quel moment intermédiaire n'est pas désirable, car elle peut conduire à une réaction pré- matur ée.
La matière quittant l'évaporateur, est recueil- lie à l'état solide. S'il est nécessaire, on peut la re- froidir pour la solidifier, Si l'évaporation de l'eau est en principe complète, la matière solide recueillie peut
<Desc/Clms Page number 8>
alors être broyée à l'état de poudre fine.
Mais s'il res- te de l'humidité on l'élimine en faisant sécher davantage la matière dans tout type ordinaire d'appareil de séchage, le séchage étant effectué avant ou après broyage, suivant qu'on le trouvera plus ou moins commode. Plus le produit de réaction primaire en poudre sera sec, mieux cela vau- dra, étant donné que des matières volatiles ne doivent pas se former dans le moule ;, Lors de l'évaporation, l'é- limination des dernières parties d'eau est facilitée en ajoutant 4 la solution un peu d'alcool, ou une autre substance volatile, avant de l'envoyer à l'évaporât ion.
La poudre sèche produite comme décrit forme un constituant de la présente poudre de moulage, Comme in- diqué, elle contient une quantité de formaldéhyde plus grande , par rapport à l'urée, qu'il n'est désirable ul- térieurement. Pendant l'opération d'évaporation,on peut ajouter de l'urée au liquide pour réduire ce rapport,
Par exemple, en faisant évaporer le liquide sur un tam- bour, de l'urée sèche peut être mélangée avec le liquide se rendant au tambour. Aucune réaction appréciable n'a lieu pendant le séchage, et l'urée ajoutée est bien mélan- gée avec le produit de réaction primaire. De même, une solution d'urée peut être mélangée avec le liquide se rendant à un pulvérisateur.
Avec la poudre produite comme décrit précédem- ment, on mélange une quantité suffisante d'urée ou de thiourée, sous la forme d'une poudre sèche pour ramener le rapport moléculaire de la formaldéhyde visa. vis de l'urée à environ 1.5 : 1 , On peut employer à cet effet de l'urée ou de la thiourée.
Dans le moulage, l'urée don- ne une réaction plus rapide, ce qui est parfois désirable, et parfois ne l'est pas, Au lieu d'urée ou de thiourée,
<Desc/Clms Page number 9>
on peut utiliser du résorcinol, notamment une légère co- loration du produit final n'est pas un inconvénient,
Avec la poudre sèche fabriquée comme il vient d'être décrit, on mélange ensuite une petite quantité d'un plastifiant qui peut être une résine formées de phénol et de formaldéhyde et condensée à l'aide d'un catalyseur composé d'acide phtalique, ou toute autre résine. Diver- ses résines naturelles peuvent tre employées. Cette ré- sine à pour fonction d'agir, en quelque sorte, comme fon- dant, permettant un meilleur écoulement sous l'action de la chaleur et de la pression, lors du moulage.
Elle n'a aucune action chimique lors du moulage, et aucune action lors de son mélange avec la matière froide en poudre.
Afin de créer une acidité pendant le moulage , il est bon de faire dissoudre dansla résine utilisée uhe certaine quantité d'un acide approprié quelconque. De l'acide phta- lique peut être employé. Lorsque la résine fond, l'acide phtalique est libéré et produit l'acidité de l'ensemble du mélange. On peut également utiliser l'acide B-bromhy- diocinnamique. Cette substance, lorsqu'elle est chauffée, libère de l'acide hydrobromique.
Lorsque la poudre de moulage qui vient d'être décrite est chauffée dans des moules sous la pression de moulage usuelle de 157 kgs. (ou environ) par centimètre carré, et à une température de 120 0.ou un peu au-dessus, elle donne des articles transparents, analogues au verre, se détachunt facilement des moules sans refroidissement et exempts de tension interne.
Lorsqu'une matière de charge, telle que de la fine sciure de bois, doit être employée, elle peut être ajoutée à n'importe quel moment de l'opération. Il est
<Desc/Clms Page number 10>
avantageux de la mélanger avec le liquide préalablement à l'évaporation. On peut alors utiliser des appareils de séchage , plutôt que des évaporateurs,
Avec oette poudre de moulage, le produit vi- treux se forme dans le moule , pendant le moulage, aux dépens du produit de condensation formé lors de l'ébul- lition et de l'urée ajoutée,celle qui a été ajoutée a- vant l'évaporation et celle ajoutée à l'état sec.
Il se fait a proprement parler, une égalisation de la quanti- té de formaldéhyde pour les deux, avec un certain déga- gement de chaleur, le résultat net étant la production de la matière vitreuse in situ. Un mélange d'urée sèche et de formaldéhyde sèche (forme para) dans un moule chaud subit une réaction violente et qu'on ne peut pas oontr81er, avec production de températures élevées et libération de substances volatiles. Avec une réaction préliminaire entre la formaldéhyde et une partie de l'urée, la réaction dans le moule du produit de condensation sec avec le res- te de l'urée devient uniforme, avec un dégagement seule- ment modéré de chaleur. La réaction du produit de conden- sation avec l'urée a lieu en milieu acide, ce qui favorise la production du corps vitreux.
Toute acidité appréciable est évitée jusqu'au moment du moulage final. La totalité de l'urée qu'il est nécessaire d'ajouter peut être mélan- gée à l'état sec avec le produit de condensation sec, et aucune quantité d'urée ne doit être ajoutée pendant l'é- vaporation. Mais on en ajoute généralement un peu pendant l'évaporation, ce qui diminue d'une manière correspondan- te la quantité d'urée sèche contenue dans la poudre de moulage. L'urée ajoutée pendant l'évappration entre en
<Desc/Clms Page number 11>
solution, mais elle n'est soumise à aucune réaction ap- préeiable pendant la courte période de temps exigée pour le s échage par pulvérisation ou par séchage au tambour.
Il est parfois préférable d'ajouter d'avantage d'urée à. l'état sec comme mélange mécanique avec le produit de condensation, et une quantité moindre pendant l'évapo- ration, et il faut parfois opérer de la manière inverse.
Dans une application particulière de la pré- sente invention, qui a été réellement faite, l'évapora- tion a été effectuée en phases successives, et de l'urée a été ajoutée également à plusieurs reprises, En opérant de cette manière, on a employé une charge comprenant 10 kgs. 900 d'une solution de formaldéhyde du commerce à 36 pour cent qui était nettement acide, On a ajouté 28 gram- mes de triéthanolamine, ce qui a porté la valeur de la concentration en ions d'hydrogène à 6.4. A cette solution, on a ajouté 3 kg.600 d'urée du commerce et on a chauffé la solution résultante sous un condnseur à reflux pour maintenir le volume constant et empêcher la perte de for- maldéhyde.
On a fait bouillir le mélange pendant 30 minu- tes, la majeure partie de l'ébullition étant assurée par la chaleur interne. Après avoir retiré le condenseur à reflux, le mélange a été réduit, par ébullition, à environ
8 kgs. Pendant l'ébullition et l'évaporation, la températu- re maintenue était oomprise entre 100 et 1100 0, On a ajou- té au mélange concentré et chaud, 675 grammes d'urée et on a fait évaporer et refroidir le mélange, l'opération en- tière ayant demandé environ 10 minutes avec l'évaporateur utilisé. Le produit évaporé refroidi était solide, fusible, et soluble dans l'eau. Dans cette opération particulière, aucune matière de charge n'a été employée.
La matière so-
<Desc/Clms Page number 12>
lide refroidie a été broyée, séchée et mélangée avec une résine produite en condensant du phénol à l'aide de for- maldéhyde, en employant de l'acide phtalique comme oata- lyseur, et en ayant environ 10 pour cent d'acide phtali- que en excès en solution. Cette préparation particulière avait un point de fusion de 30 C. On a ajouté au mélan- ge, une nouvelle quantité d'urée solide sèche, la quan- tité ajoutée étant celle requise pour donner un rapport total de formaldéhyde vis à vis de l'urée de 1.5 : 1, dans le présent cas 450 grammes pour la charge indiquée.
La poudre sèche a été alors séchée davantage pour donner une poudre de moulage pouvant être empaquetée et emma- gasinée.
Cette poudrede moulage, une fois placée dans un moule et soumise à la pression usuelle d'environ
157 kga. par centimètre carré et à une température de
140 0., est entrée en réaction et a donné un article moulé, stable, vitreux et transparent de bonne qualité.
A la température employée, la résine ajoutée a fondu, et a libéré l'acide phtalique, rendant la composition acide lorsque la température de 80 C. a été atteinte.
Dans une autre opération réalisée en utili- sant une matière de charge, la façon d'opérer et les quantités ont été les mmes, sauf que la. matière de char- ge a été mélangée avec le liquide réduit par ébullition, absorbant ce liquide et produisant un mélange qui pou- vait être facilement séché. Dans le cas mentionné, ce mélange a été séché par exposition sur des rayons dans une atmosphère chaude en mouvement. La masse sèche re- froidie a été broyée à l'état de poudre fine qui a alors été mélangée avec un plastifiant et de l'urée comme précédemment, le moulage a été effectué dans les mêmes
<Desc/Clms Page number 13>
conditions.
Lorsqu'on n'emplbie pas de matière de charge ou de colorant, la matière moulée est dure, infusible, insoluble, transparente et incolore, et elle est exempte de tensions internesqui pourraient provoquer des fis- sures sous l'effet de changements de température ou pen- dant l'emmagasinage. La ptudre de moulage étant bien sé- chée et l'urée étant employée dans la proportion voulue, la dite poudre est exempte de substances volatiles, ce qui est une des raisons de sa stabilité. Elle n'est pas perméable, ce qui constitue un avantage important des articlesformés à l'aide de la poudre de moulage objet de la présente invention. En faisant dissoudre un colo- rant dans la matière pendant la phase liquide, des tein- tes délicates de pastel peuvent être produites.
En utili- sant des matières de charge blanches, on réalise une é- conomie et on peut obtenir des articles d'une na- ture analogue à la poroelaine, Dans chaque cas, la ma- tière possède de bonnes propriétés isolantes et diélec- triques. Elle n'est pas abîmée par l'eau et la lumière et ne subit aucun changement physique avec le temps.
Le résorcinol, bien qu'il soit dissemblable de l'urée, est l'équivalent de l'urée comme matière d'ad- dition dans le but visé ici, lorsque des produits de cou- leur blanc pur ne sont pas désirés. On peut employer de l'urée ou de la thiourée comme matière d'addition dans la production de la poudre de moulage, mais leur ac- tion est spécifiquement différente, La vitesse de réac- tion de l'urée est beaucoup plus grande que celle de la t hiourée, et, pour cette raison, si l'évaporation demande un temps considérable, il est préférable d'utiliser de la thiourée, Comme indiqué, il est désirable de ratar-
<Desc/Clms Page number 14>
der jusqu'à l'opération de moulage toute réaction chi- mique après la condensation initiale.
La réactivité plus rapide de l'urée, comparés à la thiourée, peut être a- Tantageuse dans l'opération de moulage. L'urée et le ré- sorcinol résisteront, lors du moulage, à une température plus élevée que la thiourée, et la température de mou- lage n'a pas besoin d'être contrôlée aussi étroitement.
La quantité de résine employée dans la poudre de moulage dépend de sa nature. Elle est utilisée comme plastifiant et comme agent de délayage. Ses propriétée comme fondant sont également importantes, et notamment lorsqu'on utilise comme substance de charge une matière ancienne qui a été soumise à un nouveau broyage. En plus de la résine mentionnée formée de phénol et de formal- déhyde, on peut utiliser d'autres résines du commerce, telles que celles du type "glyptal" (glycérine ou glycol avec un acide polybasique, tel que l'acide phtalique,
EMI14.1
aucoinique, etc.).
Des esters gommes et diverS8SJrësines naturelles, telles que la cellophane, peuvent être uit- lisées,
La quantité de résine employée dans la poudre dépend, à un certain point, de ses propriétés et des résultats désirés, Avec une résine produite en condensant du phénol à l'aide de formaldéhyde, aveo de l'acide phta- lique comme catalyseur et contenant 10 pour cent d'acide phtalique en solution, une addition nécessaire pour former 10 pour cent de la poudre de moulage (sans matière de charge) est généralement suffisante. Les mêmes propor- tions environ, de résines ci-dessus mentionnées du type
<Desc/Clms Page number 15>
"glyptal" peuvent convenir.
Ces résines peuvent être fai- tes en y incorporant de l'acide en excès dans la propor- tion d'environ 10 pour cent,
Lorsqu'une matière de charge est employée, son choix dépend du genre d'article désiré. Pour obtenir des effets analogues à la porcelaine, le blanc fixe donnera des résultats satisfaisants, Le blanc d'Espagne a un effet de neutralisation qui, ioi, n'est pas désirable, La fine sciure de bois et l'amiante sont des matières de charge avantageuses pour des usages spéciaux.
Des pigments colo rés du genre de ceux employés dans les peintures peuvent être utilisés pour des buts spéciaux,
Bien qu'on ait décrit plus particulièrement l'utilisation d'urée pour la fabrication de cesproduits vitreux avec l'aide de formaldéhyde, les diverses urées arylées et alkylées peuvent être employées de la même manière, en donnant des produits spécifiquement différents.
De lathiourée peut être utilisée à la place d'urée dans la fabrication du produit de condensation initial.
Il existe diverses autres matières qui, bien que différen- tes de l'urée ou du groupe de l'urée, peuvent néanmoins être employées dans la fabrication de produits vitreux analogues; parmi ces matières on peut citer la guanidine , la cyanamide, la dicyandiamide. le thiooyanate d'ammonium et le cyanate d'ammonium.
Avectoutes ces substances, une grande somme de chaleur est libérée avec la formaldéhyde dans la réaction préliminaire, et il est avantageux d'ap- pliquer les principes de la présente invention, c'est-à- dire de combiner la formaldéhyde, en solution neutre en principe pure, avec une partie de l'urée, ou autre subs- tance, de façon que la chaleur produite par la réaction puisse se dissiper facilement, de transformer ensuite le
<Desc/Clms Page number 16>
produit de condensation en une poudre sèche, et de mélan- ger cette poudre avec une quantité suffisante d'urée sèche, ou d'un des équivalents dédits, pour terminer la réaction dans un moule chaud.
Il n'est pas nécessaire d'employer exactement les rapports moléculaires indignés. Dans la phase initia- le de l'opération, la quantité de forma.ldéhyde ne cessai - re dépend quelque peu de l'aloalinité du mélange et le rapport 8 : 1 est simplement une approximation. De marne, dans la phase de moulage, le rapport 1.5: 1 n'est pas strict, étant donné que de bons résultatspeuvent être obtenus avec un rapport de 1.8 1 et des rapports in- termédiaires.
On peut employer pour le moulage, une tem- pérature de 120 à 1500 C. et une pression de 140 Kgs. par centimètre carré .
Lors de l'évaporation et du séchage il se produit, ou peut seproduire, une perte de formaldéhyde sous la forme gazeuse. Lorsque le séchage est effectué par circulation de gaz, la formaldéhyde qui s'échappe peut être avantageusement absorbée par l'eau et ramenée avec cette eau dans le procédé.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.