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"PROCEDE DE BLANCHIMENT D'ACIDES GRAS, D'HUILES
ET DE GRAISSES"
La présente invention est relative au blanchiment des acides gras et des graisses et huiles animales, végétales et de poisson et, plus particulièrement, à un procédé perfectionné de blanchiment de ces matières avec des hypochlorites d'éléments des groupes alcalins et alcalinoterreux.
On a déjà essayé de blanchir des graisses et des huiles, d'où les acides gras libres avaient été enlevés, en les traitant avec un hypochlorite sec. Toutefois, dans ce traitement, on avait l'habitude d'ajouter tout l'agent de traitement à l'état sec et en une seule fois. Or on n'a pas constaté que ce procédé donnait satisfaction et la présente invention est relative à un perfectionnement du mode opératoire grâce auquel on peut obtenir des résultats bien meilleurs.
L'un des objets de la présente invention est de
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réaliser un procédé grâce auquel on peut blanchir, par l'action d'un hypochlorite, des acides gras libres provenant de graisses et d'huiles animales, végétales et de poisson comprenant, par exemple, les acides stéarique, oléique, palmitique, laurique, linoléique, etc... ou une combinaison de ces acides. L'invention a encore pour but de réaliser un perfectionnement dans le procédé de traitement des graisses et huiles animales, végétales et de poisson, grâce auquel ces corps peuvent être blanchis de façon satisfaisante et économiquement, sur une échelle industrielle et sans chlorage excessif des produits.
Elle a encore pour but de réaliser un procédé perfectionné de blanchiment de graisses et d'huiles animales, végétales et de poisson ou des acides gras libres en provenant, à l'aide d'un hypochlorite d'un élément alcalin ou alcalino-terreux et, en particulier, à l'aide d'hypochlorite de calcium. D'autres buts de l'invention ressortiront de ce qui suit.
Dans ses grandeslignes, la présente invention consiste en ce que l'on traite plusieurs fois de suite les acides gras, la graisse ou l'huile avec seulement une partie de la quantité totale d'hypochlorite nécessaire pour donner le blanchiment désiré et en ce que l'on chauffe, de façon répétée, en laissant déposer le mélange après chaque traitement. L'hypochlorite peut être ajouté à l'état sec, mais il est de préférence ajouté sous forme d'une solution. L'hypochlorite de calcium est préférable, quoique les autres hypochlorites des groupes alcalin et alcalino-terreux puissent être utilisés, par exemple l'hypochlorite de sodium ou un mélange d'un hypochlorite avec du chlorure de sodium.
Dans ses grandes lignes, l'invention comporte également le trai-
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tement de ces matières avec une solution d'hypochlorite, par opposition à l'emploi d'hypochlorite sec. L'hypochlorite doit contenir de 40 à 75 % de chlore disponible, de préférence environ 65 %. Dans la description qui va suivre, les quantités d'hypochlorite de calcium sont basées sur un produit contenant 65 % de chlore disponible, étant entendu qu'avec un hypochlorite contenant plus de chlore disponible, on peut en utiliser une quantité moindre et qu'avec un hypochlorite contenant moins de chlore disponible, il peut être nécessaire d'en utiliser une plus grande quantité.
Dans la description qui va suivre, on se référera au mode d'application préféré de celle-ci, quoiqu'il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée au mode de procéder indiqué.
On prépare une liqueur de blanchiment type en ajoutant de l'hypochlorite de calcium contenant environ 65 % de chlore disponible (ou une quantité équivalente d'un hypochlorite ayant une teneur plus ou moins élevée en chlore disponible) à de l'eau froide, en proportion d'environ 10 kilogs d'hypoahlorite pour 1000 litres d'eau. Il est préférable d'utiliser un hypochlorite contenant environ la % ou plus de chlorure de sodium ou d'ajouter une quantité équivalente de chlorure de sodium à la solution. On agite le mélange pendant environ 1/2 heure et on le laisse reposer pendant environ 5 heures. Le liquide clair est alors décanté, filtré ou séparé autrement du dépôt et il est utilisé dans les opérations subséquentes.
Si l'hypochlorite contient une quantité sensible de chaux libre, le liquide est avantageusement filtré à travers du papier avant d'être utilisé dans les opérations subséquentes. Sa concentra-
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tion peut, évidemment, être effectuée mais il est préférable de faire la solution de blanchiment type plus concentrée que celle avec laquelle la matière doit être traitée, et d'ajouter de l'eau à la matière, pour diluer la solution type, Si on le désire, on peut la faire à la concentration voulue pour traiter la matière sans dilution, auquel cas il n'y a pas besoin d'ajouter d'eau à la matière à traiter.
Dans le traitement de l'huile, de la graisse ou des acides gras, la matière à blanchir est chauffée et on y ajoute de l'eau froide ou chaude. La quantité d'eau ajoutée dépend du degré de dilution de la solution de blanchiment type nécessaire pour donner les degrés voulus de blanchiment à la matière à traiter. Ce mélange est porté à une température d'environ 65 à 99 et, de préférence, on le laisse reposer pour permettre le dépôt de l'eau.
On ajoute alors au mélange une fraction de la liqueur de blanchiment totale nécessaire pour donner le blanchiment désiré et on laisse reposer, sans chauffer ni agiter, pendant environ 5 à 15 minutes pour permettre à une partie seulement de l'hypochlorite de se décomposer et de libérer de l'oxygène et du chlore. On agite alors le mélange pendant environ 1 à 3 minutes, de préférence environ 1 minute et on laisse reposer pendant 5 à 10 minutes. Cette agitation et ce repos sont répétés plusieurs fois, sans chauffer, et pendant ce temps la température tombe à environ 52 à 65 . On chauffe alors sans agiter jusqu'à ce que le mélange soit de nouveau chauffé à 88 à 99 de façon à rendre le mélange plus liquide, à briser l'émulsion et à décomposer davantage l'hypochlorite.
On répète l'agitation et le repos, le mélange étant chauffé périodiquement de façon à le maintenir chaud pendant les
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périodes de dépôt. Après avoir répété les périodes d'agitation et de repos avec chauffage périodique plusieurs fois, la partie aqueuse est laissée déposer et on la sépare et tout le premier stade peut être répété plusieurs fois en ajoutant chaque fois plus d'eau et de liqueur de blanchiment et en répétant les périodes d'agitation et de repos, avec chauffage périodique comme décrit ci-dessus.
Entre chaque stade, tel que décrit ci-dessus ou après une partie des stades ou seulement le dernier stade, la matière en traitement peut être acidifiée. Dans cette opération, on enlève la fraction aqueuse et la matière en traitement est chauffée à environ 100 . On ajoute environ la moitié de sa quantité d'eau et de l'acide, par exemple de l'acide sulfurique ou, de préférence, chlorhydrique, en quantité suffisante pour neutraliser la base et pour avoir, après agitation, une fraction contenant de l'eau légèrement acidulée et le mélange est agité à une température d'environ 92 à 100 , pendant environ 1/2 heure. On cesse alors d'agiter et on laisse reposer le mélange pendant environ 1 heure à 88 .
La partie aqueuse peut alors être retirée et la matière à traiter être agitée avec environ son poids d'eau à une température d'environ 100 pendant à peu près 1/2 heure.
On peut alors laisser reposer le mélange pendant environ 1 heure à une température de 88 à 94 , après quoi on peut cesser de chauffer et laisser reposer le mélange pendant environ 3 heures pour que la partie aqueuse se dépose. Cette dernière peut alors être retirée et le restant être chauffé pendant environ 4 heures à une température d'environ 102 pour le sécher, après quoi il est refroidi et utilisé selon les besoins. Si on le désire, on peut faire barboter de la
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vapeur surchauffée dans la masse, de façon périodique, pendant la phase de séchage.
On va donner ci-dessous un exemple spécifique de l'application du procédé de blanchiment d'acides gras. Ceuxci peuvent être obtenus en décomposant des huiles végétales ou de poisson, hydrogénées, du suif, de l'huile de noix de coco, des huiles de noix d'Inde, de l'huile de Palme, de l'huile d'Arachide, de l'huile de grain, de l'huile de coton et autres graisses et huiles animales, végétales et de poisson, par action catalytique, par'exemple de la façon
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décrite dans les brevets américains 601.603 dM.. 1.MM\.M A gît 6 Z 3 5 0 3 dA., 4 4 A ? 11 -'-"1 o(,i 1 . 2r , j -11-13 o 3 (").Jw t[ 1WO,}'1.ÀÎ-1. ,-108r.1U ol.c- ,s - ,w.ex v1.,,1./- 1-1t,q 7).(;
,3 d,.c. 2 s i 111 4b t 3 . q orc4v 'A L4 ooGt.e.. 1 . les acides gras peuveiit être récupérés Ou bien encore, les acides gras peuvent être récupérés par traitement par l'acide des queues résultant du raffinage des graisses et huiles ci-dessus ou bien ils peuvent être faits par synthèse. Le procédé est particulièrement applicable aux acides gras libres, séparés par action catalytique, comme décrit dans les brevets ci-dessus.
8.000 kilogs d'acides gras produits par action catalytique sur de l'huile de poisson hydrogénée et contenant jusqu'à 98 à 100 % d'acides gras libres, ont été chauffés à environ 100 et l'on a ajouté 7.200 litres d'eau froide et le mélange a été chauffé par le bas au moyen d'un serpentin à vapeur, fermé, jusqu'à ce que l'eau ait été amenée à une température de 88 et les acides gras à environ 77 .
800 kilogs de liqueur de blanchiment préparée de là façon décrite ont été ajoutés et on a laissé reposer le
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mélange pendant 15 minutes. On a alors agité le mélange sans chauffer pendant une minute et on l'a laissé reposer pendant 5 minutes. Cette agitation et ce repos ont été ré- pétés deux autres fois, temps pendant lequel la températu- re moyenne du mélange est tombée à 56 .
Le mélange a alors été chauffé, sans agiter, jus- qu'à ce que l'eau qui se trouve dans le fond ait été portée à une température de 99 et les acides gras se trouvant au- dessus, à 94 . On a alors agité le mélange pendant une mi- nute (la température du mélange étant d'environ 96 ) et on l'a laissé reposer pendant 10 minutes en maintenant la tem- pérature à 88 à 99 . Cette agitation et ce repos ont été répétés cinq autres fois,après quoi on a cessé d'agiter et on a laissé déposer la partie aqueuse en maintenant la tem- pérature à environ 88 à 99 . La partie aqueuse avec le dé- pôt soluble, matières savonneuses, albumineuses ou azotées a été retirée du fond.
Les acides gras ont été de nouveau chauffés à en- viron 100 et on a ajouté, comme décrit ci-dessus, 7.200 li- tres d'eau et 800 kilos de liqueur de blanchiment. Les dif- férentes phases d'agitation et de repos ont été répétées, comme décrit ci-dessus, en conservant sensiblement les mê- mes températures et les mêmes durées et en enlevant la frac- tion aqueuse après la dernière phase.
On a répété trois autres fois les phases d'addi- tion d'eau et de liqueur de blanchiment et d'agitation et de repos répétées, sensiblement comme décrit ci-dessus pour les deux premiers stades.
A la fin du cinquième stade, la partie aqueuse a été enlevée et les acides gras ont été chauffés à 100-101 .
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On a ajouté 4.000 litres d'eau et 25 kilogs d'acide chlorhydrique chimiquement pur avec 50 litres d'eau et le mélange a été chauffé et maintenu à 93-100 pendant 1/2 heure, après quoi on a cessé d'agiter et on a laissé reposer le mélange à environ 88 pendant une heure. La partie aqueuse a été retirée en laissant les acides gras dans le bac.
On a alors répété l'opération de blanchiment et après cinq autres stades de blanchiment comprenant les phases d'agitation et de repos répétées comme décrit ci-dessus, la fraction aqueuse a été enlevée et les acides gras ont été chauffés à 100 ; on a ajouté 4.000 litres d'eau et on a agité le mélange pendant 1/2 heure à 94-100 . On a alors cessé d'agiter et on a laissé reposer le mélange à 88 pen- dant une heure.
La partie aqueuse a alors été retirée et les acides gras ont été chauffés à environ 100 . On a ajouté 4.000 litres d'eau et 27 kilogs 5 d'acide chlorhydrique chimiquement pur, avec 100 litres d'eau, et le mélange a été agité à environ 93 -100 pendant 1/2 heure, après quoi on a cessé d'agiter et on a laissé reposer le mélange pendant une heure à 88 .
On a alors retiré la partie aqueuse et les acides gras ont été chauffés à 1000 et on a ajouté 8.000 litres d'eau. On a alors agité le mélange pendant 1/2 heure à 99- 102 , après quoi on a cessé d'agiter et on a laissé le mélange reposer pendant une heure à 88-94 . On a cessé alors de chauffer et on a laissé le mélange reposer pendant trois heures. On a séparé la partie aqueuse, et les acides gras ont été chauffés pendant 4 heures à environ 102 . Le traitement était alors terminé.
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Du suif non raffiné a été blanchi de la même fa- çon en chauffant 500 kilogs de soufre à 1000 et en ajoutant 400 litres d'eau et 100 kilogs de liqueur de blanchiment type en soumettant le mélange à un certain nombre de sta- des d'agitation et de décantation et en répétant ces sta- des de la même façon que décrit pour le blanchiment des acides gras.
Après cinq de ces stades, la partie suif a été chauffée à 100-102 et on a ajouté 250 litres d'eau et 1,5 kilog d'acide chlorhydrique chimiquement pur avec 3,5 li- tres d'eau. Le mélange a été agité à 99-100 pendant 1/2 heure, puis on a cessé d'agiter et on a laissé reposer le mélange à environ 88 pendant une heure.
On a alors répété cinq fois les stades de blan- chiment, après quoi le suif a été soumis à l'agitation avec 250 litres d'eau à environ 100 , puis on a laissé reposer le mélange pendant une heure à 88 .
On a séparé la fraction suif et on l'a chauffée à 100 . On a ajouté 250 litres d'eau et 2 kilogs d'acide chlorhydrique chimique pur avec 5,5 litres d'eau. On a agi- té le mélange pendant 1/2 heure à environ 99-100 et on l'a laissé reposer pendant 3/4 d'heure à 88 . La fraction suif a été séparée et chauffée à 100 et on a ajouté 500 kilogs d'eau, le mélange étant agité à 99-102 pendant une heure, après quoi on l'a laissé reposer pendant deux heures. La fraction suif a été chauffée à 100-105 pendant 4 heures (sans agiter) et de la vapeur surchauffée a été injectée dans le suif pendant une minute après la première et la troisième heure .
Le produit obtenu finalement a été versé dans des récipients.
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peut blanchir de la raçon indiquée ci-dessus, de l'huile de noix de coco, de l'huile d'arachide, de l'hui- le de grain, de l'huile de coton, de l'huile de lin, de l'huile de sésame, de l'huile de noix d'Inde, de l'huile de palme, des huiles de poisson et de baleine, des graisses d'origine animale, des acides gras provenant des huiles et des graisses ci-dessus, et les acides gras du suif, ces différents corps raffinés ou non, en se servant d'une quan- tité totale d'hypochlorite de calcium (sur une base à sec) en proportion de 250 gr à un kilog d'hypochlorite (conte- nant en moyenne 65 % de chlore disponible) pour 50 kilogs de graisse, d'huiles ou d'acides gras.
La quantité totale d'hypochlorite dépend de l'hypochlorite utilisé, de la cou- leur et du degré de raffinage de la matière à blanchir et du degré de couleur ou de blanchiment désiré dans le pro- duit final. Il est préférable de blanchir l'huile ou la graisse avant de la raffiner, car le traitement selon l'in- vention facilite le raffinage subséquent et réduit la perte au raffinage. En procédant ainsi, il est nécessaire d'avoir une plus grande quantité d'hypochlorite dans l'opération de blanchiment puisqu'une partie de celui-ci est utilisée en réaction avec la matière non graisseuse et les matières azo- tées ou albumineuses qui sont généralement enlevées lors du raffinage.
Le liquide de blanchiment préparé de la façon in- diquée ici peut être utilisé avantageusement dans le traite- ment des acides gras, des graisses ou des huiles, en un seul stade ou une seule phase, comme décrit ci-dessus, mais il est préférable de l'utiliser en un certain nombre de phases et de stades, par exemple, la totalité de la liqueur de
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blanchiment nécessaire pour donner le degré de blanchiment désiré peut être ajoutée en une seule fois, le mélange étant agité, puis laissé reposer comme indiqué ci-dessus deux à quatre fois en faisant baisser la température. Le mélange est ensuite chauffé à 88 à 1000 et on répète l'agitation et le repos, comme indiqué ci-dessus, deux à six fois.
La partie aqueuse peut alors être retirée et la matière à blanchir être neutralisée par addition d'eau et d'une quantité d'acide chlorhydrique ou sulfurique dilué, suffisante pour rendre l'eau de lavage légèrement acide.
Dans ce cas, comme dans les autres exemples, la matière peut être neutralisée en ajoutant de l'acide de dilution approprié sans ajouter d'eau à l'huile, la graisse ou l'acide gras avant d'ajouter l'acide.
Les phases et stades décrits ci-dessus peuvent également être utilisés avec avantage avec addition d'hypochlorite de calcium sec à un mélange d'eau avec des huiles, des graisses ou des acides gras en ajoutant, par exemple, un dixième de la quantité totale d'hypochlorite sec dans chaque stade. Il peut également être avantageux d'ajouter l'hypochlorite de calcium sec par petites quantités aux huiles, graisses ou acides gras, sans addition d'eau.
Toutefois, il est préférable d'ajouter l'hypochlorite sous forme d'une solution.
Le nombre de fois que l'on répète les phases et stades indiqués, et les durées et températures particulières, peuvent varier de façon à satisfaire à des conditions particulières. Par exemple, on a blanchi des acides gras d'huile de noix de coco récupérés par acidification des queues de raffinage de l'huile de noix de coco enchauffant
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2. 500 kilogs d'acides gras à environ 100 en ajoutant 2.000 litres d'eau froide (abaissant la température à 71 ) et 483,3 kilogs de la liqueur de blanchiment type décrit cidessus. On a laissé reposer le mélange pendant 15 minutes, on a agité une minute, laissé reposer 5 minutes et on a répété l'agitation et le dépôt deux autres fois, la température tombant à 63 .
On a alors chauffé le mélange à 98 et on lta maintenu pendant une heure à cette température, avec agitation pendant une minute toutes les dix minutes pendant cette heure. On a ensuite laissé reposer le mélange 1/2 heure, puis on l'a maintenu à environ 98 pendant une autre heure, en agitant une minute toutes les dix minutes.
On a ajouté alors de nouveau 483,3 kilogs de liqueur de blanchiment (sans enlever la fraction aqueuse). On a répété l'agitation et le dépôt avec et sans chauffage comme indiqué dans le paragraphe précédent et on a laissé reposer pendant 1/2 heure. On a alors fait une autre addition de 483,3 kilogs de liqueur de blanchiment (sans séparer la fraction aqueuse) et on a répété l'agitation et le dépôt avec et sans chauffage. On a laissé ensuite le mélange déposer pendant une heure et on a séparé la fraction aqueuse.
Le stade décrit dans les deux derniers paragraphes a alors été répété deux autres fois, en tout neuf phases en trois stades. Après séparation de la fraction aqueuse dans le dernier stade, les acides gras ont été lavés avec 2.000 litres d'eau à 99 , cette eau a été retirée et on a ajouté 2. 000 litres d'eau et 12,5 kilogs d'acide chlorhydrique à 20 Bé. Le mélange a été chauffé et agité pendant 1/2 heure à 99 , après quoi on l'a laissé reposer et on a séparé la fraction aqueuse. Les acides gras ont été lavés avec 2.000
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litres d'eau, on a agité à 99 , laissé reposer pendant 1/2 heure, l'eau a été retirée et les acides gras blanchis ont été séchés en chauffant à 100-102 pendant cinq heures.
Avec certaines huiles, graisses et acides gras, l'addition de liqueur de blanchiment peut être répétée jus- qu'à ce que toute la liqueur de blanchiment soit ajoutée.
Avec d'autres matières, il est préférable de séparer la fraction aqueuse après environ cinq traitements et de la- ver et acidifier le produit avant de répéter le traite- ment par de nouvelles quantités d'hypochlorite de calcium.
Si on le désire, les sels de calcium et les huiles qui se trouvent dans la fraction aqueuse peuvent être récupérés en ajoutant une quantité d'acide, par exemple chlorhydrique ou sulfurique, suffisante pour neutraliser le calcium et libé- rer l'huile. L'agent de blanchiment liquide ou solide peut également être ajouté lentement, de façon continue ou sen- siblement continue, avec agitation, chauffage et décanta- tion, quoi qu'il soit préférable de s'en tenir à la façon de procéder décrite ci-dessus.
En suivant cette façon de procéder, les acides gras ou les graisses et les huiles, avec ou sans enlèvement des acides gras libres, peuvent être blanchis et l'on ob- tient un produit amélioré qui ne contient pas de chlore com- biné et donne une consommation moindre en hypochlorite. Il est important que l'hypochlorite de calcium soit ajouté par petites quantités et que le mélange soit maintenu à l'état fluide, mais à température relativement basse pendant 1/2 heure à 1 heure, après chaque addition de solutions de blan- chiment. Il est préférable d'agiter le mélange périodique- ment, mais on peut ne pas faire ceci si on le désire.
Avec
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des huiles plus liquides, il n'est pas nécessaire de maintenir la température aussi élevée en ajoutant la solution de blanchiment qu'avec des huiles et des graisses à point de fusion plus élevé, mais dans tous les cas, la température du mélange doit être portée au-dessus d'environ 71 . après la période de dépôt initial suivant l'addition de l'hypochlorite.
Il est également préférable de laisser la température tomber après addition de la liqueur de blanchiment, mais on peut obtenir de bons résultats en maintenant la température à environ 88 à 1000 après chaque addition de la matière de blanchiment, avec une période d'agitation d'une minute à peu près toutes les 5 ou 10 minutes pendant une heure ou une heure et demie, pendant que l'hypochlorite de calcium est décomposé. On peut alors laisser déposer le mélange en maintenant la température à environ 90 . Dans certains cas, ce mode opératoire à température plus élevée est avantageux puisqu'il active la décomposition de la matière de blanchiment et le dépôt de la fraction aqueuse.
Il est évident que les façons de procéder décrites ci-dessus peuvent varier à beaucoup de points de vue et l'invention n'est pas limitée aux températures particulières, aux durées, à la suite des phases, aux concentrations, aux proportions, etc... données dans les exemples explicatifs. Des modifications peuvent être faites avantageusement dans le traitement d'huiles, de graisses ou d'acides gras particuliers ou dans le cas de certaines conditions opératoires particulières. Les expressions utilisées pour décrire l'invention ne doivent pas être considérées comme limitatives et peuvent êtreremplacées par toutes expressions
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équivalentes.