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"PRWEDE D'ABAISSEMENT DU POINT DE CONGEIATION DES HUII'u",
La préparation d'huiles à bas point de congélation, provenant d'huiles minérales contenant de la paraffine ou des goudrons ou de leurs produits de distillation s'effectue dans la plupart des cas par déparaffinage. Un autre moyen d'arriver à ce résultat consiste à y ajouter des agents dits "d'abaissement du point de congélation", c'est-à-dire des corps de poids moléculaire élevé, qui agissent en s'opposant à la cristallisation et par suite rendent plus difficile la précipitation de la paraffine solide, dont dépend le point de congélation élevé.
Enfin on a encore essayé d.'arriver au résultat poursuivi par un cracking modéré des huiles contenant de la paraffine, c'est-àdire par décomposition des grandes molécules. Un tel procédé a l'avantage de transformer la paraffine en composés liquides avec des qualités lubrifiantes ou des qualités d'huile Diesel, tandis que dans le procédé de déparaffinage, la paraffine est simplement précipitée et utilisée comme telle. Cependant ce procédé de crackage a l'inconvénient de donner lieu à des pertes
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considérables, étant donné qu'une fraction notable de l'huile initiale subit un cracking trop fort pour le but poursuivi et que des quantités notables d'hydrocarbures à très bas point d'ébullition prennent naissance.
Or on a découvert selon 1'.invention qu'on peut restreindre dans une large mesure aux limites qu'on désire le cracking de la parffine ou des huiles contenant de la paraffine en ajoutant à l'huile initiale à décomposer avant son traitement thermique
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une certaine quantité d'Hydrocarbures c..e nature paraifinique à bas point d'ébullition. De préférence on emploie à titre d'additions les hydrocarbures obtenus pendant l'opération de cracking elle-même, mais on peut aussi employer à cet effet une fraction d'essence de nature analogue. -Par concre, l'essen- ce riche en constituants aromatiques ou par exemple le benzène pur n'exerce pratiquement aucun efiet dans le sens cherché.
La quantité d'hydrocarbures légers à ajouter est d'environ 10%. Mais cette proportion pourrait être plus grande (jusqu'à 30%) ou plus petite suivant les qualités et la teneur en paraffine de l'huile à traiter et suivant les conditions de traitement
On a déjà ajouté des hydrocarbures volatils aux huiles destinées au cracking avant ae leur'faire subir la décomposition thermique, pour les transformer en carburants legers. Cette addition avait pour but de diminuer la formation de coke. Cependant, par les procedés connus, le cracking s'effectue dans des conditions tellement rigoureuses que l'addition des huiles volatiles n'a aucune influence sur la formation des hydrocarbures legers de la même gamme d'ébullition. Cette influence n'apparaît que si le cracking s'effectue dans des conditions modérées, au-dessous de 430 .
Dans la mise en pratique du nouveau procédé, les hydrocarbures à ajouter doivent être choisis de préférence, au point de vue de leur gamme d'ebullition, de façon que leur limite supérieure d'ebullition soit géneralement inférieure à la limite inférieure J'ébullition de l'huile à bas point de congélation, qu'on se propose !le produire suivant l'invention.
Par exemple, si l'on désire obtenir dans la plus large mesure possible seulement des nydrocarbures bouillant au-dessus de 160 C on ajou-
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c:::ra ù..D.1. ircc'cion d'Hydrocarbures aont la limite d'ébullition supérieure est -voisine ae 160 à 170 c D'autre,part,s'il s'agit seulement d'empêcher la formation considérable ae fractions à
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point d'ébùllition inférieur.' à 130 C il convient d'ajouter à l'huile, avant le cracking, des hydrocarbures à bas point d'é- bullition dont la limite supérieure est voisine de 130 à 140 0.
Le procédé a donné des résultats particulièremen"avanta- geux en tant que s'appliquant aux huiles minérales. Cependant même en traitant les goudrons de la manière précitée, on ob- tient de meilleurs résultats que sans addition d'essence.
La décomposition de la paraffine désirée s'effectue de préférence à des températures d'environ 420 à 430 C sous une pression de 20 à 30 atmosphères, et en employant des cata- lyseurs de réaction 'alcaline, car on a constaté que leur ac- tion est plus forte que celle des catalyseurs acides au point de vue de l'abaissement du point de congélation. Par exemple, on obtient de meilleurs résultats avec la magnésite et la chaux sodée qu'avec le gel de silice.
Exemple 1.
On fait passer une huile Diesel raffinée, obtenue par extraction par l'acide sulfureux liquide d'un distillat prove- nant d'une huile de Roumanie, ayant un point,de congélation de 5 C et une densité de 0,8137 à 20 C, dans une installation de cracking tubulaire, chargée de bauxite granulée, à une tempéra- ture de 430 C -et sous une pression de 30 atmosphères. On recueil- le du produit obtenu,, la fraction bouillant jusqu'à 130 0 et on sépare le reste dans une '.., .- ; installation de distillation en un distillat bouillant jusqu'à 360 0 et un résidu.
Au cours d'une autre opération, on ajoute à l'huile suivant l'invention et avant de la traiter 10% de l'essence obtenue dans l'essai précédent. Le traitement-s'effectue de la même manière que précité. Le tableau ci-dessous donne les résultats obtenus, les colonnes A indiquant les résultats sans addition d'essence et les colonnes B, avec addition.
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Rendement <SEP> Densité <SEP> Point <SEP> de
<tb> % <SEP> en <SEP> poids <SEP> à <SEP> 20 <SEP> congélation
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A B A B A B Produit ..... - 1- .- 1-.Produit de la ' 1: ; : d
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<tb> réaction <SEP> total.... <SEP> : <SEP> 0,7872: <SEP> ),78io <SEP> -17 <SEP> :-16
<tb> Distillat <SEP> bouillant! <SEP> !
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jusqu'à 130 G H4,3 7,7 ,0,?Il]µ 0,692! -
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<tb> Résidu <SEP> bouillant <SEP> au-) <SEP> : <SEP> 1 <SEP> : <SEP> :
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dessus de 130 C... i85,7 : 92.. 10,808 0,805'f-l ; -il
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<tb> Produit <SEP> de <SEP> redistillation <SEP> du <SEP> résidu <SEP>
<tb> bouillant <SEP> de <SEP> 130 <SEP> à
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360 G............. !82,4 90,1 0,8040: 0,8040,11 :
-11
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On voit ainsi que le redistillat s'obtient, avec un même point de congelation de -11 , mais avec un rendement sensiblement meilleur, de 90,1% au lieu de 82,4%. Ce résultat doit être attribué en principe à la formation réduite des hydrocarbures légers. Par contre l'influence de l'audition d'huile légère sur la formation de coke n'est guère sensible. On obtient 3,3% de résidus par le procède connu et 2,2% par le procédé suivant l'invention, ces proportions étant rapportées à la matière première ou à la totalité du produit de la réaction.
Exemple 2.
On traite dans la même installation de cracking et dans les mêmes conditions que dans l'exemple précédant, une nulle Diesel de provenance Roumaine, ayant une densité de 0,8370, un point de congélation de +4 et une teneur en paraffine ae 5,6%.
On traite le produit ainsi-obtenu de la manière décrite ci-dessus et on obtient un redistiliat bouillant de 130 à 360 C ayant un point de congelation ae -12 avec un rendement de 84,5%. La proportion d'essence est de,9$1.
Au cours d'un autre essai, on ajoute a 1'nulle, avant traitement, 10% de l'essence obtenue au cours de l'essai décrit ci-dessus. En opérant de cette manière, on obtient le même rendement en quantite, mais la formauion nouvelle d'essence n'est que 3% et le point de congélation au produit de redistillation est de -20,5 . On a donc retardé d'une part la formation de l'essence et'notablement abaissé d'autre part le point de congélation par l'addition anterleure d'essence.