Frein à air comprimé. L'objet de la présente invention est un frein à air comprimé, dont le dessin annexé donne, à titre d'exemple, une forme d'exé cution.
La fig. 1 représente le cylindre du frein, comportant 2 chambres Cl et C2, séparées par le piston P, qui agit sur la timonerie et par elle sur les sabots des freins.
L'organe de commande du frein A est re lié d'une part à la chambre C1 par le canal Co et, d'autre part, par B, avec la conduite prin cipale à air comprimé E venant de la locomo tive. La chambre C2 communique avec la sou pape So par le canal c3 ménagé dans la pa roi du cylindre.
L'organe de commande dont la fig. 2, donne une coupe détaillée se compose d'un petit piston double p, p2 actionnant une sou pape S,; l'une des faces, p2, de ce piston est soumise à la pression de l'air du cylindre; l'autre face du piston, p,, est soumise à la pression de la conduite principale E lon geant le train. Lorsqu'il se produit une dif férence suffisante de ces pressions, le piston p1 p2 se déplace de gauche à droite ou de droite à gauche suivant que l'effort est plus grand sur l'une ou l'autre de ses faces, comme il est expliqué ci-dessous.
Le fonctionnement du frein est le suivant: 1 Remplissage: L'air venant de la conduite principale E entre dans les deux chambres C1 C2; en C, d'abord, par la conduite B,, les canaux c1 c2 c'2 et c0 (la bille b étant soulevée par la pres sion) puis en C2 par c1 c2, la soupape S0 qui est soulevée et c5. La pression est ainsi la même sur les deux faces du piston P, soit dans les deux chambres<B>CI</B> et C2, à 1/4 d'at mosphère près, par le fait du ressort ro dis posé sur la soupape So, qui est réglée en conséquence.
<I>2 </I> Freinage Lorsque le mécanicien veut produire un serrage de service, il ouvre le robinet de la conduite principale sur la locomotive; la baisse de pression qui résulte de cette ma noeuvre, dans la conduite principale se réper cute en B, et, par conséquent, en C3 par c,, déterminant le déplacement de p, p2 qui est poussé par 1a pression existant dans la cham bre du cylindre à frein communiquant avec la face gauche de ce piston. Ce déplacement est d'autant mieux assuré que la bille b obstrue le canal c2.
Le piston p1 p2 en se dé plaçant entraîne la soupape S1 et permet ainsi par c3 c4 l'évacuation dans l'atmosphère d'une partie de l'air de la chambre de droite du cylindre à frein, assurant par cela le ser rage. Au début du mouvement de p1 p2, C3 communique avec B1 par cl, le canal a est fermé; après un petit déplacement de p1 p2 sur la droite, a s'est découvert avant que c1 :;e ferme, puis le mouvement se poursuivant c1 se ferme jusqu'au moment où le piston p1 p2 venant à fin de course, c1 est de nouveau ou -vert, en même temps que a.
Au cours de ce déplacement de p1 p2 on a donc eu un instant, très court il est vrai, mais suffisant, pendant lequel les canaux a et C1 étaient ouverts si multanément, ce qui a permis à un petit vo lume de l'air de la conduite principale de pas ser à l'air libre; ce n'est qu'à la fin de la course du piston p1 p2 que cette communica tion est assurée de façon plus durable, pour l'évacuation de l'air de la conduite principale à l'air libre, ce qui se produit en particulier en cas d'urgence, sous l'action du mécanicien qui a ouvert en plein et rapidement son robi net clé frein, ou en cas d'accident tel que rup ture d'attelage, ou fonctionnement du robinet d'alarme.
D'autre part, la soupape Si est construite de telle sorte que la section qu'elle offre au pas sage de l'air va en croissant; de petite qu'elle est, lorsque le déplacement de la soupape est lui-même réduit, elle devient plus grande lorsque la soupape s'éloigne d'avantage de son siège.
De cette façon, on obtient un serrage mo déré lorsque la pression dans la conduite est faible et un serrage beaucoup plus rapide et énergique, lorsque la dépression est elle-même plus sensible.
3 Desserrage: Pour desserrer les freins, le mécanicien met au moyen de son robinet de frein la con- duite principale D en communication avec le réservoir principal de la locomotive; l'air sous pression arrive en B1 B2, refoule le piston p1 p2 qui recouvre l'ouverture du canal a, en même temps qu'il découvre l'ouverture des canaux c1 c2, l'air arrive ainsi en C, par b1, c1 C c0, déterminant le refoulement de droite à gauche du piston P à fond de course et, par conséquent, le desserrage des freins. La soupape S0 de l'obturateur maintenue par le ressort r0 empêche l'accès de l'air comprimé clans la chambre C2 aussi longtemps que la pression dans cette dernière se maintient à · atmosphère au-dessous de la pression nor male de C1.
Le cylindre de frein de chaque véhicule peut être isolé de la conduite principale au moyen du robinet I.