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" Tissus'-raidis et stables au lavage et procédé de préparation de oes tissus ".
Pour obtenir des tissus raides et stables au lavage, en particulier des faux-ools, des manchettes et des arti-
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clés similaires qui acquièrent de la fermeté au blanchissage, on a essayé de substituer à l'empesage une opération dans laquelle l'amidon est remplacé par un agent de raidissement stable à l'eau tel qu'une résine ou un éther-sel cellulosi- que. Le linge imprégné d'une telle matière devrait se prê- ter au lavage, sans subir aucun dommage, comme du linge or- dinaire et ensuite être en mesure de reprendre au repassage la forme qu'il avait avant le lavage. A cet égard les pro= duits utilisés ou proposés jusqu'à ce jour présentent tous certains défauts : ou bien la matière est trop raide ou bien elle est insuffisamment plastique à la température nécessaire à l'opération.
Ainsi, les matières artificielles qu'on a proposées, par exemple des dérés cellulosiques et d'autres matières à poids moléculaire élevé, offrent l'inconvénient de ne pas laisser aux articles qu'elles imprègnent assez de mollesse et de plasticité pendant le lavage pour que celui- ci puisse être effectué sans difficulté ou encore de ne pas présenter, après repassage, la raideur et la résistance né- cessaires.
Un autre désavantage est que les matières artificiel- les utilisées jusqu'ici ne collent pas assez entr'elles en sorte que, si l'on cherche à obtenir un raidissement par insertion d'un tissu imprégné entre deux couches de tissu ordinaire, l'adhérence est insuffisante et le tissu imprégné se déplace ou se détache quand on le lave et qu'on le re- passe.
Or, la Demanderesse a trouvé qu'on peut obtenir dans des conditions très avantageuses des tissus raidis et stables au lavage qui répondent à toutes les exigences. Il suffit, pour cela, d'imprégner ou de revêtir le tissu d'une cétoàe vinyl-alcoylique polymérisée. Les produits de polymérisation de cétones vinyl-alcoyliques et surtout de la cétone poly-
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vinyl-méthylique sont des substances artificielles qui of- frent, dans une large mesure, la propriété de raidir le linge de manière qu'il puisse être lavé puis repassé sans se déformer, se rétrécir ou se déplacer et reprendre sa for- me et sa raideur primitives.
Les produits de polymérisation ne se séparent pas du tissu au lavage; ils y restent à tel point qu'après 40 la- vages ou plus les propriétés de l'article considéré demeu- rent inaltérées.
Au lieu du produit de polymérisation d'une cétone vi- nyl-alcoylique, on peut aussi utiliser le produit mixte de la polymérisation d'une oétone vinyl-alooylique et d'un au- tre oomposé polymérisable. On peut, par exemple, raidir des tissus et les rendre stables au lavage à l'aide du produit de la polymérisation de oétone vinyl-méthylique et de styro- lène ou d'une oétone vinyl-alcoylique et d'un ou plusieurs autres composés non saturés et polymérisables, tels que l' acétate vinylique, le chlorure vinylique ou un éther-sel de l'acide acrylique.
Dans certainscas, on peut s'assurer des avantages spéciaux par l'utilisation de ces produits de polymérisation mixtes. Parmi les produits en question, certains tels que le produit dérivant de la oétone vinyl-méthylique et du sty- rolène, offrent une plus grande stabilité à l'eau,ce qui est quelquefois désirable. De plus, on peut modifier les pro- priétés de substances de raidissement si l'on utilise ces produits de polymérisation mixtes.
On peut raidir les tissus ou les matières tressées, à l'aide d'une solution ou d'une émulsion de la cétone poly- vinyl-alooylique, en opérant par immersion, par arrosage, par étalement au râoloir, par cylindrage, ou d'une manière similaire. Après l'imprégnation, on sèche la matière de pré-
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férenoe à une température supérieure à la température nor- male. Si l'on fait appel à des solvants, on peut ensuite les récupérer afin de diminuer les frais de l'opération.
On peut revêtir des fils et filés à l'aide de cétones polyvinyl-alcoyliques, les sécher et les utiliser pour la préparation de tissus. De cette manière, on parvient à con- fectionner des tissus serrés ou au contraire à larges mail- les ainsi que des matières tressées. On a donc la possibi- lité de préparer des produits perméables à l'air et à l'eau aussi bien que des produits imperméables.
C'est là un avantage particulier dans la préparation de feuilles intercalaires pour vêtements ou articles de lin- gerie.
Les tissus ainsi préparés prennent la forme désirée quand on les chauffe en les repassant ou en les pressant et on peut les utiliser soit tels quels soit aussi comme feuil- les intermédiaires dans la préparation de tissus formés de plusieurs couches collées ensemble.
On peut, par exemple, combiner les feuilles ou nappes de tissu en les collant ensemble sans faire appel à aucun solvant organique en pressant à chaud les couches de tissu superposées ou aussi en gonflant à l'aide d'un solvant et/ ou d'un agent ramollissant le tissu préparé et en le oombi- nant ensuite, sous pression et à une température supérieure à la température normale,à d'autres tissus. On peut même brosser avec une matière collante résistant au lavage le tissu imprégné et ensuite effectuer le collage.
On peut modifier la raideur du tissu en ajoutant des agents ramollissants aux solutions ou aux émulsions des cé- tones polyvinyl-alcoyliques. De même, on peut y introduire des colorants organiques solubles ou insolubles et des pig- ments minéraux.
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EXEMPLES :
1) On imprègne un tissu de coton avec une solution à 20 % de oétone polyvinyl-méthylique dans de l'acétone et on le sèche à 50 . On peut donner à la matière imprégnée toute forme désirée en la repassant ou en la pressant à chaud; elle se prête alors à l'utilisation comme feuille intermé- diaire ou à la préparation de vêtements. On peut remplacer l'acétone par un autre solvant ou un mélange de solvants.
Quand on utilise du chlorure de méthylène, tout danger d'in- flammation est exclu.
2) Sur les deux faces d'un tissu de coton, imprégné comme il a été décrit dans l'exemple 1, on coud une couche de tissu et on presse le tout à chaud. Après refroidissement, les oouches adhèrent complètement les unes aux autres. On peut aisément laver le produit ainsi obtenu aveo les agents de lavage usuels. Il se prête à la préparation d'articles de lingerie raidis, tels que des faux-cols ou des manchettes.
3) On prend un tissu raidi de la manière indiquée dans l'exemple 1 à l'aide d'une solution à 15 % d'une cétone po- lyvinyl-éthylique dans de l'acétone; on le fait gonfler su- perficiellement en le plongeant, pendant un court laps de temps, dans de l'alcool et on le place alors entre deux tis- sus que l'on presse légèrement. On élimine la partie princi- pale du solvant, par chauffage pendant peu de temps, et fi- nalement on soumet les tissus à un oourt traitement par pres- sion à environ 100 . Après refroidissement, les couches du tissu sont intimement liées et raidies.
4) On traite un tissu de lin par une émulsion à 20 % de cétone polyvinyl-méthylique et on le traite ensuite comme indiqué dans l'exemple 1.
5) On imprègne un tissu de coton à l'aide d'une solu- tion à 25 % du produit de polymérisation de parties équimolé-
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culaires de cétone vinyl-méthylique et de styrolène dans du benzène et on le sèche à 60 . On peut donner toute forme désirée au coton ainsi traité en le repassant ou en le pres- sant à chaud; cette forme reste intacte à la température normale et après lavage on peut la rétablir par repassage.
Pour cette raison, le tissu convient particulièrement bien comme couche intercalaire pour raidir des articles d'habil- lement, surtout des faux-cols.
6) On imprègne un tissu de coton ou d'une autre fibre, d'après les indications de l'exemple 5, par une solution du produit mixte de polymérisation obtenu à partir de 60 parties en poids de cétone vinyl-méthylique et de 52 parties en poids de styrolène et on presse le tissu à chaud entre deux tissus de lin. Après refroidissement, les couches sont complètement raidies et collées ensemble. On peut laver beaucoup de fois le produit ainsi obtenu et il reprend toujours sa forme pri- mitive après lavage et repassage.
7) Si dans l'opération décrite dans les exemples 5 et 6,on utilise le produit de polymérisation de la cétone vinyl- méthylique et d'un éther-sel de ltacide acrylique, par exem- ple, l'acrylate d'éthyle, on obtient un tissu notablement plus mou qui est également stable au lavage tandis qu'avec les procédés décrits dans ces deux exemples, on obtient des tissus particulièrement raides.
Avec le produit de polymérisation de la cétone vinyl- méthylique et de ltacrylate de méthyle, on arrive au même résultat.