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PROCEDE DE TEINTURE DES RAYONNES DE CELLULOSE REGENEREE.
Il est bien connu que la teinture des rayonnes de cellulose régé- nérée, par exemple-de la rayonne cuproammoniacale et surtout de la rayonne vis- cose offre des difficultés qu'on désigne en général par teintures striées ou rayées. Ces tries ou rayures proviennent d'un comportement tinctorial diffé- rent des diverses fibres de rayonne: Soit qu'elles aient été préparées à par- tir de solutions à filer ayant des degrés de maturité différents, soit qu'el- les n'aient pas toujours été soumises à des traitements absolument identi- ques au cours de leur manutention, ces fibres peuvent absorber, pendant la teinture, l'une plus de colorant qu'une autre, de sorte que des différences de teinte sont visibles dans la marchandise terminée.
On a déjà proposé de teindre la rayonne avec des colorants qui égalisent particulièrement bien, et qui peuvent d'ailleurs appartenir à diver- ses classes de matières colorantes. Une importance particulière revêtent entre autres certains complexes métallifères, par exemple des complexes chro- mifères ét cuprifères de colorants monoazoiques qui n'ont qu'une substantivi- té relative. De manière générale on pensait qu'il était indispensable de teindre la viscose striée avec des colorants ne possédant pas une trop grande substantivité (affinité pour la fibre cellulosique).
Or, la demanderesse a trouvé qu'on peut tèindre la rayonne striée ou barrée au moyen de colorants qui possèdent une excellente substantivité.
- La présente invention réside dans le fait que les colorants cuprifères de la formule :
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dans laquelle R1 et R2 désignent des restes aromatiques qui contiennent ensem- ble deux et de préférence trois à quatre groupes sulfoniques, sont particuliè- rement bien appropriés à la teinture de la rayonne striée ou barrée, obtenue
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à partir de cellulose régénérée.
Les colorants utilisables pour la mise en oeuvre du présent pro-- cédé peuvent être préparés de diverses manières. D'une part, on peut pres- que toujours les préparer en cuivrant de façon usuelle les colorants bis-o, o'-dioxyazoïques, obtenus par copulation d'un composé 3,3'-dioxy-4,4'-diami- nodiphénylique tétrazoté avec deux molécules d'un même composant de copula- tion aromatique ou de composants de copulation aromatiques différents, qui sont capables de copuler en position ortho par rapport à un hydroxyle.
D'au- tre part, il est dans la plupart des cas possible d'obtenir ces colorants en
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partant de la dianisidine (3,3'-diméthoxyl,.C.'-diainophényle) et de deux molécules d'un même composant de copulation ou de composants de copulation différents et en cuivrant le produit obtenu Jans des conditions telles que les groupes méthyles soient dissociés et qu'il se forme des complexes cupri- fères o, o'-dioxyazoïques. Suivant les circonstances l'une ou l'autre de ces méthodes de préparation peut présenter des avantages.
Il faut remarquer que la formulation du complexe cuprifère don- née à la formule ci-dessus est conforme à l'usage général. Elle ne prétend pas indiquer le mode réel de liaison du cuivre dans le complexe cuprifère; elle ne signifie ni qu'il soit véritablement lié par une de ses valences principales, ni qu'il le soit par une de ses valences secondaires.
A titre d'exemple, on mentionnera les colorants cuprifères qui peuvent être obtenus par cuivrage adéquat (voir plus haut) des colorants ob-
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tenus à partir du 3,3'-dioxy- ou du 3,3'-dialcoxy-4,4'-diaminodiphényle tétra- zoté et des composants de copulation suivants : 2 mol d'acide 1-amino-8-oxynaphtalène-2,4-disulfonique, 2 mol d'acide l-amino-8-oxynaphtalène-4,6-disulfonique et surtout 2 mol d'acide l-amino-8-oxynaphtalène-3,6-disulfonique, 2 mol'd'acide 2-oxynaphtalène-3,6-disulfonique, 1 mol d'un des composants de copulation ci-dessus avec 1 mol d'acide 2-amino-5-oxynaphtalène-7-sulfonique ou d'un de ses dérivés substitués à l'azote, 2 mol d'acide 2-amino-5-oxynaphtalène-1,7-disulfonique, .
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1 mol d'acide 1-oxynaphtalèneL3,6,8-trisulfonique avec 1 mol de l'anilide ou de l'o-anisidide de l'acide 2-oxy-3-naphtoïque ou avec 1 mol de l'acide 2-phénylamino-5-oxynaphtalène-7-sulfonique ou encore avec 1 mol de 2-oxynaphtalène , 1 mol de l'acide 2,8-dioxynaphtalène-6-sulfonique avec 1 mol de l'acide 2-oxynaphtalène-3,6-disulfonique,
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1 mol de l'acide 1-amino-8-oxynaphtalène-3,6-disulfonique avec 1 mol de l'acide 1-amino-g-oxynaphtalène-2,/-disulfonique, 1 mol de l'acide 1,8-dioxynaphtalène-3,6-disulfonique avec 1 mol de l'acide 2-benzoylaminô-5-oxynaphtalène-7-sulfonique 1 mol de l'acide 1-oxynaphtalène-3,8-disulfonique avec
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1 mol de l'acide 2-(!'-ca.rboxyméthoxrphényl)-amino-5-oxynaphtalène-7-sulfoni- que.
Un certain nombre de. ces colorants cuprifères sont connus depuis longtemps. Certains d'entre eux font l'objet du brevet belge No.483.482, du 25 juin 1948, pour : Colorants disazoïques cuprifères et leur procédé de préparation", et de la demande de brevet français portant le numéro provisoire 558.585, datée du 28 juillet 1948, pour : "Nouveaux colorants disazoïques nouveaux colorants disazoiques cuprifères et procédé pour leur fabrication."; tous les deux au nom de la demanderesse.
Pour teindre la rayonne d'après le présent procédé, on peut employer les colorants ci-dessus selon des méthodes de teintures connues, par exemple en bains neutres à légèrement alcalins, tels que les bains contenant des car- bonates alcalins comme le carbonate de sodium, en ajoutant aux bains de tein- ture des sels neutres comme le chlorure de sodium et surtout le sulfate de sodium. On peut éventuellement aussi effectuer la teinture en présence d'a- gents de dispersion ou des agents mouillants ayant ou n'ayant pas d'action
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égalisante. Dans bien des cas il est préférable d'effectuer la teinture en l'absence .d'un agent ayant une action nettement alcaline ; cas échéant, on peut même réduire fortement la quantité de carbonates alcalins, voire la sup- primer.
Dans bien des cas on obtient des résultats intéressants avec'les colorants de la formule ci-dessus dans laquelle R1 et R2 désignent des restes naphtaléniques qui contiennent ensemble 3 à 4 groupes sulfoniques. Ces colo- rants permettent généralement d'obtenir des nuances bleues à bleu marine, d'un bon unisson.
L'exemple suivant illustre la présente invention sans la limiter en quoi que ce soit, Les parties et les pourcentages indiqués le sont, sauf mention contraire, en poids et les températures en degrés centigrades.
EXEMPLE.
On entre à 40 avec 100 parties de rayonne viscose striée dans un bain de teinture qui contient 4000 parties d'eau, 30 parties de sulfate de sodium cristallisé et 0,8 partie du colorant de formule
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Na03S 0--Cu---0 ' 0--Cu---0 v S03Na r voir le brevet \-N=N-/ \ - / \-N=N-/ américain fl ##/ \#/ j l'exemple 30 IV a03 S S03Na On porte la température du bain à 80 en 20 minutes et on teint pendant 40 minutes à 80 - 85 . On rince ensuite la rayonne avec de l'eau froide et on la sèche. On obtient ainsi une teinture très égale d'un bleu rougeâtre qui offre une très bonne résistance aux apprêts infroissables.
Si l'on emploie dans cet exemple la quantité (colonne I) de colo- rant (colonne II) indiqué dans la table ci-dessous, on obtient de même sur la rayonne striée des teintures d'un bon unisson dont la nuance est indiquée dans la colonne III,
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1 II III H2N 0--Cu---0 0--Cu---0 NH2 0 , 2 Bleu Na03S--S03Na Na03S-d , -S03Nâ verdâtre (brevet belge nOo4760732 du 15 oct. 1947) HO 0--Cu---0 0--ou --- 0 i,6 y > > il 'f' Na03S- -S03Na NaO 3 -NH CO Bleu marine (brevet belge Noa43o12 du 25 juin 1948)
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l II III Na03S 0--Cu---0 0--Cu---0 y y y y p'' 1, -N=N- - ±µ-11=N-g 150 \)\)-S03Na Na03S- NH ' bleu 1 ' bleu 0 5 CH2 il COONa Naturellement, on peut aussi employer des mélanges de ces colorants entre eux ou des mélanges de ces colorants avec d'autres colorants directs en quan- tités pas trop grandes.
+) Il convient d'employer ici 40 parties de sulfate de sodium cristallisé, au lieu de 30 comme indiqué dans l'exemple ci-dessus.
REVENDICATIONS.
1. - Procédé de teinture de la rayonne striée obtenue à partir de cellulose régnérée, caractérisé par le fait qu'on emploie, selon un des procédés de teinture usuels pour les colorants directs, des colorants cu- prifères de formule :
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dans laquelle R1 et R2 désignent des restes aromatiques contenant ensemble 2 et de préférence 3 à 4 groupes sulfoniques et dans laquelle les groupes 0-Cu sont fixés en position ortho par rapport au groupe azoïque.
2. - On emploie des colorants de la formule indiquée sous 1.), dans laquelle R1 et R2 désignent des restes naphtaléniques qui contiennent ensemble 3 à 4 groupes sulfoniques.
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