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NOUVEAUX DERIVES DE COLORANTS AZOIQUES', LEUR PREPARATION ET LEUR
EMPLOI.
La présente invention concerne un.procédé de préparation de com= posés nouveaux et de grande valeur,, dérivés de colorants azoiques; ce pro- cédé est caractérisé par le fait qu'on soumet une molécule d'un colorant azoïque exempt de groupements solubilisants et renfermant le groupement :
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dans lequel R1 désigne un radical cyclique condensé aux positions du noyau benzénique dont les valences sont marquées par des traits et R2 un radical d'un composé diazoïquerenfermant des groupes aroyl-aminogènes, à l'action de deux molécules d'un monohalogénure d'acide de formule :
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dans laquelle l'un des Y représente un hydroxyle.9 l'autre un atome d'halogène et A un hétérocycle comprenant quatre atomes de carbone liés par un système de doubles liaisons conjuguées et un atome de soufre ou de préférence un atome d'oxygène.
Par composés renfermant des groupements aroylaminogènes, on entend ici les composés qui renferment le groupement
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dans lequel l'atome de carbone désigné par x fait partie d'un noyau aromatique.
On connaît toute une série de colorants répondant à la formule ci-dessus, qui sont des pigments qu'on peut produire sur la fibre et qu'on peut également préparer en substance d'une manière simple, par exemple en copulant des composés diazoïques renfermant des groupes aroylaminogènes avec des composants de copulation renfermant le groupement :
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Comme composés diazoïques, on peut utiliser, dans ce cas, les bases diazotées, qui renferment des groupements aroyl-aminogènes et qu'on emploie habituellement pour préparer les colorants dits " à la glace", par exemple les bases répondant à la formule :
Aroyl-HN-B-NH 2 dans laquelle B représente un radical benzénique, pouvant éventuellement porter des substituants. Parmi ces composés, on citera particulièrement les composés diazoïques des amines de formule :
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dans laquelle R3 représente un radical aromatique de la série du benzène, lié directement au groupement -CO- (radical qui peut en outre renfermer des substituants tels que des atomes d'halogène ou des groupes méthyles) et dans laquelle les groupes alcoyles ne comportent de préférence que peu d'atomes de carbone.
A titre d'exemples de composés diazoiques utilisables pour préparer des colorants constituant des matières de départ avantageuses pour le procédé faisant l'objet de la présente invention, on mentionnera :
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les composés diazoïques dérivés du 4-benzoyladno-5-méthyl-2-méthoxy-1- aminobenzène., du / benzoylamino-2,-â.iméthoxy--1=¯ aminobenzène et surtout du 4-benzoylanino-2,5-diéthoxy-1-aminobenzène.
Comme composants de copulation, on peut, par exemple, utiliser les composés répondant aux formules :
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en particulier ceux qui répondent à la formule :
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et principalement ceux de la formule :
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Le radical arylique indiqué dans ces formules peut être, par exemple, un radical naphtalénique ou un radical benzénique, tel qu'un ra-
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dical phényle, 2-méthophényle, 2-méthoxyphényle, 4-ehloro-2-méthophényle 2,5-diméthoxy-4-chlorophényle, 2,4-diméthoxy-5-chlorophényle, 2-méthyl-4- méthoxyphényle, etc.
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Comme monohalogénures d'acide, de la formule
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mentionnés plus haut, on utilisera, dans le présent procédé, les mono-halogénures, par exemple les monobromures et de préférence les monochlorures des acides 2-carboxyfurane-3-sulfonique, 3,4-dichloro-2-carboxyfurane-5- sulfonique, 5-choro-2-carboxyfurane-3-sulfonique, 5-bromo-2-carboxyfura- ' ne-3-sulfonique, en particulier le monochlorure de l'acide 2-carboxythiophène-5-sulfonique, et de préférence celui de l'acide 2-carboxyfurane-5- sulfonique.
Conformément à l'invention, on peut employer soit les sulfohalogénures des acides de formule
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soit les halogénures des acides carboxyliques de même formule, c'est-à-di- re soit les composés de formule soit ceux de formule
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Conviennent avant tout, pour le procédé faisant l'objet de la présente invention, les halogénures d'acide du type ci-dessus indiqué, qui renferment le groupement -CO-halogène. de préférence le groupement -COCi, et dans lesquels le groupe SO3H3, qui par lui-même est également susceptible d'être transformé en un halogénure d'acide (sulfohalogénure), n'a pas été transformé en groupement -SO2-halogène.
Les sulfohalogénures de formule
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s'obtiennent par exemple par traitement des acides carboxyliques de la for- mule
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avec la chlorhydrine sulfurique. On opère de préférence suivant la technique suivante : on porte l'acide choisi dans un excès de chlorhydrine sulfurique à la température ordinaire, laisse réagir quelque temps à une température un peu plus élevée par exemple à environ 100 , laisse refroidir, verse sur de la glace;, extrait avec un solvant organique, par exemple avec de l'éther, le sulfochlorure formé,, élimine l'eau de la solution obtenue et distille finalement le solvant pour obtenir le sulfo- halogénure comme résidu de la distillation.
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Les halogénures d'acide de formule :
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s'obtiennent par exemple par sulfonation d'un halogénure d'acide de la formule :
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On effectue la sulfonation au moyen du trioxyde de soufre, par exemple à basse température, dans du dioxyde de soufre liquide ou, suivant un mode particulièrement avantageux, dans du chlorure de méthylène (CH2Cl2) Un -procédé particulièrement avantageux pour préparer ces halogénures consis- te à soumettre des acides de la formul A SO3H , et.en particulier soumettre des acides formule A COOH et, en particulier les acides 2-carboxyfurane- ou-thiophène-5-sulfonique à l'action d'un ha- logénure d'un acide sulfonique aromatique, par exemple à l'action du chlo- rure de l'acide benzène-sulfonique, du bromure ou du chlorure de l'acide p-toluène-sulfonique, ou, de préférence, à l'action du phosgène.
En règle générale, il est préférable d'effectuer cette réaction en présence d'une base organique tertiaire, par exemple en présence de triméthylamine, de tiéthylamine, de N-méthyl-morpholine et surtout en présence de pyridine.
Quand on opère en l'absence de pyridine et en présence de triméthylamine ou de triéthylamine, l'adjonction d'un solvant organique inerte, tel que le benzène, le ohlorobenzène, l'o-dichlorobenzène, le 1,2,4-trichloroben- zène, le nitrobenzène, le dioxane, etc., s'est révélée être avantageuse pour une bonne marche de la réaction. Ces modes opératoires présentent en outre l'avantage de donner des mélanges qui renferment les halogénures d'acides carboxyliques et sulfoniques désirés, et qui peuvent être utili- sés directement, suivant le procédé de la présente invention, pour traiter les colorants ci-dessus indiqués.
Pour préparer de tels mélanges, il est préférable d'ajouter à la pyridine tout d'abord les acides de la formule
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et d'ajou- ter ensuite, à une température un peu plus élevée, par exemple à 30 - 40 , l'halogénure d'acide choisi (par exemple le chlorure de l'acide p-toluène- sulfoniqué) ou éventuellement d'introduire du phosgène gazeux. On obtient un agent d'acylation particulièrement précieux en ajoutant au mélange ob- tenu. suivant ce procédé une base tertiaire plus forte que la pyridine, par exemple de la triméthylamine, ou mieux de la triéthylamine. On peut ainsi, par exemple, mélanger des acides de formule
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à de la pyridine, ajouter l'halogénure d'acide ou introduire du phosgène, et n'ajouter que pour finir de la triéthylamine.
On peut également mélanger l'acide de for- mule ci-dessus avec un solvant organique inerte, ajouter à ce mélange une base tertiaire appropriée (de préférence de la triéthylamine) et le colo- rant, puis finalement introduire l'halogénure d'acide ou le phosgène.
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Enfin, on peut également mélanger un des halogénures d'acide de la formule indiquée ci-dessus, par exemple le, chlorure de l'acide 2-carboxyfurane- ou -thiophène-5-sulfonique (sulfochlorure) ou celui de l'acide 5-sulfofurane-
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ou -thiophène-2-carboxylique (préparé par exemple., suivant l'un des procédés décrits ci-dessus), avec de la triéthylamine et le colorant, ajouter un sol- vant organique inerte, et effectuer ensuite l'acylation du colorant à tempé- rature plus élevée. Suivant l'une quelconque de ces méthodes, on peut aisé- ment introduire deux fois le radical :
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dans la molécule de colorant.
L'hydroxyle du radical du composant de copu- lation d'une part et le groupement -NH-aryl d'autre part, sont ainsi chacun acyléso En pratiquant l'acylation avec des halogénures d'acide de formule :
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on obtient également des dérivés contenant le reste
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et non pas des dérivés comportant le radical
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icfa Ruggli, HelvoGhimoActa9 vol-24 - p.197 (194l) J'
Les dérivés des colorants ainsi obtenus sont en général facilement solubles dans l'eau. L'absence de produits de départ dans le mélange réac- tionnel peut être aisément constaté en diluant avec de l'eau acidifiée un échantillon prélevé sur le mélange réactionnel et en vérifiant si l'échan- tillon ainsi dilué contient des produits insolubles.
On isole ces nouveaux dérivés, par exemple en versant le mélange réactionnel une fois refroidi dans un acide minéral dilué;, tel que 1'acide sulfurique, et en précipitant le produit acylation dans cette solution acide par addition de chlorure de sodium. Après séparation, on peut éven- tuellement le purifier par dissolution dans l'eau et reprécipitation au chlorure de sodium. Lorsque le mélange réactionnel contient un solvant organique peu soluble ou insoluble dans l'eau, on l'élimine par distilla- tion, éventuellement sous pression réduite, par exemple après avoir versé le mélange dans-l'acide minéral dilué et, après avoir ajouté du chlorure de sodium.
Les produits obtenus par le procédé faisant l'objet de la pré- sente invention, sont nouveaux. Dans 1':état actuel de nos connaissances
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(voir également Helv.Chim.Acta, vol..2 po505'i, fascicule extraordinaire) on peut leur attribuer la formule générale ci-après
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dans laqùelle F1 représente un radical cyclique condensé aux positions du noyau benzénique dont les valences sont marquées par des traits, R2 un radical d'un composé diazoïque renfermant des groupements aroylaminogènes et A un hétérocycle comprenant un atome de soufre ou d'oxygène et quatre atomes de carbone reliés entre eux par un système de doubles liaisons con- jugués. En outre, les'deux groupes -SO3H indiqués, ces produits ne ren- ferment pas de groupe solubilisant.
Ces nouveaux produits possèdent la propriété d'être relative- ment stables vis-à-vis des acides dilués, principalement à basse tempéra- ture. En revanche ils sont scindés avec une facilité surprenante par les alcalis, même faibles, et redonnent le colorant insoluble initial. Ainsi un traitement très bref par une solution aqueuse diluée'et froide d'ammo- niac suffit à scinder ces produits et à reformer pratiquement tout le co- lorant initial.
En raison de ces propriétés, ces nouveaux dérivés des colorants constituent des produits de grande valeur, particulièrement bien appropriés à la teinture des textiles, par exemple à la teinture au foulard et par im- pression.
On obtient d'excellents résultats, en traitant par des alcalis, et préférablement par de l'ammoniaque les impressions obtenues suivant des procédés en eux-mêmes connus, au moyen de couleurs d'impression acides à neutres contenant les dérivés de colorants préparés suivant le procédé de la présente invention. Ce traitement par des alcalis est effectué de pré- férence au moyen d'alcalis faibles et dilués, éventuellement même au moyen de gaz ammoniaco La présente invention s'étend également au procédé d'in- pression que L'on vient de décrire.
Des dérivés de colorants d'une composition analogue à celle des dérivés obtenus par le procédé de la présente invention, sont mentionnés au brevet français No.815.575. Mais l'impression au moyen de ces dérivés connus présente certaines difficultés résidant principalement dans le fait que la saponification de ces produits demande en général un certain temps.
Lorsqu'on essaie de saponifier ces dérivés connus, par exemple en les trai- tant par des alcalis, on constate que la saponification est parfois telle- ment longue que le dérivé du colorant (qui est soluble) a le temps de se dissoudre et de quitter ainsi la fibre. Non seulement la force de la tein- t.ure se trouve ainsi diminuée, mais encore il arrive souvent que le colo- rant, qui s'est dissout et a quitté la fibre, tache les endroits non impri- més du tissu.
On a cherché à obvier à ces inconvénients des produits con- nus, en appliquant le procédé faisant l'objet du brevet frangais No.840.459, c'est-à-dire, soit en effectuant la saponification dans des solutions salines concentrées, la haute concentration en sels de ces solutions étant destinée à empêcher la dissolution des dérivés solubles des colorants, soit en ajou- tant de petites quantités de sels appropriés, qui transforment rapidement les dérivés solubles des colorants en composés métalliques insolubles, par exemple en sels alcalino-terreux, ceci rendant plus difficile la dissolu- tion de ces colorants.
Ces procédés sont tous très compliqués et, pour le maître-tein- turier, à tel point inusités qu'ils n'ont dans la pratique pas été employés.
. En regard de ces procédés connus, le procédé faisant usage des pro-
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duits obtenus suivant la présente invention, présente l'avantage d'être ex- traordinairement facile à appliquer. L'impression aussi bien que la saponi- fication subséquente peuvent être menés à bien par les procédés usuels et en déhors des nouveaux dérivés de colorants., on utilise ni substances inhabi- tuelles ni quantités excessives de substances auxiliaires, ni appareils par- ticuliers.
De plus, la facilité avec laquelle la saponification des nouveaux dérivés de colorants peut être effectuée permet d'opérer de manière rapide et continue et permet de préserver les matières imprimées aussi bien que les appareils de toutes influences nuisibles, étant donné qu'on n'emploie, pour la. saponofication, ni hautes températures ni réactifs nocifs.
Par ailleurs, les dérivés de colorants connus et décrits au brevet français No.815.575 ne donnent pas toujours des résultats satisfaisants, en particulier en ce qui concerne la teinture des fibres d'origine animale, telles que la laine. En effet, par suite de leur stabilité vis-à-vis des alcalis,, ils ne peuvent être saponifiés au moyen d'alcalis que par un trai-. tement énergique ou de longue durée et préférablement par un traitement au moyen de solutions d'hydroxydes alcalins.
Les dérivés de colorants obtenus par le procédé de la présente'in- vention sont au contraire particulièrement bien appropriés à la teinture et à l'impression de la laines car., du fait de leur stabilité relativement bon- ne vis-à-vis des-acides, ils permettent de teindre la laine suivant les pro- cédés habituels en bains acides; les produits insolubles initiaux peuvent ensuite être reformés sur la fibre de laine par un traitement très doux qui n'endommage pas la fibre., par exemple par un bref traitement à froid au moyen d'une solution diluée d'ammoniac.
Au lieu d'effectuer le traitement par les alcalis, à froid, on peut aussi, très facilement, saponifier'les dérivés sur la fibre, par.un traitement à chaud en milieu acide ou neutre, par exemple en saponifiant ces dérivés à
95 - 100 C sur des fibres teintes selon les procédés de teinture usuels, par exemple en un bain contenant de l'acide sulfurique. On obtient ainsi des teintures de valeur, se distinguant notamment par une bonne solidité au frot- tement et aux traitements par voie humide.
Les exemples ci-après sont destinés à illustrer l'invention sans en limiter cependant la portée Les parties et pourcentages indiqués le sont, sauf mention contraire, en poids et les températures en degrés centi- grades.
Exemple 1.
On dissout, en remuant, 17,2 parties d'acide 2-carboxyfurane-5- sulfonique dans 120 parties en volume de pyridine anhydre et on ajoute 11,5 parties du colorant azoïque préparé à partir'du 4-benzoylamino-2,5-diéthoxy- l-aminobenzène diazoté et de l'anilide de l'acide 2-hydroxy-3-naphtoïque.
On fait passer à 30 - 40 en l'espace d'environ 1 heure 1/2 10,7 parties de phosgène dans le mélange obtenu, puis on chauffe à 90 - 95 . Au bout d'environ 2 heures le pigment bleu initial est dissous et un échantillon du mélange réactionnel se dissout dans l'ea.u en donnant une solution clai- re de couleur brune.. On laisse alors refroidir le mélange réactionnèl, on le verse en remuant dans un mélange de 450.parties d'eau et de 63 parties d'acide sulfurique concentrée ajoute 30 parties de chlorure de sodium et chauffe à 40 - 50 ; le produit de la réaction précipite à l'état résineux et se dépose bien.
Après avoir décanté le mélange d'acide, de pyridine et d'eau, on dissout le résidu dans 400 parties d'eau, en chauffant à 40 - 50 , précipite à nouveau le composé résineux à 40 - 5P au moyen de 60 parties de chlorure de sodium, décante le mélange d'eau et de sels et sèche sous vide à 40 - 50 . Le produit de la réaction se présente alors sous forme d'une
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poudre brune, qui se dissout dans l'eau en donnant des solutions claires de coloration brune. En traitant une solution aqueuse de ce produit par des alcalis dilués, par exemple par de l'ammoniaque, le pigment initial bleu insoluble se sépare rapidement, par suite de la saponification du reste carboxyfurane-sulfoniqueo ,
Exemple 2.
On dissout en remuant 4,8 parties d'acide 2-carboxyfurane-5-sul- fonique dans 40 parties en volume de pyridine anhydre et on ajoute 3,6 par- ties du colorant azoïque obtenu à partir du 4-benzoylamio-2,5-diéthoxy-l-. aminobenzène diazoté et de l'anilide de l'acide 2-hydroxy-3-naphtoïque. A ce mélange réactionnel on ajoute ensuite 5,2 parties de chlorure de l'aci- de p-toluènesulfonique et 11,6 parties de triéthylamine. On chauffe à 90- 95 , en remuant. L'acylation est terminée en peu de temps (15 minutes) et un échantillon du mélange réactionnel donne dans l'eau une solution claire.
Le produit obtenu par relargage au moyen de chlorure de sodium (suivant les données de l'exemple 1), est identique au produit décrit à l'exemple 1.
En acylant le colorant obtenu à partir du 4-benzoyl-amino-2,5- diéthoxy-1-aminobenzène diazoté et de l'o-méthoxy-anilide de l'acide 2- hydroxy-3-aphtoïque suivant les données indiquées ci-dessus, on obtient un produit d'acylation qui se dissout également dans l'eau en donnant des solutions brunes.
Exemple 30
On dissout en remuant 5,2 parties d'acide 2-carboxy-thiophène-5- sulfonique dans 40 parties en volume de pyridine anhydre et on ajoute 2,85 parties du colorant azoïque obtenu à partir du 4-benzoylamino-2,5-diéthoxy-1- aminobenzène diazoté et de l'anilide de l'acide 2-hydroxy-3-naphtoïque.
A ce mélange réactionnel on ajoute 5,2 parties de chlorure de l'acide p-toluènesulfonique et on chauffe en remuant à 90 - 95 . Au bout de 10 mi- nutes environ, le pigment bleu initial est dissous et un échantillon du mé- lange réactionnel dilué avec de l'eau donne une solution claire de colora- tion brune.
On verse alors en remuant le mélange réactionnel refroidi à la température ordinaire, dans un mélange de 150 parties d'eau et de 18 par- ties d'acide sulfurique concentré. On ajoute 10 parties de chlorure de sodium et on chauffe à 40 - 50 , Le produit de la réaction se sépare à l'état résineux et se dépose. Après avoir décanté le mélange d'acide, de pyridine et d'eau, on dissout le résidu dans 150 parties d'eau;, en chauf- tant à 40 - 50 . relargue au moyen de 15 parties de chlorure de sodium à 40 - 50 , essore et sèche sous vide à 40 - 50 , Le produit de la réaction est, à l'état sec, une poudre brune qui se dissout facilement dans l'eau en donnant des solutions claires de coloration brune. Le piment initial bleu insoluble peut être régénéré'par saponification au moyen d'alcalis dilués.
Exemple 4.,
On mélange*en remuant 5 parties du sel disodique sec de l'acide
2-carboxyfurane-5-sulfonique avec 40 parties en volume de pyridine an- hydre, ajoute 4,5 parties de chlorure de l'acide p-toluènesulfonique et 1 partie du colorant azoique obtenu à partir du 4-benzoylamino-2,5-diétho- xy-1-aminobenzène diazoté et de l'anilide de l'acide 2-hydroxy-3-naphtoï- que et chauffe à 90 - 95 , en remuant; au bout d'environ 2 à 3 heures un échantillon du mélange réactionnel dilué avec de l'eau donne une solution brune. On isole le produit d'acylation suivant la technique décrite à l'exemple l, et on obtient un produit de couleur brune, identique à celui obtenu à l'exemple 1.
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Exemple 5.
On porte 6 parties d'acide 2-carboxyfurane-5-sulfonique dans 40 parties en volume de chlorbenzène anhydre, ajoute 16 parties de triéthylamine et 65 parties de chlorure de l'acide p-toluènesulfonique et chauffe, en remuante à 50 - 70 Au bout de quelque temps un produit brun, huileux;, se dépose ; onajoute alors 0,5 partie du colorant azoïque obtenu à partir
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du 4-benzoylamino-2,55-diéthoxy-1-aminobenzène diazoté et de l'an.lide de l'acide 2hydroxy 3 naphtoïque9 et on le chauffe, en remuante jusqu'à ébul- lition légère, ce qui fait progressivement passer le piment bleu initial en solution tandis que le mélange réactionnel brunit.
On laisse refroidir le mélange réactionnel à la température ordinaire, verse dans de l'acide sulfurique dilué, ajoute du chlorure de sodium, et distille le chlorobezè- ne et l'eau sous video On dissout le résidu de la distillation dans l'eau, en chauffante filtre la solution pour éliminer les traces de piment initial non dissous9 relargue le produit de la réaction au moyen de chlorure de so- dium et sèche sous video On obtient le même produit qu'à l'exemple l.
On obtient un composé acylé donnant dans l'eau des solutions brun rouge., en acylant. conformément aux données du présent exemples le colorant
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azoïque obtenu à partir du 4 benzoylamino 5mméthyl mméthxy1 aminobenzène diazoté et de l'anilide de l'acide 2 hydrocy 3 naphtoïqzeo
Exemple 6.
On dissout 6,5 parties du sulfochlorure de l'acide 2-carboxyfurane- 5-sulfonique dans 40 parties en volume de pyridine anhydre, en chauffant légèrement et on y ajoute l,l partie du colorant azoïque obtenu à partir du
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4-benzoylamîno-295-diétho-sqr-1-amino-benzène diazoté et de l'anilide de l'aci- de 2-hydroxy-3-naphtoiqueo On chauffe le mélange réactionnel à 90 - 95 s .en remuant. Au bout d'environ 1/4 d'heures le piment bleu initial est passé en solution et le mélange réactionnel a pris une coloration brune; un échan- tillon de ce mélange donne dans l'eau une solution bruneo On isole le pro- duit de l'acylation suivant les données de l'exemple 1 et on obtient le même produit que celui obtenu suivant les indications de l'exemple 1.
Exemple 7.
On prépare une couleur d'impression avec 40 parties du produit obtenu suivant les données de l'exemple 1
360 parties d'eau
100 parties de thiodiglycol
500 parties d'un épaississant neutre à base d'amidon et de gomme adragante
1000 parties.
On imprime avec cette couleur un tissu de coton, sèche, et de préfé- rence vaporise 3 à 10 minutes au Matherplatt. L'impression est ensuite dé- veloppée en faisant passer le tissu rapidement (1 minute environ) dans une solution d'ammoniac à 1 à 2%. On malte et savonne à l'ébullition. On ob- tient ainsi une impression bleues vive et de bonne solidité.
Exemple 8.
Dans un bain de teinture constitué par 3 parties du produit d'acy= lation du colorant obtenu conformément à l'exemple 1, 3000 parties d'eau et 50 parties d'acide sulfurique à 10%, on teint 100 parties de laine, d'abord pendant une demie-heure à 40 - 90 , puis pendant 1/4 d'heure à 90 - 95 . Le colorant s'est alors complètement fixé sur la laine et celle-ci
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est colorée en brun. On développe alors la teinture à la température ordi= naire au moyen d'une solution d'ammoniac à 1 à 2%. qu'on laisse agir pen- dant environ 5 minutes. On rince ensuite, savonne pendant 10 minutes à 40 - 50 avec une solution contenant par litre d'eau 2 g du sel de sodium de
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l'acide N-benzyl-u-heptadécyl-benzimîdazol-disulfonîque,, rince et sèche.
On obtient ainsi une vive coloration bleue.
REVENDICATIONS.
1) Procédé de préparation de nouveaux dérivés de colorants azoï- ques caractérisé par le fait qu'on soumet une molécule d'un colorant azoï- que exempt de groupements solubilisants et renfermant le groupement :
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dans lequel R1 représente un radical cyclique condensé aux positions du noyau benzénique dont les valences sont marquées par des traits et R2 un radical d'un composé diazoïque renfermant des groupements aroylaminogènes, à l'action de 2 molécules-grammes d'un monohalogénure d'acide répondant à la formule :
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