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Procédé de bonification de fécule de pommes de terre.
L'invention concerne la production d'une fécule de pommes de terre bonifiée convenant particulièrement bien pour faire des blancs-mangers, mais pouvant servir aussi pour les applications industrielles les plus diverses.
Lorsque l'on fait bouillir avec de l'eau de la fécule de pommes de terre du commerce, on obtient après refroi- dissement une gelée qui est visqueuse et qui a une odeur dé- sagréable provenant, ainsi qu'on le sait, de petites quantités d'huiles essentielles qui ne peuvent pas être élimi- nées au cours de la fabrication de la fécule.
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Pour beaucoup d'applications, en particulier pour la préparation de fécules de blancs-mangers, il est indispensable toutefois de créer des produits donnant une sorte de gelée absolument inodore et. insipide, tout en ayant, en outre, des propriétés déterminées.
Après le refroidissement le blanc-manger ne doit pas être visqueux; il faut au contraire, que l'on puisse bien le diviser à la ceuiller ; il faut qu'il présente une sur-
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doit I doit face de coupe lisse et il ne/pas dégager d'eau lorsqu'on le laisse reposer.
Le problème à résoudre consiste donc, d'une part, à éliminer les huiles essentielles sans attaquer trop fortement la fécule elle-même, et d'autre part à modifier la fécule pour la transformer de la façon voulue. Suivant l'invention on résout le problème en traitant du lait de fécule de pommes de terre, à des températures inférieures au point de transformation en gelée, par une solution alcaline d'eau oxygénée jusqu'à ce que l'odeur ait disparu, puis en L'acidifiant, le cas échéant après décompodtion du reste de l'eau oxygénée, et en la décomposant au moyen d'acides jus - qu'à la consistance voulue. On obtient encore cet avantage supplémentaire que la consommation d'eau, oxygénée, qui est relativement coûteuse, est minime.
On connaît une série de prescriptions pour la préparation de fécule soluble. Suivant ces prescriptions on utilise des agents oxydants ou des acides, ou un traitement thermique sans produits chimiques. Toutefois l'essai entrepris pour obtenir aussi, par le même moyen, d es fécules alimentaires utilisables, en interrompant la réduction en temps voulu, a échoué.
En effet, dans la préparation de fécules solubles, la décomposition de la fécule est poussée beaucoup plus loin que celà peut être toléré dans la préparation de fécule à blans-mangers. Il est en outre indifférent
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que l'on parvienne finalement à la fécule soluble en passant par tels ou tels produits intermédiaires. C'est pourquoi l'on opère presque toujours dans des conditions de traitement assurant une action intense, pour abréger le plus possible la durée de l'opération.
Or lorsque l'on utilise, pour la fécule à blanc- mangers, ces produits chimiques dont l'action est trop violente,, la décomposition n'a plus lieu rigoureusement dans l'ordre indiqué plus haut ; onobtient au contraire des produits intermédiaires dont les gelées sont bien encore visqueuses, mais séparent néanmoins de l'eau. On peut peut- être s'expliquer cela par le fait que la vitesse d'action est trop grande, de sorte que¯les produits chimiques ne pénètrent pas dans le grain de la fécule pendant ce peu de temps et ne décomposent que les couches extérieures, tan- dis que les couches intérieures sont à peine modifiées.
On a proposé aussi de transformer de la fécule de pommes de terre exclusivement par une solution légèrement alcaline d'eau oxygénée dans une zone de pH comprise entre la va- leur alacline au bicarbonate et pH = 9,0. Des essais ont montré toutefois que l'on peut bien obtenir à l'occasion des produits qui sont .utilisables , en particulier sur une de échelle/laboratoire, mais qu'il n'était pas possible de re- produire les valeurs, ce qui s'explique d'après les indica- tions . données plus haut.
Ceci est vrai en particulier pour les opérations faites sur une échelle industrielle, parce- qu'il n'est pas possible ou qu'il est'extrêmement difficile d'interrompre l'opération au moment voulu, en raison de ce que la zone de décomposition à envisager pour obtenir des fécules alimentaires est relativement étroite, et parce que l'agent d'interruption doit avoir dans ces conditions une action aussi simultanée que possible sur toute la masse à réduire.
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EXEMPLE DE REALISATION.
Délayer 1.000kg. de fécule de pommes de terre (du commerce) dans 1.400 litres d'eau de façon à obtenir un lait que l'on chauffe ensuite à 50 C. Introduire ensuite 20 litres d'une solution alcaline d'eau oxygénée contenant 1.500 cm d'eau oxygénée à 30% et 2 litres d'une lessive de soude 41 Bé. Après avoir laissé agir pendant 15 minutes, détruire le cas échéant, au moyen d'acide sulfureux, l'eau oxygénée qui n'a pas été consommée, et porter le mélange de réaction au moyen d'acide chlrhydrique à une valeur de pH comprise entre 6 et 7, (c'est-à-dire le neutraliser).
Ajouter ensuite encore 16 litres d'acide chlorhydrique concentré et traiter jusqu'au degré de décomposition voulu, ce qui dure 5 à 6 heures environ.
Neutraliser immédiatement après au moyen de carbonate de soude ou d'une solution de soude caustique jusqu'à un pH d'environ 5 à 5,5, centrifuger et sécher. Pour éliminer encore une nouvelle quantité de sel de cuisine, on peut aussi soumettre la fécule à un lavage intermédiaire sur le filtre à cellules, puis au centrifugeage.