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" Perfectionnements apportés aux procédés pour décolorer des cires et des graisses "
On sait que les cires et les graisses, qui con- tiennent des pigments qui peuvent être enlevés par oxyda- tion, telles que le suint, la cire de Montana, la cire de paraffine, l' huile de palme, la cadavérine,peuvent être décolorées et, en même temps, débarrassées de leur odeur fétide, à l'aide d'oxydants forts parmi lesquels on peut citer plusieurs superoxydes organiques ou inorganiques, par exemple le superoxyde de dibenzoyle, l'eau oxygénée, le superoxyde de sodium, le superoxyde de baryum ou ana-
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logues.
En pratique industrielle, le raffinage oxydant ne se fait généralement qu'après une saponification et une centrifugation préalables ou l'on a recours à un raffinage de la matière brute par extraction. Ce traitement demande beaucoup de temps malgré l'utilisation d'une quantité relativement importante de superoxyde, surtout vers la fin de l'opération.Les produits obtenus sont troubles et présentent des nuances auxiliaires gênantes. On obtient, en ayant recours à des oxydants liquides, des émulsions qui ne sont détruites que difficilement et quand on se sert d'oxydants solides la teneur en cendres dépasse une valeur admissible.
Les difficultés susindiquées sont écartées par le procédé qui fait l'objet de l' invention et qui est basé sur le déclenchement systématique des effets obtenus par des décompositions indésirables et de nature oxydante, cornue celles résultant d'un rancissement des graisses.On sait que des graisses qui commencent à devenir rances risquent de s'abimer beaucoup plus rapidement que les graisses abso- lument excellentes.L'oxygène, qui est lié à l'état de per- oxyde lors d'une oxydation spontanée des graisses, agit' vraisemblablement comme élément favorable à l'oxydation.Cet- te opinion est confirmée dernièrement dans un mémoire pu- blié par le Professeur Dr.
H.A. MATTILL de l'Université de lowe concernant les " Antioxydants, synergétiques et pro- oxydants ".Le rédacteur de ce mémoire dit clairement que ce sont les superoxydes des graisses, qui favorisent tout particulièrement l'oxydation des graisses ou agissent comme pro-oxydants, la quantité de ces produits pouvant être ex- primée, d'une manière générale, par la teneur en oxygène actif c'est-à-dire en indices de Les.
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Selon l'invention on a constaté que-ces proprié- tés peuvent également être utilisées, en pratique, pour la décoloration par oxydation des cires et graisses qui ont une couleur techniquement défavorable, tout en intervenant simultanément pour une désodorisation éventuelle par une formation systématique de substances pro-oxydantes dans les matières brutes en faisant intervenir une quantité rela- tivement réduite d'oxydants puissants, la décoloration ou la désodorisation éventuelles étant ensuite achevées par l'action d'oxydants faibles. De cette manière on économise, d'une part, des quantités importantes d'oxydants onéreux et on accélère et raccourcit notablement l'ensemble du traite- ment et on évite, d'autre part, les effets auxiliaires et défavorables, mentionnées plus haut.
L'invention consiste, principalement, à traiter, tout d'abord, la cire ou graisse brute, purifiée préalable- ment, avec une quantité de superoxyde qui ne suffit pas à la décoloration mais qui convient à la formation des super- oxydes ou des composés peroxydiques qui favorisent l'oxy- dation ultérieure des pigments ou des substances malodorantes après quoi on complète la décoloration et simultanément la désodorisation éventuelle en faisant passer dans les ma- tières traitées des gaz oxydants tels que l'air chaud, l'oxygène, des oxydes d'azote, du tetra-oxyde de chlore et autres.
De cette manière on augmente la vitesse de réac- tion de l'oxydation proprement dite des pigments à un degré tel que l'on peut faire intervenir, pour la décoloration et la désodorisation finales, des gaz oxydants ordinaires, tels que ceux indiqués plus haut et qui ne suffisent pas, à eux seuls, à décolorer la matière initiale jusqu'à lui don- ner une teinte finale suffisamment claire, sans nuances
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auxiliaires ou troubles et qui, par leur état gazeux, ne for ment pas des émulsions et n'augmentent pas la teneur en cendres.
Les exemples indiqués ci-dessous et qui compor- tent un tableau récapitulatif, ne doivent pas être consi- dérés comme ayant un caractère restrictif ou limitatif.
EXEMPLE I.
Du suint brut est d'abord purifié préalablement par une saponification à l'aide d'un mélange de silicate de sodium et d'une lessive de soude, avec une densité de 30 Bé et une température de 60 , après quoi on sépare 1, émulsion obtenue, par centrifugation et à une température d'environ 90 , en une partie saponifiée et en une partie non-saponifiée.Cette dernière est lavée à l'eau et est ensuite débarrassée, par centrifugation et dans les mêmes conditions, de leur eau de lavage.La matière lavée est décomposée avec précaution avec une quantité de 2 à 4% d'eau oxygénée à 30% pour ne pas produire une émulsion, ce qui donne lieu à une décoloration partielle mais ce qui déclenche avant tout, une oxydation supplémentaire .Ensuite on fait passer dans le suint,
chauffé à une température supérieure au point de fusion, de l'air filtré à une température d' environ 100 . L'air chaud nasse pendant 20 heures et on prélève un échantillon toutes les 5 heures.Pendant les trois premières heures, on fait passer lentement les gaz chauds car la lanoline s'humidifie. Ce n'est qu'après que l'on augmente la vitesse jusqu'au barbotage.Pendant les trois premières heures les bulles se succèdent toutes les deux secondes et ensuite on obtient deux bulles par seconde.
Les résultats des décolorations, mesurées objec- tivement à l'aide d'une cellule photoélectrique et à travers un filtre bleu M 440 en se servant de solutions filtrées et
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à 5 % dans l'éther éthylique, sont indiqués dans le tableau ci-après dans lequel T correspond à la transmission de la lumière comparativement à celle obtenue, à 100% avec de l'e distillée.On désigne par E l'extinction quand celle obtenue avec l'eau distillée est égale à 0.
TABLEAU I
EMI5.1
<tb> Echantillon <SEP> T <SEP> en <SEP> % <SEP> Différences <SEP> E <SEP> Différences
<tb> ¯¯¯¯¯¯¯¯ <SEP> ¯¯¯¯ <SEP> de <SEP> T <SEP> de <SEP> E
<tb>
<tb> Suint <SEP> 36.0 <SEP> 1.4437
<tb>
<tb> le <SEP> même <SEP> après <SEP> sépara- <SEP> 2. <SEP> 5 <SEP> 0.0292
<tb> tion <SEP> de <SEP> la <SEP> partie
<tb> saponifiée <SEP> 38.5 <SEP> 1. <SEP> 4145
<tb>
<tb> le <SEP> même <SEP> après <SEP> addition <SEP> 8. <SEP> 6 <SEP> 0.0876
<tb> de <SEP> H202 <SEP> 41. <SEP> 7 <SEP> 1.3269
<tb>
<tb> le <SEP> même <SEP> après <SEP> un <SEP> pas- <SEP> 0. <SEP> 3 <SEP> 0.0027
<tb> sage <SEP> d'air <SEP> chaud <SEP> pen- <SEP> 47.4 <SEP> 1.3242
<tb> dant <SEP> 5 <SEP> heures
<tb>
<tb> le <SEP> même <SEP> après <SEP> un <SEP> pas- <SEP> 0.7 <SEP> 0. <SEP> 0064
<tb> sage <SEP> d'air <SEP> chaud <SEP> pendant <SEP> 10 <SEP> heures <SEP> 48.
<SEP> 1 <SEP> 1.3178
<tb>
<tb> Le <SEP> même <SEP> après <SEP> un <SEP> pas- <SEP> 1.7 <SEP> 0. <SEP> 0151
<tb> sage <SEP> d'air <SEP> chaud <SEP> pendant <SEP> 15 <SEP> heures <SEP> ' <SEP> 49.8 <SEP> 1.3027
<tb>
<tb> le <SEP> même <SEP> après <SEP> un <SEP> pas- <SEP> 2.4 <SEP> 0. <SEP> 0204
<tb> sage <SEP> d'air <SEP> chaud <SEP> pendant <SEP> 20 <SEP> heures <SEP> 52.2 <SEP> 1.2823
<tb>
EXEMPLE II.
Su suint est d'abord saponifié avec un mélange de 1 à 1. 5 % de superoxyde de sodium et 1 % de silicate de so- dium à une température d'environ 60 , après quoi l'émulsion obtenue est séparée, par centrifugation et à une température d'environ 90 en une partie saponifiée et une partie non- saponifiée.Cette dernière est ensuite lavée à l'eau à 98 et centrifugée à 90 .Pour compléter le nettoyage préalable e t, en même temps, pour déclencher l'oxydation, on y introduit encore 2% d'eau oxygénée à 30 %. Après cela on fait passer à travers la matière chauffée à une température supérieure au point de fusion du suint, pendant 10 heures de l'oxygène
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,
filtré et à une température d'environ 1000. Toutes les deux heures on prélevé un échantillon. Même si le passage de l'oxygène chaud ne dure que pendant la moitié du temps susindiqué, on obtient une décoloration sensiblement égale.
Les décolorations, mesurées comme indiqué pour l'exemple I, sont indiquées dans le tableau ci-dessous.
TABLEAU II
EMI6.1
<tb> Echantillon <SEP> T <SEP> en <SEP> % <SEP> Différences <SEP> E <SEP> Différences
<tb> ¯¯¯¯¯¯¯¯ <SEP> ¯¯¯¯ <SEP> en <SEP> T¯¯¯¯ <SEP> en <SEP> E
<tb>
<tb> après <SEP> addition <SEP> de <SEP> H202 <SEP> 45. <SEP> 7 <SEP> 1. <SEP> 3400
<tb>
<tb> après <SEP> passage <SEP> de <SEP> 0 <SEP> chaud <SEP> 1. <SEP> 2 <SEP> 0.0112
<tb> pendant <SEP> 2 <SEP> heures <SEP> 46.9 <SEP> 1.3288
<tb>
<tb> après <SEP> passage <SEP> de <SEP> 0 <SEP> chaud <SEP> 2. <SEP> 2 <SEP> 0.0199
<tb> pendant <SEP> 6 <SEP> heures <SEP> 49.1 <SEP> 1.3089
<tb>
<tb> après <SEP> passage <SEP> de <SEP> 0 <SEP> chaud <SEP> 2.2 <SEP> 0.0191
<tb> p <SEP> endant <SEP> 8 <SEP> heures <SEP> 51.3 <SEP> 1.2898
<tb>
<tb> après <SEP> passage <SEP> de <SEP> 0 <SEP> chaud <SEP> 1. <SEP> 9 <SEP> 0.0158
<tb> pendant <SEP> 10 <SEP> heures <SEP> 53.
<SEP> 2 <SEP> 1.2740
<tb>
RESUME
L'invention a pour objet des perfectionnements apportés aux procédés pour décolorer des cires et des graisses avec désodorisation simultanée, lesquels perfec- tionnements consistent, principalement, à traiter, tout d'abord, la cire ou graisse brute, purifiée préalablement, avec une quantité de superoxyde qui ne suffit pas à la dé- coloration mais qui convient à la formation des superoxydes ou des composés peroxydiques qui favorisent l'oxydation ultérieure des pigments ou des substances malodorantes, après quoi on complète la décoloration et simultanément la désodorisation éventuelle eh faisant passer dans les matières traitées des gaz oxydants tels que l'air chaud, l'oxygène, des oxydes d'azote, du tetra-oxyde de chlore et autres.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application