Cylindre de moteur à combustion interne. L'objet de l'invention est un cylindre de moteur à combustion interne.
Les tensions qui se produisent dans les parois des cylindres à combustion interne sont dues, on le sait, à deux causes principales qui sont, d'une part, la pression du fluide mo teur à l'intérieur du cylindre, et, d'autre part, la différence de température dans l'épaisseur de la paroi en raison de la. chaleur qui se transmet de la. parti interne chaude vers le milieu réfrigérant externe.
Oiï peut obvier aux effets dus à l'ac croissement de la pression du fluide clans le cylindre en augmentant l'épaisseur de la, paroi de ce dernier, mais la. limite jusqu't laquelle cet épaississement peut s'o pérer clans la pratique est rapidement atteinte, parce que cette #tu,uueiitatiou de l'épaisseur de la paroi, tout en réduisant les tensions dues à la pression du fluide, ac croît celles -qui sont dues à la différence de température.
On voit donc qu'il s'agit de ré pondre à des conditions opposées, et la pratique usuelle consiste à donner à. la paroi du cy lindre la plus grande épaisseur possible en tenant compte des conditions de température; le diamètre du cylindre est donc limité par la nécessité de satisfaire simultanément à ces deux conditions.
Afin de surmonter cette dif ficulté et d'augmenter la dimension qu'il est possible d'affecter .au cylindre, on .a. proposé de donner à ce dernier une épaisseur si faible qu'il ne peut résister aux .efforts de la pres sion auxquels il serait soumis en régime nor mal et de le renforcer à l'extérieur par quel que dispositif de résistance à la, pression. Bien entendu, chacun sait également que le cylin dre peut être muni de nervures de refroidis sement.
L'intensité des tensions considérées n'est pas constante sur toute la longueur du cy lindre, elle est maximum dans celle des par ties de 1.a, paroi cylindrique qui entoure la chambre de combustion et décroît rapidement quand on va vers celles des parties de la pa roi qui sont éloignées de la chambre, parce que la pression et la température sont moin dres dans -celles-ci; la, première partie est courte. On peut donc augmenter l'épaisseur des secondes parties sans qu'elles aient à sup- porter des tensions exagérées dues à. la cha- lc.ui.
Dans le cylindre selon l'invention, comme dans d'autres cylindres connus pour moteurs à combustion interne, celle des parties de sa paroi qui est soumise aux tensions les plus élevées dues à la température et à la pression est mince et est renforcée par des nervures extérieures.<B>il</B> s'en distingue par contre en ce que sa paroi est plus épaisse de l'un des côtés au moins de la partie mince et en ce que les nervures sont reliées à cette partie plus épaisse, de sorte que les efforts dus aux ten sions provenant de la. température et de la pression sont transmises à las partie plus épaisse par les nervures.
Le dessin annexé représente, à, titre d'exemple, deux formes d'exécution du cy lindre.
Les fig. 1 et \? sont une coupe axiale par tielle et une coupe transversale (suivant la ii-ne ?-? de la fig. 1) d'une première forme d'exécution; La fil. 3 est une coupe: axiale partielle de la seconde forme d'exécution; Les fig. 4 et 5 se rapportent à des va riantes de détail.
Le cylindre due montrent les fi-. 1 et renferme un seul piston 3 à simple effet dé limitant avec une culasse 9 et la paroi cy lindrique 3-1-4 une chambre de. combus tion 7. -1 la hauteur de la, chambre 7, là oii les tensions dues à la pression et à. la. tern- pérature sont maxima, la paroi cylindrique 3-1-4 présente une partie 1 ayant sur toute sa hauteur une épaisseur sensiblement cons tante et insuffisante pour que cette partie 1 puisse résister par elle-même à la pression.
Ladite partie 1 est venue de fonte avec une partie supérieure 3 de la paroi, qui se trouve :iu-dcssus de la chambre 7 et. a une forte @@paisseur, ainsi qu'avec une partie inférieure ayant en coupe longitudinale la forme d'un trapèze dont la hauteur est notablement plus lyrande que l'épaisseur de la partie 1. Les parties 3 et 4 peuvent sans inconvénient avoir (les épaisseurs plus fortes que 1, puisque les températures y sont moins élevées.
La partie 1, trop faible par elle-mêrne, est renforcée par des nervures radiales ? rectilignes parallèles à l'axe du cylindre, venues de fonte avec 1, 3, 4. prenant appui sur 3, 4, et formant poutres; leur élévation a la, forme générale d'un trapèze et leur section horizontale ccllr d'un T.
La seconde forme d'exécution (fi-. 3) ren ferme deux pistons 11, 1\? en mouvant en sens opposés et délimitant avec la partie 1 de la paroi cylindrique 13-1-14 une chambre de combustion 15. Cette partie 1 n'a pas une épaisseur suffisante pour résister par elle- même à la, pression; elle est venue de fonte, d'une part, avec des parties 13, 14 ayant en coupe axiale la forme de trapèzes et une épais seur maximum notablement plus grande que la sienne, ainsi qu'avec les nervures 2 qui prennent appui sur les parties 13, 14 et for ment poutres.
A la hauteur de la, chambre 1:), les nervures sont entonnées d'une pièce, annu laire de renforcement 5, conformément à la disposition décrite clans le brevet suisse 1O 6500-9 du ?1 janvier 1913 au nom de Still.
Les nervures peuvent avoir des sections transversales dont l'aire varie suivant les di vers points dc la long-meur de ces nervures ou des section S transversales de différentes forme, par exemple celle de trapèzes symé triques dont la grande base est tournée vers l'extérieur (fig. 4), celle de rectangles (fi;.
5). Au lieu d'être rectilignes et parallèles à l'axe du cylindre, elles peuvent. être soit rec tilignes et inclinées sur cet axe, soit incur vées. Elles pourraient être disposées de Ma- rnière à. agir, non plus comme poutres, mais bien comme consoles en prenant appui unila téralement sur une seule partie épaisse de la paroi cylindrique.