<Desc/Clms Page number 1>
MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de BREVET D ' I N V E N T I O N sous le bénéfice de la Convention Internationale du 20 Mars 1883 formée par la Société anonyme dite "OREAL-MAROC", demeurant à CASABLANOA (Maroc), 2 rue Caporal Beaux , Pour : " Procédé perfectionné de récupération, en savonnerie, de glycérine à haute concentration" ayant fait l'objet de sa demande de brevet déposée en France le 8 décembre 1945 sous le N P.V. 506.918.
Dans la pratique actuelle de l'industrie de la savonnerie, la récupération de la glyoérine se fait à partir des eaux de relargage par le sel'des solutions de savons (solution salée + glycérine + savon et soude en petite quantité), ces eaux étant traitées par l'acide chlorhydrique, qui transforme la soude en ohlorure de sodium, puis par le sulfate d'alumine qui précipite le savon sous forme de savon d'alumine et qui provoque une sorte de défécation assurant la précipitation des
<Desc/Clms Page number 2>
albuminoîdes et des impuretés colloldales. On obtient ainsi, finalement, une solution de glycérine dont la cncentration ne dépasse pas 6 à 8%.
La présente invention a pour objet : A - un. procédé perfectionné de récupération de la glycérine en savonnerie, procédé permettant d'obtenir, sans dépense de calories, une concentration élevée en glycérine, de récupérer la plus grande partie du sel et de produire un savon entièrement lavé un grand nombre de fois, tout en conservant audit savon la quantité de glycérine que l'on désire, et essentiellement caractérisé :
1 - par un double processus de lavage du savon à contre-courant en circuit fermé au moyen de solutions salines contenant déjà de la glycérine et provenant d'opérations antérieures, savoir :
a - un lavage à l'eau salée (solution de chlorure de sodium) de quantités successives de savon, ledit savon perdant, au cours de ces lavages, une partie de ma glycérine qui passe dans la solution saline dont la teneur en glycérine va en croissant jusque ce qu'un état d'équilibre entre la solution et le savon ait été atteint; b - un lavage, au moyen d'une lessive de soude, de quantités successives d'un savon salé non déglycériné (ou même, éventuellement, sur-glycérine), mais débarrassé de la plus grande partie de ses impuretés, la lessive de soude s'enrichissant en glycérine et en sel, tandis que lesavon s'enrichit en soude et perd sansel, ce lavage ayant pour but d'éliminer tout ou partie du sel contenu dans le savon;
<Desc/Clms Page number 3>
2 - par le fait que, pour réoupérer la glycérine, la soude et le sel de la seconde lessive de lavage, on utilise cette dernière pour saponifier de nouvelles quantités de corps gras, après enrichissement de ladite lessive en soude et élimination delaplus grande partie du sel qu'elle contient.
3- par le fait que 1 'on récupère finalement la glycérine, en continu, en soutirant, en un point du circuit de lavage, la lessive de lavage salée à partir du moment où elle a atteint une concentration convenable (40% par exemple) en glycérine et en traitant ladite lessive par les procédés connus
B - Un appareillage pour la/mise en oeuvre du procédé susvisé comportant un nombre convenable d'étages laveurs constitués par des décanteurs combinés avec des appareils de saponification et avec des appareils mélangeurs et doseurs à travers lesquels les liquides (savon et lessive) circulent à contre-courant.
A titre d'illustration seulement,sans aucun carac- tère limitatif de la portée de l'invention, on va en décrire maintenant un exemple de mise en oeuvre :
L'invention est fondée sur l'étude que les inventeurs ont faite des coefficients de partage de 1 a glycérine entre une solution salée et du savon; ils ont remarqué que la teneur en glycérine de la solution de lavage était fonction de la teneur en glycérine du savon; industriellement, ce partage est d'ailleurs modifié par une constante d'appareil.
Le procédé, objet de l'invention, mis au point en partant des observations précitées, comporte les opérations suivantes qui sont exécutées au moyen de l'appareillage que
<Desc/Clms Page number 4>
la figure unique du dessin annexé représente d'une manière tout- à-fait schématique, vu en plan.
1 - on saponifie un corps gras neutre au moyen d'une solution de soude à 30% tans des appareils appropriés et, par exemple, dans ceux décrits dans le brevet français n P.V. 482737
EMI4.1
1 2JLv ic.ly. oc :"J :. îl\";,j5±rG¯¯? J'- 1 iJ...l.:t du 27 août 1943/pour ''Procédé perfectionné de fabrication con- tinue de savon". Sur le schéma, le corps gras est introduit en 1 et la soude en 2 ; mélange, l'homogénéisation et la saponi- fication se font en 3 elle savon obtenu, sous la forme à laquelle certains auteurs donnent le nom de "neat soap", est recueilli dans la cuve de stookage 4.
2 - De la cuve 4, le savon passe dans un décanteur 5 en méme temps qu'une solution de chlorure de sodium - dont la concentration est telle qu'elle ne puisse pas dissoudre de @ quantités notables de savon - (solution à 15% par exemple) et dans la proportion de trois parties de savon pour une de so- lution de celle-ci provenant de l'étage suivant (et circulant, par conséquent, à contre-courant par rapport au savon); dans le décanteur, le savon, subissant ainsi un prenier lavage, se sépare de la solution saline qu'il surnage. Il s'établit un équilibre, la concentration en glycérine delà solution saline de lavage étant telle que celle-ci ne puisse plus prendre de glycérine au savon.
La lessive de lavage qui sort du décanteur est soumise à une purification par les procédés habituels, en 6 (par exemple par traitement à l'acide chlorhydrique, pais "défécation" au moyen d'un sel d'aluminium), mais, au lieu de lui faire subir une concentrations par évaporation, comme dans
<Desc/Clms Page number 5>
la pratique actuelle de la récupération de la glyoérine en savonnerie, on l'utilise à nouveau pour laver une autre portion du savon provenant de l'étage de saponification 3. A cet effet, ladite lessive, amenée à la cuve 7, est envoyée, à travers le décanteur 8, au premier décanteur 5. Comme on peut le voir sur le schéma, cette lessive circule en circuit fermé.
Au cours de ce deuxième lavage, un nouvel équilibre s'établit, la solution s'enrichissant en glyoérine.
En répétant l'opération un certain nombre de fois, il arrive un moment où la lessive de lavage est en équilibre avec le savon et cesse de s'enrichir en glycérine, tout en débarrassant de ses impuretés le savon qui conserve toute la glycérine qu'il contient à ce moment. Lorsque cet état d'équilibre est atteint, on peut soutirer en continu la lessive, en un point 9 du circuit précité, pour en extraire la glycérine, par exemple, de la manière qui sera exposée plus loin. En même temps, on introduit dans le circuit en 10 une quantité correspondante d'eau salée fraîche contenant la quantité de sel entraînée parla solution salée chargée de glycérine que l'on a soutirée.
3 - On lave ensuite à la soude, toujours à contrecourant, le savon salé et non déglycériné (ou même sur-glycériné) comme on l'a décrit dans le brevet français n P.V. 481.934 du 31 juillet 1943 pour "Nouveau procédé de purification des savons' Le savon ainsi lavé est débarrassé de la plus grande partie de ses impuretés, des oxy-acides, etc...
Ce lavage est exécuté avec une lessive de soude à 10% par exemple, introduite en 11 dans le circuit. Le partage de la glycérine se fait entre la solution de soude et lesavon
<Desc/Clms Page number 6>
comme il a eu lieu entre l'eau salée et le savon, dans les décanteurs 12 et 1 3. La soude s'enrichit en glycérine et en sel, tandis que le savon perd une partie de sa glycérine et de son sel et qu'il s'enrichit en soude. En fait, la lessive, de soude prend la presque totalité du sel de savon.
On peut régler à volonté la quantité de glycérine qui doit rester dans le savon en répétant le nombre voulu de fois le lavage à la soude.
4 - il s'agit maintenant de récupérer la glycérine la soude et le sel de la lessive de lavage.
Pour cela, conformément à une caractéristique de l'invention, on utilise cette lessive pour saponifier de nouvelles quantités de corps gras. Au préalable, il est néoes saire d'enrichir en soude ladite lessive et d'en éliminer la plus grande partie en sel. A cet effet, il suffit d'ajouter, en 14, de la soude caustique en quantité convenable (détermi- née par la connaissance de la teneur en soude, à ce moment, de la lessive traitée, la quantitée de soude ajoutée étant telle que l'on obtienne une concentration légèrement inférienre à la saturation en soude); à la suite de cette addition de soude est/ caustique, la quasi-totalité du sel/est/précipitéedans le bac 14 et peut être séparée par simple décantation.
A ce moment, on a une lessive de soude concentrée; il suffit de lui ajouter de l'eau pour la ramener au titre voulu pour la saponification; après cette addition, la lessive obtenue est renvoyée en 2. Elle contient toute la glycérine qi était présente dans la lessive de lavage.
<Desc/Clms Page number 7>
La saponifioation, au moyen de cette lessive, du corps gras neutre donne un savon sur-glycérine car il contient en plus de sa glycérine propre, la glycérine contenue dans la lessive. On lave ce savon comme celui obtenu au öébut du travail et le circuit ci-dessus décrit recommence, le lavage élançait au moyen d'une lessive salée glycérinée qui provient; d'opérations antérieures et qui s'est enrichie constamment en glycérine puisqu'elle tourne en circuit fermé, comme on l'a vu plus haut.
Ce savon sur-glycériné sort de la cuve 4 en phase "neat-soap" si la lessivè de sonde ' été amenée à la concentration voulue.
Lorsque, à la suite du nombre voulu des opérations de lavage que l'on vient de décrire, la lessive de lavage salée a atteint une concentration en glycérine suffisamment élevée (40% par exemple), on la soutire en 9, ainsi qu'il a été dit plus haut. Ce soutirage se fait en continu, avec remplacement de la lessive glyoérinée salée soutirée par une quantité équivalente de lessive salée propre.
Enfin, on extrait la glyoérine de la lessive soutirée en 9 par les procédés connus, mais avec cet avantage que l'on part dune solution beaucoup plus concentrée que dans la pratique actuelle.